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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 16:46

 

 

« Au nom du groupe régional, nous tenons à nous montrer solidaires de nos collègues en difficulté et à les soutenir dans l’exercice de notre métier » conclue l’association des bibliothécaires de France dans leur lettre ouverte

 

C’est une petite bombe qu’à lâchée l’association des bibliothécaires de France (ABF) de la région du Languedoc-Roussillon. C'est certes un peu flou et on ne sait pas exactement quels sont les établissements concernés mais l’ABF pourtant d’habitude très prudente ne fait pas dans la demi-mesure dans la lettre ouverte publié sur le site officiel de l’association.

 

« Nous observons divers cas qui procèdent des mêmes ressorts (abus de pouvoir, mises à l’écart, placardisations, harcèlement), entraînant des divisions dans les équipes, la remise en cause des professionnels et de leurs compétences mais aussi le déclassement des établissements » dénoncent ainsi les auteurs de la lettre, lesquels rajoutent même que « dans la région, de nombreux équipements sont en danger ». C’est plus lourd, c'est même carrément du brutal !

 

Cette alerte lancée aux élus et aux usagers ayant pour but de « dénoncer et rendre visible cette situation alarmante tant sur le plan humain : des personnels en souffrance, que sur le plan structurel : la déqualification des établissements » (lire ici). il reste maintenant aux représentants de l’ABF du Languedoc à se montrer un peu plus précis. Un indice cependant, ces derniers sont basés à Montpellier.

 

 

L’ABF dénonce « abus de pouvoir, méthodes brutales et harcèlement »  dans les bibliothèques du Languedoc-Roussillon
L’ABF dénonce « abus de pouvoir, méthodes brutales et harcèlement »  dans les bibliothèques du Languedoc-Roussillon
L’ABF dénonce « abus de pouvoir, méthodes brutales et harcèlement »  dans les bibliothèques du Languedoc-Roussillon
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 13:54

 

ActuaLitté : le 20 avril 2017

 

Les personnels de la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXème arrondissement de Paris contestaient l'idée de voir l'établissement, désigné comme un bureau de vote, ouvert au public au cours des quatre dimanches électoraux à venir. Sécurité et bon déroulement des scrutins étaient en jeu, estimaient les bibliothécaires, qui menaçaient de faire grève


Les personnels de la médiathèque auront finalement remporté leur bras de fer avec l'administration parisienne : fin mars, ActuaLitté révélait le courrier que les bibliothécaires de l'établissement avaient fait parvenir à la Direction des Affaires culturelles de Paris. Dans cette lettre, ils s'inquiétaient de l'organisation de 4 scrutins électoraux entre les murs de la médiathèque alors que celle-ci devait rester ouverte au public.

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », soulignaient les personnels. La mairie de Paris avait répliqué en affichant les dispositions prises pour assurer la bonne tenue des scrutins : des renforts en matière de sécurité et de logistique, si bien que, selon l'administration, les personnels n'auraient pas eu à se préoccuper des bureaux de vote, mais uniquement du service aux usagers.

Peine perdue : la majorité des personnels de Duras n'adhérait toujours pas à l'idée d'une médiathèque ouverte aux usagers pendant ces journées électorales présidentielles et législatives. « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », indiquaient les bibliothécaires dans un nouveau courrier.

Finalement, un préavis de grève était déposé par les organisations syndicales, faute d'accord entre la mairie et les personnels. Et cette extrémité semble avoir fait plier l'administration : l'établissement sera fermé au public au cours des quatre dimanches électoraux, alors qu'il fait d'habitude partie des équipements ouverts le dimanche (après-midi, en l'occurrence). « [L]a Médiathèque Marguerite Duras ne sera pas ouverte au public lors des quatre dimanches d’avril à juin où se tiennent les scrutins électoraux », indique ainsi l'administration aux organisations syndicales, rapporte le blog CGT Culture. Agents contractuels et titulaires seront rémunérés normalement, en raison de la nature exceptionnelle de cette fermeture administrative, a précisé l'administration.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

 

                  Elections à Duras : les syndicats menaçaient de faire grève

Élections : la médiathèque Marguerite Duras (XXe) sera finalement fermée

                                     - Pfff, y en a marre de tout ces insoumis !

