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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:28

 

La Chambre Régionale des Comptes d'Ile-de-France attaque encore la gestion de la ville de Paris sur les rémunérations des directeurs et chargés de missions !

 

Un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France sur la gestion des ressources humaines de la ville de Paris depuis 2002 relève des "irrégularités dans les créations d'emploi et les recrutements"

 

Selon ce document transmis aux conseillers de Paris, "177 emplois de chargés de mission sont déclarés pourvus, alors que leur création n'a pas été autorisée par le conseil de Paris". Pour les collaborateurs de cabinet, "les 132 postes pourvus dépassent le nombre des emplois régulièrement autorisés (...), soit 129″.

 

La CRC rappelle que "lorsque le maire recrute pour son cabinet, les fonctionnaires doivent être affectés sur des postes de collaborateurs de cabinet". "Or, l'examen de la gestion des emplois de direction a mis en évidence que ce sont des emplois permanents et non des postes de collaborateurs de cabinet qui ont servi de support au recrutement de cadres au cabinet du maire", écrit-elle.

 

Ainsi, "le directeur de cabinet a été recruté sur un emploi de secrétaire général adjoint de la commune", ce qui lui a permis de percevoir un traitement important, dont une "prime départementale » de 30.000 euros.

 

Le rapport souligne qu'il n'existe pas de direction générale, mais seulement des directions". "Il ne devrait donc pas y avoir d'emploi de directeur général, mais seulement des emplois de directeurs". La CRC chiffre à 1,8 million d'euros le coût de cette anomalie.

 

                                       delanoe 2

                                        " Avec moi, le traitement des directeurs est royal ! " ...

 

Elle constate que des fonctionnaires, nommés délégué ou délégué général, ont été détachés sur des emplois de directeur ou directeur général alors qu'ils n'en "remplissent aucunement les fonctions". Trois d'entre eux sont "rémunérés en dépassement de l'autorisation donnée par le conseil de Paris".

 

La chambre dénonce aussi la "dénaturation de la prime départementale", qui coûte aujourd'hui près de 13 millions d'euros, contre 5 millions en 2002, parce que les bénéficiaires sont plus nombreux et de hausses de salaire accordées à l'encadrement supérieur. La prime du secrétaire général atteint 40.000 euros.

 

Contestations de la ville. "La ville récuse que la rémunération perçue par les 20 directeurs généraux de la ville atteigne en moyenne 248.000 euros par an, chiffre qui ne figure nulle part dans le rapport. Leur rémunération nette annuelle est en réalité de 150.000 euros (soit 12.500 euros par mois sur une année, NDLR), soit un montant conforme à celui des cadres supérieurs de l'Etat occupant des fonctions équivalentes", a déclaré la mairie de Paris dans un communiqué.

 

Selon la ville, "l'existence de directeurs généraux, relevée par la cour est strictement conforme aux termes du décret (du 1er mars 1977) qui le prévoit explicitement. Il n'y a donc là nulle anomalie ni irrégularité".

 

Concernant les collaborateurs de cabinet, selon la mairie, leur recrutement et rémunération "ont été fixés en novembre 2001 à un plafond de 170 collaborateurs, dont 40 pour le cabinet du maire de Paris, effectif bien inférieur aux obligations réglementaires en vigueur qui s'imposent à la collectivité parisienne".

 

Depuis l'arrivée du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, à ses fonctions en 2001, "le directeur de cabinet du maire ne bénéficie plus des avantages en nature, de type 'logement et véhicule', dont ont pu bénéficier ses prédécesseurs", se défend-elle encore.

 

Lire  l’article du Courrier des Maires

 

                                     ctp[1]

                                      ... " Et celui des chargés de mission est princier ! "

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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