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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 16:45

 

« Nous trouverons très facilement une solution à ce problème. » promet Delphine Lévy, directrice de Paris-Musées

 

« Dernière provocation en date de la direction du Petit Palais : sucrer un quart d'heure de pause déjeuner. » C'est sous ce titre que la CGT a annoncé hier avoir déposé un préavis de grève pour le 28 septembre, jour de l'inauguration de l'exposition consacrée à Oscar Wilde (lire ici).

 

Depuis la fermeture de la cantine du Louvre, les agents doivent se rendre à celle de l'Hôtel de Ville, deux stations plus loin. Résultat : 15 minutes perdues, déplore le syndicat qui évoque aussi un « climat très lourd » et un « sous-effectif récurrent ». Delphine Lévy, directrice de Paris-Musées, ne semble pas inquiète : « Nous trouverons très facilement une solution à ce problème ». Dans ce cas....

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Menacée d'une grève, la directrice de Paris-Musées aura-t-elle assez de temps pour boire un p'tit coup ?

Préavis de grève au musée du Petit-Palais pour protester contre la diminution de la pause déjeuner
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:59

 

Le Parisien : le 16 septembre 2016

 

« Il faut que la mairie de Paris passe aux actes, on est très inquiets du retard pris par le projet » exhortent les élus du XIXème arrondissement

 

A quand le lancement de la très attendue grande médiathèque de la place des Fêtes (XIXe) qui figure dans le plan d’investissement de la mandature d’Anne Hidalgo ? La question taraude les riverains et elle a agité le conseil d’arrondissement mardi soir. A l’origine d’un voeu sur le sujet, le groupe écologiste et citoyen du XIXe ne cache pas son impatience. « Il faut que la mairie de Paris passe aux actes, exhorte son président Dan Lert. On est très inquiets du retard pris par le projet.

 

Le hic, c’est que le futur équipement doit prendre place dans les locaux de l’ex-lycée hôtelier Jean-Quarré. Un lieu qui, après avoir été squatté par plusieurs centaines de migrants à l’été 2015, a été transformé en un centre d’hébergement d’urgence pour 140 réfugiés. Celui-ci devait être libéré l’an prochain mais le maire du XIXe annonce qu’il ne demandera pas son départ. « En responsabilité, dans le contexte actuel, avec la permanence de campements à Stalingrad, il serait irresponsable de réclamer la fermeture de 140 places d’hébergement », confie François Dagnaud.

 

Du coup, le maire défend un plan B : bâtir la médiathèque a proximité immédiate, en lieu et place d’un bâtiment annexe que n’utilise pas le centre d’accueil et qui est occupé de façon provisoire par un théâtre. « Cela permettrait de dégager des superficies de 2 500 m2 à 3 000 m2, tout à fait comparables à celles de l’ancien lycée », assure le maire. Cette option pourrait nécessiter une démolition reconstruction.

 

Dans ce cas, la médiathèque n’ouvrirait probablement qu’après 2020. « Il faudra que le projet soit très engagé avant la fin de la mandature, souligne Fançois Dagnaud. Le XIXe est le dernier grand arrondissement à ne pas avoir de médiathèque. C’est une anomalie à laquelle je ne me résigne pas ». « On n’est pas très rassuré par la nouvelle feuille de route, reconnaît Dan Lert. On ne se contentera pas d’une médiathèque au rabais. La place des Fêtes, c’est 17 000 habitants et énormément de jeunes ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Future médiathèque de la Place des Fêtes : François Dagnaud va-t-il se faire rouler dans la farine ?

Paris: la future médiathèque de la Place des Fêtes (XIXe) remise en question
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 17:34

 

Ouest-France : le 9 septembre 2016

 

Joël Bruneau, le maire de Caen, n'est pas très à l'aise pour commenter cette éviction

 

Avant même la pose de la première pierre, en juillet 2013, elle s'était impliquée dans le projet. La future Bibliothèque multimédia à vocation régionale ( BMVR), Noëlla du Plessis l'avait cousue au cœur comme une reliure de livre. Le personnel des bibliothèques, comme le secteur culturel, s'attendaient à voir cette conservatrice d'État participer à l'inauguration de la croix de verre.

