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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:51

 

Le Parisien : Le 21 février 2015

 

« Les usagers savent pourquoi on fait grève. Ils connaissent nos conditions de travail : ils nous comprennent », déclarent les grévistes.

 

Le dialogue social prend l’eau entre les agents municipaux des piscines et la mairie de Paris. Ce week-end, il n’y a aucune chance de voir s’achever la plus longue grève jamais connue dans les bassins, les gymnases et les stades de la capitale. Bien au contraire, le recours à des agents volontaires pour remplacer les grévistes, annoncé hier aux syndicats par la Direction de la Jeunesse et des sports (DDJS), n’a fait que renforcer le mouvement.


Pour les nageurs, ce sera double-peine : la grève des dimanches, à laquelle ils ont bien dû s’habituer, commencera dès le samedi. Et cela dès aujourd’hui, où environ la moitié des piscines resteront fermées. C’est la riposte de l’intersyndicale aux accusations de « radicalisation intolérable » de la mairie de Paris.


Hier matin, les syndicats ont été reçus par la direction des ressources humaines de la ville. Sans négociation prévue quant à la revalorisation des primes dominicales demandée par les agents, — de 44 € actuellement à 180 € par dimanche—, mais avec un préavis de grève dont la ville n’a pu que prendre acte.

 

C’est que les employés des sites sportifs ont aussi du mal à « encaisser » la petite ruse de la Ville, qui a décidé de déplacer les matchs et d’avancer les compétitions du dimanche au samedi, pour limiter les conséquences de la grève. La riposte pendra la forme de piquets de grève itinérants, dès aujourd’hui, devant plusieurs structures parisiennes. « D’ailleurs, nous demandons aussi une indemnité pour les samedis, où nous travaillons dix heures pour le salaire d’une journée normale », prévient un responsable du syndicat FO.

 

« Cette revalorisation, cela fait plus de dix ans qu’on se bat pour l’avoir, et ce n’est pas un luxe ! défend, en écho, un délégué CGT. On travaille un week-end sur trois, pour gagner 1 700 € après plus de trente-cinq ans de maison. Il faut arrêter de nous dire qu’il n’y a plus d’argent, quand on voit ce que la ville dépense pour Paris-plage ou la Nuit blanche ».


Aucun rendez-vous n’est encore envisagé entre l’intersyndicale et l’Hôtel de Ville. En attendant, « les usagers savent pourquoi on fait grève. Ils connaissent nos conditions de travail : ils nous comprennent », veulent croire les grévistes.

 

Lire l’article du « Parisien »                          

 

                       

Social : La grève du dimanche gagne aussi les samedis dans les équipements sportifs de la ville de Paris

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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