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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:19

 

Dans un appel, ils demandent aux pouvoirs publics de limiter au maximum les expositions dans les espaces de travail !


Le débat aura beau avoir été escamoté à l’Assemblée Nationale, il n’échappera pas aux questions que se pose le monde du travail.


Pour mieux protéger les salariés, les syndicats se penchent désormais sur les risques émergeants liés aux ondes électromagnétiques et les nouvelles technologies qui envahissent les espaces de travail.


Depuis quelques années un nouveau phénomène, le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) ou Hyper électrosensibilité (EHS), est apparu et touche désormais un nombre de personnes non négligeable ((2-3% de la population selon les estimations) dont de nombreux salariés.


Dans ce contexte, des représentants du personnel, issus de toutes organisations syndicales, ont défrayé la chronique en saisissant les Comités Hygiène et Sécurité  (CHS) de leur secteur d’activité, notamment dans les bibliothèques parisiennes ou à la BnF avec la CGT et la FSU, à la RATP avec Sud ou encore quand le syndicat SGP-FO s’est mobilisé pour empêcher l’installation d’antennes relais au-dessus des commissariats.


« Il existe une réelle prise de conscience de la part des travailleurs » déclare à « Bakchich Info » Patricia Mouysset du cabinet Technologia, une entreprise d’évaluation et de prévention des risques professionnels agréée par le ministère du Travail, dans un article publié le 30 janvier 2013. « Nous sommes de plus en plus saisis par les CHSCT pour des demandes d’expertise sur le rayonnement des ondes électromagnétiques. L’utilisation de la wifi et des téléphones portables sont au centre des demandes.».

Dans le même article Patricia Mouysset déclarait que si l’électro-sensibilité est un sujet « très délicat à traiter  et que cette maladie n’est pas reconnue comme maladie professionnelle, elle existe et elle est reconnue au niveau scientifique. Lorsque je prenais mes cours à l’Ineris (Institut de l’Environnement Industriel et des Risques), le professeur René de Sèze, admettait tout à fait son authenticité. »

A l’avenir, certains syndicats pensent même sérieusement porter l’électro-hypersensibilité devant les tribunaux et engager un combat pour que cette maladie soit reconnue comme maladie professionnelle. 

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Dans un appel signé par des dizaines de syndicalistes venant d’organisations et de secteurs d’activité différents ceux-ci constatent :« depuis plusieurs années que l’exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail (antennes-relais, Bluetooth, compteurs intelligents, téléphonie DECT et téléphonie mobile, RFID, WIFI, etc.) entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques. » avec pour conséquence des conditions de travail dégradées entrainant arrêt maladies, voire inaptitude.


Les signataires s’adressent aux pouvoirs publics pour que ces derniers interviennent « pour limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs des Champs Electro-Magnétiques ».


Les employeurs sont également interpellés pour que ceux-ci adoptent « un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM, notamment en privilégiant les technologies filaires aux technologies et infrastructures sans fil. ».


Les autorités médicales et la médecine du travail ne sont pas oubliées dans cet appel qui leur demande « de prévenir et de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales liées aux CEM »


Enfin, même si cela peut paraître curieux, les syndicats sont également interpellés, nombre d’entre eux étant sceptiques face à ce phénomène.  « A nos collègues syndiqués de se saisir avec la plus grande vigilance de la question des CEM dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel, en particulier au sein du Comité d’Hygiène et Sécurité du Travail (CHSCT/CHS) » concluent les syndicalistes dans leur appel.


Voici le texte de cet appel que nous publions ici dans son intégralité. Pour signer cet appel écrire à socialnecmergitur@yahoo.fr 

 

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Nous, syndicalistes signataires, constatons depuis plusieurs années que l’exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail (antennes-relais, Bluetooth, compteurs intelligents, téléphonie DECT et téléphonie mobile, RFID, WIFI, etc.) entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques.

Cela a pour corollaires, des conditions de travail dégradées et, suivant les cas, de forts risques d’arrêt pour maladie, des pathologies chroniques, une incapacité de travail, l’invalidité ou le handicap (reconnus ou non par les instances médicales françaises, mais pourtant réels),  des affections de longue durée, l’inaptitude, etc.  Sans parler des démissions contraintes ou des licenciements….