 

Il n'en sera rien. La directrice de la bibliothèque est poussée vers la sortie. Et de manière peu élégante, à deux ans de la retraite. À la mi-septembre, elle devra quitter son bureau. Et retrouver un emploi, même si elle reste rémunérée par l'État, au titre de son statut.

 

Joël Bruneau, le maire de Caen (LR) n'était pas très à l'aise pour commenter cette éviction, hier lors du premier point presse organisé dans l'auditorium de la bibliothèque Alexis-de-Tocqueville. En public, il a simplement confié que le directeur adjoint Olivier Tacheau, nommé par son équipe en mars, allait effectivement diriger le temple du livre. « Il y avait un problème interne, entre personnes », a-t-il simplement lâché.

 

 

                                 Joël Brunueau, le maire de Caen n'est effectivement pas très à l'aise

Caen : la directrice de la bibliothèque poussée vers la sortie de façon peu élégante

 

Noëlla du Plessis était-elle « trop impliquée dans un projet marqué de la précédente mandature », comme le croit l'ancien maire socialiste de Caen, Philippe Duron ? C'est lui qui a lancé cette ambitieuse bibliothèque du futur. L'investissement de cette fonctionnaire est toutefois resté professionnel. Pas identifiée comme une femme de gauche, elle avait d'ailleurs pris ses fonctions sous un précédent maire de droite. Coûtait-elle trop cher ? Pas à la collectivité, en tout cas, puisqu'elle est rémunérée par l'État au titre des missions nationales remplies par la centrale de Caen.

 

Est-elle victime d'un conflit de générations ? Assurément. Si, dans son entourage, on décrit une fonctionnaire d'« une grand rigueur », on note aussi « sa vision classique » du livre. Bien que la directrice se soit beaucoup investie dans l'évolution des bibliothèques (numérisation d'ouvrages, bornes sans contact pour interagir avec les usagers...), l'équipe de Joël Bruneau a, dès le recrutement du directeur adjoint Olivier Tacheau, envisagé d'apporter du « sang neuf » à la tête de la BMVR.

 

Désigné pour devenir directeur de la grande bibliothèque, cet ancien directeur général des services de l'université d'Angers, 45 ans, devait cohabiter avec Noëlla du Plessis jusqu'à son départ à la retraite. Mais leurs relations se sont vite dégradées au point d'être exécrables : le « problème interne » auquel fait référence Joël Bruneau. Ni l'un ni l'autre n'ont souhaité s'exprimer sur ce sujet.

 

« Il y a les carrières de chacun et il y a à penser un établissement pour les décennies à venir », insiste Marc Pottier, adjoint à la culture de l’agglomération Caen-La-Mer. Reconnaissante envers Olivier Tacheau d'avoir mené une négociation compliquée avec le personnel sur l'ouverture dominicale de la BMVR, l'agglomération a tranché : le nouveau chapitre de la grande bibliothèque caennaise s'écrira sans son actuelle directrice.

 

Lire l'article de Ouest-France

 

 

           Le Maire de Caen et Marc Pottier, l'adjoint à la Culture de l'agglo, coupeurs de tête

Caen : la directrice de la bibliothèque poussée vers la sortie de façon peu élégante

                                                 - Je suis la première lame et lui c'est la seconde

                                                                   - Et vice et versa

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 15:06

 

Un conflit avec son adjoint fraichement nommé en serait la cause selon la presse régionale. Le nouveau venu pourrait donc bientôt bénéficier d’une promotion…

 

Très impliquée dans la conception de la future Bibliothèque multimédia à vocation régionale (BMVR) de Caen (Calvados), l'actuelle directrice de la bibliothèque centrale, Noëlla Du Plessis ne participera donc pas à son inauguration car poussée vers la sortie par les élus de la communauté d’agglomération de Caen-la-Mer.

