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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 10:52

 

Comme les livres, quoi....

 

« Ah bon, c’est payant ? Dans ce cas je renonce à m’inscrire ». C’est la litanie qu’entendent quotidiennement les discothécaires de la Ville de Paris qui exercent dans les vingt (chiffres indicatif) bibliothèques municipales de la capitale qui abritent encore des collections de phonogrammes (en majorité sous forme de Compact Disc mais aussi en vinyle). Car oui, si les bibliothèques de la Ville de Paris sont gratuites, c’est, pour les adultes, uniquement pour les collections imprimées car pour emprunter de la musique il faut débourser la somme de 30,50 euros. Une pratique dénoncée jusque dans un rapport commandé par….. la mairie de Paris elle-même !

« Il est incompréhensible de voir coexister dans un même lieu des documents gratuits d’un côté (des livres) et payants de l’autre (des CD ou des DVD) » pointait ce rapport rédigé en 2015 par Gilles Rettel. Il est vrai que cette différence de traitement entre supports documentaires porteurs d’une mission commune de diffusion culturelle ne se justifie en aucune façon. Il ne faut pas abandonner le prêt physique » car le CD (ou le vinyle) a « un impact sensitif » rappelle encore Giles Rettel pour qui « la dématérialisation est un mythe ». D’ailleurs, la production de disque reste encore plutôt élevée dans l’industrie de la musique avec ses milliers de parutions mensuelles, tous genres confondus, disponible en magasin ou sur les sites des musiciens et des maisons de disques.

Une position reprise par l’Association pour la coopération des professionnels de l’information musicale (ACIM) laquelle avait publié le manifeste la musique a toute sa place en bibliothèque pour réaffirmer le rôle prépondérant des médiathèques dans le développement de l’éducation et de la culture musicale de tous les publics, et notamment des nouvelles générations laquelle passe donc par la gratuité de l’abonnement pour emprunter dans les sections discothèques des bibliothèque de la capitale

Si la mairie de Paris pourra rétorquer qu’elle a exonéré de cet abonnement les mineurs et les adultes aux minima sociaux, elle oubliera en revanche de préciser que ce système a été totalement détourné de son objet initial. En effet, il est très fréquent de voir des CSP+ qui en ont les moyens emprunter des documents sonores (et aussi des DVD) gratuitement avec la carte de leurs enfants souvent scolarisés en maternelle, voire âgés de quelques mois seulement après les avoir inscrit avec un accès tout documents adultes! Finalement les seuls qui doivent continuer à payer pour emprunter de la musique (ou des films), car ne pouvant pas trouver d'artifice, sont les usagers majeurs sans enfants qui déclarent un revenu à partir du SMIC.

C’est pourquoi nous, professionnels des sections discothèques mais aussi des autres sections des bibliothèques parisiennes, demandons à nouveau que la mairie de Paris instaure la gratuité de tous les supports musicaux, comme pour les collections imprimées, à tous les usagers sans distinction, pour permettre un véritable accès à la culture et une véritable égalité de traitement.

Premiers signataires (par ordre alphabétique) : Ismène Alessandri (MMP-Paris Centre), Jean-Luc Bourel (Bibliothèque François Villon-Xe), Françoise Boyer (Bibliothèque Buffon-Ve), Carole Castéra-Tordet (Bibliothèque Malraux-VIe), Sibylle Cosson (Bibliothèque Buffon-Ve), Eric Cuisset (Bibliothèque Italie-XIIIe), Patrick Doncourt-Bandelier (Bibliothèque Sagan-Xe), Djamila Derni (Bibliothèque Buffon-Ve), Patrick Engel (Bibliothèque Valeyre-IXe), Sébastien Fauque (MMP-Paris Centre), Neil Hercberg (Bibliothèque Brassens-XIVe), Laudine Lemancel (MMP-Paris-Centre), Christophe Libouban (Bibliothèque Buffon-Ve), Maxime Milliet (Bibliothèque Malraux-VIe), Céline Muller (bibliothèque Buffon-Ve), Gabrielle Panetrat (MMP-Paris Centre), Catherine Pecassou (Bibliothèque Italie-XIIIe), Jean-Claude Peralba (MMP Paris-Centre), Bertrand Pieri (MMP-Paris Centre), Aurélien Stiegler (Bibliothèque Batignolles-XVIIe),

