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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 15:52

 

« Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, tous à Paris le 24 mars » lancent-ils à tous les professionnels de la lecture publique de France et de Navarre

 

Le Salon du Livre qui se tient depuis plusieurs années à la Porte de Versailles dans le XVème arrondissement de Paris va-t-il voir son édition 2017 bousculée par les défenseurs de la lecture publique ? C’est bien ce qui pourrait arriver avec l'initiative lancée par des bibliothécaires de la Ville de Grenoble (Isère), lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres entrainant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre ». Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle a été élu sur une liste gauche alternative comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste mais aussi l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen sur un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

Une politique qui n'est certes par l’apanage de la municipalité grenobloise, puisque les bibliothèques municipales de France et de Navarre sont souvent les premières a faire les frais des coupe budgétaire comme le montrent les nombreux conflits un peu partout dans l’hexagone, comme à Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-En-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre ou encore à Paris (pour une liste exhaustive, voir ici).

 

Face à ce constat, les bibliothécaires de Grenoble « convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur » appellent donc tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre leur lutte. « Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook . Un appel qui a pour objectif de constituer une délégation venu de tous les coins du territoire et qui partirait du Salon du Livre avant d’aller rejoindre le ministère de la fonction publique. Pour donner corps à cette initiative, le réseau social, Twitter a également été mis à contribution avec #deboutlesbibs.

 

 

Les bibliothécaires manifesteront au Salon du Livre le 24 mars contre les attaques envers la lecture publique

Les bibliothécaires grenoblois donnent rendez-vous à leurs collègues de l’hexagone au Salon du Livre
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 15:37

 

Télérama : le 24 février 2017

 

Pour le troisième dimanche consécutif, la médiathèque Hélène Berr (XIIe) est restée portes closes. La raison : un mouvement social de protestation contre le manque de moyens humains prévus pour accompagner l’ouverture dominicale, effective depuis fin janvier

 

Sur la vitre des portes automatiques de la médiathèque Hélène Berr (XIIe), un message laconique informe les visiteurs : « En raison d'un mouvement de grève, la médiathèque sera fermée aujourd'hui dimanche 19 février ». Aucune mention sur les causes de cet arrêt de travail. Ce qui aurait pourtant pu donner lieu à un exercice de style assez intéressant : car ce sont précisément les conditions d'ouverture dominicales qui sont à l'origine d'un mouvement social entamé il y a trois semaines, après deux premiers dimanches d'ouverture, les 22 et 29 janvier (lire ici). Alors que le sujet des horaires des bibliothèques vient de s'inviter dans la campagne présidentielle (Emmanuel Macron veut que « toutes les bibliothèques de France » soient ouvertes « en soirée, le week-end » comme dans de nombreux autres pays), le cas parisien vient illustrer que de la déclaration d’intention à la mise en pratique il y a un fossé que la Mairie de Paris franchit avec difficulté.

 

Sur le principe, la cause est — majoritairement — entendue : « Sans se focaliser uniquement sur le dimanche, nous défendons l'élargissement des horaires — à l'heure du déjeuner, plus tard le soir... — car on sent bien qu'il y a une demande sociale et un changement des usages : de plus en plus les gens viennent utiliser les espaces, plus que les collections », témoigne Xavier Galaup, président de l'Association des bibliothécaires de France. Il suffit d'aller flâner un dimanche après-midi à la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement, pour s’en convaincre. Entre les familles, les étudiants, les collégiens préparant un exposé et les âmes solitaires lisant le journal, trouver une table libre pour poser son ordinateur ou un siège pour bouquiner relève de l'exploit.

 

Dans la capitale, si l'on excepte une structure spécialisée, la bibliothèque du cinéma François Truffaut, quatre établissements généralistes sont ouverts le dimanche : Marguerite Yourcenar (XVe), Marguerite Duras (20e), Françoise Sagan (Xe) et la Canopée aux Halles (Ier). Toutes sont des équipements inaugurés entre 2008 et 2016 et qui, dès le départ, étaient prévus pour cette offre dominicale, avec un projet d'équipe orienté dans ce sens et des espaces pensés pour les nouveaux usages.

