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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 08:56

 

Le Monde - Question(s) sociale(s): Le 3 avril 2014

 

C'est toujours difficile de couper le cordon…

La CGT ne participera pas à la marche contre l'austérité organisée par plusieurs formations de la gauche de la gauche – Front de gauche, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Ensemble, Alternative libertaire, etc. – le 12 avril à Paris.

Bien résolue à ne pas mélanger les genres depuis qu'en 2001, Bernard Thibault, alors secrétaire général de la CGT, avait rompu les derniers liens privilégiés avec le Parti communiste, la centrale cégétiste est fidèle à sa ligne. Elle avait déjà refusé, en 2013, de s'associer à la marche de Jean-Luc Mélenchon pour « une révolution fiscale ». Mais il y a un gros cactus. Dans l'appel de 200 personnalités, publié par L'Humanité du 2 avril, en faveur de cette marche contre l'austérité figurent – aux côtés de nombreux syndicalistes de Solidaires et de la FSU et de deux militants de FO – 36 responsables cégétistes. Et non des moindres.

On y retrouve deux anciens secrétaires généraux de la CGT, Georges Séguy et Bernard Thibault, des militants d'entreprises en lutte (Mory-Ducros, Fralib, Conti, Prestalis). Parmi les signataires – il va sans dire, à titre personnel – apparaissent surtout plusieurs secrétaires généraux de fédérations CGT – Equipement-environnement, Union générale des fédérations de fonctionnaires, industries chimiques, Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication, services publics – de quelques unions départementales (Ariège, Pas-de-Calais, Seine-Saint-Denis, Haute-Garonne) ou encore de l'union régionale d'Ile-de-France.

 

                                                                    Bernard Thibault et Thierry Lepaon

                          photo

                                                     -  Ah le cuistre, il est en train de me faire les poches !

 

Des responsables de fédérations, comme les finances, l'agroalimentaire, les spectacles, qui sont souvent dans l'opposition à la direction confédérale, s'inscrivent dans cette démarche sur fond de sourde contestation de Thierry Lepaon. Le 6 mars, l'union départementale CGT de Paris s'est alarmée après des propos du « patron » de la CGT au Nouvel économiste où il assurait qu' « il n'existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L'entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés. Ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l'intérêt de leur communauté.»

Dans un texte, adopté à l'unanimité, l'UD de Paris estime que « ces déclarations remettent en cause les fondements mêmes de la CGT ». Elle interpelle Thierry Lepaon sur « sa conception du mandat de secrétaire général confédéral ». « Ce type de démarche peut-il perdurer ? », interroge-t-elle, en réaffirmant que « le salariat n'a aucun intérêt commun avec le capital » et en soulignant que « le pacte de responsabilité n'est ni amendable ni négociable, il doit être retiré ».

Mardi 1er avril, lors de la réunion de la commission exécutive de la CGT, Thierry Lepaon, dans une intervention que Le Monde s'est procurée, est revenu sur le sujet. Il a d'abord estimé qu'il fallait prendre « un peu de temps et de recul » pour tirer les enseignements des élections municipales et de la nomination de Manuel Valls à Matignon.

 

                                                 Georges Seguy appelle à manifester contre Thierry Lepaon

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                                                       -  Heu, avec moi, la maison était mieux tenue...

 

« Ne brûlons pas l'étape de l'analyse », a-t-il lancé, en mettant en avant quatre mots clé: l'abstention « populaire »; la « sanction d'ampleur » contre François Hollande et la « droitisation »; et, « quatrième phénomène: « Il y avait un espace à gauche de la gauche pour essayer de faire mesurer qu'il était possible dans notre pays d'avoir une gauche différente que celle qui exerce le pouvoir. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle n'a pas recueilli des suffrages à la hauteur des espérances que l'on pouvait peut-être attendre ici ou là ».

S'inquiétant de la « montée des positionnements individuels , au détriment d'un positionnement collectif », Thierry Lepaon a souligné que « les organisations ont besoin d'autonomie, de réflexion, d'action, de positionnement mais on a besoin aussi de responsabilité et de cohérence ». Et le patron de la CGT a enchaîné à propos de la manifestation du 12 avril : « Je me mets à la place des gens qui vont regarder la télévision le soir du 12 avril, qui vont voir des banderoles et des drapeaux CGT dans le cortège et qui auront entendu Thierry Lepaon sur RTL ou vu sur France 2 [où il doit s'exprimer le 10 avril] dire : « la CGT n'appelle pas à la manifestation ». Je pense qu'on ajoute à la confusion et que des camarades se réfugient derrière le syndicat, la CGT, pour ne pas s'engager politiquement. »

Lire l’article de Question(s) Sociale(s)

 

                                                                         Ca sent le roussi à la CGT

                         lepaon.jpg

                                                            - Ouais, ça vient de la gauche de la gauche !

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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