Pour signer le texte écrire en envoyant vos noms à l'adresse courriel suivante : socialnecmergitur@yahoo.fr (si vous n'arriver pas à nous écrire, vous pouvez signer en laissant un message dans la rubrique commentaire)

 

 

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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 12:59

 

« J’ai découvert ce métier dans un centre d’orientation, après l’armée. Ce qui m’a attiré, c’est de pouvoir mettre un pied dans la culture tout en faisant de l’opérationnel », a-t-il déclaré dans une interview à la presse

 

Le réseau des bibliothèques parisiennes, un des plus importants au monde avec ses soixante-cinq établissements, a un nouveau directeur : Jean-Arthur Creff. Si ce dernier, qui a le grade de conservateur en chef, a eu d’abord un parcours des plus classiques en passant par la Bibliothèque nationale, le ministère de la Culture ou encore la bibliothèque du centre Pompidou, force est de noter qu’il a eu une affectation des plus surprenantes avant de prendre en 2019 la tête des bibliothèques de Colmar (Haut-Rhin). Rien moins.... qu’à l’OTAN !

Une info qui a eu de quoi surprendre lors de son arrivée en Alsace puisque dans une interview à la presse régionale, il a dû avouer « avoir découvert ce métier dans un centre d’orientation, après l’armée. Ce qui m’a attiré, c’est de pouvoir mettre un pied dans la culture tout en faisant de l’opérationnel » (lire ici). Bon, en ce qui concerne l’OTAN ce n’était bien sûr.... que la bibliothèque ! Et oui, étonnant mais il existe bien ce type de lieu dans ce genre d'endroit, réservé toutefois aux militaires otaniens et quelques chercheurs en géopolitique triés sur volet. Même si dans une interview au site officiel de l’organisation du traité de l'atlantique nord Jean-Arthur Creff s’étonnait « que des lecteurs arrivent et me demandent où sont les bandes dessinées... ou où sont les romans... alors que, bon, c'est quand même une bibliothèque purement scientifique ». Pas très fluctuat

Ceci dit, dans cette même interview on en apprend aussi de belles sur le fait que n’importe qui puisse entrer dans un des bâtiments les plus sécurisés de la planète car d’après Jean-Arthur Creff dans cette bibliothèque, située il faut rappeler au siège même de l’organisation militaire à Bruxelles, on pouvait y croiser « les habituels lecteurs qui s'endorment, ceux qui ne sortent pas de la bibliothèque quand on la ferme, qui y restent donc enfermés. Il nous est -même arrivé de fermer la bibliothèque et de nous apercevoir ensuite qu'un lecteur était resté à l'intérieur ». Du pur mergitur….

 

            

                               Jean-Arthur Creff, le nouveau patron des bibliothèques parisiennes

                                                               - Gaaaaarde à vous !

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25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 15:54

 

L’eau s’est infiltrée dans les murs faisant sauter une partie du système électrique !

Les violents orages qui se sont abattus sur la capitale le 16 aout dernier viennent de provoquer un effet retard des plus inattendues sur un des musées phare de la Ville Paris : le musée d’art moderne (MAM)

« Les dysfonctionnements électriques liés aux intempéries du 16 août ne pouvant être résolus dans les délais espérés, nous regrettons de devoir fermer l’exposition Eugène Leroy de manière anticipée », a ainsi annoncé l’établissement sur ses réseaux sociaux ce mardi. Il faut dire que l’eau a touché une grande partie du système électrique du MAM

Ceci dit, l'exposition qui occupait une partie du MAM n’est pas seule à pâtir de ces intempéries car « certaines salles des collections permanentes (la majeure partie du site NdR) » devraient elles aussi fermer si l’on décrypte le communiqué publié par le musée sur son site.

C’est que lors de ces fortes pluies, l’eau s’est infiltrée dans les murs causant une panne des lumières, sans parler des moisissures su les murs, empêchant donc nettement le musée d’ouvrir normalement. « Ce ne sont pas des dégâts importants, rien d’alarmant. Simplement, comme cela concerne les systèmes électriques on ne peut pas ouvrir au public, dans des conditions dégradées » tente bien de déminer la direction du musée au journal Le Parisien.