L’actualité est  encore venue conforter nos craintes le 12 octobre 2012 avec la décision de la Cour Suprême d’Italie (l’équivalent de notre Cour de Cassation) qui vient confirmer le lien de causalité entre l’usage professionnel intensif du téléphone mobile et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial. Reconnu victime d'une maladie professionnelle, M. Marcolini a ainsi été déclaré invalide à 80 %. (Lire ici)    

Dans ces circonstances malheureuses et pour prévenir de nouveaux dégâts sanitaires, nous invitons donc tout un chacun à mieux prendre en main son information, notamment en prenant connaissance du rapport BioInitiative (rapport 2007 en version française) qui est cité comme source scientifique par l'Agence Européenne de l'Environnement. (Lire ici)  Un rapport qui dresse un état complet des connaissances de l’effet sur l’homme ou les organismes vivants des rayonnements non ionisants.

Un tel document (parmi d’autres…) devrait nous faire tous réfléchir sérieusement  face à la prolifération des radiofréquences, en particulier dans la sphère professionnelle, quand on aborde la liste des effets induits par ces ondes : génotoxicité et dommages sur l’ADN, stress cellulaire, effets sur le système immunitaire, effets neurologiques et troubles du comportement, tumeurs cérébrales, leucémies, etc.

Actualisé en 2012 le nouveau rapport Bioinitiative est téléchargeable (en version anglaise) depuis leur site. Ce document compile les résultats de 1 800 études scientifiques réalisées durant les cinq dernières années. Conclusion : « les preuves de risques sanitaires se sont considérablement multipliés depuis 2007 » !

Tous les milieux de travail et secteurs d’activité professionnelle, accueillant parfois des publics fragiles (enfants, malades, femmes enceintes, personnes âgées, etc.) semblent être touchés par les méfaits sanitaires de certaines ondes électromagnétiques  (une liste hélas non exhaustive) :

-  La culture avec les bibliothèques de la Ville de Paris et la BNF

-  Les transports avec la RATP ou la SNCF

-  La sécurité intérieure avec la police nationale

-  L’éducation et la formation (écoles, collèges, lycées, universités)

-  La santé, notamment en secteur hospitalier 

-  Les collectivités locales et territoriales

-  Les médias

-  L’industrie

-  Les télécoms

 

 

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En conséquence, nous syndicalistes, demandons: 

      

- Aux élus, aux pouvoirs et organismes publics français et en particulier au Ministère du Travail de suivre  les recommandations internationales (Agence Européenne de l’Environnement, Conseil de l’Europe, Parlement Européen etc.) en vue de limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs des Champs Electro-Magnétiques (CEM). Pour ce qui est de la prévention des risques, l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) qui se définit comme un «organisme de référence dans la prévention des risques professionnels» (accidents du travail, maladies professionnelles) aurait un (autre) rôle à jouer…

 

- Aux autorités médicales françaises et en particulier à la Médecine du Travail de prévenir et de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales liées aux CEM à l’heure où les appels des scientifiques et des associations de médecins se font de plus en en plus nombreux et pressants à l’international, Appel de Fribourg, Appel de Bamberg, et en France, demandes de l’Association Santé Environnement France composée de 2500 médecins français réclamant une loi sur les ondes électromagnétiques. (lire ici).

 

- Aux employeurs d’adopter un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM, notamment en privilégiant les technologies filaires aux technologies et infrastructures sans fil. 

