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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 16:48

 

Les personnels sont en grève, la direction a fermé les salles de classe, les étudiants occupent l’établissement…. et organisent eux même les cours.

 

Y a comme un parfum de mai 68 du côté de l’École Spéciale d’Architecture (ESA). L’établissement situé au 254 Boulevard Raspail (VIe), juste en en face de la fondation Cartier et à deux pas de la place Denfert-Rochereau, est en pleine ébullition. La cause ? La suppression de neuf postes qui vont impacter dès la rentrée prochaine le fonctionnement de  la bibliothèque mais aussi du service informatique ou reprographie. « Des licenciements secs » d’après les étudiants et les enseignants qui ont décidé d’entamer un bras de fer avec la direction de l’école.

 

Pour la bibliothèque, c’est rien moins qu’une mise à mort programmée puisque sur les trois bibliothécaires, deux doivent être licenciés d’ici les vacances. Une bibliothèque qui est pourtant une référence dans son domaine avec un fonds patrimonial de 1 600 titres et de périodiques publiés entre 1820 et 1860 et un fonds contemporain de plus de 10 000 ouvrages publiés de 1968 à nos jours. Sans parler de nombreux documents audiovisuels, de milliers de mémoire d’étudiant et de centaines de collections de revues internationales.

 

« C’est tout les services dédiés aux étudiants qui vont être supprimés » protestent les élèves de cette institution prestigieuse, la plus ancienne école d’architecture en France, fondée en 1865 et reconnue d’utilité publique depuis 1870. Car outre la bibliothèque, ce sont les services informatiques, l’atelier dédié à la construction des maquettes ou encore l’atelier de reprographie qui sont dans le viseur de la direction

 

Pour étouffer la contestation, la direction, de son côté, a décidé de se faire une « Sorbonne » en….  fermant toutes les salles de classe dès ce mardi matin  ! En riposte, les étudiants ont décidé d’occuper… la cour de l’école où se tiennent désormais les cours avec les enseignants visiblement eux aussi en conflit avec le management de l’ESA.

 

« La gestion défaillante de la direction actuelle a mené à l’aggravation de la situation financière » dénoncent  les étudiants et  la communauté enseignante qui refuse cette situation. En attendant les élèves occupent l’école. Joli mois de mai ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année
La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année
La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année

                                                                    A l'école d'architecture, y a comme un parfum de mai

 

 

 

 

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commentaires

Architektôn 21/07/2015 16:28

Plutôt décevant venant d'une telle école d'architecture... Mais en tout cas c'est assez encourageant de voir des élèves aussi passionnés par leurs études et leur école. Quand on pense que certains ont travaillé comme des dingues, dépensé une fortune pour suivre des prépa architecture pour intégrer l'école et ensuite être confrontés à une grève d'une telle ampleur, c'est assez décevant.

Simos 18/04/2015 12:00

C'est l'école spéciale d'architecture et non supérieure

Social Nec Mergitur 18/04/2015 17:12

Merci
C'est rectifié

Ferdant 18/04/2015 07:46

Le substantif Impact, désignant le choc d’un projectile contre un corps, ou la trace, le trou qu’il laisse, ne peut s’employer figurément que pour évoquer un effet d’une grande violence. On ne saurait en faire un simple équivalent de « conséquence », « résultat » ou « influence ».
C’est à tort qu’on a, en s’inspirant de l’anglais, créé la forme verbale Impacter pour dire « avoir des conséquences, des effets, de l’influence sur quelque chose ».
[Académie Française]

Ferdant 19/04/2015 09:19

Pas besoin de réécrire l'article : le corriger suffirait !
Notre langue est malmenée par une forme de suivisme et par la soumission passive à l'anglomania ambiante : il appartient à tous (y compris aux syndicats) de s'exprimer correctement pour la plus grande clarté des échanges...

Social Nec Mergitur 18/04/2015 17:16

Merci pour cette précision. mais doit-on alors réécrire notre article ?