Sans forcément y arriver d'ailleurs, car selon le quotidien « d’autres travaux sont en cours pour réparer les dégradations électriques », des réparations souvent longues à réaliser comme chacun sait. En tout cas qui persistent toujours au bout de dix jours. Pas très fluctuât donc. Et même carrément mergitur !

 

 

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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 14:12

 

Si bien que les centres aérés qui accueillent tout l’été des milliers de petits parisiens risquent de ne pas ouvrir faute de personnels vacataires couverts par un contrat de travail !

 

La crise doit être vraiment profonde à la mairie de Paris, car voilà que des agents jusqu’alors très discrets ont décidé d’exprimer leur ras-le-bol et, au de vu leurs fonctions vitales pour faire marcher la machine de l’administration parisienne, pourraient tout simplement faire exploser cette dernière dans les jours qui viennent !

C’est que ces personnels municipaux, appelés UGD, ont un rôle plus que stratégique car c’est eux qui établissent les fiches de paye des soixante mille agents municipaux de la capitale. Mais eux aussi qui établissent les contrats de recrutement des vacataires d’été indispensables pour ouvrir les centaines de centres aérés parisiens. C’est peu dire que le climat déjà explosif pourrait tourner à la catastrophe pour l’équipe dirigée par Anne Hidalgo.

C’est que la menace est réelle car la fronde vient justement de la Direction des Affaires Scolaires de la Ville de Paris (DASCO) en charge justement de ces centres, qui accueillent tous les jours pendant l'été, des milliers de petits parisiens et qui risquent donc de fermer faute de personnels vacataires couverts par un contrat de travail comme ils l’expliquent dans une lettre ouverte à leur hiérarchie (lire ici).

Une fronde qui pourrait très vite faire tâche d’huile car la colère gronde très fortement également chez les UGD des autres directions de la ville, comme celle de la petite enfance, en charge des crèches, celle en charge des agents du nettoiement ou encore celle en charge des agents de toutes les mairies d’arrondissements. D’ailleurs, une nouvelle assemblée générale est prévue ce jeudi 16 juin qui devrait sans doute durcir le mouvement ou non en fonction des réponses de l’exécutif municipal.

 

 

                                                            La mairie de Paris bloquée cet été ?

 

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 16:08

 

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 16:07

 

Agissements homophobes ou misogynes, harcèlement moral et sexiste, agressions… Quelques mois après une lettre des intérimaires du Musée d’art moderne de la Ville de Paris dénonçant un climat anxiogène, le journal Libération a enquêté et constaté des agissements similaires dans six autres musées gérés par la municipalité parisienne

 

À l’été 2021, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (MAMVP) s’est constitué un collectif d’intérimaires, révoltés par le sexisme de l’environnement ambiant dont eux-mêmes et les visiteurs seraient les cibles. Dans une lettre envoyée à la direction de leur établissement et à Paris Musées, l’établissement public en charge des musées de la capitale depuis 2013, le collectif dénonçait alors« des cas de misogynie, de sexisme, de racisme, d’homophobie et de harcèlement sexuel » qui ont lieu « au quotidien, et même devant le public ».

 

D'après cette lettre, six fonctionnaires s’y distingueraient et les actes évoqués sont décrits avec précision – comme cette fellation mimée par un agent à une vacataire. Mais ni cette lettre, ni les multiples entretiens avec leurs supérieurs, ni même l’intervention d’Alice Coffin, conseillère de Paris (EELV) et membre du conseil d’administration de Paris Musées, auprès de la directrice générale Anne-Sophie de Gasquet, arrivée en mars 2021, n’auraient été suivies d’actions spécifiques. Suite à cette affaire, le journal Libération a décidé d'enquêter et aurait aussi constaté des agissements similaires dans six autres musées gérés par la municipalité parisienne dans un article publié le 11 avril (lire ici).

 

 

 

 

 

 

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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 14:43

 

Le syndicat CGT a déclenché auprès du président du CHSCT « un droit d’alerte » dénonçant « un système de détection de fuite défaillant » et demande en urgence « le remplacement des 300 flexibles défectueux et le contrôle de l’ensemble des installation électriques »

 

C’est la goutte de trop pour le syndicat CGT de la bibliothèque Nationale de France (BNF) qui dans un communiqué a révélé que « pour la cinquième fois en deux mois des fuites d’eau ont touché des magasins situés dans la zone du quadrilatère Richelieu (le site historique situé dans le Ier arrondissement de Paris) dont la rénovation est en train de s’achever et où se trouvent déjà des collections patrimoniales ». 

