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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:29

 

Ouest-France : le 13 janvier 2017

 

Pour ses agents, « la médiathèque des Capucins n’a pas les moyens en personnel correspondant à sa taille et à ses ambitions »

 

Elle devait faire la fierté de la Ville de Brest, dirigée par le socialiste, François Cuillandre. Mais depuis son inauguration, la nouvelle médiathèque des Capucins est en grève tous les dimanches à l'appel de l'intersyndicale CGT, UNSA, CFDT, FO. « Dès le début, nous nous sommes heurtés à la surdité et à l’aveuglement des élus, rappelle Erwan Rivoalan, porte-parole de l’intersyndicale des bibliothèques de Brest. On a dépouillé les bibliothèques de quartiers pour fournir en personnel la médiathèque des Capucins, qui n’a pas obtenu les moyens correspondant à sa taille et à ses ambitions. On déshabille l’un pour habiller l’autre. Voilà une très mauvaise gestion, en contradiction totale avec la belle image que veut renvoyer le nouvel équipement ».

 

Le 1er décembre dernier, en assemblée générale les agents des bibliothèques votaient donc, « à 100 % » une grève reconductible chaque dimanche « jusqu’à obtenir gain de cause ». Leurs revendications restent les mêmes : remédier au sous-effectif aux Capucins et sur le réseau des bibliothèques de quartier. « On nous a concédé deux postes à temps plein. Mais ce n’est pas suffisant du tout. Le personnel est épuisé ».

 

Surtout quand se rajoute le nombre de dimanches d’ouverture de la médiathèque des Capucins, trente-huit par an : « Il était convenu de tirer un bilan après avoir eu le temps d’étudier les habitudes des usagers, afin de nous adapter au mieux, rappelle Erwan Rivoalan. Mais là, dès l’ouverture, c’est dûment annoncé « ouvert le dimanche de septembre à juin ». Si on évite le pire, c’est grâce au mois de mai, avec ses ponts à répétition ».

 

Et la solution n’est pas de confier les clés de la médiathèque aux étudiants, qui ne sont pas des professionnels aguerris, face aux multiples propositions culturelles ou de loisirs : « On a vu comment, lors de l’inauguration, dimanche, la médiathèque a été prise d’assaut. On n’a pas assez anticipé cette appétence du public. Si ça continue ainsi, on va exploser en plein vol, et, forcément, l’accueil du public va s’en ressentir ».

 

Lire l'article de Ouest-France

 

 

     Bibliothèque des Capucins : le maire de Brest, François Culliandre a du souci à se faire

- Ah kaoc'h, avec les bibliothécaires des Capucins c'est Social Brest Mergitur

- Ah kaoc'h, avec les bibliothécaires des Capucins c'est Social Brest Mergitur

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:12

 

L’inauguration de ce nouvel équipement culturel risque d’être compromis non seulement ce week-end mais aussi les suivants

 

Il y a comme un vent de tempête sur la rade de Brest (Finistère). En tout cas les bibliothécaires de la ville ne décolèrent pas et l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, UNSA) appelle à la grève ce dimanche 8 janvier lors de l'inauguration de la nouvelle médiathèque des Capucins. Un établissement qui de surcroît doit ouvrir trente huit dimanches par an.

 

Les bibliothécaires réclament la créations de huit postes, trois pour l'établissement des Capucins et cinq pour les bibliothèques du réseau brestois afin de compenser les postes transférés à la nouvelle médiathèque. « Mais nous n’avons rien vu venir », regrette Fabrice Bernard, secrétaire adjoint de Force Ouvrière au journal Ouest France. « On a dépouillé des bibliothèques pour fournir la médiathèque des Capucins en personnel. C’est de la mauvaise gestion et les personnels n’en peuvent plus », ajoutent les syndicats.