 

Le cas de la médiathèque Hélène Berr est différent : il s'agit de la première des sept bibliothèques du réseau préexistant choisies par la Ville de Paris pour que, d'ici à la fin de la mandature en 2020, chaque grand bassin de vie dispose d'un équipement ouvert le dimanche. Une orientation dont le bien-fondé n’est pas contesté. « En général, les collègues y sont favorables ; ils voient bien l'utilité pour le public, poursuit Xavier Galaup. Après, cela doit se faire dans de bonnes conditions : une fois la décision prise, la négociation prend du temps, notamment pour anticiper le changement pour les bibliothécaires qui n'avaient pas prévu de travailler ce jour-là. Parfois aussi les espaces ne sont pas conçus pour un fonctionnement avec des effectifs réduits, notamment dans certains établissements qui ne sont pas rénovés ou sur plusieurs niveaux ». Nota bene : la médiathèque Hélène Berr compte six étages…

 

La bibliothèque Hélène-Berr, rue de Picpus (Paris XIIe) compte bien six niveaux

La bibliothèque Hélène-Berr, rue de Picpus (Paris XIIe) compte bien six niveaux

 

Mais cette contrainte architecturale n’est pas le principal — en tout cas pas le seul — point d’achoppement : « Les personnels étaient partagés entre les pour et les pas complètement contre, à la condition que cela soit fait avec les moyens adéquats, témoigne Bertrand Pieri, délégué CGT à la direction des affaires culturelles. Or la Mairie n’a pas fourni les effectifs nécessaires. Nous avions chiffré qu’il fallait 10 postes supplémentaires ; la Mairie en a accordé six, dont trois emplois-étudiants ».

 

Au cabinet de Bruno Julliard, maire-adjoint à la culture, on argumente à base de démonstration arithmétique : « Le nombre postes à Hélène Berr est passé de 32 à 38. Concrètement il y a eu une hausse de 19% des personnels alors que le nombre d'heures travaillées a progressé de 14% ». Sauf que le dimanche, les équipes tournent à moindre régime avec une affluence soutenue. Et que la grogne sur les conditions de travail en fin de semaine, à laquelle se greffent des revendications salariales, ne sont pas l’apanage de la médiathèque du XIIe. En témoignent la mobilisation organisée le 4 février devant ses portes (25 établissements avaient répondu à l’appel de l’intersyndicale) et la solidarité affichée par d'autres bibliothèques « du dimanche » : le 12 février, les deux Marguerite (Duras et Yourcenar) avaient aussi baissé le rideau et le 19, Françoise Sagan a fermé deux heures plus tôt que d’habitude.

 

Ouverture du dimanche : chez Bruno Julliard, on se défend de toute précipitation

Travail du dimanche : à Paris, des bibliothécaires se rebiffent

   - Et pourtant je vais quand même dans le mur !

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:28

 

ActuaLitté : le 23 février

 

« La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres de France est le premier développement d’une crise générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires qui seront en grève le 1er mars

 

Les personnels des bibliothèques de Sevran (Seine-Saint-Denis) le constatent : depuis plusieurs mois, un sous-effectif structurel sévit. Non-remplacement de postes, baisse des dotations, les causes sont connues. Mais la publication d’un document, Sevran Terre d’Avenir, sème le doute quant à l’avenir des deux plus importantes structures. C’est un « schéma directeur », communiqué en septembre dernier, qui inquiète. Ce dernier « fixe la vision urbaine pour le territoire sevranais », dans un « travail partenarial avec la Ville et ses services ». Problème : nulle part dans cette synthèse, les établissements Albert Camus et Marguerite Yourcenar, les deux plus importantes bibliothèques, n’apparaissent.

 

Situées respectivement dans le Quartier de la gare et le Quartier Urban, les actuelles bibliothèques semblent tout simplement éclipsées. Dans le cas d’Albert Camus, on trouve le terme « Espace de proximité », pour Marguerite Yourcenar, on signale un « équipement ». Dans le redéploiement qu’entraîneraient les travaux liés au Grand Paris, on évoque la création de Fab Lab, ou encore des Idea Stores, un concept mêlant service de bibliothèque, d’étude et d’information. « Ce sont pourtant des problématiques qui touchent les personnels des bibliothèques : pourquoi ne pas nous tenir informés ? De cette manière, nous serions presque exclus des aménagements », explique-t-on.

