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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 13:39

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Durée maximale de travail, forfaits jour, accords compétitivité-emploi : le projet de loi El Khomri sur la négociation collective, le travail et l'emploi donne la main aux entreprises

 

Le projet de loi El Khomri va permettre demain aux entreprises de négocier à la carte le temps de travail. Car, s'il ne touche pas à la durée légale, il donnera la main aux employeurs qui pourront avoir recours facilement aux multiples exceptions qui entourent la règle des 35 heures en établissant des accords. Revue de détail...

 

Durée maximale de travail : jusqu'à 60 heures par semaine en cas d'accord. Le projet de loi stipule que la durée quotidienne de travail pourra être portée à 12 heures par accord d'entreprise. Cette possibilité existe déjà dans le Code du travail. Mais, pour la mettre en place, il faut aujourd'hui des « dérogations accordées dans des conditions fixées par décret », autrement dit dans des cas très rares.

 

Autre changement, la durée moyenne de 44 heures maximum de travail par semaine peut être portée à 46 heures désormais par accord d'entreprise. Avant il fallait un accord de branche, mais aussi un décret, ce qui là encore était très rare. Nouvelle subtilité : cette durée de 44 heures maximum ne court plus sur une période de douze semaines consécutives, mais seize semaines.

 

Enfin, la durée hebdomadaire peut être portée, en cas de circonstances exceptionnelles, à 60 heures, toujours par accord. Là encore, cette durée est déjà prévue. Mais aujourd'hui, il faut une autorisation de la Direction du travail, ce qui n'arrive quasiment jamais. D'autre part, le texte actuel stipule que les 60 heures concernent « certaines entreprises ». Une notion qui disparaît.

 

 

                                                                                         Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette

 

Apprentis : l'inspection du travail hors jeu. Selon le projet de loi, les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour (au lieu de 8 heures) et 40 heures (contre 35) par semaine, si des « raisons objectives le justifient ». Aujourd'hui, c'est déjà possible, mais l'entreprise doit demander l'autorisation à l'inspection du travail « après avis conforme du médecin du travail ». Alors qu'avec ce texte l'employeur devra simplement en informer les deux.

Les astreintes sur les temps de repos. Le projet de loi prévoit que les temps d'astreinte s'imputent sur les temps de repos lorsqu'ils ne sont pas travaillés effectivement. Le Comité européen des droits sociaux (qui s'appuie sur la Charte sociale européenne) a pourtant condamné le fait qu'ils s'imputent sur le temps de repos. Selon cette charte, toutes les heures de présence (travail ou « inactivité ») sont du travail effectif à prendre en compte pour les durées maximales et les repos, seule une différence de rémunération étant admise.


Coup de canif sur le forfait jour.  A l'heure actuelle, un cadre sur deux travaille sans compter ses heures, malgré les 35 heures, mais dans la limite de 235 jours par an. C'est le système du forfait jour appliqué, aux salariés autonomes. Il prévoit 11 heures de repos consécutives. C'est fini. Ces 11 heures de repos pourront être fractionnées. Autre brèche ouverte : dans les entreprises de moins de 50 salariés, plus besoin d'accord collectif. Il suffira que l'employeur se mette d'accord avec son salarié pour le passer au forfait jour.

 

LIre l'article du Parisien

 

 

 

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Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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