 

- Aux travailleurs français de s’informer au sujet des graves dangers sanitaires auxquels ils sont de plus en plus exposés dans l’exercice de leur métier et de se rapprocher de l’organisation syndicale de leur choix pour traiter la question

 

- A nos collègues syndiqués de se saisir avec la plus grande vigilance de la question des CEM dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel, en particulier au sein du Comité d’Hygiène et Sécurité du Travail (CHSCT/CHS)

 

Signataires (par ordre alphabétique) :

Catherine Aucuit (CFTC, CHSCT-Thomas Cook), François Xavier Arouls (SUD-RATP), Marc Bagnoli (CGT-Banque de France), Patricia Bernard (Déléguée du personnel-Geodis), Roselyne Bernard (CGT-France Télécom Orange), Jean-François Besançon (FSU-BnF, CHSCT-Bibliothèque Nationale de France), Eric Beynel (Union Syndicale Solidaires-Commission Santé), Michel Bonifay (CFDT-CHU Grenoble), Anne-Gaëlle Bonnier (CGT-Gemay Maybelinne Ormes, Groupe l'Oréal), Bernard Bouché (Union Syndicale Solidaires-Rhône), Catherine Brodard (FSU-BPI, Bibliothèque Beaubourg), Karine Cardenas (CGT,CHSCT-ITEP Beziers), Laurent Cima (CGT Plaine Commune), Ida Cohen (CGT, CHS-Services Informatiques Ville de Paris), Loïc Daguzan (CGT-Banque de France), Willy Dans (SUD-Rail Lille),  Agnès Dutrévis (CGT, CHS-Affaires Culturelles Ville de Paris), Jean Yves Ehlenberger (CGT-Conseil général du Bas Rhin), Eric Frasca (CGT-Arkema usine de Lacq Mourenx), Nicolas Galépidès (Fédération SUD-PTT), Vincent Garnier (CGT-France Télécom Orange), Sébastien Gillet (SUD-Rail, Lyon), Dominique Glémas (Fédération SUD-PTT), Isabelle Gracy (FSU-Affaires Culturelles Ville de Paris), Evelyne Grosselin (Déléguée du personnel-Geodis), Nathalie Gueniot (CGT, CHSCT-Centre Hospitalier La Chartreuse, Dijon), Bernard Guillerey (SUD-Renault), Catherine Housset (CGT, CHSCT-Centre Hospitalier La Chartreuse, Dijon), Hervé Hubert (Fédération SUD-PTT), Christine Huvé (Syndicat des cadres UCP-Affaires Culturelles Ville de Paris), Jean-Marc Larchey (SUD-France Télécom Orange), Thierry Lamaire (CGT-ASPS Ville de Paris), Renée Lasseron (SNPST-Syndicat National des Personnels de Santé au Travail), Gaël Legrand (SUD-Musées Ville de Paris), Pascal Lepetit (SUD-RATP, CHSCT-département métro), Philippe Méric (Fédération SUD-PTT), Francine Meyer (SNESUP-ancienne élue CHS université de Strasbourg), Jean Michel Nivelet (Fédération SUD-PTT), Pascal Panozzo (Fédération SUD-PTT), Alain Paulien (CGT-France Télécom Orange), Jean-Pierre Pichotin (CGT-France Télécom Orange), Bertrand Pieri (CGT-Affaires Culturelles Ville de Paris), Marie-Catherine Poirier (CFDT-IRSN, Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire), Dominique Quénéhen (CGT-Musées Ville de Paris), Xavier Regibaud (CGT-France Télécom Orange), Philippe Rubio (CFDT-France Télécom Orange), Elke Süberkrüb (Elue CHSCT-Geodis), Frédérique Thiollier (CFDT-Secrétaire du CHSCT Bayard presse), Grégory Thureau (CNRS-Université de Strasbourg), Olivier Vô-Tân (FSU-BnF, CHSCT-Bibliothèque Nationale de France), Syndicat CGT-ASPS (Accueil Surveillance Prévention Sécurité Ville de Paris), Syndicat CGT-La Chartreuse (Centre Hospitalier, Dijon), Syndicat FSU-BnF (Bibliothèque Nationale de France), Frédéric Weisz (FSU-BnF, Comité technique Bibliothèque Nationale de France), Christophe Zander (CGT-Action sociale),

 

Pour signer cet appel, nous écrire à: socialnecmergitur@yahoo.fr

 

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Publié aussi sur "Miroir Social"

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Santé au travail: C'est HS !
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commentaires

faculté des sciences de la technologie 13/12/2014 17:16

merci bon article

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