 

Alors que les travaux doivent débuter à la rentrée 2017, les personnels ont multiplié les questions à l’attention de la mairie dirigée par Stéphane Gatignon, des élus, et des adjoints. Mais pour l’instant « c’est un mutisme complet : on nous répond que nous sommes paranoïaques ! » Et de poursuivre : « Ces deux structures sont implantées sur des zones qui seront totalement remodelées dans le cadre du Grand Paris Express. Les travaux démarrent dès septembre aux abords de la bibliothèque Albert Camus et nous déplorons qu’aucune disposition n’ait été prise à ce jour par nos tutelles pour assurer le bon fonctionnement du service durant cette période ».

 

Dans le même temps, on pointe « la vétusté de structures dont l’entretien n’est plus assuré depuis quelques années. Nous ne sommes donc plus en mesure de garantir la continuité d’un service public de qualité ». D’autant que les usagers commencent à se préoccuper eux-mêmes de savoir ce qu’il adviendra de ces lieux. « La ville a été abondamment qualifiée de “désert culturel” par la presse nationale lors de l’inauguration de la microfolie au sein du quartier des Beaudottes sans que cette description peu élogieuse ne provoque de droit de réponse de la part de la municipalité pour soutenir les services culturels (Conservatoire, Arts plastiques, festival des rêveurs éveillés, théâtre à domicile, bibliothèques). Si Sevran est vraiment un désert culturel qu’il importe de faire reverdir, ce n’est pas en fermant deux bibliothèques qu’on s’engage dans cette voie... ».

 

Une grève des personnels est d’ores et déjà prévue pour le 1er mars. « La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres du 93 (lui-même considéré comme le département le plus pauvre de France), après les fermetures d’équipement à Grenoble, est la traduction des premiers développements d’une crise plus générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires.

 

Lira l’article d’ActuaLitté

 

 

 

                            Photo de Stéphane Gatignon en illustration.... de son Blog !

Le Grand Paris entrainerait la fermeture de la moitié des bibliothèques à Sevran (93)..... avec la complicité du maire de la ville, Stéphane Gatignon !

- Heu, si j'accuse les gens de parano c'est que je suis moi même devenu Schizophrène

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:23

 

Livres-Hebdo : le 23 février 2017

 

L’ABF s’alarme tandis que les bibliothécaires municipaux seront en grève le 1er mars

 

La ville Sevran, en Seine-Saint-Denis, va-t-elle perdre deux de ses quatre bibliothèques ? C’est ce que craignent les agents du réseau municipal depuis qu’ils ont découvert le schéma directeur Sevran Terre d’avenir (voir ici). Dans ce document qui prévoit le réaménagement urbain de plusieurs quartiers à l’occasion des travaux de construction de deux gares du Grand Paris Express, la bibliothèque Albert-Camus, tête du réseau, disparaît au profit d’un îlot végétal, et la bibliothèque Marguerite-Yourcenar, située en Zone d’éducation prioritaire, est remplacée par un Idea Store, un concept de bibliothèque né à Londres au début des années 2000. Or, les équipes affirment ne pas avoir été consultées sur ces perspectives, ni associées à la réflexion sur le devenir du réseau de lecture publique.

L’intersyndicale (CGT, FO, CFDT) a sollicité à deux reprises un entretien avec le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, mais sans succès jusqu’à présent. « Nous n’avons pas été consultés sur les projets en cours, déplore Rose-Lilla Ferrari, représentante de la CCT et agent des bibliothèques. Nous attendons de la mairie des engagements en faveur de la lecture publique et nous voulons les moyens de travailler dans des conditions correctes. Actuellement, les baisses d’effectifs nous obligent à réduire les horaires d’ouverture ou à fermer des bibliothèques à certaines périodes. C’est le service aux Sevranais qui est en jeu ». Un préavis de grève a été déposé pour le 1er mars.

