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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:52

 

Paris-collectivités-social-salaires  

Après la polémique des hauts revenus, Delanoë veut aider les bas salaires


Par Philomène BOUILLON    PARIS, 4 fév 2011 (AFP) –

 

Après la polémique de l'automne sur les plus hauts revenus à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë a décidé d'aider les salaires  les plus bas de l'Hôtel de ville, en les augmentant en moyenne de 30 euros net par mois, une mesure jugée insuffisante par les syndicats.


Qualifiées de "première" côté mairie et même côté syndicats par leur importance, les négociations ont commencé en décembre, alors qu'elles ne sont pas obligatoires dans la fonction publique.

 

Elles surviennent aussi dans le sillage de la polémique où s'était trouvé le maire PS de Paris en septembre après les révélations de la Chambre régionale des Comptes qui avait épinglé les salaires très élevés de certains directeurs de l'Hôtel de ville. Les 15 plus hauts revenus atteignaient en moyenne à 12.600 euros net par mois.


Le maire avait alors vite réagi en annonçant à la fois une baisse des 60 plus hauts revenus dans une lettre transmise le 8 novembre aux présidents de groupe (PS, PCF/PG, Verts, UMP, NC), soit une "économie" d'environ 200.000 euros.
Il avait aussi dit dans ce courrier sa "priorité": "soutenir le pouvoir d'achat des bas salaires de la collectivité", dans le contexte du gel du point d'indice dans la fonction publique, de l'allongement du temps de travail et de l'inflation.


Maïté Errecart, adjointe PS chargée des ressources humaines, affirme avoir voulu "donner plus à ceux qui ont moins dans le contexte inacceptable de baisse du pouvoir d'achat des agents".
Elle déclare aussi que cette aide "n'a rien à voir" avec la baisse des hauts revenus puisque l'enveloppe allouée aux "petits" est "sans commune mesure" avec les 200.000 euros rabotés: "elle représente plus de 9 millions d'euros", dit Mme Errecart.


Ces 9 millions bénéficieront ainsi à 31.000 agents payés moins de 1.850 euros net par mois, soit à plus de 60% des 50.000 employés municipaux qui font tourner la méga collectivité, à la fois ville et département.
Ils recevront, selon les échelons, 100 à 300 euros net par an. 7.500 agents auront le maximum de 300 euros et la majorité (22.000 agents) récoltera 200 euros. La mesure comprend aussi une revalorisation de 8% de l'"allocation prévoyance santé" (aide à la mutuelle).
   

Les syndicats, qui défendent régulièrement les revendications salariales, comme en ce moment dans les crèches où les directeurs déplorent l'augmentation des tâches administratives, n'ont pas été convaincus par les relèvements décidés par la mairie. Aucun d'entre eux n'y a souscrit.
   

"On voulait discuter sur l'ensemble de la catégorie C, soit 70% des agents dont les salaires ne dépassent pas 1.800 euros brut par mois. Ce que propose la mairie est le minimum, elle peut financièrement aller plus loin", dit Pascal Muller, secrétaire général de la CGT des Services Publics Parisiens (premier syndicat à Paris).
   

M. Muller rappelle que la masse salariale à Paris représente 2 milliards d'euros et qu'en même temps la "précarité se développe" chez les agents. Pour Guy Pradelle, de la CFDT-ville de Paris (3e syndicat), "le coup de pouce aurait pu être plus fort. La mairie touche des droits de mutations conséquents sur la vente des logements et les impôts locaux ont augmenté, donc de l'argent il y en a".
   

Bertrand Pieri, du Supap-FSU (7e syndicat, 1er dans les musées et bibliothèques), a jugé que ce sont des "négociations pour moins d'une baguette par jour".
   

La mairie entend mener désormais d'autres négociations, portant sur la pénibilité et la réforme de la catégorie B qui concernera plus de 8 000 agents.


 

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Published by parisculturesociale - dans Archives
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