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:23

 

Le Parisien : le 15 avril 2014

 

La médiathèque du XXème arrondissement doit accueillir un bureau de vote pour la présidentielle tout en restant ouverte pour les usagers...Mais les salariés s'y opposent

 

Une urne, des isoloirs… mais pas de salles de lecture. Dimanche prochain, pour le premier tour des présidentielles, les habitants du haut de la rue de Bagnolet (XXe) pourront se rendre à la médiathèque Marguerite-Duras pour accomplir leur devoir électoral. Les lecteurs, eux, devront patienter jusqu’au mardi suivant pour fréquenter l’établissement culturel qui fait partie des bibliothèques parisiennes normalement ouvertes le dimanche.

 

Contrairement à ce que la mairie de Paris avait prévu, la médiathèque n’accueillera pas simultanément un bureau de vote (dans l’auditorium de l’établissement) et ses activités habituelles de prêts et de consultations de document. En raison de travaux dans l’école du quartier, la Ville a transféré le bureau de vote du secteur dans la vaste médiathèque de la rue de Bagnolet pour les 4 prochains scrutins (les présidentielles des 23 avril et 7 mai et les législatives des 11 et 18 juin). L’établissement culturel devait rester ouvert au public durant ces 4 dimanches. « C’est techniquement faisable. Cette solution a d’ailleurs déjà été utilisée lors des régionales de décembre 2015 », rappelle Bruno Julliard, premier adjoint (PS) de la maire de Paris. « Faisable peut être… Souhaitable, sûrement pas ! », ont indirectement répondu les agents de la médiathèque qui se sont empressés de dénoncer ce mélange des genres.

 

L’intersyndicale CGT-FO-SUD et Supap a déposé un préavis de grève pour les 4 dimanches électoraux. En cause : des problèmes de sécurité, une difficile gestion des flux de lecteurs et d’électeurs qui seraient passés par la même entrée, et un risque de dépassement de la jauge maximum de l’établissement qui accueille 2 500 visiteurs les dimanches selon le rapport municipal sur les ouvertures dominicales des bibliothèques. « Pour la médiathèque Duras, la jauge est fixée à 600 personnes au maximum en simultané », rappelle Bertrand Pieri, délégué CGT à la direction des affaires culturelles de la Ville. « Que se passera si elle est dépassée ? On demandera à des électeurs de sortir ? De revenir plus tard ? », interrogeait le syndicaliste en début de semaine.

 

La question n’est plus d’actualité. Après de brèves négociations, la mairie a décidé de fermer la partie médiathèque durant les quatre prochains dimanches électoraux et de donner satisfaction aux agents. « Notre priorité, c’est que les élections se passent dans les meilleures conditions possibles », conclut Bruno Julliard. Dimanche prochain, 896 bureaux de votes répartis dans 593 sites différents seront ouverts dans la capitale. La quasi-totalité d’entre eux se trouvent dans des écoles qui n’accueillent pas de public le dimanche.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                     Pour voter à la présidentielle à Duras, Bruno Julliard n'a pas eu le choix

 

 

 

 

                                                        - Eh faut pas rester là monsieur... 

                           - Bon puisque c'est comme ça je vais me reporter sur Macron !

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:35

 

Celui qui est présenté par les journalistes énamourés comme le « premier syndicat de France » ne l’est ni en suffrages ni en nombre d’adhérents. En tout cas pas encore

 

« La CFDT devance la CGT et devient le premier syndicat de France au niveau national ». La formule a été reprise en cœur par tous les commentateurs qui visiblement attendaient cette nouvelle depuis toujours. Même le 20 heures de France2 y a consacré de longues minutes alors qu’habituellement ce journal télévisé parle rarement de l’actualité sociale et syndicale. Sauf…. que l’information était fausse ! En effet, « au niveau national » la CGT est toujours la première organisation tant en terme d’adhérents que de nombre d’électeurs. Mais alors comment est-ce toujours possible ? Explication.

 

Si la presse, unanime, a catapulté la CFDT « premier syndicat de France », c’est suite au communiqué du Ministère du Travail rendant public le résultat agrégé de plusieurs types de scrutin : élections des représentants du personnel (comités d’entreprise ou délégués du personnel) qui se sont tenues dans les entreprises d’au moins onze salariés entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2016 ; vote des salariés des très petites entreprises (les TPE, moins de onze salariés, qui n’ont pas d’élections professionnelles), qui s’est déroulé par correspondance en janvier 2017 ; et enfin, les élections de janvier 2013 dans les collèges salariés des chambres départementales d’agriculture.