 

Dimanche, les huit bibliothécaires de service aux Capucins feront donc grève. « De nombreux agents du réseau seront à leurs côtés, devant la médiathèque, pour expliquer au public les raisons de ce mouvement », assure l'intersyndicale à l'autre quotidien de la région, Le Télégramme de Brest. La balle est donc dans le camp du maire socialiste, François Cuillandre. Et il devra la rendre assez vite s'il veut éviter un tonnerre social à Brest car évidemment ce mouvement est reconductible : « on fera grève chaque dimanche jusqu'à ce qu'on obtienne gain de cause », préviennent d'ailleurs les bibliothécaires bretons.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

             Bibliothèque : Avis de tempête sociale pour le maire de Brest, François Cuillandre

Eh Olivier, t'aurais pu me prévenir que ça allait souffler autant !

Eh Olivier, t'aurais pu me prévenir que ça allait souffler autant !

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 08:39

banniere vague vide

 

 

 

                                     Pour une année 2017 pleine de tendresse

 

                  

                  

                     Social nec mergitur vous présente ses meilleurs voeux

 

 

 

 

 

banniere vague vide

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:21

 

Une fermeture qui va durer au moins une semaine selon la direction de l'établissement

 

Inutile de se rendre à la bibliothèque Buffon, située entre la Gare d'Austerlitz et le Jardin des Plantes dans le Vème arrondissement car les températures y sont tellement basses qu'elle a dû fermer ses portes en urgence ce mardi 27 décembre.

 

Une fermeture amenée à durer car la direction prend bien soin de préciser qu'elle durera au moins toute la semaine. « En raison d’une coupure de chauffage, la bibliothèque Buffon et le Centre de documentation sur les métiers du livre sont fermés au public jusqu’au samedi 31 décembre inclus » affirme ainsi le communiqué diffusé via l'infolettre officielle de la bibliothèque ainsi que l'affichette posée devant la devanture.

 

Des radiateurs qui en fait avaient lâchés dès la semaine dernière juste avant Noël. Une panne qui perdure cinq jours après et empêche de pouvoir accueillir le public dans de bonnes conditions puisque d'après les agents il ferait douze degrés à peine dans l’établissement. Une sensation de froid confirmée par des usagers qui nous ont déclaré « qu'il faisait plus chaud à l'extérieur qu'à l'intérieur de la bibliothèque ». Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !

 

Le Vème arrondissement n'a pas beaucoup de chance en ce moment avec ses bibliothèques car la bibliothèque Mohamed Arkoun, située, elle, rue Mouffetard, avait dû fermer plus d'un mois pour cause....de panne électrique (lire ici).

 

 

La bibliothèque Buffon (Ve) fermée pour cause de grand froid
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 15:28

banniere vague vide

               

 

 

                     Social Nec Mergitur vous souhaite un joyeux Noël 

 Joyeux Noël 2016

 

 

 

 

 Joyeux Noël 2016

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:00

 

« Je fais ce métier depuis onze ans et aujourd'hui, j’aimerais pouvoir l'exercer correctement » déplore ce bibliothécaire parisien

 

J’ai 54 ans et je travaille dans le réseau des bibliothèques de la ville de Paris depuis 2005. Je suis entré en tant que contrat aidé, c’est-à-dire par la toute petite porte. J’ai eu ce statut pendant deux ans, puis j’ai été intégré en tant que titulaire après avoir réussi un recrutement sans concours, avec lettre de motivation puis passage devant un jury de professionnels.

 

Auparavant, j’avais travaillé pendant dix ans comme disquaire dans une enseigne bien connue de la grande distribution, puis en tant que correcteur et secrétaire de rédaction dans l’édition et dans la presse spécialisées dans la musique pendant également dix ans. Les raisons pour lesquelles j’ai orienté ma carrière professionnelle dans cette direction sont donc évidentes : j’ai toujours travaillé dans la branche « culture ». Ce que j’ai pu observer dans la pratique de ce métier – que j’aime, je tiens à le préciser – depuis que je l’exerce au sein de la ville de Paris, c’est qu’on nous demande de plus en plus de disponibilité et de capacité d’adaptation (travail le dimanche, amplitude horaire, formation à de nouveaux outils informatiques, à de nouvelles technologies, comme pour les bibliothèques numériques, entre autres, etc.) sans que les moyens et les salaires suivent.

