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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:03

 

Mais « le pire est à venir » déclare toutefois Bruno Racine, son Président, dans des vrais-faux vœux plus vrais que nature !

Pendant que la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, profitait, cocktail en main, du ciel de l’Ile Maurice, le Président de la BNF, Bruno Racine, toujours en quête effrénée d’un renouvellement de mandat, présentait ses vœux à l’ensemble du personnel lors de l’annuelle galette des rois.

L’occasion pour la FSU de la BnF, décidément sans pitié, de traduire sa pensée à travers des "vrais-faux vœux" des plus savoureux !  Dans un monde sans langue de bois, voici ce qu’annoncerait vraiment Bruno Racine à ses personnels et que l’on peut consulter en intégralité sur le site « Bibliothèques en Lutte ». Attention certain propos peuvent choquer ! 

 « Cela fait maintenant plusieurs années que nous nous retrouvons pour cette traditionnelle présentation des vœux. C’est aussi et surtout pour moi le plaisir, rare et savoureux, dans ce cadre convivial de vous annoncer que le pire est à venir. » commence d'entrée le président pour qui  « la BnF, c’est tout bénef » (lire ici).

 « Vous le savez, nous traversons une crise sans pareil. Mais au lieu de nous lamenter, nous devons voir cela comme une opportunité et un défi. Avoir d’autres ambitions, tels sont les vœux que je formule pour cette nouvelle année. Oui, 2013 doit être l’année du commencement de la fin ! » Continue un Bruno Racine peu sensible au calendrier Maya.

 

                           Pour Bruno Racine, 2013 sera l'année du commencement de la fin    64850 bruno racine                           " Oui mes amis, mais si la pente est raide, la route est droite ! "   

 

Mais pour arriver à ses fins, « cela passe tout d’abord par une ambition renouvelée en matière de budget, qui devrait baisser », poursuit le président plein d’ambition. « N’avons-nous pas là, enfin, une merveilleuse occasion de mettre en péril le fonctionnement même de cette maison, voire, permettez-moi de rêver, sa raison d’être ? » Rajoute un Bruno Racine qui aimerait aller au bout de ses rêves.

Mais attention il faut parfois garder les pieds sur la terre ferme du parvis de la BnF ! « Bien évidemment, il nous faut être lucide, de telles mesures ne suffiront pas à elles seules à saper pleinement les fondements de cette institution. Pour que cette baisse de budget soit la plus efficace, il faut l’accompagner d’une gestion audacieuse et d’une absence totale de sens commun en matière d’investissement » reconnaît toutefois un Bruno Racine prêt à relever cet immense défi.

« Dans ce combat, dont je mesure pleinement la difficulté, nous pouvons compter sur deux partenaires de choix : la novlangue managériale et le libéralisme assumé. « L’optimisation des synergies innovantes », « l’ajustement à la cible », « la rationalité adaptative », « l’excellence durable », « les démarches qualités » … devraient nous aider à enjoliver tous les discours et à combler de leur pseudo modernité le vide de notre action. » Un vide lexical, promet le Président, que la direction tentera de combler dès cette année.

« Notre second allié, qui prend la forme entre autres de partenariats public-privé, est autrement plus efficace, en confiant des pans entiers de nos missions à des entreprises privées, dont les intérêts par essence diffèrent radicalement des nôtres, en permettant l’occupation de nos espaces à des fins marchandes, quand par ailleurs le manque de place se fait parfois cruellement ressentir. ». Une déclaration qui devrait faire chaud au cœur à sa ministre de tutelle contrainte de retrouver la grisaille parisienne après son escapade ensoleillée.

 

                                                   Aurelie Filippetti retrouve la grisaille parisienne    1754834 3 1bd9 la-ministre-de-la-culture-aurelie-filippetti                                                        " Ah,  enfin des voeux qui me rappellent l'Ile Maurice  "

 

Enfin, c’est avec des étoiles plein les yeux, que Bruno Racine lance à ses personnels enfin devenus des amis : «  Mes chers amis, à l’orée de cette nouvelle année, que j’espère riche en renoncements de toutes sortes, le rêve d’une bibliothèque, que dis-je, d’un établissement culturo-marchand polyvalent, enfin débarrassé de ses collections poussiéreuses et de son personnel, d’un établissement résolument tourné vers le nomadisme culturel et les effluves de popcorns, ce rêve, disais-je, est enfin à notre portée ! »

Pour les effluves de pop corn, son souhait est déjà réalisé puisque la BnF-François Mitterrand est désormais en partie physiquement aliénée à Marin Karmitz, directeur-fondateur de la chaîne de cinéma, MK2. 

Si après toutes ces bonnes résolutions, les personnels de la BnF ne passent pas une excellente année 2013, ce serait vraiment à désespérer des relations sociales dans cette noble institution culturelle située dans le quartier cher à Léo Malet.

 

 

                                                                          Bruno Racine s'interroge               bruno-racine-reconduit-a-la-tete-de-la-bnf-2532010164241

                                  Mais comment ont-ils fait pour traduire ma pensée plus vraie que nature ?

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
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