 

Une éviction qui courait depuis juin si l'on en croit Ouest-France. Mais la rumeur était alors démentie par l’administration caennaise « le poste de Mme du Plessis n'est en aucun cas menacé », assurait ainsi la main sur le coeur, Olivier Grégoire, le directeur général des services de la mairie au quotidien régional (lire ici). Cochon qui s'en dédit ?

 

Ben visiblement oui, car le maire de Caen et président de l'agglomération, Joël Bruneau (LR), a confirmé il y a deux jours, toujours à Ouest-France, que l'actuelle directrice de la bibliothèque centrale était finalement devenue persona non grata. Visiblement peu à l'aise pour expliquer publiquement cette décision, l'élu a avancé « un problème interne entre des personnes ».

 

Selon la presse normande, « la décision est étonnante envers une fonctionnaire qui a participé de près à l'élaboration de cet ambitieux projet, lancé sous la mandature du socialiste, Philippe Duron ». D'ailleurs selon les informations de Ouest-France « cette éviction peu élégante s'explique par un conflit personnel qui s'est envenimé entre Noëlla Du Plessis et son directeur adjoint, Olivier Tacheau, 45 ans, nommé par l'équipe de Joël Bruneau, en mars ». Le poste de direction de la nouvelle bibliothèque étant désormais à pourvoir, le nouveau venu pourrait donc bientôt bénéficier d’une promotion…

 

Publié egalement sur Miroir Social

 

 

 

Le Maire de Caen propose une nouvelle évolution de carrière à l'ancienne directrice de la bibliothèque

Nouvelle bibliothèque de Caen : l'actuelle directrice virée comme une malpropre

                                                    - Heu, par là-bas c'est pas mal....

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 16:30

 

Même les inspecteurs des Finances le reconnaissent dans un rapport remis en 2012 au Premier Ministre

 

C’est une véritable bombe qu’a découvert le site de référence Louvre pour Tous ! Et la fin d’un mythe véhiculé par tous les néo- libéraux qui veulent mettre à bas toute forme de service public : le recours à la sous-traitance dans les établissements publics (culturels en l’occurrence !) coûte bien plus cher que d’embaucher du personnel titulaire… Des révélations qui résultent d’une enquête très fouillée sur la révolte de ces agents employés par des entreprises de sous- traitance pour travailler dans la plupart des musées de France et de Navarre, lesquels subissent des conditions de travail telles que les grèves se multiplient. Comme, entre autres, au MUCEM à Marseille, au Musée des Confluences à Lyon ou encore au Centre-Pompidou à Metz (lire ici)… Des conflits qui nuisent à l’image de ces structures qui se veulent pourtant cool et ouvertes sur le monde par le biais de la médiation culturelle. Mais qui en réalité encouragent la précarité, le travail à temps partiel et les bas salaires. Sans parler d’un encadrement agressif et souvent menaçant .

 

Mais en plus de subir des conditions de travail très mauvaises, certains doivent aussi se coltiner une implacable flexibilité des horaires de travail ! Comme le rappellent des employés du Musée du Quai Branly interviewés par Louvre Pour Tous : « Muséa notre employeur n’applique pas la convention collective des prestataires de service, mais celle des parcs d’attractions et de loisirs, beaucoup moins avantageuse pour les employés. La base horaire est de 35 heures mais elle est lissée sur toute l’année. Selon les besoins du musée, la fréquentation des expositions et les périodes creuses vous effectuerez des semaines tantôt de 10 heures, tantôt de 42 heures. Et vous pouvez travailler six jours sur sept de façon illimitée. Vous n’avez plus de vie personnelle et êtes corvéable à souhait. Vous découvrez votre planning seulement deux semaines à l’avance. C’est la flexibilité maximale » (lire ici).

