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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:35

 

Le Monde : Le 20 février 2014

Des soirées très privées, un logement tout frais payé et en plus il s’énerve !

D'ordinaire les conservateurs du Musée d'Orsay ne se ruent pas sur les tracts de la CGT-Culture. Pourtant, celui-ci, qui tient à rester anonyme, s'est surpris à lire jusqu'à la dernière ligne le récent communiqué à charge contre Guy Cogeval, président de l'établissement public parisien. « Il reflète tellement la réalité. Guy Cogeval est un brillant conservateur, personne ne dira le contraire mais c'est son management qui est en cause », glisse-t-il.

Daté du 17 septembre, le document syndical dénonce « l'opacité des décisions prises en comité restreint, le dédain à l'égard des responsables d'activités », ainsi que « les mises en cause de personnes en public, les humiliations répétées ». Chose inhabituelle dans l'univers feutré du musée dédié au XIXe siècle, des agents non syndiqués ont bien voulu témoigner. A condition de ne pas dévoiler leur nom.

Nommé en janvier 2008, Guy Cogeval rappelle qu'il s'est donné pour mission de secouer les vieilles habitudes. « Je ne comprends pas qu'un conservateur puisse faire toute sa carrière dans la même maison, parfois sans changer de bureau », s'étonne-t-il. Il n'empêche, l'état de grâce dont il bénéficiait lors de son arrivée semble révolu. L'ancien directeur du Musée des monuments français à Paris (1992-1998), puis du Musée des beaux-arts à Montréal, jusqu'en 2006, a été accueilli à Orsay à bras ouverts. « Les conservateurs avaient tout fait pour se débarrasser de son prédécesseur, Serge Lemoine. Mais, avec Cogeval, ils ont vite déchanté », raconte ce bon connaisseur de la maison.

 

                                                Musée d'Orsay: Avec Cogeval, ils ont vite déchanté

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                                                        - Pourtant c'est pas les micros qui manquent 

 

Depuis dix-huit mois, M. Cogeval mène à la baguette le réaménagement du musée : de la couleur des murs à l'accrochage des chefs-d’œuvre impressionnistes, rien ne lui échappe. « A force de gérer ses ordres et contre-ordres, j'ai un surcroît d'activité de 30 % », soupire un agent. Les secteurs les plus exposés sont la conservation, la régie des œuvres et le service du bâtiment.

Ces derniers mois, un échange violent entre M. Cogeval et une conservatrice a frappé les esprits. Celle-ci a pris un savon devant ses collègues pour n'avoir pas exécuté correctement un ordre du patron. Il s'agissait de vider la salle des fêtes de ses sculptures, afin de pouvoir y organiser des réceptions et de louer l'espace à des partenaires privés. L'experte avait quelques scrupules à déplacer les œuvres... Depuis, elle a quitté le musée.

« Je regrette de m'être adressé de la sorte à cette personne », admet M. Cogeval, qui ajoute aussitôt : « Mais je ne vois pas d'autre épisode de ce genre ». Pour nombre d'agents, au contraire, l'incident est révélateur du style Cogeval : « On est dans son clan, ou pas. Un jour on est en cour, un autre on ne l'est plus. Il est capable de houspiller un responsable devant les visiteurs », décrit un agent.

 

                                                         Avec Cogeval on est dans sa cour (ou pas)

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                                                                                  -  Sinon je houspille

 

Philippe Thiébaut, chef de la conservation nommé par M. Cogeval, vole au secours du président : « Je suis dans la maison depuis trente ans. Avec Serge Lemoine, les conservateurs avaient été mis au ban du musée. Avec Guy Cogeval, ils reviennent au cœur de la maison. Il a du panache, alors il peut avoir des sorties un peu violentes », tempère-t-il.

« A chaque fois qu'il s'énerve contre quelqu'un, sa garde rapprochée lui trouve une excuse. Il ignore les représentants du personnel, il faut qu'il change », tranche Pascal Bocognani, permanent CGT au Musée d'Orsay. Pas plus tard que le 15 octobre, les syndicats CGT, SUD, FO et CFE-CGC, à l'exception de la CFDT, ont refusé de siéger au comité technique paritaire, regrettant, dans un communiqué, « le déficit criant du dialogue social ».

M. Cogeval concède un problème de communication interne. A Orsay, certains agents n'ont toujours pas compris qui était ce « chef de cabinet » récemment recruté et promu responsable du mécénat et des relations internationales, alors qu'il travaillait jusque-là dans une salle de marchés de la BNP. « C'est une personne de confiance. C'est grâce à lui que le musée va récolter 10 millions d'euros », se félicite M. Cogeval, faisant allusion à la prochaine exposition itinérante de tableaux de Manet, Gauguin, Van Gogh, etc.

 

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M. Cogeval peut aussi compter sur son administrateur général, qui a eu la délicatesse de lui céder l'appartement de fonction qu'il occupait avec sa grande famille. En attendant la fin des travaux, M. Cogeval occupe son logement parisien, dont le loyer est pris en charge par le musée. Des avantages indus ? « Je gagne 7 200 euros par mois, soit trois fois moins qu'à Montréal et moins que mes collègues présidents du Centre Pompidou et du Musée du Louvre », s’exclame M. Cogeval, sous le regard un peu inquiet de la directrice de communication d'Orsay.

Lire l’article du « Monde »

 

                                                Cogeval, trop pauvre, bientôt obligé de quémander un HLM

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                                        -  Attention, il doit aussi être meublé, sinon je m'énerve !

 

 

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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commentaires

faidi 25/02/2014 13:51

Ce monsieur COGEVAL, n'est pas très "dangereux", ce sont les "personnes qui ont placé ce monsieur COGEVAL", dont il faut ce méfier.!
-Avec un salaire de 7200 euros, "monsieur ce fait prendre en charge son loyer"..?; et en plus les "tiroirs du dialogue social, sont "vide".!!
-C'est la honte.!
-Qu'est-ce qu'il attendent (l'inter-syndical)..?
J'appelle le camarade Pascal Bocognani (permanent CGT), a mobilisé ses troupes et monter au "front".!!

Lawrence d'Arabie

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