 

Et c’est vrai qu’à la lecture de ces résultats, l'organisation dirigée par Philippe Martinez en sort affaiblie puisque qu'elle passe de 26,77 % des suffrages exprimés lors de la précédente mesure (en 2013) à 24,85 % cette année. La CGT perd non seulement 50 000 voix mais se trouve désormais reléguée en deuxième position. A contrario, la CFDT progresse en voix (+65 000), et donc en suffrages exprimés (26,37 %, contre 26% la fois précédente) ce qui, dans ce calcul, la met très (mais seulement très) légèrement en tête.

 

La CFDT, ce mythe médiatique

                            Représentativité : Philippe Martinez fait la tête

 

Mais, ce qu’ont oublié de préciser les commentateurs présentateurs du monde médiatique, est que ces résultats ne concernent que le secteur privé et ne représentent donc pas l’ensemble du monde du travail dans un pays où le poids de la fonction publique est très important (plus de cinq millions d’agents). Et là, en additionnant les suffrages exprimés dans le privé et ceux des fonctionnaires (automne 2014), la CGT reste encore la première organisation avec un score de 23,9%. Dans un mouchoir de poche, il est vrai, puisque la CFDT, seconde, fait à peine moins avec 23,6%. Pas de quoi pavoiser certes pour la centrale de Montreuil. Mais un focus que les journalistes ont soigneusement omis d'utiliser.

 

Un autre mythe est également largement répandu dans certains médias : « la CFDT est le premier syndicat en terme d’adhérents ». Ainsi, Le Figaro, dans un article intitulé « CFDT-CGT, le match en chiffres », accorde, comme la plupart de ses confrères, 860 000 adhérents à la CFDT, et renvoie la CGT très loin derrière avec quasiment deux cent mille cotisants de moins. Toutefois, il semble que les journalistes n’ont pas beaucoup creusé pour vérifier cette assertion car selon une étude, certes vieille de dix ans, on apprend que la CFDT gonfle allégrement les chiffres de ses syndiqués par un subtil mode de calcul. Lequel a toujours cour.

 

Subtil mais en fait très simple : le nombre d'adhérents est calculé à partir du nombre de timbres mensuels acquittés à la confédération. Celle-ci divise ensuite ce nombre…. par huit mois au lieu de douze mois comme il faudrait le faire ! Une manip d’autant plus imparable que désormais les cotisations se font par prélèvement automatique. Si bien que la gonflette dépasse de 40 % le chiffre attendu. Mieux que Lance Armstrong ! Ce qui fait qu’avec un nombre réel d’adhérents qui doit plutôt flirter avec les cinq cent mille, l'organisation de Laurent Berger reste donc toujours derrière la CGT qui doit se situer autour de six cent mille syndiqués. Même si cette dernière ne doit sans doute pas cracher sur un petit « pot belge » pour améliorer elle aussi ses performances, c’est quand même dans de moindres proportions (lire ici).

 

Ceci dit, la centrale de Montreuil ne devrait pas pavoiser pour autant, car même si la prise en compte des voix de la fonction publique restaure la CGT dans sa position de première organisation dans le pays, elle connaît un déclin continuel. Et sans doute irrémédiable tant la CGT perd du terrain jusque dans ses bastions qui étaient, il y a encore peu de temps, jugés comme inexpugnables, faute sans doute de vouloir voir les nouvelles réalités du travail. Une situation analysée par Karel Yon, docteur en science politique et spécialiste du monde syndical, dans un article très fouillé, et en tout cas loin des « vérités » habituellement véhiculées sur le champ social. Il est à lire ici.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                  La CFDT, le syndicat préféré des journalistes ?

La CFDT, ce mythe médiatique
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:46

 

ActuaLitté : le 10 avril 2017

 

L'organisation des prochaines élections présidentielles et législatives à la médiathèque Marguerite Duras reste problématique : les personnels de l'établissement s'opposent à l'installation des bureaux de vote pour des raisons de sécurité et de confort des usagers. Un préavis de grève a été déposé par les organisations syndicales, pour les quatre jours de scrutins

 

Fin mars, ActuaLitté révélait le duel entre les personnels de la médiathèque Marguerite Duras et la mairie du XXe arrondissement autour de l'organisation des scrutins des 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin prochains. Les bibliothécaires s'opposaient à l'organisation de ces scrutins dans la mesure où l'établissement devait rester ouvert, selon la mairie du XXe et la mairie de Paris Sauf que « les lieux de vote en France sont habituellement fermés au public », signalait l'équipe de la médiathèque dans un courrier envoyé à la direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris. D'après les personnels, le maintien du service aux usagers de la médiathèque pendant les scrutins créait des risques inconsidérés pour la bonne organisation des scrutins et la sécurité des citoyens.

