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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:06

 

En décembre 2016, les bibliothécaires de la capitale avaient terminé l'année sur un mouvement social très suivi. Une colère qui ne semble pas être retombée en ce début de l'année 2017

 

En décembre 2016, les bibliothécaires parisiens avaient terminé l'année sur un mouvement social très suivi (lire ici). En cause, le faible montant des primes de la filière culturelle des administrations parisiennes et la politique d'ouverture dominicale mise en œuvre par la Mairie de Paris, avec des moyens insuffisants selon les personnels. Une colère qui ne semble pas être retombée en ce début de l'année 2017.

 

Ainsi pour faire le point sur les suites à donner à ce mouvement, l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) avait invité tous les personnels, le vendredi 20 janvier dernier, à la Bourse du Travail. Devant les propositions de la Ville de Paris jugées encore très insuffisantes sur l'augmentation des primes et l'absence de création de poste pour la prochaine ouverture du dimanche de la Bibliothèque Hélène-Berr (XIIe), deux préavis de grève ont été déposés à l'issue de cette assemblée générale, rapportent les syndicats : le samedi 4 février pour l'ensemble du réseau parisien, et le dimanche 5 février pour les bibliothèques ouvertes le dimanche, soit Marguerite Duras (XXe), Marguerite Yourcenar (XVe), Françoise Sagan (Xe), François Truffaut (Ie) et bien sûr Hélène-Berr. (voir ici)

 

« Ouvrir le dimanche, c'est possible dans les pays où l'enveloppe budgétaire pour la culture est plus importante », expliquait d'ailleurs un gréviste le 17 décembre dernier au site spécialisé ActuaLitté. Ce qui n'est pas vraiment le cas à la Ville de Paris puisque la direction des affaires culturelles est sommée de rendre des postes budgétaires chaque année pour exécuter le plan d'économie décidé par la maire Anne Hidalgo (lire ici)

 

« Dans les années 1980, les bibliothèques étaient ouvertes tous les jours de 10 heures à 19 heures en semaine, à part le jeudi matin pour une réunion interne, et il y avait une nocturne par semaine », ajoutait non sans raison une autre bibliothécaire, persuadée que la volonté municipale derrière les ouvertures dominicales a quelque chose d’idéologique. Pour preuve, l'amplitude horaire des ouvertures d'établissements de lecture publique de la capitale, notamment le matin ou encore pendant les vacances diminue globalement depuis au moins cinq ans.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

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- Heu cette fois Bruno, j'y suis pour rien

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