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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 10:40

 

Pauline Veron, l’adjointe en charge de la politique de la ville et…. de la démocratie et de la participation citoyenne, refuse de respecter une décision pourtant votée à l'unanimité par le CHSCT

 

C’est une direction de la Ville de Paris qui porte vraiment bien mal son nom, celui de « démocratie », tant les conflits sont exacerbés entre l’adjointe en charge du secteur, Pauline Veron et les syndicats au sein des instances représentatives des personnels la Direction de la Démocratie,des Citoyens et des Territoires (DDTC). Une direction qui assure entre autres le fonctionnement interne du Conseil de Paris, celui des cabinets des Adjoints au Maire ou encore des relations avec les mairies d'arrondissement et les associations de la capitale. Bref, un secteur sensible du côté de l’Hôtel de Ville.

 

Après un Comité hygiène et sécurité (CHSCT) très mouvementé en novembre dernier qui avait vu Pauline Veron hurler au scandale (lire ici),  on pensait que le conflit allait s’apaiser puisque les organisations syndicales, toutes tendances confondues, avaient fini par obtenir une expertise indépendante avec un cabinet agréé par le Ministère du Travail pour analyser les conditions de travail dans le sevice dit de la politique de la ville (rattaché à la DDTC) et dont nombre d'agents se trouvent en grande souffrance depuis plusieurs années déjà. « Il s’agit d’analyser concrètement les risques organisationnels et la combinaison de ces risques pour les agents : Intensité du travail, l’augmentation de la charge de travail sans moyens suffisants, conflits de valeur... » précisaient ainsi les représentants des personnels dans un communiqué (lire ici). C'était même « du jamais vu à la Ville de Paris pour une reconnaissance de la souffrance au travail et des risques psycho-sociaux » selon les organisations syndicales.

 

Oui, mais voilà, la mairie de Paris a décidé de s’assoir sur les décisions du CHSCT au risque de provoquer une nouvelle fronde sociale, voire de se coltiner une plainte pour « entraves syndicales » en refusant que le cabinet désigné puisse commencer son enquête sur les risques psycho-sociaux dans le service concerné. Selon plusieurs sources, la ville craindrait les conclusions à venir. Et la municipalité socialiste de choisir un cabinet moins regardant pour mieux lui dicter la marche à suivre en prévision des prochaines reorganisations et restructurations. Heureusement que la mairie est désormais dirigée par une ancienne inspectrice du travail...

 

Une procédure qui met même le nouveau cabinet d’expertise dans l’embarras puisque celui-ci a déclaré devant les représentants des personnels « qu’une expertise décidée par les élus du CHSCT ne se passe pas comme cela, et qu’il n’y a pas de comité de pilotage d’habitude ». Pan sur le bec d’Anne Hidalgo et de son équipe. Si le projet budget participatif avec les parisiens, dirigé lui aussi par Pauline Veron et forment médiatisé par la mairie, se passe dans les mêmes conditions ça promet d’être sportif.

 

Enfin détail qui tue : le Conseil de Paris s’est vu présenté une délibération municipale pour commander un logiciel sur la « gestion de la santé au travail et la prévention des risques professionnelles pour l’ensemble des agents de la Ville ». Du pur mergitur. Pas de doute, à la mairie de Paris, le travail est vraiment au bord de la crise de nerf. De quoi relancer les maigres ventes du livre d'Anne Hidalgo, malgré des critiques dithyrambiques (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

A la mairie de Paris, le travail est vraiment au bord de la crise de nerf

                       - Pas d'inquiétude les amis, j'ai plein d'exemplaires en stock

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Published by Social Nec Mergitur - dans Santé au travail: C'est HS !
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commentaires

Jean Peuplus 20/02/2016 07:14

Les contrats aidés sont les plus exposés à ces risques, souvent victimes des non titulaires qui les considèrent comme des "cas sociaux", des parasites et des débiles mentaux, des titulaires qui ne supportent pas qu'un de ces contrats ait plus d'expérience, de compétences et de motivations, qu'eux mêmes.

Les syndicats s'en fichent et agissent par corporatisme en protégeant les titulaires contre les non-titulaires, l'inspection du travail refuse d'intervenir, même quand elle connait les risques de suicides, quand à la médecine du travail, elle est complice, organisant le retrait de l'agent victime, jusqu'à la date anniversaire de son contrat qui ne sera pas renouvelé.

La section CGT dédiée aux contrat aidés est maintenant complice des agissements criminels de certains chefs et agents, allant jusqu'à nier des faits avérés pour retourner les situations contre les victimes : harcèlement, chantages, insultes, cadences imposées, mise au placard, discriminations, violences...

Quand certains chefs connaissent les risques suicidaires, ils mettent les bouchées doubles pour pousser la victime à en finir, exerçant des pressions contre les titulaires pour qu'ils la mettent en quarantaine, sachant comme m'a dit un agent : "De toutes façons ils sont jamais condamnés, et au pire, c'est l'administration qui paye, et ils seront défendus mordicus par la direction et les syndicats" (faux témoignages à l'appui...).

Enfin, vous faites tous semblant de ne par voir, vous avez l'indignation à géométrie variable, et les contrats aidés peuvent crever en attendant, ça ne vous fait ni chaud ni froid ; vous pouvez supprimer mon commentaire, non seulement, des procès se préparent contre les harceleurs bien syndiqués et la Mairie qui ferme les yeux, mais en plus, vous pouvez compter sur nous pour bien médiatiser ces affaires : la notion de lutte des classe est plus qu'un slogan pour entretenir le folklore d'organisations syndicales plus préoccupées à nourrir leurs permanents grâce aux adhérents qui ont la sécurité de l'emploi, que d'aider les plus faibles, qu'au contraire, elles enfoncent : avec des "camarades syndicalistes" comme ça, les précaires n'ont plus besoin d'ennemis.

faidi 17/02/2016 10:52

Bonjour tous le monde,
"""Quoi..! : un logiciel pour "soigner" les TPS (troubles psychosociaux), et faire de la prévention pour l’ensemble des agents de la Ville.??
C'est un leurre voyons : les "trouble"--"psycho"--"sociaux"; sont des activités névrotiques déjà enraciner dans les têtes....
-.Pour une reconnaissance de la souffrance au travail et des risques psycho-sociaux .....-Nous sommes très précisément à 12 à 15 millions d'années lumière de la ( prévention primaire)- c'est un fait !



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