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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 15:54

 

Actualitté : Le 19 janvier 2015

 

Les bâtiments publics, comme la BnF ou les bibliothèques de prêts, sont en première ligne du plan Vigipirate

 

Vendredi dernier, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que le renforcement du plan antiterroriste Vigipirate à son plus haut niveau, « alerte attentat », sera maintenu en France aussi longtemps que le risque prévaut. Pendant ce temps, les services des bibliothèques de la capitale sont contraints de prendre des mesures dont les modalités d'application ne sont pas sans créer des problèmes aux membres de leur personnel. La CGT rappelle notamment que ces derniers se plaignent régulièrement d'être en sous-effectif.

 

Avec la tragédie de Charlie Hebdo, le pays est placé en « alerte attentat », soit le plus haut niveau du plan Vigipirate. Les bâtiments publics dépendants de la mairie de Paris et autres équipements culturels qui accueillent du public sont concernés. Si le personnel des bibliothèques comprend la situation, les modalités d'application y seraient « incohérentes, inefficaces, inapplicables en l'état », selon la CGT.

 

Le directeur des affaires culturelles, Noël Corbin, a convoqué en urgence les membres du Comité Hygiène-Sécurité et conditions de travail (CHS-CT). Il leur a expliqué que la mise en place de ces mesures de sécurité n'est « que l'application stricte des directives du ministre de l'Intérieur et du préfet. [...] C'est vrai que les choses ne sont pas simples et qu'il y a une procédure exceptionnelle, mais il y a aussi nécessité de la continuité du service public ». Toutefois : « Il sera utile de mettre en suspens certaines activités pendant cette période exceptionnelle pour privilégier la sécurité. » 


Les mesures prises pour plus de sécurité reposent surtout sur la dissuasion, et le fait de rassurer les personnes qui rentrent dans les établissements. Noël Corbin assure que l'on ne demande pas aux bibliothécaires de devenir des agents de police, mais reconnaît que les services de prêt ne peuvent pas « avoir des agents de sécurité partout, et d'ailleurs on n'en a pas les moyens »

 

 

                                         Les bibliothécaires parisiens ne savent plus où donner de la tête

 

              Chronique-du-male-contemporain-comment-triompher-d-une-foui

                                     - Heu, il est interdit de fumer dans la bibliothèque m'sieur !

 

 

La question que pose sur son blog la CGT est donc la suivante : « C'est très bien tout ça, mais comment faire pour que le service public continue dans de bonnes conditions à la fois de qualité et de sécurité avec les sous-effectifs récurrents qui touchent nos établissements depuis plusieurs années ? [...] Pour continuer à appliquer ce plan, va-t-il falloir annuler toutes les demandes de congés ou de formations ?  Faudra-t-il dans le cas contraire fermer des établissements si l'effectif n'est plus en nombre suffisant pour assurer la sécurité ? Va-t-il falloir sanctionner les agents qui refuseront d'assurer le contrôle des sacs ? »

          

Pour le directeur des affaires culturelles, « il n'est pas question que les agents se démultiplient », mais « il est normal dans ce cadre que d'autres tâches soient mises en suspens si nécessaire ». Les tâches en question, qui pourraient être mises en suspens, n'ont en revanche pas été précisées par Noël Corbin qui soutient que « les responsables d'établissements ont toute latitude pour organiser le service public ».

 

Du côté du syndicat, on se demande donc quelles tâches pourraient être ainsi mises en suspens. Au rang des pistes sont pointées :  la suspension provisoire des inscriptions, la fermeture de certaines sections, la suspension des commandes auprès de la réserve centrale, voire la suspension du label Qualiparis (qui distingue les établissements les plus accueillants) pour les quelques établissements concernés...

 

Pour ce qui concerne la BnF, jusqu'à nouvel avis, il faudra se munir d'une pièce d'identité pour pénétrer dans l'enceinte. L'entrée Ouest du site François-Mitterrand est fermée et l'accès se fait par l'entrée Est. À l'intérieur du bâtiment, le hall Ouest et le Café des globes restent accessibles. Une carte de lecteur nominative et une identification sont nécessaires pour se connecter à internet à la BnF, avec les ordinateurs de la BnF comme les ordinateurs personnels des lecteurs. Ceux titulaires d'un ticket une journée pour la Bibliothèque du haut de jardin ne pourront pas accéder à internet, le ticket n'étant pas nominatif (lire ici).

 

Par ailleurs, le site web de la Mairie de Paris indique qu'en raison des consignes de sécurité, les boites à livres pour le retour des documents sont fermées. Contacté par ActuaLitté, Noël Corbin n'était pas joignable pour apporter des précisions.

 

Lire l'article de « ActuaLitté »

 

 

      Brazil-1.jpg

 

 

 

 

 

 

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La Mairie de Paris annonce une hausse bidon de ses effectifs !

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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