 

La mairie de Paris, sollicitée par ActuaLitté, avait expliqué que « les effectifs de la sécurité ont été doublés, ce qui porte à quatre le nombre de vigiles », et qu'« un représentant du Bureau des bibliothèques et de la lecture [serait] présent en renfort » au cours des scrutins. La mairie indiquait par ailleurs : « Nous ne souhaitons pas fermer l'établissement, car il rencontre un vif succès le dimanche, et les usagers sont heureux d'avoir accès à cet établissement et à ses services ».

 

Un second courrier avait été envoyé à la Direction des Affaires culturelles de Paris, quelques jours plus tard, pour souligner à nouveau l'opposition des personnels et les arguments qui la motivaient. Et des questions plus pratiques : « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », s'interrogeaient les personnels.

 

La mairie avait de nouveau apporté des éléments de réponse, en expliquant que la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires supervisait l'organisation du scrutin. Ces éléments n'ont pas convaincu les personnels, qui ont demandé le dépôt d'un préavis de grève aux organisations syndicales. CGT, FO, SUD et SUPAP demandent à la mairie de « ne pas ouvrir au public la bibliothèque ces jours-là du fait de l’organisation d’un bureau de vote au sein de l’établissement. Ces deux activités ne nous semblent pas pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions sur un même lieu », rapporte le blog de la CGT Culture.

 

Le préavis de grève rappelle la principale préoccupation des personnels : « [L]e bureau de vote doit être un lieu neutre. Le flux des personnes entrant et sortant ne sera pas distinct. Les personnes pourront circuler d’une activité à l’autre. La confusion sera de mise et la pression sur les personnels plus importante encore que les dimanches habituels et cela aura un impact négatif tant sur la qualité du service public que sur les conditions de travail des agents ».

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

              Elections : la mairie de Paris s'y prends vraiment comme des manches

Paris : préavis de grève pour la médiathèque Marguerite Duras (XXe)

    - Fallait bien trouver quelque chose pour célébrer en beauté la fin de ce quinquennat

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 16:51

 

Livres-Hebdo : le 8 avril 2017

 

Les personnels de l’établissement parisien, qui doit servir de bureau de vote pour les élections présidentielle et législatives, s’opposent au maintien de l’ouverture au public pendant les quatre dimanches concernés

 

La médiathèque Marguerite-Duras, à Paris (XXe), qui fait partie des établissements pratiquant l’ouverture dominicale, pourrait restée portes closes pendant les quatre dimanches des élections présidentielle et législatives. La mairie a prévu d’utiliser la bibliothèque comme bureau de vote, en remplacement de l’école utilisée habituellement, fermée pour travaux, tout en la laissant ouverte au public pendant les dimanches concernés. Les personnels, opposés à cette décision, demandent que la bibliothèque soit fermée au public pendant les jours d’élection.

 

Dans un communiqué publié sur son blog, le syndicat CGT Culture de la fait valoir que l'obligation de neutralité du bureau de vote prévue par le code électoral ne pourra pas être garantie si l’établissement reste ouvert aux usagers. «La médiathèque, de par le pluralisme de ses collections, est un lieu d’échanges pour le public. Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique », précise le communiqué. L’autre argument avancé est la question de la jauge maximale à respecter dans le bâtiment, fixée à 662 personnes simultanément, selon les personnels (lire ici).

 

Vendredi 7 avril en fin d’après-midi, la mairie n’avait pas encore pris sa décision. « Nous examinons actuellement les statistiques de fréquentation des dimanches ainsi que les taux de participation dans ce secteur lors des élections régionales de 2015 où la médiathèque avait déjà servi de bureau de vote, ainsi que lors de l'élection présidentielle de 2012, précise Noël Corbin, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Paris, joint par Livres Hebdo. Notre souhait est de préserver deux services d’intérêt général, tout en assurant bien sûr les conditions de sécurité des publics et des personnels. S’il s’avère que cette sécurité ne pouvait être assurée, nous ne prendrons pas de risque. La bibliothèque sera fermée. Nous sommes en dialogue constant avec les représentants syndicaux et la directrice de la médiathèque Marguerite-Duras sur cette question ».