 

Et le syndicat de préciser : « la dernière d’entre elle a nécessité l’intervention de la caserne des pompiers du premier arrondissement dans la nuit du 1er au 2 février et a touché, après avoir traversé plusieurs niveaux, une dizaine de boites contenant des papyrus anciens appartenant au département des Manuscrits ».

 

À cela se rajoute, selon le syndicat, « un système de détection des fuites défaillant renvoyant les techniciens vers une armoire de climatisation en parfait état et ralentissant ainsi leur intervention et celle des pompiers de plusieurs heures » sans parler « qu’un certain nombre d’installations électriques dans des espaces accessibles aux agents ne sont pas totalement achevées : il s’agit de boites de dérivation laissées ouvertes et déjà sous tension » et donc sujet à risque en cas d’inondation.

 

Dans son droit d’alerte, qui en principe doit amener à une enquête de la part du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la BNF, la CGT demande également « le remplacement en urgence des 300 flexibles défectueux et le contrôle de l’ensemble des installations électriques avant toute reprise progressive des déménagements ».

 

 

 

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20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 15:30

 

De son côté la Ville de Paris a saisi le Préfet de Police pour « qu'il dépose plainte auprès du procureur de la République »

 

« Collabo » : c’est le qualificatif fleuri qui orne les dizaines d’affichettes collées à la sauvage dans neuf bibliothèques municipales de la capitale :Marguerite Audoux (IIIe), Lancry (Xe), Parmentier (XIe), Violette Leduc (XIe), Hergé, (XIXe, Levi-Strauss (XIXe), Benjamin Rabier (XIXe), Oscar Wilde (XXe) et Marguerite Duras (XXe). Des affichettes probablement posées par des « antivax » ou, au minimum, d’opposants à la mise en place du passe sanitaire. Une mesure bientôt durcie avec le « passe vaccinal » qui doit entrer en vigueur dans les prochains jours s'il n'est pas censuré par le Conseil Constitutionnel.

 

Une offensive qui ne se limiterait pas à des affiches si l'on en croit les syndicats qui précisent « qu’ailleurs ce sont des tags qui ont été faits dans des WC pour traiter de fous celles et ceux qui portent le masque ». De son côté, la ville de Paris a annoncé avoir déposé plainte pour « pour diffamation et dégradations de biens publics ». « Le Préfet  de Police a de son côté déposé plainte auprès du procureur de la République à notre demande » déclare par ailleurs l’administration.

 

Pour enfoncer le clou, la directrice des affaires culturelles, Irène Basilis, a écrit dans un communiqué envoyé aux représentants du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) « qu’il Il a été clairement indiqué dans le contenu de cette plainte que les agents des bibliothèques visées par cet affichage pouvaient également déposer une plainte pour injures à titre personnel s’ils souhaitaient se joindre à l’action de la Ville ». Pour la haute fonctionnaire municipale, un seul mot d'ordre : faut pas se laisser emmerder !

 

 

 

Affiche collée sur la devanture de la bibliothèque Marguerite Duras (XXe)

 

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13 décembre 2021 1 13 /12 /décembre /2021 13:46

 

Vu ce qui vient d’être posté sur le site officiel de la municipalité parisienne la question ne se pose plus…

 

La ville de Paris a-t-elle été victime d’un détournement ? C'est ce que se sont forcément demandés de nombreux observateurs à la lecture d’un communiqué de presse annonçant sa dernière initiative : organiser une votation citoyenne….. pour décider de la date de la Nuit Blanche !  Au départ tout le monde a même cru à une initiative du site parodique Le Gorafi. Et puis, finalement, non puisque ce texte est vraiment disponible sur le site officiel de la Ville de Paris !

 

Maintenant plus de doute, l’équipe d’Anne Hidalgo a bien été infiltrée par des militants dadaïstes dignes de ceux qui officiaient  jadis dans la troupe d’Action Discrète ou de ceux qui sévissent actuellement au Gorafi. Et leur opération a été au-delà de leurs espérances puisque environ deux mille gogos sont tombés dans le panneau selon le dernier comptage  des services municipaux.

