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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 07:38

 

Le mouvement dure depuis février et touche 75% des équipements sportifs

 

Le torchon brûle entre la Mairie de Paris et les agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) .  Depuis près de six mois, une majorité des équipements sportifs municipaux  (piscines, stades…), normalement ouverts le dimanche, reste fermée en raison d’un mouvement social.

 

L'intersyndicale CGT - Supap - SUD et FO a déposé un préavis de grève pour tous les dimanches  jusqu'au 7 septembre. En ligne de mire, une revalorisation de la prime dominicale à 180 euros (contre 47 euros actuellement) pour tout les agents, adjoints techniques des gymnases, stades, bain-douches et maîtres-nageurs, travaillant le dimanche.

 

Si la mairie évoque 20% des stades et 50% des piscines touchés par le mouvement, un chiffre déjà considérable (lire ici), pour les syndicats il faut plutôt parler de 75% pour une grande partie des arrondissements de la capitale, lesquels affirment que « les Vème, VIIème, IXème, Xème, XIème, XIIIème, XIVème, XVIIIème et XIXème étaient en grève à plus de 75%. » en détaillant au passage la liste des équipements fermés (lire ici).

 

Une réunion est prévue mardi 8 juillet avec Jean-François Martin, un transfuge du Modem rallié pendant la campagne à Anne Hidalgo et devenu adjoint chargé des sports. Il est peu probable toutefois que cette réunion porte ses fruits tant la volonté de la Mairie de Paris de sortir du conflit semble faible puisque elle a renvoyé les discussions sur la rémunération du travail du dimanche à …l’année prochaine !



                                            Jean François Martins (à gauche ) un transfuge rallié à Anne Hidalgo

                    ptitvelib2

                                   - On lui demande un vélo et il nous refile une bouée !

 


En effet, la Mairie de Paris est tellement embêtée par la question de l’ouverture des équipements municipaux le dimanche (et la prime qui va avec) à cause de ses promesses inconsidérées pendant la campagne électorale qu’elle propose seulement « de ne faire un groupe de travail qu’après les élections professionnelles ». Toutefois celles-ci n’auront lieu… que le 4 décembre 2014.

Le problème pour l’équipe d’Anne Hidalgo, c’est que l’on ne voit pas bien l’intérêt d’attendre le verdict des urnes puisque l’ensemble des syndicats… est sur la même position ! Ainsi la CFDT et l’UNSA qui ne font pourtant pas partie de l’intersyndicale réclament elles aussi une prime de 180 euros mais pour tout les agents de la ville cette fois (lire ici). La mairie de Paris est donc dans une impasse !

En tout cas, le conflit social dans les équipements sportifs, malgré sa longueur, ne marque aucun signe d’essoufflement et comme le dit si bien la mairie de Paris de manière plutôt mergitur sur son site « les agents grévistes ne sont pas soumis à une obligation de prévenance, il n’est pas possible de prévoir à l’avance les fermetures ».

 

Et la municipalité de rajouter ce conseil on ne peut plus fluctuat « il est préférable pour le public de s'assurer de son ouverture en contactant l’agent d’accueil par téléphone ». Enfin, à condition que ce dernier ne soit pas en grève !  « Le plus dur est derrière nous », espérait Jean-François Martins début juin dans une déclaration au « Parisien ». Il va plutôt devoir regarder devant.

 

Publié également sur Miroir Social


 

                                       image

 

 

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
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commentaires

Armangau Jean-Paul 07/07/2014 09:54

Bonjour,
il y en a marre que depuis des années la mairie de Paris ne prenne pas la mesure du désarroi des parisiens qui veulent pratiquer la natation : très peu de piscines, souvent en travaux pour pb
techniques en cascade, personnels peu aimables, peu accueillants, peu présents, propreté plus que douteuse et fermetures à répétition. Sans parler des créneaux horaires pour le public qui sont
réduits à peau de chagrin, des créneaux horaires pour les scolaires qui eux aussi sont insuffisants. Il est grand temps de mettre de gros moyens là dedans tant pour construire de nouvelles
piscines, que de rénover les piscines actuelles, que de former le personnel et d'embaucher autant que nécessaire afin d'offrir un service public digne d'une grande ville.

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