 

Pourtant, comme le révélait l’un des administrateurs du Centre Pompidou-Metz, Antoine Fonte (par ailleurs vice-président de Metz-Métropole) au quotidien Le Républicain Lorrain, ces pratiques de moins disant social - honteuses pour un secteur tout de même largement contrôlé par des structures publiques - ne font même pas faire des économies aux contribuables : « La masse salariale, toutes taxes comprises, est de 900 000 €. Ce qui signifie que l’entreprise [Phone Régie] se dégage une marge brute comprise entre 400 000 et 500 000 €. » Du brutal ! C’est d’ailleurs la logique même de l’économie de marché, car les sociétés sous-traitantes doivent évidemment se dégager au passage une marge pour vivre.

 

Mieux : selon les calculs, titulariser ces personnels et leur donner un statut rapporterait « environ 250 000 € » aux finances du musée par rapport au marché payé - à grand frais - à l’heureux prestataire de service. Une critique qui n’est pourtant pas le seul fait d’un olibrius égaré à gauche de la gauche car cette dénonciation de recours à la sous-traitance  se retrouve même dans un rapport sur un bilan de la RGPP… remis en 2012 au Premier ministre ! « Plusieurs ministères signalent que les suppressions de postes dans les fonctions supports peuvent aboutir à des renchérissements de coûts significatifs, sans proportion avec ces suppressions, pour faire assurer le service par des prestataires extérieurs » écrivent ainsi dans leur langage technocratique à la page 33 du copieux rapport les hauts fonctionnaires de l’Inspection des Finances et de l’Administration générale (lire ici). Alors, pour mettre fin au moins disant social tout en améliorant les Finances publiques, dites : « 33 ! ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                   Musée : pour mettre fin à des conditions de travail préhistoriques

Musées : sous-traitance et précarité coûtent bien plus cher que l’embauche de titulaires
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 16:32

 

Le Parisien : le 20 août 2016

 

Installé il y a dix-huit mois, l’appareil destiné à faciliter l’accès des personnes handicapées n’a jamais fonctionné correctement

 

« Je suis venue avec une personne de 98 ans en fauteuil roulant, mais impossible de descendre le fauteuil : ascenseur en panne depuis 3 ou 4 semaines », regrette une aide ménagère sur le registre des observations que la mairie de Paris tient à disposition de ses administrés. « Je désespère de pouvoir un jour me servir du simili-ascenseur », s’agace en écho une handicapée. Deux usagères qui partagent le même dépit face à une situation assez ubuesque : depuis l’inauguration il y a dix-huit mois de la bibliothèque municipale Glacière (XIIIe), après des travaux de mise en accessibilité, l’ascenseur extérieur n’a jamais vraiment fonctionné plus de 24 heures.

 

Le personnel lui-même avoue son incompréhension et sa lassitude, après maints et maints courriers à la Ville. « Ce truc est peut-être très bien pour un intérieur de maison, mais pour un espace public aussi fréquenté, il est simplement inadapté. De plus, il n’a pas de toit et souffre des intempéries », lâche une employée, expliquant, dans un sourire contrit, que les personnes en fauteuil ou bloquées par le petit escalier peuvent emprunter un chemin de contour et accéder par un portail… lui-même un peu grippé et coriace à l’ouverture.

 

« Le problème, c’est que les rares fois où l’appareil fonctionne, comme il est très lent, les gens s’énervent sur les boutons. Résultat, il se coince ! Il y a aussi les gamins qui s’en servent comme appareil de jeu, les gens qui urinent dedans. Il faut le changer », s’accordent les bibliothécaires.

 

Le syndicat CGT des affaires culturelles de la Ville de Paris a relayé l’affaire sur son blog via Internet. Le dossier est donc vite remonté en mairie (lire ici). La direction des services dit regretter d’avoir appris ces incidents via les réseaux sociaux. « On envoie pourtant des mails toutes les semaines », s’étonne un employé de Glacière. « Nous envoyons régulièrement des équipes de nettoyage, nous avons signalé l’inadaptation de l’appareil à cet usage public et demandé son changement », indique de son côté le cabinet de Jérôme Coumet, le maire (PS) du XIIIe.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Bibliothèque Glacière : Jérome Coumet affirme avoir été alerté par les réseaux sociaux