L’Association des bibliothécaires de France (ABF), alertée par un collectif de professionnels de Sevran, a, quant à elle, exprimé son inquiétude dans un communiqué publié le 22 février. « Cette situation semble emblématique de ce qui se passe dans de nombreuses collectivités. De manière générale, l’ABF souligne la nécessaire concertation avec les professionnels des bibliothèques afin qu’ils puissent apporter leur expertise et devenir les acteurs des nouvelles orientations politiques, souligne le communiqué. A l'heure de la recomposition territoriale et de la réduction des moyens budgétaires, l’ABF appelle les élus et les pouvoirs publics à continuer à garantir l’égalité d’accès de tous les citoyens à la culture et à l’information dans tous les territoires ».

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

La moitié des bibliothèques de Sevran doivent disparaitre selon les projets de Stéphane Gatignon

- Oubliez cette banderole, ma politique sociale et culturelle est maintenant complètement à la rue

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 12:49

 

ActuaLitté : le 21 février 2017

 

Et les discussions restent au point mort entre Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, et le personnel en grève

 

Cela fait déjà trois dimanches de suite que la bibliothèque parisienne Hélène Berr se met en grève. Pour le personnel de cet établissement situé dans le XIIème arrondissement, il s’agit d’attirer l’attention de la mairie sur les conditions de travail. Les agents en grève réclament notamment la création de deux postes de bibliothécaires supplémentaires, rapporte la CGT Culture.

 

D’autres établissements parisiens ont régulièrement soutenu ce mouvement de mobilisation dominical en fermant eux aussi leurs portes au public, que ce soit les bibliothèques François Truffaut (Ier), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe) et Françoise-Sagan (Xe).

 

Pour l’instant, la mairie de Paris n’a pas donné suite à ce mouvement et les discussions restent au point mort entre Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, et le personnel en grève. Ces derniers demandent aussi le rattrapage des primes de la filière culturelle sur celles des autres agents de la Ville. D’autres mouvements de grève devraient donc intervenir durant les semaines qui arrivent.

 

Lire l’article d'ActuaLitté

 

 

La grève dominicale s’installe à la bibliothèque Hélène Berr (Paris XIIe)
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:52

 

Le Parisien : le 15 février 2017

 

« Anne Hidalgo et Bruno Julliard  jouent le pourrissement de la situation », déplorent les syndicats

 

Le mouvement de grève des bibliothécaires parisiens, qui protestent notamment contre les conditions d’ouverture le dimanche, se poursuit. Le 12 février, trois des six médiathèques ouvertes le dimanche (Marguerite-Duras dans le XXe et Hélène-Berr dans le XIIe, mais aussi Marguerite-Yourcenar dans le XVe), sont restées fermées (lire ici). Ce lundi, l’intersyndicale CGT-FO-SUPAP-UCP-UNSA a annoncé avoir déposé un nouveau préavis pour dimanche prochain.

 

« La Ville attend que le mouvement se durcisse. Elle joue le pourrissement de la situation », déplore Bertrand Pieri, délégué CGT pour la culture. L’intersyndicale – qui souhaite « rencontrer directement Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo » – met en avant deux revendications. Les mille bibliothécaires travaillant dans les soixante bibliothèques parisiennes demandent d’abord la revalorisation des primes de la filière culture, « les plus basses de l’administration parisienne, de l’ordre de 150 à 200 € mensuels », selon Bertrand Pieri. D’autre part, les syndicats réclament la création d’ « au moins deux postes » à la médiathèque Hélène-Berr où travaillent 38 bibliothécaires. L’ouverture le dimanche de cet établissement depuis le 22 janvier, a nécessité le recours à sept étudiants vacataires.

 

Au cabinet de Bruno Julliard (PS), on souligne que « la concertation menée depuis plusieurs semaines, a abouti à une augmentation moyenne de 47 % de la prime des agents d’ici à 2020 ». Quant à l’ouverture le dimanche, « c’est un engagement de campagne d’Anne Hidalgo », rappelle-t-on à l’Hôtel de Ville où l’on assure que « la concertation permettra d’adapter de manière optimisée les effectifs à l’organisation du travail ».

