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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 20:39

 

Le syndicat FSU de la bibliothèque Nationale de France parle même de « travail malmené »

 

C’est une véritable douche froide qui s’est abattue sur le dernier Comité Hygiène,Sécurité et Conditions de Travail (CHS-Ct) de la bibliothèque Nationale de France (BnF), l’établissement public qui chapeaute notamment la grande bibliothèque François-Mitterrand dans le XIIIème arrondissement de Paris et le site historique de la rue de Richelieu (IIe).

 

Il faut dire que le rapport présenté en séance par le service médical de prévention est on ne peut plus accablant si l’on en croit le compte rendu fait par syndicat FSU sur son site. Les médecins font clairement état « d’une augmentation de la souffrance au travail » et dénoncent notamment la situation des agents en situation de handicap. Des personnels qui ne semblent guère considérés par la direction de la BnF puisque les médecins pointent « le délaissement, le rejet et la relégation ». Autre symptôme de ce véritable mal-être au travail : « la survenue de pathologies psychiques graves que les médecins reconnaissent désormais comme suicidaires »  rapporte  le syndicat pour qui « les mots figurant dans les rapports des médecins sont lourds de conséquence ».

 

En réponse, la direction de la BnF a déclaré « vouloir se saisir des différentes problématiques soulevées par le CHSCT telles que le vieillissement, l’évolution des activités, le handicap » et « mener une réflexion afin de dégager des solutions en y associant les organisations syndicales ». Une déclaration qui a, semble-t-il, laissé les partenaires sociaux de marbre.  « Nous demeurons cependant sceptiques face à une telle déclaration de bonnes intentions quand cette même administration joue au pompier-pyromane» rétorque ainsi la FSU de la BnF.

 

En effet, le syndicat constate que « les contrats de performance successifs commencent à porter leurs fruits empoisonnés : l’abaissement délibéré de l’effectif, sa précarisation, sa fragilisation, son épuisement et, en même temps, le refus catégorique de réduire le paramètres de communication et l’amplitude d’ouverture des salles – c’est même l’inverse avec la tentative heureusement avortée de la direction de créer des nocturnes – constituent un garrot qui étrangle et asphyxie progressivement les personnels ».

 

En tout cas, la BnF se retrouve face à ses responsabilités après le signal d’alarme tiré par les médecins et va devoir revoir son organisation du travail. Une obligation légale qui lui incombe en tant qu’employeur. Dura lex sed lex.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

           Santé au travail : La BnF face a ses responsabillités

BnF : les médecins dressent un bilan alarmant sur la santé des personnels

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Published by Social Nec Mergitur - dans Santé au travail: C'est HS !
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