Paris : le monte-escalier de la bibliothèque Glacière provoque une passe d'arme entre les personnels et le maire du XIIIe, Jérôme Coumet
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 17:38

 

L'intersyndicale qui appelle à manifester samedi 30 juillet contre la fermeture de plusieurs bibliothèques à Grenoble édite un tract avec un célèbre poème de Jacques Prévert

 

En plein été, la mobilisation continue contre le plan de la Ville de Grenoble de fermer trois bibliothèques puisque les syndicats FO, CGT, et SUD ont décidé d'appeler à manifester avec une idée originale selon France 3 Rhône-Alpes : éditer un tract avec les vers du célèbre poète Jacques Prévert pour rallier les agents des bibliothèques à participer au mouvement à la grève ce 30 juillet.

 

Tu dis que que aimes les fleurs et tu leur coupes la queue
Tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage
Quand tu dis que tu m’aimes
J’ai peur

 

Il est vrai que les vers du poète résonnent particulièrement bien pour dénoncer la politique culturelle de la mairie dirigée par Eric Piolle dans une coalition qui regroupe.... toute la Gauche Alternative ! En effet, la liste dirigée par l'écologiste, Eric piolle comprenait outre Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste, ainsi que deux associations locales, l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen. Une liste qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

La manifestation est prévue devant un des établissements condamnés, la Bibliothèque Hauquelin, le samedi 30 juillet 2016, à partir de 11h30.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Quand les bibliothécaires (avec l'aide de Jacques Prévert) qualifient la politique culturelle de la Ville de Grenoble

Grenoble : les bibliothécaires en grève le 30 juillet avec le soutien de Jacques Prévert
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 16:22

 

Le Parisien : le 23 juillet 2016

 

Pour faire des économies, Eric Piolle, le maire écologiste de Grenoble (Isère) a annoncé la fermeture de trois bibliothèques, provoquant une levée de boucliers

 

Des manifestants qui frappent contre les vitres de la salle du conseil municipal pour clamer leur colère, un maire qui reporte les débats, des policiers mobilisés pour permettre la tenue du conseil... A Grenoble, Eric Piolle, premier maire écologiste d'une grande ville française, est confronté à l'épreuve du pouvoir.

 

L'annonce d'un « plan de sauvegarde des services publics » a mis le feu aux poudres. Ces mesures prévoient la fermeture de trois bibliothèques, dont deux dans des quartiers dits « sensibles », et la baisse des effectifs municipaux (une centaine sur 4 000). « On n'a pas voté pour ça ! », « Piolle, Valls, même combat ! » ont scandé les manifestants lors des deux derniers conseils municipaux. « La fermeture de la bibliothèque Prémol est inacceptable. Elle pénalise les enfants dans un quartier fragile. Cette décision est en contradiction avec les engagements de M. Piolle durant sa campagne », s'insurge Cécile Cenatiempo, présidente de l'union de quartier du Village olympique-Vigny-Musset.

 

Le maire, à la tête d'une coalition regroupant EELV (Europe Ecologie-les Verts), le Parti de gauche et des collectifs citoyens, rétorque qu'il n'avait pas le choix. « La baisse des dotations de l'Etat nous prive de 17 M€ entre 2013 et 2017. La municipalité précédente ( NDLR : le socialiste Michel Destot a géré la ville de 1995 à 2014) a laissé filer la masse salariale alors que la ville a déjà des impôts élevés et une dette lourde (1 687 €/habitant), se défend Eric Piolle. Il faut agir ». La fermeture de trois bibliothèques ? « Il faut savoir que la densité des bibliothèques à Grenoble est supérieure à celle d'autres grandes villes. » n'hésite pas à clamer le maire.

