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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 12:16

 

Le Parisien: le 24 juillet 2015

 

Il est possible qu’il y ait des disparitions plus anciennes qui n’ont pas encore été découvertes reconnaît la direction

 

Comment des vols d’une telle ampleur ont-ils pu avoir lieu et surtout passer quasi inaperçus ? Le butin est pourtant conséquent : 43 gravures des XVIe et XVIIe siècles, inspirées par Brueghel l’Ancien, le peintre flamand, évaluées à plus de 130 000 €, se sont volatilisées des réserves de la Bibliothèque nationale de France (BNF), rue Richelieu (IIe), sorte de caverne d’Ali Baba où sont stockés 40 millions de documents et œuvres anciens.

L’institution attend toujours les résultats de l’audit. « Nous allons voir ce qu’il préconise pour renforcer la sécurité », souligne Sylviane Tarsot-Gillery, sa directrice. D’ores et déjà, la BNF s’est équipée de 15 caméras supplémentaires. « Nous avons également changé des serrures, mis des badges électroniques. Nous procédons aussi désormais à des contrôles aléatoires sur les sacs, tant auprès du public que du personnel ».

 

Révélé mercredi par le Canard enchaîné, le vol a été découvert en février par hasard, après qu’un chercheur a demandé à consulter ces gravures. Les bibliothécaires ont alors ramené le fascicule qui les contenait, vide, lacéré au cutter. La BNF a déposé plainte le mois suivant et le 3 juillet un employé a été arrêté. Les policiers sont remontés jusqu’à lui en retrouvant un marchand néerlandais qui lui avait acheté des gravures, avant de les revendre à un Belge.

 

Lors de sa garde à vue, cet agent qui travaillait au magasinage a reconnu les faits. Il a été mis en examen, placé en détention provisoire et son domicile placé sous scellés. L’enquête, toujours en cours, a été confiée au « groupe broc » de la brigade de répression du banditisme (BRB). Ces spécialistes du marché de l’art s’intéressent également à 21 cartes d’atlas, certaines vieilles de 300 ans, estimées à plus de 100 000 €, qui elles aussi ont disparu sans que la BNF ne s’en aperçoive. Le suspect a nié être l’auteur du vol de ces documents précieux, entreposés au même endroit que les gravures.

 

La CGT de la BNF est montée au créneau ce jeudi pour dénoncer « la faiblesse des effectifs », « la fragilité des collections patrimoniales » et « une accumulation de contenus référencés sans précision » qui fait qu’il est « quasiment impossible de repérer les documents volés ». A la BNF, on peine à parler d’inventaire et à dater la disparition des œuvres. Sylviane Tarsot-Gillery reconnaît qu’« il est possible qu’il y ait des disparitions plus anciennes », qui n’ont pas encore été découvertes.

 

Lire l'article du Parisien

 

Vol de 44 gravures anciennes : la BNF ne s’était rendu compte de rien

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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