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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 12:25

 

Le Figaro : Le 2 décembre 2014


Après les affaires du bureau et de l’appartement on apprend maintenant que Thierry Lepaon a aussi demandé des indemnités de départ à la CGT.. pour rejoindre la CGT !


Les semaines se suivent et se ressemblent à la CGT… Après les affaires des travaux de rénovation de l'appartement de Thierry Lepaon (130.000 euros, mobilier compris, pour 70 m² à Vincennes) et de son bureau (62.000 euros, frais d'études compris, pour 50 m² à Montreuil) révélés par le Canard enchainé, le secrétaire général de la première centrale syndicale de France est ébranlé par une nouvelle affaire qui fait tache. Et qui pourrait même lui être fatale ! « Ca va devenir compliqué », confirmait lundi soir l'un de ses proches...


D'après les informations de L'Express, le boss de la CGT aurait en effet bénéficié d'une rupture conventionnelle début 2013 juste avant d'être élu à la tête de la confédération, en lieu et place de Bernard Thibault. Le deal - confirmé par l'intéressé mais qui ne se rappelle plus du montant - aurait été passé avec son employeur du moment: la CGT Basse-Normandie. L'opération n'a certes rien d'illégal mais elle est choquante à trois titres.


Primo : l'employeur est, à quelques nuances juridiques près, le même et on peut donc s'interroger, légitimement, sur l'opportunité -autre que financière pour Thierry Lepaon- de conclure un tel contrat de rupture. Secundo, la CGT a toujours violemment combattu ce mode de séparation à l'amiable du contrat de travail apparu en 2008 et il est donc surprenant qu'elle y recourt pour l'un de ses plus hauts cadres.

 

 

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                                                     - Voyez, lui au moins il sait négocier !



Et tertio, elle arrive justement après les affaires de l'appartement et du bureau qui font beaucoup de vagues en interne, et en plein débat sur les retraites chapeau (les sujets n'ont rien à voir mais l'amalgame ne manquera pas d'être fait). Et ce, à deux jours des élections cruciales dans les trois fonctions publiques où la centrale de Montreuil pourrait laisser des plumes. Et donc son secrétaire général, qui serait tenu responsable d'un échec, voire d'un recul dans ces bastions historiques du syndicat, pourrait ne pas s'en relever...

             

Quoi qu'il en soit, avec ses nouvelles révélations, « la chasse à Lepaon » est ouverte en interne. L'objectif de ce que l'intéressé considère comme un complot contre lui et plus largement contre son organisation ? Non seulement l'empêcher de se représenter pour un second mandat en 2016 - il en a plusieurs fois émis le souhait, et encore très récemment - mais également le faire plier avant cette date. Dit autrement, le pousser à la démission le plus tôt possible, et donc dès 2015, voire avant la fin de l'année si possible. L'entourage du secrétaire général a d'ailleurs identifié ceux qui, dans la maison, seraient responsables de cette chasse à l'homme. A commencer par la Filpac, la fédération CGT des travailleurs du livre, qui sont tout sauf des enfants de choeur...

 

 

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Surtout que, comme l'avouait la semaine dernière l'un des dirigeants de la CGT avant la révélation sur la rupture conventionnelle dont a bénéficié Thierry Lepaon, « ce n'est pas fini, il y encore des choses qui vont sortir ». Conséquence, pour beaucoup, l'heure est aujourd'hui à tenter de colmater les brêches et limiter l'hémorragie. Le patron de la CGT, élu en mars 2013 par défaut, est sur la sellette et il faut dorénavant sauver le paquebot CGT. Et ce, même si le premier syndicat de France n'a pas la culture du putsch et n'a plus rien de révolutionnaire depuis longtemps.


Le coup de grâce pourrait tout à fait être apporté si la CGT obtient des résultats décevants jeudi lors des élections dans la fonction publique. Il y a certes peu de chances que la centrale de Montreuil perde sa première place (elle détient 25% des voix, six points devant la CFDT) mais un recul, même petit, serait vécu en interne comme un camouflet terrible pour Thierry Lepaon. Et une preuve supplémentaire qu'il doit partir.


Car, contrairement à ce qu'il a affirmé il y a 15 jours sur France Inter, les gens ne s'en foutent pas. « La formule était malheureuse, il n'aurait pas du s'exprimer comme cela », reconnait aujourd'hui l'un de ses proches. Pour preuve, cette scène rapportée lundi dans d'un homme qui s'est mis à hurler vendredi dans le hall de la confédération, traitant Thierry Lepaon de voleur et réclamant sa démission. Du jamais vu. Et aussi la rumeur qui court que certaines fédérations réfléchiraient à faire la grève des cotisations... Là encore, une première.


Bref, ça commence à sentir sacrément le roussi pour Thierry Lepaon, surtout si ses proches commencent à juger son sort presque scellé. Et vu la détermination que ses opposants mettent à le sortir de scène, le patron de la CGT va devoir s'accrocher et trouver, vraiment, les mots justes pour convaincre les adhérents et plus largement l'opinion qu'il doit rester...


Lire l’article du « Figaro »

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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