 

Gauche et droite grenobloises dénoncent la politique du maire écologiste. « M. Piolle met en place un plan de destruction massif du service public », estime le chef de file socialiste Jérôme Safar. Paul Bron (mouvement de gauche Go Citoyenneté) dénonce « un plan d'austérité décidé sans concertation avec la population », tandis que pour Matthieu Chamussy (les Républicains), « Eric Piolle met en œuvre la décroissance ». Ce dernier met en avant la nécessité de faire preuve de « courage politique ». « Nous sommes là pour faire émerger quelque chose de nouveau, même si les périodes de transition sont toujours difficiles » ose tout de même affirmer le maire de Grenoble. Une saillie (« faire émerger quelque chose de nouveau ») qui consiste donc pour Eric Piolle à fermer des bibliothèques.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                                 Eric Piolle : un maire qui ferme trois bibliothèques

A Grenoble, le maire estime qu'il y a « trop de bibliothèques » dans sa ville

              - Ben quoi, j'applique le slogan marqué sur la vitrine de mon local de campagne !

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 13:46

 

« C’est une belle victoire qui n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation des personnels » a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué

 

A peine nommée à la Bibliothèque Nationale de France (BnF), sa nouvelle directrice, Laurence Engel, avait du essuyer un mouvement social d'ampleur à l'appel des syndicats CGT, SUD et FSU. Parmi les revendications présentées à l'ancienne directrice de cabinet d'Aurélie Filippétti, les syndicats mettaient en avant la précarité, via l’utilisation massive de vacataires, ou encore le manque d’effectif au sein de l'établissement public (lire ici).

 

« Un sous-effectif criant  » affirmaient même les représentants des personnels au début du conflit, lesquels avaient comptabilisé près de trois cent postes supprimés ces sept dernières années. Résultat :  pour faire tourner la boutique, notamment le soir et le week-end, la BnF avait du augmenter fortement son contingent de vacataires. Une gestion à la petite semaine dénoncée par l'intersyndicale, d'autant plus que ces personnels très précaires « stagnent depuis des années sur des temps partiels avec des salaires très bas (650 euros pour 80 h par mois). Pourtant nombre d’entre eux et elles ont une forte ancienneté : parfois jusqu’à dix ans ! ».

 

Pour changer cet état de fait, les partenaires sociaux se sont appuyés sur une instruction ministérielle sortie en 2015 sous l’impulsion de Fleur Pellerin, alors en poste à la culture, laquelle préconisait que tous les agents vacataires passent de 80 heures à 110 heures mensuelles. Il aura tout de même fallut un long conflit pour que les syndicats finissent par obtenir satisfaction tant sur les contrats de vacataire que sur les suppressions de poste. « Après plus de trois mois de mobilisation contre les suppressions de poste à la BnF et la précarité, un protocole de fin de grève a été signé le 15 juillet » viennent ainsi d'affirmer les organisations CGT-FSU-SUD dans un communiqué (lire ici).

 

Dans le détail, les négociateurs ont aussi obtenu « l'arrêt des suppressions de poste prévus pour 2017 », « l'amélioration des conditions de travail des magasiniers et du déroulement de carrière de l'ensemble des agents », « l'intégration d’une trentaine de nouveaux magasiniers qui étaient sur liste d'attente » et le « passage en CDI de tous les vacataires en CDD qui étaient sur besoins permanents ». Si l'on ajoute à cette liste le passage à 110 heures par mois de tous les autres agents précaires, on peut dire que les syndicats sortent renforcés de ce conflit. Un épisode pas si fréquent pour ne pas être signalé. « C’est une belle victoire qui n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation des personnels » a d'ailleurs conclu l'intersyndicale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

  BnF : Laurence Engel signe un protocole d'accord pour mettre fin à son permier conflit social

BnF : les syndicats obtiennent satisfaction après trois mois de grève sur la précarité et les effectifs

                         - Pas d'inquiétude chere Laurence, on a 110 heures pour tout parapher

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 13:30

 

Le Figaro : le 5 juillet 2016

 

Le Conseil de Paris a voté le 4 juillet, en fin de séance, la mise en place, en septembre, de la réforme des conservatoires de la ville, après deux ans d'expérimentations et de débats parfois houleux

 

Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo en charge de la culture, n'y va pas par quatre chemins: « Cette réforme est une priorité absolue, et je la considère comme la plus ambitieuse de mon mandat ». La réforme en question, c'est celle des conservatoires de la Ville de Paris. Entérinée le 4 juillet 2016 par le Conseil de Paris, elle se déploiera dès la rentrée 2016. Avec un objectif clairement affiché: « Satisfaire un maximum de demandes en augmentant de manière significative l'offre d'enseignement musical à Paris, avec le même soin de qualité et d'excellence que celui que l'on a toujours trouvé dans nos conservatoires... Tout en diversifiant le profil des élèves accueillis dans ces structures de formation », poursuit Julliard.

