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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:07

 

Le Parisien : Le 18 mai 2013

En froid depuis plusieurs mois, les patrons des deux syndicats se sont revus. Objectif : faire cause commune contre l’austérité.

L’opération déminage est lancée… Thierry Lepaon et Laurent Berger, respectivement numéros un de la CGT et de la CFDT, ont commencé à recoller les morceaux au cours d’un premier déjeuner en tête à tête. Sur le fond, les divergences demeurent entre l’approche réformiste de la CFDT et celle, contestataire, de la CGT, notamment sur la loi de sécurisation de l’emploi. Mais sur la forme, en revanche, il y a du mieux. Car, depuis plusieurs mois, les deux poids lourds du syndicalisme sont à couteaux tirés.

En mars, des militants cégétistes ont brûlé à Lille un drapeau CFDT lors d’une manifestation. Des sifflets et des huées ont également été adressés à la centrale de Laurent Berger par les militants lors du congrès de la CGT de Toulouse en mars dernier. Furieux, Laurent Berger avait d’ailleurs refusé la main tendue par Thierry Lepaon qui proposait au début du mois un 1er Mai unitaire. Au grand dam de la CGT, les deux centrales ont donc défilé en ordre dispersé le jour de la Fête du travail, contrairement aux cinq dernières années. Thierry Lepaon et Laurent Berger cherchent désormais une cause commune.

Avec la conférence sociale qui s’annonce en juin, les sujets de « convergence » ne manquent pas. Sur la priorité à donner à l’emploi et l’explosive question de la réforme des retraites, les deux syndicats ont décidé de travailler ensemble. Objectif : trouver une plate-forme commune, sans nier les différences. La CGT espère aussi une mobilisation générale contre l’austérité en juin à l’appel des syndicats européens. « On n’a jamais abandonné la stratégie du syndicalisme rassemblé », assure un lieutenant de Lepaon.

Du côté de la CFDT, ce réchauffement des relations avec la CGT tombe à point nommé. Depuis la signature de l’accord du 11 janvier sur la sécurisation du marché de l’emploi, le syndicat est jugé trop proche du gouvernement. Il doit aussi faire oublier à ses militants le recrutement de plusieurs de ses têtes au sein de l’exécutif (Nicole Notat, François Chérèque…). Ces dernières semaines, le ton de Laurent Berger a d’ailleurs été plus critique à l’égard de l’exécutif.

Ce rapprochement « est dans l’ordre des choses », assure Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail. Surtout à un moment où des candidats à la présidence du Medef, comme Pierre Gattaz, militent pour un patronat de « combat ». « Quand les syndicats n’arrivent plus à se serrer la main, ce sont les patrons qui se frottent les mains », rappelle Thierry Lepaon, reprenant la formule de Bernard Thibault, son prédécesseur.

Lire l’article du « Parisien » 

 

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                   Thierry Lepaon et Laurent Berger cherchent désormais une cause commune.

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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