 

Ces derniers se sont d’ailleurs donnés un prochain défi. Et de taille ! Faire croire à Anne Hidalgo et son entourage qu’en levant les bras pendant une journée entière, elle pourrait décoller des 3% dont elle est actuellement créditée dans les sondages. Si cette nouvelle tentative de canular arrive à atteindre son but, ce serait pour la candidate socialiste non seulement  pas très fluctuat. Mais même carrément mergitur !

 

 

                - Pff, maintenant je me retrouve à 2%,  j'espère que j’ai pas été victime d'un canular.....

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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 15:32

 

Bibliothèque fermée le week-end, conférences et événements annulés jusqu’à nouvel ordre… Le mouvement de grève des agents territoriaux démarré il y a cinq mois fait tanguer les Champs libres, vaisseau amiral de la culture rennaise

 

Café philo, conférences sur la biodiversité des mardis de l’espace des sciences, concerts, projections de films… Pas un jour de ces vacances de la Toussaint ne devait se dérouler sans événement aux Champs libres à Rennes (Ille-et-Vilaine). Mais tout a été annulé. Le mouvement social des agents territoriaux qui s’éternise depuis cinq mois et demi a pris de la vigueur. Les agents de la bibliothèque, fermée chaque week-end depuis cinq mois et demi, ont été rejoints par les techniciens de l’auditorium des Champs libres puis par ceux du musée de Bretagne, lors d’un débrayage mardi dernier.

 

Les expositions de l’Espace des sciences ou du musée de Bretagne sont toujours ouvertes au public. Mais Corinne Poulain, la directrice des Champs libre, a décidé d’annuler toute la programmation événementielle jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente de la résolution du conflit social. La réouverture complète des Champs libre, lieu de culture et de citoyenneté, après des mois de confinement était pourtant très attendue. Au mois de juin, l’application de la loi des 1 607 heures est venue tendre les rapports des agents avec leur employeur, Rennes métropole. Cette loi vise à faire en sorte que tous les agents territoriaux passent aux 35 heures. Rennes métropole a décidé de saisir l’occasion pour harmoniser les statuts de tous ses agents territoriaux.

 

« L’application de la loi des 1 607 heures n’est qu’une partie du dossier, rappelle Eric Derouene, délégué syndical CGT et agent à la bibliothèque des Champs libres, tête de pont d’un réseau de bibliothèques de quartiers. Aux bibliothèques, nous travaillons un week-end par mois et nous avions le choix entre une compensation financière ou un repos compensateur, choisi par 85 % des agents. Rennes métropole veut le supprimer. Il s’agit là d’une décision locale. Il y a une vraie colère des agents des bibliothèques, qui se sont investis pendant le confinement notamment pour mettre en place le clik and collect. Nous perdons dix jours de repos compensateurs, mais les agents qui travaillent dans les Ehpad en perdent 24 ! On les entend moins car ils sont réquisitionnés ».

 

Face au durcissement du mouvement de grève, les délégués de l’intersyndicale (CGT- UGICT.CGT, FO, Sud, Unsa) ont été reçus par la maire de Rennes, Nathalie Appéré, vendredi dernier. « Trois délibérations ont été prises par Rennes métropole en juin et juillet pour appliquer la loi des 1 607 heures et remettre à plat les régimes indemnitaires des agents territoriaux, rappelle Antonin le Moal, directeur des ressources humaines de la ville de Rennes et de Rennes métropole. Il y a des services où le travail le dimanche ne donnait droit à aucune compensation et d’autres où elle était à la fois financière et en repos compensateurs. Cela s’expliquait par la construction historique des différents services ».

 

Rennes métropole se défend de considérer le dimanche comme un jour travaillé comme les autres. « Outre les compensations financières de 100 € par dimanche, des propositions ont été faites à l’intersyndicale lors de la discussion avec Nathalie Appéré notamment, souligne Antonin Le Moal. Comptabiliser le temps de travail caché, comme la préparation d’une animation, réduire les horaires de coupes, quand une personne travaille le matin et revient en fin d’après-midi, attribuer des RTT supplémentaires. Les agents des Ehpad participent à ces discussions avec leurs directions. La même proposition a été faite aux agents des bibliothèques, c’est une main tendue ». « Sous prétexte d’harmonisation, Rennes métropole nivelle par le bas », estime Eric Derouene. Une assemblée générale des agents est prévue ce mardi 9 novembre.

 

Lire l’article de Ouest-France

 

 

 

 

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