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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:48

 

L’Express : Le 4 avril 2014

 

Manuel Valls a nommée Véronique Bédague-Hamilius à la tête de son cabinet. Cette femme discrète a administré la Mairie de Paris mais son autoritarisme a laissé des traces... 

 

As de la communication, roi des coups d'éclat, Manuel Valls a choisi une femme pour diriger son cabinet à Matignon, une première pour ce poste. Véronique Bédague-Hamilius, 50 ans, énarque, est la caution économique de l'ancien ministre de l'Intérieur.

 

Non pas que Manuel Valls n'a pas ses idées sur la question (pour la TVA sociale, contre les 35 heures, pour la réduction des déficits publics...) mais ce n'est certainement pas son domaine de prédilection. De plus, le nouveau Premier ministre commence ses fonctions avec une minorité d'opinions favorables (43%) sur sa capacité à relancer l'économie, selon un sondage Tilder/LCI/OpinionWay publié jeudi. 


 

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                                              - Grrr, ça y est, je commence à baisser..


                     

C'est pourquoi il a décidé de s'entourer. Véronique Bédague-Hamilius est une habituée des administrations. Issue de la promotion Jean Monnet de l'ENA (en 1990, comme Martin Hirsh ou François Pérol, deux anciens de l'équipe Sarkozy), elle est déjà passée par Bercy entre 2000 et 2002 comme conseillère de Laurent Fabius. Par la suite, elle rejoint la Mairie de Paris où, de l'avis de beaucoup, elle a été « la femme clé de l'administration de la capitale ».

 

Présentée par Le Monde comme « discrète mais réputée pour son autorité », Véronique Bédague-Hamilius venait tout juste d'être chargée en Conseil des ministres (14 mars dernier) de la fusion entre deux agences d'Etat à forte connotation internationale, l'AFFI (chargée des investissements internationaux) et Ubifrance, bras armé du développement international des entreprises, piloté par Christophe Lecourtier depuis 2008. Avant cette dernière étape, c'est donc à Paris sous Bertrand Delanoë, qu'elle a fait ses armes. D'abord en tant que Directrice des Finances (2002-2008), pour le premier mandat du Maire de Paris. Puis au Secrétariat Général, où elle a eu en charge pas moins de 50 000 fonctionnaires. 

 

Dans son e-mail d'adieu (« Merci pour le chemin parcouru ensemble ») envoyé le 12 mars dernier, que L'Express a pu consulter, Véronique Bédague-Hamilius exprimait son « émotion » au moment de quitter ses fonctions. « Plus performante, l'administration parisienne est désormais davantage tournée vers l'usager et plus ancrée dans le territoire parisien », écrivait-elle.



                             L'ancienne SG de la Ville de Paris a pourtant laissé de bon souvenirs à certains

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                                            - Oui, car moi j'aime les femmes autoritaires !


 

La Secrétaire générale (SG) souligne par ailleurs « la grande importance accordée à la communication interne ». D'un point de vue plus organisationnel, Véronique Bédague-Hamilius revendique avoir "développé des instruments destinés à améliorer la qualité du management dans tous les secteurs de la Ville". Ce que confirme une source syndicale à L'Express. « Dans tous les services il y avait beaucoup de tableaux à remplir. On passait parfois plus de temps au reporting qu'à travailler », ironise cette source qui n'hésite pas à parler de "quelqu'un de très autoritaire, qui menait les choses à la baguette ». On l'aura compris, la vision optimiste de la secrétaire générale sortante n'est pas toujours partagée pas certains de ses anciens collaborateurs.

 

Ainsi, sur la page Internet du syndicat Unsa des attachés des administrations parisiennes, les méthodes de travail de Véronique Bédague-Hamilius y sont vivement critiquées. « Elle avait la réputation de considérer que toute personne née avant 1964 n'était plus bonne à grand-chose au niveau des postes de responsabilités (...) La Secrétaire Générale sortante s'est toujours entourée de personnes avec qui elle avait des rapports d'amitié ou pour lesquelles elle ressentait des atomes crochus (...) À cette vision des choses assimilable à une forme de monarchie absolue (« On ne dit pas "Non" à la Secrétaire Générale! » s'est vu encore dernièrement répondre un collègue attaché) s'est ajouté une brutalité affirmée dans la façon de traiter un certain nombre de Directeurs et Directrices de la Ville », rapportent les auteurs, qui visiblement, ne garderont pas la nouvelle directrice de cabinet de Manuel Valls dans leur cœur. 

 

Lire l’article de « L’Express »


 

                                      Les syndicats ont taillé un costard à la nouvelle DirCab de Matignon

                rebeurk

                                                   - Faites bien attention à vous ...

 

 

 

 

 

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Avant d’entrer à Matignon, Valérie Bédague Hamilius avait été épinglée par les syndicats parisiens  

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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