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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 12:14

 

Le Parisien : Le 9 décembre 2014

 

la CGT resté souvent en tête, mais son avance a considérablement fondu.

 

La CGT paie dans les urnes l'affaire Lepaon. Alors qu'elle est ébranlée depuis un mois et demi par les révélations sur les coûteuses rénovations de l'appartement et du bureau de patron, mais aussi sur les 30 0000 € obtenu par Thierry Lepaon avant qu'il ne devienne secrétaire général, l'organisation syndicale dégringole aux élections professionnelles.

 

Car au moment où la polémique a enflé, les salariés et fonctionnaires ont été appelés à voter pour désigner leurs représentants du personnel dans la fonction publique, à la Poste, mais aussi à la RATP et chez Orange. A chaque fois, la CGT est restée en tête, mais son avance a considérablement fondu.

Ce mardi, le verdict est tombé dans la Fonction publique, son bastion, et il n'est guère reluisant. La CGT, engrange 23,1% des voix, mais l'écart avec le second, la CFDT, se rétrécit considérablement. Alors que le syndicat dirigé par Laurent Berger est stable, la centrale perd -2,3 points par rapport au vote de 2011.  Surtout, la CGT chute partout. Dans la fonction publique d'Etat, elle perd 2,4 points (13,4%). Elle conserve la première place dans la Territoriale et à l'Hospitalière mais perd à chaque fois des plumes. Dans la première,elle perd 3,5 points (29,5%). A l'hôpital, elle limite la casse avec 1,5 point en moins (32,1%). 



                                 Avec l'affaire Lepaon, la CGT perd des plumes

        le paon

                              - j'sais pas ce qui se passe maisj'arrive pas à les rattraper

                      


Il y a quatre jours, les résultats sont tombés à la Poste ou 230 000 postiers étaient appelés à voter. Là encore, la CGT (26,54%, -2,79 points) s'est faite rattraper par la CFDT qui enregistre une progression spectaculaire (22,51%, +4,37 points). Fin novembre, la centrale a réussi à conserver sa première place à la RATP. Et même si elle garde une avance confortable sur le second, l'UNSA (22,1%), son électorat s'effrite dangereusement (30,4%, -3,5 points).

Plus grave, chez Orange, elle a perdu 10 jours plus tôt sa première place au profit de... la CFDT. Une première dans l'histoire de France Télécom. Avec 24,12 % des voix (+2,27 points), cette dernière l'a emporté haut la main. De son côté, la CGT, trébuche lourdement (19,56 %, -3,18 points).

Mais en réalité, l'érosion a commencé avant les révélations fracassantes dans la presse. Comme le note auprès de l'AFP Bernard Vivier, de l'Institut supérieur du travail (IST), le recul de l'organisation «n'est pas imputable à Thierry Lepaon tout seul. La centrale fait depuis trop longtemps du sur place, elle le paie en ce moment, elle ne s'est pas modernisée en interne et n'a pas renouvelé son mode de fonctionnement.»

D'ailleurs, à la SNCF, la CGT n'a pas attendu ces affaires pour obtenir un score en demi-teinte. En mars, elle n'a obtenu «que» 35,64% des suffrages. Certes, largement devant l'UNSA (22,98%). Sauf que là encore, elle a reculé (-1,69 point). A la Ville de Paris même configuration mais là elle a chuté de six points (lire ici).

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

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Élections professionnelles : A la Ville de Paris, la CGT perd six points mais reste en tête

CGT : Lepaon de plus en plus sur la sellette

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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