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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 14:10

 

Le Parisien: le 27 septembre 2016

 

« Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui fera grève à l’appel de la CGT

 

Alors que s’ouvre demain au Petit Palais (VIIIe) l’exposition « Oscar Wilde, l’impertinent absolu », la CGT appelle les surveillants de ce musée de la Ville de Paris à faire grève ce mercredi. Sur la centaine d’agents d’accueil et de sécurité, près d'una quarantaine, selon la GGT, auraient l’intention de manifester leur mécontentement. « Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui dénonce pêle-mêle, « les heures supplémentaire qui ont été payées avec trois mois de retard et cette note interne qui réduit de quinze minutes le temps de pause du personnel qui n’aura désormais plus droit pour déjeuner qu’à une heure quinze au lieu d’une heure trente ».

 

Au-delà du climat social, la CGT fait état de « la détérioration de plusieurs tableaux ». Et met en cause « la gouvernance du Petit Palais qui met en péril les œuvres exposées ». En ligne de mire, le directeur du musée, Christophe Leribault, en poste depuis trois ans et accusé d’avoir fait retirer les garde-corps, des cordons tendus entre deux plots permettant de maintenir à distance les visiteurs. Résultat : « les enfants mettent les mains sur les toiles. On ne compte plus les traces de doigts et même les rayures faites avec des clés sur les peintures », observe un surveillant. Cet agent signale que « le tableau « Les funérailles de Charles Le Bon » (1876), de Jan Van Beers, porte une rayure sur les yeux de l’un des personnages » (lire ici).

 

Tout en justifiant le retrait des dispositifs de mise à distance par « des raisons esthétiques », Christophe Leribault — qui assure « avoir vu des personnes se prendre les pieds dans ces barrières et chuter » — dément en bloc ces accusations. « La toile de Jan Van Beers n’a rien », affirme-t-il. Et constate : « les détériorations se produisent souvent lors du transport des œuvres qui sont prêtées pour telle ou telle exposition. Ainsi le tableau « Les saltimbanques » de Fernand Pelez est revenu du Canada avec un petit soulèvement de peinture de la taille d’un ongle, ce qui a nécessité l’intervention d’un restaurateur ». Ce lundi soir, la direction de Paris musées assurait dans un communiqué « qu’aucune dégradation d’œuvres n’est intervenue au sein du Petit Palais ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                                            Crise sociale au musée du Petit-Palais

Paris : tensions sociales au Petit Palais

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse Actualité sociale
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