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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 08:52

 

Une opération immobilière au cœur de Paris qui pourrait rapporter plus de dix millions d’euros.

La direction de la Bibliothèque Nationale a annoncé son intention de vendre l’immeuble du 2 rue de Louvois (IIe), siège du département de la Musique a-t-on appris par un communiqué de la CGT de la BnF.

La vente de cet immeuble, situé dans un quartier prestigieux de Paris, entre la Bourse et le Palais Royal, pourrait rapporter, au minimum, vu le prix de l’immobilier du secteur, plus de dix millions. Voilà la noble institution désormais réduite à un rôle de promoteur.

Ce bâtiment a été spécifiquement construit en 1964 pour conserver les collections du département de la musique: un noyau central abrite les magasins sur plusieurs étages et 2 millions de documents. La direction envisage de déménager le tout dans les bâtiments historiques de la rue de Richelieu qui pourtant manque déjà de place (oui le même dont le toit vient de brûler). Conséquences: Une partie des fonds de la bibliothèque nationale va être envoyée dans les réserves de banlieue de Bussy Saint Georges…y compris une grande partie des collections du Département de la Musique ! Comprenne qui pourra.

Pour la CGT de la BnF, c’est un recul sans précédent. « Ces transferts priveront les lecteurs d’un accès direct aux fonds des départements spécialisés. C’est un recul en termes de service rendu au public, une dégradation des conditions de travail pour les agents qui auront en charge le transfert d’un site à un autre des documents patrimoniaux demandés par les lecteurs et un non-sens en termes de conservation » écrit le syndicat sur son site.

« A l’aune de cette aberrante décision on ne peut qu’être alarmé par le devenir de notre institution. Quelle partie de la BnF va-t-on vendre à l’annonce de prochaines coupes budgétaires ? L’Arsenal ? Les collections de l’Opéra ? Cela en dit long sur la politique culturelle ou plutôt l’absence de politique de notre actuel Ministère de la culture, de plus en plus soumis au seul argument économique. » conclu amère la CGT.

Bien que l'on assiste depuis plusieurs années a une véritable dérive mercantile à la BnF, on peut désormais y rajouter une grande braderie du patrimoine à des fins de spéculation immobilière. En tout cas pour acquérir l'immeuble de la rue de Louvois, Marin Karmitz pourrait se mettre sur les rangs si l'on en croit sa dernière déclararation reprise par le site Bibliothèque en Luttes. A la BnF c’est plus que jamais tout bénef !

 

                    dis15630.jpg

 

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Une pétition pour dénoncer une dérive « mercantile » de la Bibliothèque Nationale de France 

Lancement d’un nouveau site internet pour la défense de la Bibliothèque Nationale de France !

 

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Culture nec mergitur
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