 

À Paris de grands complexes s’ouvrent – notamment les nouvelles « grandes bibliothèques » comme Marguerite Yourcenar (XVe), Marguerite Duras (XXe), La Canopée (Ier), Françoise Sagan (Xe), ouvertes le dimanche et munies d’un parc informatique très conséquent mis à la disposition des usagers –, mais les moyens mis à la disposition des personnels travaillant dans ces « usines » culturelles ne suivent pas. Les primes ne sont pas réellement motivantes, quand elles ne sont pas inexistantes, les postes qui doivent être créés pour travailler dans de bonnes conditions ne le sont pas. Je parle de « parc informatique » c’est qu’il y a de plus en plus une réelle demande du public (et pas que celui ne possédant pas d'ordinateur à la maison) pour l’accès, voire la formation à l’internet et l’outil informatique. Mais cela représente des tâches en plus pour nous, en ne parlant que de cet aspect du métier. Car il y en a d'autres : comme la gestion des problèmes humains, pas des moindres.

 

En effet, nous sommes les seuls endroits ouverts à tous les publics, et ce, gratuitement. Ces publics sont très en demande et pas toujours faciles à contenter. D’autre part, le public a souvent contact avec les personnels dans un cadre d’accueil, ce que nous appelons le service public, mais notre métier est très « multitâches » en fait, et c’est qui ce qui fait beaucoup de son attrait. Mais du fait du changement et de l'évolution du métier le temps imparti pour faire ce travail interne – dans les bureaux, en dehors du service public donc – s'amenuise et on se retrouve à traiter plusieurs « tâches » en même temps. Ce qui implique du stress. En plus des autres problèmes à gérer. Les réels problèmes sont les restrictions budgétaires, et, de fait, la diminution des effectifs, et la dégradation des conditions de travail.

 

Malgré de nombreuses demandes d'augmentation des primes (depuis 20 ans la filière « culture » tient réellement le rôle de la laissée-pour-compte de la ville de Paris au niveau des primes) et des mesures pour améliorer nos conditions de travail, la Mairie de Paris continue de faire la sourde oreille. Mais elle veut imposer l'ouverture de sept nouvelles bibliothèques le dimanche sans donner de réels moyens aux établissements pour le faire dans des conditions « normales », c'est-à-dire avec des effectifs suffisants pour accueillir le public.

 

Par exemple, la bibliothèque Hélène Berr (XIIe) doit ouvrir avec une équipe en réalité restreinte, car le personnel ne pourra pas prendre de pause du tout le dimanche entre l'heure d'ouverture et celle de la fermeture : c'est totalement inacceptable. Des créations de postes pour l'ouverture des dimanches (au minimum) et une augmentation réelle et significative des primes pour que la Direction des affaires culturelles soit réajustée à toutes les autres directions de la ville de Paris. L'ouverture du dimanche est déjà en soi discutable, mais au moins le faire dans des conditions décentes...

 

Il faut que la Mairie de Paris entende ces personnels et engage un vrai processus de changement qui va avec l'évolution du métier. Mais la direction est apparemment fermée à tout dialogue. On a l'impression qu'il s'agit pour eux d'ouvrir de belles et grandes bibliothèques « vitrines » du grand et beau Paris sans mettre les moyens pour que les gens qui y travaillent fassent leur métier dans de bonnes conditions.

 

 

                                    Light's out dans les bibliothèques parisiennes

Je suis bibliothécaire et je refuse de travailler dans une « usine » culturelle
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 15:40

 

ActuaLitté : le 17 decembre 2016

 

Engagés depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec la Mairie de Paris sur les modalités d'ouverture du dimanche et leurs conditions de travail, des bibliothécaires parisiens ont fait grève ce samedi à l'appel des syndicats

 

Rassemblés devant la bibliothèque Parmentier (11e), récemment rouverte au public, puis devant la médiathèque Hélène Berr (12e), qui ouvrira les dimanches à partir du 22 janvier 2017, les bibliothécaires grévistes dénonçaient ensemble « un ras-le-bol ». Le dialogue avec l'administration parisienne à propos de l'ouverture de certains établissements le dimanche reste désormais « sans réponse » selon eux.