 

Lire l’article du Parisien

 

 

                     Grève des bibliothèques : la mairie de Paris joue le pourrissement

- Tu vois mon Juju, toi aussi tu t'inspires de ma méthode

- Tu vois mon Juju, toi aussi tu t'inspires de ma méthode

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:59

 

ActuaLitté : le 13 février

 

Ce dimanche 12 février, trois bibliothèques continuaient la mobilisation contre l'ouverture des établissements de prêt le dimanche dans les conditions proposées par la mairie. D'autres préavis de grève ont été déposés

 

Troisième mouvement de grève ce week-end pour les bibliothécaires parisiens opposés à l'ouverture des établissements de prêt le dimanche, dans les conditions proposées par la Mairie de Paris. La moitié des établissements qui ouvrent le dimanche dans la capitale, Yourcenar, (XVe) Duras (XXe) et Hélène Berr-Picpus (XIIe) ont donc fermé leurs portes en signe de mécontentement ce dimanche 12 février (lire ici). A noter qu'Hélène Berr-Picpus est le dernier établissement que la Mairie a désigné pour l'ouverture le dimanche, dans des conditions très critiquées.

 

L'intersyndicale et une partie du personnel des bibliothèques parisiennes réclament à la Mairie de Paris plus de moyens mis en œuvre pour l'ouverture le dimanche, notamment des embauches de titulaires. D'une manière générale, les bibliothécaires dénoncent aussi un manque de dialogue et d'échanges avec l'administration parisienne.

 

« L’ouverture du dimanche découle d’une volonté des élus – et nous sommes fonctionnaires, présents pour appliquer la politique choisie, c’est notre mission. Pourtant, aucun autre argument n’est avancé : c’est une volonté de la mairie, voilà tout ce que l’on entend. Ou de la maire, plus exactement, puisqu’au sein du Conseil de Paris, l’idée n’enchanterait pas tout le monde », expliquait un gréviste la semaine passée, à ActuaLitté. D'autres préavis de grève ont été déposés pour les dimanches à venir.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

                      Les bibliothécaires parisiens étaient de nouveau en grève ce week-end

Les bibliothécaires parisiens à nouveau en grève
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 14:55

 

Libération : le 7 février 201

 

L'intersyndicale des bibliothécaires parisiens, remontés contre le travail du dimanche et le manque d'effectifs, avait une nouvelle fois appelé à la grève les 4 et 5 février. Une nouvelle mobilisation est prévue le 12 février.

 

Sous un ciel pluvieux, une trentaine de manifestants s'étaient réunis samedi 4 février devant la médiathèque Hélène-Berr (Paris XIIe). C'était le deuxième mouvement de grève des bibliothécaires parisiens après celui du 17 décembre. Car les bibliothécaires ne décolèrent pas. Le lendemain, les grévistes du samedi étaient relayés par ceux des bibliothèques ouvrant le dimanche – dont Hélène-Berr. Parmi les griefs, le travail dominical occupe en effet une bonne place. Si le mouvement n’est pas hostile au travail du dimanche en tant que tel, il juge problématique les conditions dans lesquelles il s’effectue.

 

 « Nous avons trois revendications, explique Bertrand Piéri, syndicaliste de la CGT Culture. Une revendication globale sur les effectifs et les conditions de travail; une seconde sur le rattrapage des primes de la filière culturelle, les plus basses de la Mairie de Paris; et enfin une troisième qui réclame des effectifs corrects pour la bibliothèque Hélène-Berr qui ouvre le dimanche ». L’établissement est en effet ouvert le dimanche depuis le 22 janvier 2017. Les négociations avec la municipalité n’aboutissent pas, comme le déplore Virgine Drucker, bibliothécaire et syndicaliste de la SUPAP [syndicat parisien dépendant de la FSU, ndlr] : « La mairie de Paris nous dit que c’est donnant-donnant, mais c’est un rapport de force systématique […] Elle ne nous a rien promis, a dit être ouverte à la discussion, mais les quatre-cinq réunions qu’on a eues avec elle n’ont pas abouti ». De surcroît, les syndicats estiment que le montant des primes des bibliothécaires ont quarante ans de retard sur les autres.