 

Si la mairie n’opte pas pour la fermeture de la bibliothèque aux usagers les jours concernés, les salariés prévoient de déposer, lundi 10 avril, un préavis de grève pour les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

La médiathèque Marguerite-Duras ne veut pas servir de bureau de vote
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 11:14

 

Un dispositif « dangereux » selon l’UCP, le syndicat des cadres parisiens

 

La radicalisation religieuse est un thème hautement sensible dans le monde du travail. Et la mairie de Paris n’avait pas échappé au phénomène puisque après les attentats du Bataclan la presse avait révélé « la dérive communautaire » de plusieurs agents municipaux (lire ici). Pour détecter d’éventuels profils à risque, l’Hôtel de Ville a donc décidé de passer à la vitesse supérieure en lançant un grand dispositif « de prévention de la radicalisation » dont l’un des outil est la création d’une adresse mail, radicalisation@paris.fr, qui permettrait à des agents de signaler des comportements de collègues jugés comme suspects.

 

Une initiative qui a fait bondir l’UCP, le syndicat des cadres parisiens, lequel dans un communiqué dénonce un dispositif « inutile, voire dangereux » qui aura pour conséquence d’installer « un climat toxique au sein des équipes ». « Les personnels estiment (..) qu’ils ne peuvent évoluer dans un espace de travail ou se déploie la méfiance et la suspicion généralisée » poursuit le syndicat. Les cadres de la mairie de Paris redoutent également « de possibles dérives qui se verraient cautionnées par un discours et des dispositifs institutionnels ».

 

Mais l’UCP n’est pas seule, loin de là, puisque cette citique est également partagée par les syndicats CGT et FSU de la mairie de Paris. « La mise en place d’une adresse mail dédiée, prend le risque de mettre au pilori des agents ou des usagers sur simple dénonciation » ont ainsi affirmé les deux organisations dans un communiqué commun. Et tous réclament à une administration tétanisée l’abandon en l’état du dispositif.

 

Une polémique qui tombe mal en cette période de campagne électorale et que l’exécutif municipal dirigé par Anne Hidalgo n’avait pas vu venir. Et qui a réduit au silence la première magistrate socialiste, elle qui est d’habitude si bavarde (et sur tout les sujets). Une méthode radicale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Radicalisation : la Ville de Paris lance une adresse mail pour débusquer ses agents

                        - Pfff, je croyais que ça concernait que des radicaux de gauche

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:50

 

Car niveau démagogie, il s'est fait tailler un costard par un autre candidat

 

« Quel est votre programme pour les bibliothèques ? ». C’est la question que le site Archimag a posé aux candidats à l’élection présidentielle. Preuve du désintérêt que représente la lecture publique dans notre pays, seulement cinq d’entre eux, sur les onze déclarés, ont envoyé une réponse truffée de banalités. Pour les autres, Archimag a été obligé d’aller consulter leur programme « pour en extraire les passages les plus significatifs ». Ce qui a permis de relever que certains disent vraiment n’importe quoi.

 

C’est le cas notamment d’Emmanuel Macron (En Marche) et François Fillon (Les Républicains) qui justement avaient refusé de répondre aux sollicitations d’Archimag. On comprend pourquoi. Commençons par Emmanuel comme un soleil, celui qui fait marcher à ses côtés Alain Madelin et Bertrand Delanöe. Il n’a qu’un credo en matière culturelle : « ouvrir les bibliothèques le soir et le dimanche » ! Évidemment, Macron balance ce truc (pas très nouveau d’ailleurs, car récurrent depuis vingt ans) visiblement pour flatter une population étudiante réduite uniquement à une cibles électorale.