 

La mobilisation des personnels a été importante, avec vingt à trente établissements concernés sur la soixantaine que compte le réseau parisien. Buffon (Ve), Arkoun (Ve), Rilke (Ve), Malraux (Ve), Drouot (IXe) Faidherbe (XIe), Parmentier (XIe), Glacière (XIIIe), Italie (XIIIe), Brassens (XIVe), Germaine Tillion (XVIe), Marguerite Durand (XIIIe), Yourcenar (XVe), Colette Vivier (XVIIe) ou encore Rostand (XVIIe) ont été fermés toute la journée, tandis que le service a été interrompu à Villon (Xe), Sagan (Xe), Crimée (XIXe), Duras (XXe) ou Rabier (XIXe). Il ne s'agit pas de la première action concrète pour attirer l'attention sur les conditions de travail des bibliothécaires : le 12 mai dernier, les personnels s'étaient retrouvés dans la cour de l’hôtel d’Albret (IVe arrondissement), qui abrite les services de la direction des Affaires culturelles, pour faire part de leurs revendications.

 

Qui n'ont pas évolué : les personnels déplorent le manque de moyens engagés par la Mairie de Paris pour réaliser « une promesse électorale » d'Anne Hidalgo. « L'administration veut ouvrir de plus en plus, mais sans condition minimum pour le personnel : à Hélène Berr, il n'y aura que sept titulaires pour un établissement sur six étages. En cas d'incendie ou d'incident, ce sont des lecteurs, des personnes non formées, qui devront assurer l'évacuation », souligne une bibliothécaire. « Le Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail essaie de faire valoir ces arguments auprès de l'administration, rien n'y fait. » Un gréviste s'interroge : « Et en cas d'attentat ? » Ses collègues le dissuadent d'évoquer de telles situations, extrêmes, mais le risque semble réel.

 

Auprès d'usagers parfois agacés, mais globalement attentifs à leurs revendications, les grévistes expliquent que l'absence de moyens aura aussi un impact sur le service aux usagers. Dès l'annonce de nouvelles ouvertures le dimanche, les personnels et syndicats ont mis en avant les demandes des usagers, qui concernent plutôt les ouvertures en matinées, les lundis ou en nocturne. « Dans les années 1980, les bibliothèques étaient ouvertes tous les jours de 10 heures à 19 heures en semaine, à part le jeudi matin pour une réunion interne, et il y avait une nocturne par semaine », explique une bibliothécaire qui met en avant trente ans d'ancienneté dans le réseau parisien. La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, pendant l'été 2016, a été mal vécue par certains : « Ouvrir plus cet établissement, notamment le lundi, aurait permis d'améliorer le service aux Parisiens. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage », constate cette bibliothécaire.

 

Bibliothécaires en grève à Paris : « C'est un ras-le-bol »

 

« Ouvrir le dimanche, c'est possible dans les pays où l'enveloppe budgétaire pour la culture est plus importante », tranche un gréviste. La promesse électorale d'Anne Hidalgo ne fait pas rêver les personnels, d'autant plus qu'elle prend des tours idéologiques selon certains grévistes. Au sein des élus parisiens, les bibliothécaires reçoivent peu de soutien sur cette question : seuls Nicolas Bonnet Oulaldj, président du groupe Communiste-Front de Gauche du Conseil de Paris, et Alexis Corbière, ancien conseiller de Paris et ex-Premier adjoint au maire du xiie arrondissement, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, sont venus écouter les grévistes.

 

« C'est une journée de salaire en moins, mais il faut faire des sacrifices pour pouvoir dire stop », explique un des grévistes présents. L'administration parisienne campe pour le moment sur ses positions, et les effectifs ne sont toujours pas suffisants pour assurer les ouvertures le dimanche, assurent les syndicats. Les personnels réclament également une revalorisation de leur prime, « parmi les plus basses de la ville de Paris alors que nous travaillons jusque 19 heures, le samedi toute la journée et bientôt le dimanche ».

