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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:59

 

Arrêt Sur Image : le 30 septembre 2013

« La direction a loué un bus, nous a fourni des sandwichs pour préparer le défilé. Tout a été financé de A à Z par les patrons » précise un volontaire du dimanche

Le slogan "Yes week-end" a fait le tour des JT ce dimanche. Les journaux télévisés se sont intéressés à l'ouverture des magasins Leroy Merlin et Castorama, pour protester contre une décision de justice qui leur impose de fermer le magasin ce jour-là. Une ouverture perçue dans les reportages comme soutenue par des salariés, réunis dans le collectif des « Bricoleurs du dimanche », avec force banderoles, tee-shirts, pétitions.

Mais le mouvement, présenté comme spontané, ne l'est pas tant que ça, nous apprend le Huffington post. Ce mouvement est en effet soutenu par les directions des deux enseignes bien au-delà du simple soutien moral. C'est une véritable assistance pratique et financière que les deux enseignes procurent à leurs salariés. Une agence de communication, Les Ateliers Corporate a ainsi été mandatée par les deux directions. « Les salariés sont allés voir leurs directions en disant 'on veut porter le combat mais on ne sait pas comment faire, aidez-nous', raconte Stéphane Attal, directeur associé de l'agence, au HuffPost

           

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                                         Dimanche: Quand les patrons jouent de la trompette aux salariés

 

Mais un salarié, qui témoigne de manière anonyme, rapporte une toute autre version auprès du Huffpost. C'est le directeur du magasin dans lequel travaille ce salarié, qui est directement allé lui demander de participer à une formation. « Il m'a bien dit que je n'étais pas obligé », précise-t-il. « Là, on a été réuni dans une salle en plein centre de Paris, il y avait deux ou trois salariés de chaque magasins Leroy Merlin ou Castorama concernés par les fermetures, soit environ une centaine de personnes. En préambule, des responsables des deux enseignes ont fait une présentation en disant qu'il s'agissait de notre projet, puis ils nous ont laissé avec les consultants. » On a commencé par un cours sur la communication de crise, ils nous ont notamment dit ce qu'ils voulaient éviter, les actions violentes par exemple ».

« Nous avons participé à cette réunion sur notre temps de travail, la direction a remboursé nos frais de déplacement et un buffet nous attendait. De la même manière, quand nous avons manifesté entre Montparnasse et le ministère du travail, la direction a loué un bus, nous a fourni des sandwichs et on s'est servi dans les rayons pour préparer le défilé. Tout a été financé de A à Z par les patrons », raconte-t-il. Et le salarié d'ajouter : « Si je demande une augmentation de salaire, jamais mon patron ne m'autorisera à interpeller les clients dans l'enceinte du magasin. Même chose pour les syndicats, quand ils veulent protester, ils restent sous la pluie. Tout ça n'est pas très juste. »

Lire l’article de « Arrêt Sur Image »

 

                                                     Travail du dimanche: l'arnaque dévoilée

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                                      - Gosh, sans le huffigton post on allait réussir notre coup !

 

 

 

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Social: Le travail de nuit étalé au grand jour !

Une intersyndicale, cauchemar des grandes enseignes

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Arrêt sur image
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