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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 13:34

 

Le Parisien : le 13 octobre 2015

 

Seul problème : Le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, limitée dans le temps et plafonnée au nombre d'emprunts.

 

Cela fera peut-être date dans la révolution numérique en cours. « Nous lançons mardi (NDLR : aujourd'hui) le service de prêt de livres numériques entièrement gratuit », nous annonce Bruno Julliard, premier adjoint (PS) chargé de la culture. Les 300 000 inscrits dans les 74 bibliothèques municipales recevront aujourd'hui un courriel les informant de la nouvelle. « C'est la première fois en France qu'un service de prêt d'ouvrages numériques est développé à cette échelle, sachant que 1 % seulement des bibliothèques publiques proposent le livre numérique », fait valoir Bruno Julliard.


Toute personne, inscrite dans une bibliothèque de la Ville est invitée à se connecter sur le site dédié*. Parmi 2 250 ebooks, chacun pourra emprunter, c'est-à-dire télécharger, « trois documents par mois dont deux simultanément », précise-t-on au cabinet de l'élu. Début 2016, cette bibliothèque numérique comptera 4 000 références supplémentaires, l'objectif étant d'arriver à 15 000 ebooks en 2018. Un budget de 1 M€ (ventilés de 2014 à 2018) est affecté au lancement du prêt numérique (lire ci-dessous). Ce service de prêt d'ebooks est mis en œuvre dans le cadre de la plateforme du Centre national du livre, qui permet aux municipalités d'acquérir la licence temporaire pour tel ou tel ouvrage auprès des éditeurs.

Seul problème, aux yeux de Bertrand Pieri, représentant CGT des bibliothèques de la Ville : « Le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, limitée dans le temps (six ans à Paris) et qui est plafonnée au nombre d'emprunts (30 à 40 prêts) ». Au-delà de 30 à 40 emprunteurs, le livre électronique doit donc être racheté à l'éditeur qui, de toute façon, réexpédie la facture à la municipalité tous les six ans. D'où la formule de la CGT : « Au bout de 30 ou 40 emprunts, votre document s'autodétruira ! » (
lire ici).

Tout en soulignant que « le taux de renouvellement des ouvrages papier est important », Bruno Julliard conclut : « Le livre numérique est une offre complémentaire dotée d'un budget spécifique. Il ne s'agit pas de diminuer la somme affectée à l'achat de livres classiques ».

 

Lire l’article du  Parisien

 

 

 

                   Prêt numérique : La mairie de Paris entravée par les éditeurs

Les bibliothèques parisiennes se mettent à l'heure du numérique

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