 

Concrètement, d'ici 2020, la Mairie de Paris vise la création de 3 800 nouvelles places pour les débutants, dont une large majorité (2 800) dans les conservatoires municipaux - le reste étant réparti entre les centres d'animation et les écoles associatives. Une augmentation qui portera l'offre d'enseignement musical pour les débutants à 8 400 places, soit près du double de l'offre actuelle. Cela passera entre autres par l'inauguration de nouveaux locaux pour certains conservatoires. Mais aussi et surtout la création de nouvelles filières, dont l'essentiel sera tourné vers les pratiques collectives (chant choral, orchestre, brass bands...) Pour ce qui est de la diversification, un parcours de sensibilisation musicale sera proposé dès septembre à un grand nombre d'élèves de CP, « et sera élargi dès la rentrée 2017 à l'ensemble des classes de CP des écoles municipales, soit quelque 17 000 enfants », précise Julliard.

 

Fruit de deux années de débats et d'essais (au total, 62 expérimentations ont été menées dans les conservatoires et les écoles de Paris depuis 2014), cette réforme n'aura pas manqué de susciter de vives polémiques dans le milieu musical français. La dernière en date concerne la création de ces nouvelles filières consacrées à la pratique collective. De nombreux professeurs et parents d'élèves ont en effet exprimé leur crainte face à une éventuelle diminution, voire la disparition des cours individuels au profit des cours collectifs, comme cela s'est fait suite à la récente réforme des centres d'animation de la Ville de Paris.

 

Polémique ravivée par la récente révélation d'un rapport de l'inspection générale de la ville sur les risques d'infraction sexuelle sur les mineurs, daté de 2015 et qui pointait du doigt les cours individuels au conservatoire comme « porteurs de risque de dérapages importants qui s'inscrit dans la durée, de rapports de proximité et de séduction et d'un contexte musical marqué par une banalisation des relations sexuelles et amoureuses entre maître et élève ». Une inquiétude que Bruno Julliard tient à dissiper. « Ce rapport n'avait rien à voir avec notre projet de réforme. Quant aux nouvelles filières que nous proposerons au conservatoire, elles viendront s'ajouter à l'offre existante, et aux cours individuels déjà en place ».

 

Il n'y aura donc pas de diminution des cours individuels au profit des collectifs. D'ailleurs, la réforme, mise en œuvre progressivement et qui, du propre aveu de Julliard, coûtera d'ici 2020 plusieurs millions d'euros, ne prévoit pas de redéploiement, mais au contraire la création de cinq nouveaux postes dans les conservatoires et un au sein de la Direction des Affaires Culturelles, et surtout le financement de près de 40 000 heures supplémentaires dédiées à ces offres complémentaires, entre la rentrée 2016 et l'été 2018. Bruno Julliard espère ainsi renverser la tendance actuelle en créant une offre supérieure à la demande. « Mon rêve serait qu'en 2020 on puisse abolir le tirage au sort pour l'entrée dans les conservatoires municipaux ». Un tirage au sort qu'il avait fait mettre en place dès la rentrée 2015 pour plus d'équité... Non sans s'attirer les foudres de nombreux parents.

 

Lire l’article du Figaro

 

 

 

          Bruno Julliard espère créer une offre supérieure à la demande dans les conservatoires

À Paris, les conservatoires joueront leur nouvelle partition à la rentrée

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                        - Mais attention, tout en diversifiant le profil des élèves qui seront accueillis !

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