 

Les bibliothécaires s'inquiètent également de la dégradation de leurs conditions de travail et de ses effets sur la santé des personnels : « Une de mes collègues habitant en banlieue éloignée, le train qu'elle emprunte en semaine ne circule pas le dimanche. Elle se débrouille en prenant un car qui l'emmène dans une autre gare, mais ce jour impose aussi une autre organisation : prendre sa voiture personnelle, payer le stationnement, autant de choses qui ne sont pas remboursées. Et si un couple de bibliothécaires travaille le dimanche, il faudra prévoir la garde. Pour beaucoup d'entre nous, le dimanche est le seul jour où il est possible de se voir en famille. »

 

Pour le moment, le travail du dimanche est volontaire, un dimanche sur cinq. Mais ce volontariat lui-même est critiqué : « À partir du moment où l'on travaille dans un établissement qui ouvre le dimanche, il faut travailler ou partir. C'est du volontariat obligatoire, à moins d'une mutation disciplinaire », dénonce un gréviste. Si certains sont résolument contre le travail du dimanche, d'autres déplorent seulement les conditions dans lequel il s'organise. En tout cas, la question divise : à la médiathèque Hélène Berr, l'équipe est partagée sur l'ouverture du dimanche. Pendant les vacances d'hiver, la question est résolue : les bibliothèques ouvertes le dimanche seront fermées ce jour-là. 

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

        Paris : Nicolas Bonnet et venu soutenir les grévistes devant la bibliothèque Picpus (XIIe)

Bibliothécaires en grève à Paris : « C'est un ras-le-bol »
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 15:04

 

La mobilisation visiblement a été massive puisque la plupart des bibliothèques de la capitale ont « été à l’arrêt » selon les syndicats

 

Constatant une dégradation des conditions de travail dans le réseau des bibliothèques municipales parisiennes, l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA avait appelé à une grève générale le 17 décembre.

 

Des agents entre implosion et saturation, expliquaient les syndicats dans leur communiqué : « la situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs » en pointant également le « manque de considération, certains diraient le mépris », vis-à-vis des personnes de la Direction des Affaires Culturelles de Paris (lire ici).

 

Comptant sur une forte mobilisation, les syndicats espéraient « qu’enfin la Maire de Paris prête une attention à la situation des personnels des bibliothèques ». Anne Hidalgo devra forcément y répondre car la mobilisation a visiblement été massive puisque la plupart des bibliothèques de la capitale ont « été à l’arrêt » selon les syndicats (lire ici). Et la manifestation des agents devant la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement, a même été retransmise en direct sur LCI.

 

Disponible aussi sur Youtube

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 16:00

 

Libération : le 16 décembre 2016

 

Très remontés contre le manque de moyens et d'effectifs, les bibliothécaires ont prévu deux rassemblements demain, à 10h devant la bibliothèque Parmentier (XIe), à 14h devant Hélène Berr (XIIe)

 

« A saturation et au bord de l'implosion ». Ça bout dans les bibliothèques parisiennes, au point que l'intersyndicale CGT, FO, UCP, Unsa et Supap appelle à la grève générale ce samedi 17 décembre. Les bibliothécaires protestent contre la baisse constante des effectifs, « de 10 à 15% depuis une dizaine d'années sur environ 1 000 agents », explique Bertrand Pieri, de la CGT bibliothèques de la Ville de Paris à Libération. Ils réclament également un rattrapage de prime : « Nous avons les primes les plus basses des différents services de la Ville de Paris »  (lire ici).

 

Cerise sur la cocotte-minute, la mairie a décidé d'étendre l'ouverture le dimanche à sept bibliothèques (avec toutes les nouvelles qui le sont automatiquement). Hélène Berr, dans le XIIe, est la première des sept ouvertures dominicales programmées, en janvier. « On demande cinq postes budgétaires à Hélène Berr contre seulement un au final proposé, poursuit Bertrand Pieri. Et encore, cinq c'est un minimum, il en faudrait une dizaine ».

