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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 09:00

 

ActuaLitté : Le 9 août 2012

 

Mais à Paris, elles sont toujours inutiles pour les inventaires !

 

La technologie RFID (Radio Frequency IDentification), adoptée pour le prêt en bibliothèque, continue de trouver des adeptes après son lancement à Paris en 2008. Bien que son efficacité ait été alors largement remise en doute à l'époque par les bibliothécaires parisiens (notre actualitté), la puce électronique permettant de faciliter le prêt, l'inventaire et la gestion des ouvrages, semblerait connaître de meilleurs auspices.

 

Les puces électroniques RFID sont une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » que l'on applique sur les ouvrages dans le cadre des bibliothèques. Mais la révolution annoncée par cette nouvelle technologie en avait finalement déçu plus d'un, tant le système semblait gêner la gestion des ouvrages plus que de la faciliter, arrivant à un moment de crise où tous les fonctionnaires n'étaient pas forcément remplacés. Vue d'un mauvais œil, perçue comme un moyen de prendre le pas sur le personnel, la RFID en bibliothèque a connue des heures sombres.

 

Pourtant, le concept est aujourd'hui de plus en plus intégré à la société et semble bien fonctionner. En temps qu'usager de la bibliothèque Marguerite Yourcenar dans le 15e, à Paris, les bornes de prêt automatisé ne présentent pas de dysfonctionnements majeurs à ce jour et les modalités restent très simple : présenter sa carte d'abonné puis son livre dans le carré indiqué, l'ouvrage est immédiatement scanné et ajouté à votre carte, avec une possibilité d'annulation. Fini les longues files d'attentes. Evidemment, un contact avec le personnel se perd lors de l'opération mécanique, mais ceux-ci restent toujours présents (et normalement davantage) pour une quelconque demande d'information.

 

Alors, où en est désormais la RFID ?

 

Plus vraiment de nouvelles de la technologie « moderne » si avancée sur les sites qui débattaient alors de son efficacité. Néanmoins, on remarque qu'elle continue d'être choisie :

 

A partir de la rentrée de septembre, les entrées et les sorties de documents, à la bibliothèque de Saint-Omer, seront confiées à ce système de puces électroniques. La récente rénovation de la Bibliothèque Universitaire de Droit-Lettres, sur Saint-Martin-d'Hères, mène une petite avancée technologique : « une puce RFID a été implantée dans tous les ouvrages, permettant ainsi de simplifier les opérations de prêt ».

 

                                   DSCF9578

 

Commentaire de Social Nec Mergitur :  A noter toutefois, qu’à Paris du moins, les inventaires ne sont en rien « facilités » par cette technologie, car les documents équipés de puce RFID sont toujours identifiés un à un par lecture de chaque code-barre.  Et oui, dans les bibliothèques parisiennes les documents sont équipés à la fois de puces RFID et ….de codes-barres ! Belle avancée technologique (et budgétaire) n'est ce pas ?


Pour ce qui est en revanche de l’organisation du travail (double équipement), ce n’est pas non plus un progrès. « Si l’on prend la chaîne du livre depuis son acquisition jusqu’au désherbage on se rend compte que la RFID ne fait qu’ajouter une ou plusieurs opérations là où elle nous est présentée comme la possibilité de dégager du temps pour renseigner les lecteurs. » écrivions nous dans notre article bilan.


D’un point de vue environnemental ce n’est guère mieux « Contrairement aux codes-barres qui sont quasiment inusables, les puces sont très fragiles : au moindre pli, le signal est rompu. Les puces pour CD et DVD ont durée de vie très faible, de l’ordre de 3 à 5 ans maximum.  Enfin, le recyclage de ces éléments métallique et toxique (présence d’un circuit intégré) n’a jamais été pensé mais il est évident qu’une puce est beaucoup plus nocive qu’un simple autocollant imprimé. »

 

Lire l’article de « ActualIité »

 

 

                             codebarre3 jpg

                             Paris: Malgré la RFID, le code-barre se fraye toujours un chemin !

 

 

Lire aussi

La RFID dans les bibliothèques : Une technologie qui pose des questions d'ordre sanitaire, éthique et écologique.

Des puces RFID pour surveiller les enfants d'une crèche parisienne

La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ?

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Published by Social Nec Mergitur - dans Bibliothéconomiquement Vôtre
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