 

Pour appuyer sa démonstration, le candidat d’En Marche est prêt à dire n’importe quoi puisqu’il affirme « qu’à Paris, sur 56 bibliothèques municipales, seulement trois sont ouvertes jusqu’à 22 heures ou le dimanche ». Bon, il faut juste savoir que dans la Capitale elles sont au moins six à ouvrir le dimanche et que les trois autres qui faisaient nocturne y ont depuis renoncé faute de fréquentation. Une erreur de chiffrage de un à trois pas très fluctuat pour un énarque. Et même carrément mergitur

 

Mais si l’ancien ministre de l’économie veut ouvrir à tout va, dans son esprit cela ne peut qu’être au rabais. Peut être même….en fermant des bibliothèques puisque le programme de l’ex banquier consistera à continuer de tailler dans les budgets de l’État (et des communes via les dotations) pour tenir la promesse faite à ses amis « de réduire le déficit public » avec l’objectif de soixante milliard d’euros d’économie sur le quinquennat (lire ici).

 

Il n’y aurait alors qu’une seule solution pour Macron pour arriver à satisfaire les tenants des dérégulations des rythmes de travail des bibliothécaires : piquer le programme …de François Fillon ! En effet, toujours dans Archimag, celui qu’on n’imaginait pas être mis en examen propose lui d’élargir les heures d’ouverture des bibliothèques « en développant le bénévolat et en mettant à contribution les jeunes ayant opté pour un service civique culturel ». Pas moins ! De quoi illustrer le mépris qu’ont les politiques à l’égard des professionnels de la lecture publique. En tout cas, question démagogie sur les extensions d’ouverture, Macron s’est fait tailler un costard. Par un spécialiste du genre il est vrai !

 

 

                       Macron se prend une veste sur les ouvertures des bibliothèques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Comme je l'ai dit un jour à un pauvre hère, la meilleur façon de se payer un costard c'est de travailler !

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 10:45

 

ActuaLitté : le 30 mars 2017

 

Depuis plusieurs semaines, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras (XXe), s'oppose de manière frontale à la décision d'y installer un bureau de vote lors des scrutins présidentiels et législatifs à venir. Les personnels dénoncent une organisation problématique pour la bonne tenue des scrutins et la sécurité des citoyens

 

L'équipe de la médiathèque Marguerite Duras ne lâche pas l'affaire : après un premier courrier envoyé à la Direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris et une réunion le 7 mars dernier, les personnels ont signé une nouvelle missive pour la Direction des Affaires culturelles de Paris. Ils menacent à nouveau de faire valoir leur droit de grève, les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 juin et 18 juin, dates des différents scrutins. Pour rappel, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras s'oppose à l'organisation des scrutins dans l'enceinte de la bibliothèque pour des raisons de sécurité et de bon déroulement des votes. « [L]es lieux de vote en France sont habituellement fermés au public » remarquaient ainsi les bibliothécaires, reprochant à la mairie de l'arrondissement de négliger sécurité et confidentialité lors des scrutins.

 

La mairie de Paris avait apporté des éléments de réponse : pour commencer, « ce ne sont pas les personnels de l'établissement qui tiennent le bureau de vote », et les élections régionales de 2015, organisées dans l'établissement, n'avaient pas posé problème notait l'administration parisienne. Par ailleurs, Paris annonçait des « effectifs de la sécurité [...] doublés, ce qui porte à quatre le nombre de vigiles. Sur les quatre dimanches concernés, un représentant du Bureau des bibliothèques et de la lecture sera présent en renfort », ajoutait la Mairie.

 

Les arguments et mesures de la Mairie de Paris n'ont visiblement pas rassuré les personnels, qui s'expriment de nouveau contre cette tenue des scrutins dans la médiathèque : « [I]l s’agit cette fois d’élections plus importantes en termes de participation, mais aussi de tensions, et l’accueil d’un bureau de vote (situé dans un espace d’exposition jouxtant les collections, donc au sein même de la médiathèque) a été imposé à la médiathèque sans concertation, transformant l’exception en norme, sans considération pour les troubles occasionnés », notent d'abord les personnels. Plus loin, l'équipe note aussi que la présence des électeurs et des usagers habituels de la bibliothèque sera problématique lorsqu'ils devront cohabiter, l'après-midi : « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement ».

 

Sollicitée par ActuaLitté, la Mairie de Paris explique que le bureau de vote sera tenu par le président du bureau, assisté par des assesseurs, ainsi que des agents volontaires de la ville et des citoyens volontaires : autrement dit, de quoi diriger et renseigner les personnes. Quant à l'ouverture de l'établissement le matin, alors qu'il est habituellement fermé sur ces horaires, elle sera assurée par un agent de la ville, plus précisément de la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires. Selon nos informations, des représentants du personnel ont demandé à la Direction des Affaires culturelles de leur communiquer des chiffres de fréquentation précis de l'établissement le dimanche et pour de tels scrutins. La DAC aurait en effet assuré que la jauge maximale de l'établissement en matière de fréquentation ne serait pas dépassé par l'organisation des scrutins (lire ici).

