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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 11:57

 

AFP : Le 9 décembre 2014


Le numéro un de la CGT, empêtré dans une crise liée à son train de vie, est de plus en plus sur la sellette avec la convocation le 13 janvier le « parlement » du syndicat (CCN), seule instance habilitée à le révoquer.


Avant ce rendez-vous décisif pour le secrétaire général, la crise a déjà fait une première victime: l'administrateur-trésorier, Eric Lafont, qui avait validé les dépenses coûteuses dans l'appartement de fonction et le bureau de M. Lepaon, à l'origine des reproches adressés au numéro un, a présenté mardi sa démission. 


La Commission exécutive (direction élargie) réunie toute la journée à huis clos au siège de la CGT, a décidé de convoquer le 13 janvier une réunion extraordinaire du « parlement » (le Comité confédéral national, CCN), a indiqué une source interne à l'AFP.  Regroupant les numéros un des 33 fédérations et des 96 unions départementales, le CCN est la seule instance habilitée à destituer le secrétaire général. 


La direction de la CGT a confirmé auprès de l'AFP la tenue d'un CCN le 13 janvier, mais aussi d'une « Assemblée générale » des premiers responsables lundi prochain au siège de la centrale à Montreuil. Cette rencontre devra débattre de l'ordre du jour du CCN du 13 janvier. La question sera de savoir si le départ de Thierry Lepaon est clairement mentionné. Dans son rapport liminaire, la direction a pointé mardi « les préoccupations qui traversent la CGT en mettant en cause son secrétaire général et la direction confédérale ». « La discussion a été franche et responsable », ajoute-t-on. 


Thierry Lepaon, numéro un de la confédération depuis mars 2013, avait réussi à sauver sa tête vendredi dernier, lors du bureau confédéral (direction resserrée). Ses soutiens avaient mis en avant le risque d'une nouvelle guerre de succession, à l'image de celle qui a ébranlé le syndicat en 2012. 


Après les révélations du Canard enchaîné sur les dépenses de rénovation (105.000 euros) de son appartement de location en bordure du bois de Vincennes, M. Lepaon avait reconnu une « faute », mais l'avait imputée principalement au trésorier, affirmant que lui-même n'était pas au courant du montant des dépenses. M. Lafont avait très mal vécu sa stigmatisation, comme principal responsable de cette affaire, et a fini par servir de fusible, selon des sources internes. 



                                                                        Eric Lafont (à droite)

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                                               - Je vous présente mon fusible

               


Le secrétaire général n'avait pas jugé exagérés les travaux pour 62.000 euros dans son bureau, réalisés, selon lui, dans le cadre de la rénovation du siège de la CGT à Montreuil, ni les indemnités de 31.000 euros qu'il a reçues lors de son départ de la CGT Basse-Normandie.  Ces faits ont en revanche suscité l'indignation des militants, des cadres et de dirigeants.  Selon Les Echos le numéro un aura tout essayé mardi, « même les larmes », pour tenter d'amadouer les 56 membres de la Commission exécutive. En vain.  


La CGT entre dans une nouvelle phase de tourmente: une âpre bataille politique devrait se poursuivre pendant un mois entre les opposants au secrétaire général, qui le jugent désormais disqualifié pour diriger le premier syndicat français, et ses soutiens qui mettent en garde contre le risque d'une nouvelle crise interne.  « La base est exaspérée, mais l'appareil reste prudent », relève auprès de l'AFP Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail. « A ce jour, ouvrir la succession de Lepaon c'est ouvrir un débat qui ressemble à une crise, ce ne sera pas un débat serein », estime cet analyste. 


Hasard du calendrier: les résultats de la CGT aux élections dans la fonction publique - baisse de 2,3 points, même si le syndicat reste en tête - ont été annoncés dans l'après-midi et contribué à plomber l'ambiance de la réunion mardi. Sans être le facteur explicatif, l'affaire Lepaon, qui a jeté le trouble chez militants et syndiqués, n'est sans doute pas étrangère à ce résultat en berne, constaté également la semaine dernière à La Poste (-2,79 points).  

 

De son côté le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé sur France Info qu'il appartenait à « la CGT de régler ses problèmes en interne ». Mais, « je ne voudrais pas qu'on fasse l'amalgame syndicats tous pourris », a-t-il lancé. 

 

Lire la dépêche de « L'AFP »



 

                                           Pour Jean-Claude Mailly la CGT doit vite régler ses problèmes

             Mailly-Lepaon-FO-CGT_scalewidth_630.jpg

                                                 -  Une déclaration qui décoiffe !

 


 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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