 

L’entourage de Bruno Julliard, adjoint d’Anne Hidalgo à la Culture, affirme que « la Ville de Paris a choisi de revaloriser le régime indemnitaire [les primes, ndlr] des bibliothécaires » sans pour autant donner de chiffres précis. « Dans ma catégorie, on a des primes annuelles de 3 300 € et les agents des finances ont de 10 000 € à 15 000 € », détaille Virgine Drucker. La féminisation du métier justifie ce retard, selon elle : « Culture, livres, intérêts et femmes, pas besoin de paye puisque les maris avaient la paye ! […] Les femmes ont aussi besoin d’autre chose que d’argent de poche ». Ceci-dit le métier devient de plus en plus masculin.

 

Les manifestants déplorent aussi le manque de personnel, qui a notamment entraîné la fermeture de petites bibliothèques. « Les effectifs ont été calculés très juste pour les nouvelles bibliothèques ouvertes d’emblée le dimanche », regrette Isabelle Beheran, bibliothécaire dans le Ve arrondissement. « Avec deux personnes par étage, on ne peut pas voir quand il y a un problème », estime Christine Huvé, qui travaille à celle de l’Hôtel-de-Ville. Un problème que la Mairie de Paris ne prend pas assez au sérieux, selon Bertrand Piéri : «Il n’y a pas de proposition pour les effectifs, mais ils nous ont laissé entendre qu’ils étaient ouverts à la création de postes. Mais ce n’est pas chiffré, ni écrit.» Le recours important aux étudiants vacataires, rémunérés à bas coûts, est également mis à l'index. «La médiathèque est ubérisée ».

 

Le mouvement, globalement favorable au travail du dimanche, s’interroge tout de même sur sa pertinence. Virgine Drucker, qui travaille un dimanche sur cinq, conteste: « J’ai peut-être remarqué un peu plus de familles, mais les statistiques ne sont pas établies […] Dans ma bibliothèque, on a beaucoup de gens qui n’ont pas de travail et qui viennent tous les jours. Dimanche ou pas dimanche, ils sont là ». Christine Huvé préconise une ouverture le lundi, plus pratique pour les lecteurs : « Je suis dans une des rares bibliothèques ouvertes le lundi, vous ne pouvez pas savoir le nombre de gens qui viennent en disant "Vous êtes les seuls ouverts le lundi, qu’est-ce que c’est bien !" ». L’impact sur la vie sociale des bibliothécaires s’en ressent : « Il y a beaucoup de collègues qui habitent en grande banlieue et qui, pour venir travailler cinq heures le dimanche, rencontrent de difficultés avec trois ou quatre heures de transport. Sans compter tous ceux qui ont besoin de faire garder leurs enfants au tarif de 150 € de baby-sitting alors que la prime est de 100€ » Interrogée par Libération, la Mairie de Paris, elle, ne compte pas revenir sur son « plan ambitieux d’ouverture des bibliothèques le dimanche ». L'intersyndicale a lancé un nouvel appel à la grève pour le 12 février.

 

Lire l’article de Libération

 

 

Bibliothèques : Les appels à la grève se succèdent depuis la nomination,d'un ancien révolutionnaire étudiant

Les bibliothécaires de Paris continuent leur mouvement de grève

              - J'ai confiance en toi petit, je sais que quand tu sera aux responsabilités ce sera la révolution permanente

                                                 - Je te jure Bernard, je ne te décevrais pas, promis !

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:28

 

L'équipe d'Anne Hidalgo qui avait multiplié les manœuvres dilatoires, est condamnée sur tous les points et devra en plus payer des frais de justice

 

C'est une décision « qui fera date pour les différents CHSCT de la collectivité parisienne » affirme la CGT. Tout commence quand le Comité Hygiène et Sécurité d'un établissement de l'Aide Sociale à L'enfance (ASE) dépendant de la Ville de Paris alerte son employeur sur les très fortes dégradations des conditions de travail générant des risques psychos-sociaux (lire ici) puis décide à l’unanimité de ses membres de faire appel à un cabinet d'expert agréé par le ministère du travail pour établir un diagnostic. Bon jusque là tout va bien.