 

Très remontés contre le manque de moyens et d'effectifs, les bibliothécaires ont prévu deux rassemblements demain, à 10h devant la bibliothèque Parmentier (XIe), à 14h devant Hélène Berr (XIIe).

 

Lire l’article de Libération

 

La vie pas rose des bibliothécaires parisiens
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:59

 

Les personnels ne pensaient pas vivre ça dans une municipalité tenue par la gauche alternative

 

C’est une fronde citoyenne qui dure depuis maintenant six mois. Depuis qu'Eric Piolle, le maire de Grenoble a décidé au mois de juin de fermer brutalement trois de ses treize bibliothèques municipales: la bibliothèque Hauquelin, avenue du Maréchal Randon, la bibliothèque Prémol dans le quartier du Village Olympique, spécialisées dans l’accueil des enfants et des ados, ainsi que celle de l'Alliance, rue de Stalingrad. Une véritable attaque en règle contre la lecture publique selon les bibliothécaires et les usagers.

« Nous n'avions pas le choix », expliquait alors au Dauphiné Libéré l'adjoint aux Finances Hakim Sabri, lequel mettait en avant « qu'en raison de la baisse des dotations de l'État mais aussi de l'héritage de nos prédécesseurs socialistes, nous avions l'obligation de trouver 14 millions d'euros sur deux ans » avant d’avouer qu'il s'agissait bien pour Grenoble d'une « politique d'austérité ».

Une nouvelle posture politique qui la foutait plutôt mal puisque la nouvelle majorité municipale de Grenoble est issue…. de toute la Gauche Alternative dans une liste comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs ou encore la Gauche anticapitaliste laquelle s’était présentée aux élections sur une ligne « anti-austérité ». Un programme qui leur revient comme un boomerang avec des mouvements de protestation continus de la part des habitants.

                                 Bibliothèques: Eric Piolle dévoile son programme    

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle

Puis, nouveau rebondissement. Alors qu’il était finalement arrivé à ses fins en fermant en septembre les deux bibliothèques Prémol et Hauquelin, Eric Piolle face à la mobilisation des grenoblois, annonce renoncer à fermer celle de l’Alliance. « Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, mais aussi d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquentée par des personnes de tous âges et de tous horizons » déclarait un Eric Piolle qui retrouvait bien à propos le lyrisme de sa campagne électorale. Malheureusement, il semble que ce soit encore une promesse non tenue par le maire estampillé Gauche Alternative.

Car, en fait de maintien de la bibliothèque de l’Alliance, les personnels regroupé dans le collectif « bibliothécaires de Grenoble en lutte » découvrent que ce sera plutôt un vague « tiers-lieu » dont il faudra « redéfinir le périmètre ». Traduction : la mairie va transformer ce qui était une médiathèque avec des personnels formés en un simple point lecture avec une surface très réduite et plus grand monde pour l’animer. On ne peut que comprendre que la déclaration d’Eric Piolle soit ravalée au rang de mensonge par les bibliothécaires grenoblois qui ne pensaient pas vivre ça sous cette mandature.

En tout cas, ces derniers ne désarment pas. Le conflit entre les bibliothécaires et la mairie va même crescendo ces derniers temps avec des mouvements de grève très suivis les 7, 10 et 14 décembre. Tellement suivi que le taux de gréviste a atteint selon les jours jusqu’à….90%. Des personnels tellement en colère contre la politique de la mairie de Grenoble qu’ils seront de nouveau en grève ce samedi 17 décembre. Gageons qu’elle sera aussi suivie que les précédentes.

Enfin last but not least une grande assemblée générale de l’ensemble des personnels municipaux aura lieu le lundi 19 décembre à l’Hôtel de Ville. Les agents iront ensuite manifester avec les usagers « leur mécontentement » lors de la tenue du Conseil municipal qui se tiendra au même endroit à 18 heures. Reste à savoir si comme lors des précédentes réunions la mairie gauche citoyenne, écologiste et alternative fera appel aux CRS pour faire évacuer la salle (voir ici).

Publié également sur Miroir Social

            Démocratie locale : La situation est en train d'échapper au maire de Grenoble

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle
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