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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 10:58

 

Libération : Le 16 janvier 2014

La ministre souhaite reprendre la main sur des établissements à la gestion erratique.

Fête à Orsay, mélodrame à Beaubourg, crise de confiance au musée Picasso : les établissements donnent du fil à retordre au ministère de la Culture, qui est manifestement déterminé à reprendre la main, après une période de laisser-faire sous Frédéric Mitterrand.

Dès son arrivée au pouvoir, la gauche s’était ainsi débarrassée de la présidente du Centre des monuments nationaux, Isabelle Lemesle, dont la gestion erratique avait donné lieu à un rapport sévère de l’inspection des affaires internes. Anne Baldassari avait eu elle-même droit à son lot de critiques du même service, sans subir le même sort. Il y a peu, le cabinet du ministère se montrait plutôt rassurant quant au sort du musée Picasso. Mais les nuages se sont accumulés, émoussant la patience des autorités de tutelle.

Le ton, aussi, change. A la veille de Noël, Aurélie Filippetti a eu une explication avec le président du centre Pompidou, Alain Seban, qui entendait congédier une conservatrice d’une manière jugée assez cavalière. Ex-conseiller de Jacques Chirac, ce dernier a dû faire machine arrière, ce qui n’a pas empêché le Monde de revenir à la charge en contestant vivement ses méthodes.

 

 

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A la fin de l’année, le ministère a également ouvert une petite enquête sur un épisode curieux survenu au musée d’Orsay. Parfois critiqué pour son attitude envers le personnel, Guy Cogeval, son président, s’est vu reprocher par le Canard enchaîné d’avoir fêté son mariage avec son compagnon brésilien en invitant 400 personnes dans les galeries. Le 11 octobre au soir, veille des épousailles, le musée a effectivement prêté le café et les galeries de l’exposition «Masculin-masculin» à un organisateur de soirées gays, Spirit of Star. Le musée s’est défendu en parlant de «coïncidence».

Cette soirée a certes été voulue par Guy Cogeval, mais il n’en était pas formellement l’organisateur. Le cabinet de la ministre n’a donc pas conclu qu’il aurait commis une faute en tenant une fête personnelle dans l’enceinte du musée. Néanmoins, il s’avoue surpris d’apprendre que, avec l’aval du conseil d’administration, les lieux et le personnel avaient été prêtés gracieusement à cet opérateur privé, sans lui demander aucune redevance.

Ces incidents, et quelques autres plus discrets, témoignent du déséquilibre entraîné par l’autonomisation des établissements depuis les années 2000. Depuis, les capacités budgétaires, stratégiques et intellectuelles du ministère ont dégringolé. Manquant de véritables conseils d’administration dotés de pouvoirs effectifs, comme dans le modèle anglo-saxon, les principaux musées se sont transformés en grands duchés.

Emportés par l’ivresse de la surpuissance, certains dirigeants devenus des seigneurs de guerre ont adopté des comportements qui ne seraient jamais admis aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Allemagne. Le ministère réagit donc avec ses moyens au cas par cas, faute d’une réforme d’ensemble du système.

Lire l’article de « Libération »

 

           rush-fly by night-front

                                                Musées: Les grands ducs volent même la nuit

 

 

  

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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