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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 15:31

 

Une initiative qui risque fort de mettre la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris en panique car venant directement de cadres censés faire appliquer sa politique et celle de sa nouvelle directrice, Irène Basilis laquelle vient tout juste de prendre ses fonctions

 

La démarche est inédite. C’est donc peu de dire que ça signifie qu'il commence à y avoir le feu au sein du réseau des soixante bibliothèques municipales parisiennes. En effet, la majorité des responsables de ces établissements, signe d'un certain ras-le-bol, a rien moins qu'écrit une lettre ouverte à son administration pour dénoncer les conditions de travail pendant cette période sanitaire. Verbatim.
 
« En tant que responsables d’établissements, nous encadrons des équipes amputées par le covid (agents vulnérables, cas-contacts, personnes infectées). Nous constatons que de nombreux agents sont fatigués, certains à bout, d’autres déprimés, démotivés. La plupart sont dans l’incompréhension du fait qu’on nous demande d’ouvrir exactement comme avant les restrictions annoncées jeudi 18 mars, avec les dangers encourus dans les transports et lors de toutes les interactions avec le public.

 
La priorité n’est-elle pas de se protéger et d’éviter la propagation du virus en limitant ces interactions ? Dans ce but, lors du précédent confinement, les agents ont été placés en Autorisation Spéciale d’Absence  (ASA) deux jours par semaine, afin de limiter leurs déplacements en transports en commun, de limiter la présence de plusieurs agents dans les mêmes locaux, et ainsi réduire les risques de contamination sur le lieu de travail, notamment lors de la pause déjeuner qui est désormais clairement identifiée comme la situation la plus à risque.

 
Depuis, l’épidémie est largement remontée, avec l’apparition de nouveaux variants  du virus, plus contagieux et plus dangereux. Le confinement actuel étant régi par un décret reprenant largement celui du 29 octobre dernier, nous demandons que tous les agents puissent à nouveau bénéficier, par mesure de sauvegarde individuelle et collective, de 2 jours d’ASA par semaine. Il en va non seulement de notre santé physique, mais également de notre santé psychique, très dégradée par nos conditions de vie et de travail, ainsi que par la réalité du danger quotidiennement encouru. C’est un cri d’alerte que nous lançons : ces 2 jours d’ASA sont absolument indispensables. Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à notre demande 
». Bref, même si le demande est polie, c’est du lourd !

 

Évidemment, une telle fronde risque fort de mettre la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris en panique car venant directement de cadres censés faire appliquer sa politique et celle de la nouvelle directrice, Irène Basilis laquelle vient de prendre ses fonctions il y a tout juste quelques semaines. D’autant plus que de leur côté les représentant des personnels exigent que que l’administration se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Du pur mergitur pour Carine Rolland, l'adjointe, d'Anne Hidalgo en charge de la culture.
 

 

 

 

 

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