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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 08:26

 

Le Parisien : Le 25 septembre 2013


Le Clic-P mène un combat sans merci contre le travail de nuit et les ouvertures dominicales. Et la justice suit.


Leur ultime victoire contre le géant Sephora vient couronner trois années d’action contre la déréglementation sauvage des horaires dans le commerce parisien. Les irréductibles du Clic-P (Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris) savourent, dans leur fief de Levallois (92), d’être parvenus à contraindre le parfumeur à fermer les portes de son magasin des Champs-Elysées à 21 heures. Contre minuit ou une heure du matin certains jours.


« Mieux, s’amuse Laurent Degousée, l’un des membres du Clic-P, c’est Sephora lui-même, en défendant le travail nocturne à grand renfort de pages de pub dans les journaux, qui a rendu l’affaire encore plus emblématique et permis une médiatisation importante de sa défaite devant les tribunaux. Les autres enseignes vont y regarder à deux fois avant de violer la loi… »

 

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                                                   Travail de nuit: Clic-P, le cauchemar de Séphora

 


Un comité unique en France  Cauchemar des enseignes de distribution parisiennes, le Clic-P, un comité unique en France, est né en 2010 autour de quelques syndicalistes, inquiets des effets de la loi Maillié qui rendait plus aisée l’ouverture dominicale des commerces. Une brèche déjà ouverte par Virgin, dès 1993. A ce premier cheval de bataille, les représentants de six organisations (CGT, CFDT, FO, Sud, CFE-CGC et le Seci) ont ajouté la lutte sans merci contre le travail de nuit.


« Notre force, c’est la collégialité, soulignent-ils, et notre structure, extérieure aux entreprises, nous protège des pressions qui sont énormes dans le commerce. La preuve : seuls 2% des salariés qui y travaillent sont syndiqués! ». Leur credo? « Paris n’a pas vocation à être un gigantesque supermarché ouvert jour et nuit où l’on contraint les salariés à se plier aux exigences toujours plus grandes ».


« Depuis des années, souligne Eric Scherrer, du Clic-P, c’est la course à l’échalote. A celui qui ouvrira plus tard que son concurrent, ou le dimanche parce que le voisin le fait sur le même trottoir. Jusqu’où irait cette surenchère si nous n’étions pas là? Discrètement, termine-t-il, des salariés de grandes enseignes nous contactent et nous décrivent des conditions de travail à faire dresser les cheveux sur la tête ».

 

 

                              Comme Dracula, les grandes enseignes en plein cauchemar

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                                                   " Ahhh, je peux plus faire la course à l'échalote "

 

 


Dès 2010, le rouleau compresseur Clic-P se met en marche, multipliant les procédures judiciaires. Avec d’abord un avocat, Me Vincent Lacourt, puis deux, « et bientôt trois », confient ses représentants.

Premières cibles : les supérettes qui ne respectent pas les horaires de fermeture dominicale : Monop, G20, Franprix, Spar, défilent devant le tribunal, et ressortent condamnés. Sommés de respecter la loi, sous peine d’avoir à régler de fortes amendes. « Malgré nos victoires, les dirigeants nous snobaient, sourit Laurent Degousée. Maintenant, les enseignes capitulent avant d’être traduites en justice, comme le BHV ou les Galeries Lafayette, qui ont renoncé aux ouvertures nocturnes. »

                                                   
Toutes condamnées  Jusqu’à présent, tous ceux qui ont été assignés en justice par le Clic-P ont perdu : des dizaines de supérettes parisiennes, mais aussi des emblèmes de la grande distribution. C’est le cas d’Apple Store d’Opéra, le magasin Uniqlo des grands boulevards, la boutique Sephora de Bercy-Village et, dernière en date, le vaisseau amiral du parfumeur, sur les Champs-Elysées.

« Le juge est formel dans son arrêt, souligne Laurent Degousée : Le recours au travail de nuit doit être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou d’utilité sociale. Avec cette décision, Uniqlo et Apple qui ont fait appel n’ont aucune chance de gagner en justice… ».

Prochaines cibles du Clic-P qui fourbit ses armes et étoffe son dossier : Monoprix. « Cette fois, annoncent les délégués, nous irons au pénal… »


Lire l’article du « Parisien »

 

 

                                                   Le Clic-P assignera les grandes enseignes au pénal

                                       x-en-plein-cauchemar-jj

 

 

 

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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