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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 14:51

 

Le Parisien : 14 décembre 2009

Paris Le ras-le-bol des employés municipaux

C'est une première à la mairie de Paris: tous les syndicats, y compris les cadres, appellent aujourd'hui à un mouvement de grève. Signe d'un profond malaise à l'Hôtel de Ville.

Gare aux fermetures ! Les services de la mairie de Paris vont tourner au ralenti aujourd'hui. Les 7 syndicats des fonctionnaires municipaux (l'Union des cadres parisiens comprise) appellent les 49000 agents à une grève reconductible de vingt-quatre heures pour dénoncer «la politique sociale de Bertrand Delanoë ». Un rassemblement est prévu ce matin devant 1'Hôtel de Ville, où les élus doivent examiner le budget 2010. Il Y a trois semaines, date d'un précédent appel unitaire à la grève, le mouvement social avait entraîné la fermeture de 50 des 439 crèches parisiennes.

 

« Cette fois, il y en aura encore plus. On en a ras le bol d'attendre des titularisations qui ne viennent pas », pronostique une jeune femme, agent d'entretien, qui enchaîne les CDD depuis quatre ans à la mairie. De grosses perturbations attendues ... La restauration scolaire ne devrait pas être trop touchée. Cependant, l'intersyndicale s'attend à de grosses perturbations dans bien d'autres secteurs: la collecte des déchets qui pourrait être annulée dans plusieurs arrondissements, l'ouverture des parcs et jardins, la voirie ... «Le malaise est profond », insiste Bertrand Pieri, délégué Supap et porte-parole de l'intersyndicale, en soulignant que ce mouvement unitaire est une première dans les relations sociales à la mairie de Paris.

L'intersyndicale réclame pêle-mêle des revalorisations de salaires, une amélioration du système de promotion interne et du droit à la formation, l'attribution de tickets restaurant... Elle dénonce une dégradation des conditions de travail, un risque de remise en cause des RTT, un recours excessif aux agents non titulaires ... «Les ouvertures de nouveaux équipements (les crèches par exemple) se font désormais sans recrutement supplémentaire. A périmètre constant, comme ils disent.

Concrètement cela revient à une baisse des effectifs », notent les syndicats.« Après de nombreux recrutements lors de la précédente mandature, le maire souhaite désormais une stabilité des effectifs, confirme-t-on au cabinet de Maïté Errecart, l'adjointe (PS) chargée du personnel. Lorsqu'on ouvre de nouveaux équipements, on supprime en parallèle des postes administratifs.

C'est du redéploiement, pas des réductions d'effectif. » Attaquée sur sa politique sociale, la mairie rappelle que plus de 3 700 contractuels ont été titularisés depuis 2001 et que la masse salariale de la Ville (un peu plus de 2 milliards d'euros) augmentera de 2,3 % l'an prochain. Après une précédente réunion le 1er décembre, Maïté Errecart va à nouveau rencontrer l'intersyndicale ce matin pour tenter de désamorcer le conflit. Dans un contexte budgétaire tendu _ les élus s'apprêtent à voter une nouvelle augmentation des impôts locaux _, sa marge de manoeuvre risque d'être quasi inexistante. La satisfaction des revendications des communaux coûterait à la ville 45 millions par an.

Pas vraiment compatible avec un budget de crise!

Benoît Hasse

 


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Paris Effectifs : la guerre des chiffres. D'un côté, des syndicats qui critiquent des réductions d'effectifs « déguisées ». De l'autre, des élus d'opposition qui dénoncent l'inflation du nombre d'employés communaux (10000 agents de plus qu'en 2001 selon le patron du groupe UMP à la mairie, Jean-François Lamour) ... Les querelles de chiffres sur le poids du personnel municipal vont sans doute être au coeur du débat budgétaire au Conseil de Paris. Selon la direction des ressources humaines de la Ville, les effectifs budgétaires pour 2010 s'élèvent à 49232 agents, contre 40 300 en 2001. Soit 22 % de hausse en neuf ans.

 

« Cette augmentation est en grande partie liée à la mise en place de l'accord RTT signé en 2001 et aux recrutements qui ont accompagné les nombreuses ouvertures des nouveaux équipements (les bibliothèques, les crèches, les écoles ...) », souligne-t-on à la mairie. « On reste loin du compte », rétorque Pascal Muller, secrétaire général CGT des communaux. « Si l'on retire de ces effectifs les agents précaires qui ont été titularisés et les transferts de personnel liés à la décentralisation, on s'aperçoit qu'il n'y a pas eu assez de vraies créations de postes », conclut le syndicaliste en dénonçant une augmentation de la pression au travail à l'origine du grand malaise des agents.

B.H.

 

 

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Pas d'autres privatisations. Exit la régie municipale. Depuis juin 2009, les Ille et XIXe ont rejoint les sept autres arrondissements parisiens*, où la collecte des déchets est assurée par des sociétés privées.

Cette privatisation (à la mairie, on préfère parler d'« extemalisation » avait entraîné un fort mouvement de grève mené par la CGT-Propreté. Le plan de restriction budgétaire et la stabilisation des effectifs annoncée font craindre aux syndicats une reprise des projets de privatisation dans certains services.

« Les agents territoriaux doivent assurer des tas de nouvelles missions, notamment dans le domaine du social et des services à la personne. S'il n'y a pas de recrutements équivalents, il faudra mathématiquement que la ville se sépare d'autres services », estiment les représentants du personnel communal. Démenti catégorique au cabinet de l'adjointe chargée du personnel. « Le plan d'externalisation est derrière nous. Il n'y a pas de nouveau projet à l'étude.

Les agents des services publics parisiens ne seront pas la variable d'ajustement des contraintes budgétaires », martelait-on à la mairie à la veille de la grève intersyndicale.

* 1er, IVe, Xe, XIe, XIIIe, XVe, XVIIIe.


Paris Effectifs : la guerre des chiffres. D'un côté, des syndicats qui critiquent des réductions d'effectifs « déguisées ». De l'autre, des élus d'opposition qui dénoncent l'inflation du nombre d'employés communaux (10000 agents de plus qu'en 2001 selon le patron du groupe UMP à la mairie, Jean-François Lamour) ... Les querelles de chiffres sur le poids du personnel municipal vont sans doute être au coeur du débat budgétaire au Conseil de Paris. Selon la direction des ressources humaines de la Ville, les effectifs budgétaires pour 2010 s'élèvent à 49232 agents, contre 40 300 en 2001. Soit 22 % de hausse en neuf ans.

 

 

                                                     

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