 

Les personnels de Marguerite Duras soulignent enfin une contradiction entre la neutralité imposée aux bureaux de vote par le Conseil constitutionnel, et les lieux de débats que sont les bibliothèques et médiathèques : « Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique. De ce fait se pose la question de la neutralité du bureau de vote et de ses abords, et de son maintien », écrivent-ils. En conclusion, « l’équipe demande la fermeture administrative de l’établissement avec la possibilité de travailler en interne les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 juin et 18 juin ». Dans le cas contraire, une grève se profile...

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

   La mairie de Paris promet du renfort pour tenir le bureau de vote à la médiathèque Duras

Paris XXe : la médiathèque Marguerite Duras vote « Non » aux élections
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:24

 

ActuaLitté : le 27 mars 2017

 

La manifestation des bibliothécaires de Grenoble, soutenus par de nombreux collègues, au salon Livre Paris, a finalement abouti sur un constat : l'ABF ne représente plus correctement la parole de ceux qui exercent ce métier. La création d'un collectif est à l'étude

 

Les critiques se sont fait entendre alors que les bibliothécaires de Grenoble, mais aussi de Clamart, Sevran, Nantes ou encore Paris venaient de présenter les difficultés de moyens et de personnels auxquels ils doivent faire face l’ocasion d’une conférence donnée au Salon du livre le 24 mars. Mais alors que Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'Association des Bibliothèques de France et directrice de la bibliothèque municipale de Chenôve, prenait la parole pour assurer du soutien de l'ABF, plusieurs bibliothécaires de l'assemblée ont mis en cause l'association et le soutien qu'elle apporte — ou n'apporte pas — au métier.

 

« Arrêtez de prendre contact uniquement avec les directeurs, rapprochez-vous plutôt des agents, sur le terrain », reprochaient notamment certains manifestants, tandis que Chantal Ferreux défendait l'association et son travail : « Nous ne sommes pas hors sol, mais nous ne sommes pas une organisation syndicale non plus. » À l'issue de la conférence de presser organisée à Livre Paris, la création d'un collectif national avait été proposée : « Cela va prendre un peu de temps à mettre en place, mais nous voulons créer ce collectif, en dehors de toute étiquette, politique comme syndicale, et hors du carcan de l'ABF », nous explique-t-on. Le collectif a bien sûr pour objectif de rassembler un maximum de de bibliothécaires, mais aussi, pourquoi pas, des soutiens issus de la société civile.

 

L'une des missions de ce collectif sera aussi de faciliter la transmission d'informations entre les bibliothécaires de toute la France, et « peut-être, un jour, de permettre l'organisation d'un mouvement national de toutes les bibliothèques. Pour protester contre les réductions de moyens, rien ne vaut une fermeture, et si ce mouvement est national, l'impact sera réel ». En effet, si le rassemblement proposé par les bibliothécaires de Grenoble à Livre Paris est « une première étape qui a permis de se rencontrer », les relais médiatiques se comptent sur les doigts d'une main. « Le fait que les bibliothécaires n'aient pas tous le même employeur, finalement, rend difficile ce type d'action collective », explique un bibliothécaire. « Le collectif pourra démarrer à travers la création d'un site, d'un groupe de discussion, et pas forcément à travers une structure ». Évidemment, pas question de créer une association, à moins de reproduire la structure de l'ABF.

 

Ce collectif se distinguera aussi des organisations syndicales, en adoptant un mode d'action similaire à celui du Collectif Notre Petite Bibliothèque Ronde, qui soutient l'établissement de lecture publique de Clamart. « Le fait qu'il y ait parfois trop de syndicats ralentit l'exécution des actions — mais un seul syndicat ne serait pas la solution, évidemment. Le problème, c'est que les syndicats de bibliothécaires n'existent pas en France, il s'agit de syndicats culturels, tous reliés à leur syndicat local, ou à leur commune », nous précise-t-on. Ici aussi, l'appareil serait parfois devenu trop lourd pour coordonner une action rapide et efficace.

 

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Un collectif « pour réunir et fédérer des bibliothécaires de toute la France »
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Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Revue de presse
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