 

Sauf que la mairie de Paris va alors multiplier les manœuvres pour ne pas appliquer la décision du CHSCT. La liste est longue. Outre la non publication du procès verbal qui retarde son exécution, l'équipe d'Anne Hidalgo affirme ensuite contre toute évidence qu'il faut « passer par un appel d'offre dans le cadre d'un marché public » pour ainsi choisir elle même son cabinet. Et on en passe et des meilleures. Sans même parler des pressions sur les membres de l'instance pour revenir sur leur vote. Seulement voilà ces derniers ont tenu bon et décidé de concert de saisir la justice via le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris.

 

Et les juges n'y ont pas été de main morte pour condamner les agissement de la Mairie de Paris. Ainsi devant l'absence délibérée de toute publication du procès verbal, quasiment du « délit d'entrave », le TGI met d'abord les points sur les i : « par conséquent, l’employeur ne peut raisonnablement contester, dans le cadre de la présente procédure, la réalité de la délibération. Il ressort d’ailleurs des termes même des échanges qu’il s’agit d’avantage d’une contestation des modalités de l’expertise que de son principe. Le moyen ainsi soulevé ne peut donc prospérer » Et toc.

 

Ensuite le tribunal met les barres sur les t en ce qui concerne le recours à un appel d'offre pour désigner un expert même dans le cadre d'une collectivité : « les règles de la commande publique ne s’appliquent pas aux modalités de désignation de l’expert par le CHSCT » peut on lire dans le jugement du TGI. Une claque pas très fluctuat pour la direction des affaires juridiques de la Ville.

 

Enfin, les juges mettent un dernier coup sur la tête d'Anne Hidalgo et de son équipe en reconnaissant au CHSCT sa souveraineté pleine et entière dans la désignation d'un expert : « en l'espèce, le Département de Paris n'établit pas le caractère abusif de la désignation d'un expert par le CHSCT, qui n'a fait qu'user de ses prérogatives. Il sera donc condamné aux dépens de l’instance ainsi qu’au paiement de la somme de 4.800 euros ». « Hors taxe » précise tout de même moqueur le tribunal. Soit pas loin de six mille euros toutes taxes comprises. La justice aura été jusqu'au bout on ne peut plus mergitur.

 

Publié également (avec la copie intégrale du jugement) sur Miroir Social

 

 

                          Droit du travail : Anne Hidalgo condamnée par la justice

- Je ne veux pas finir comme Pénélope, trouvez moi au moins des traces de mon passage comme inspectrice du travail

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Published by Social Nec Mergitur - dans Santé au travail: C'est HS !
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:50

 

Jean-Luc Mélenchon a fustigé le projet d’Emmanuel Macron concernant l’élargissement des horaires d’ouverture des bibliothèques

 

Alors que les bibliothèques parisiennes étaient touchées par un mouvement social samedi 4 et dimanche 5 février, avec des revendications portant notamment sur les primes ou les créations de poste (lire ici), Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, qui tenait au même moment deux meetings en quasi-simultanéité à Lyon et à Paris grâce à un hologramme, a fustigé le projet d’Emmanuel Macron concernant l’ouverture le dimanche ainsi qu’en soirée des bibliothèques publiques.

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui désire par ailleurs l’abrogation de la loi travail, le projet est juste un prétexte « pour aller faire bosser les gens le dimanche » puisque les établissements sont déjà ouverts le samedi. Il a également assuré à propos du candidat d’En Marche : « Celui-là, il a pourri la vie de milliers de gens ». Et d'enchaîner : « Il ajoute une catégorie, qui, dans le futur, va militer avec nous, les bibliothécaires ».

 

De fait, à l’instar de l’ancien Banquier devenu ensuite ministre des finances, rappelons que tout ceux qui militent pour l’ouverture des bibliothèques le dimanche sont aussi les mêmes qui sont pour des commerces ouverts sept jour sur sept et tard le soir. Pour « s’adapter aux  nouveau rythme de vie » qu’ils serinent pour mieux détruire la société et l’équilibre qui la régissait il y a peu encore.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                  Ouverture des bibliothèques le dimanche : Macron toujours en marche

- Mon cher Manu, faut aller par là !

- Mon cher Manu, faut aller par là !

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