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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:35

 

L’express : le 18 janvier 2012

 

L’adjoint à la culture de Delanoë, Christophe Girard a voulu être ministre de la Culture de Sarkozy

 

On me reproche quelquefois, ces derniers temps, de critiquer sévèrement dans mon livre, mes articles ou ce blog, le « sarkozysme culturel » et d’en oublier les erreurs ou les faiblesses de la « gauche culturelle ».

 

Comme le lecteur avisé pourra le constater, j’ai pourtant critiqué dans « J’aime pas le sarkozysme culturel », toute une série d’ambitions à gauche, qui ont mené au « sarkozysme culturel ». Je reviendrai prochainement sur ce blog, en détail, sur certains cas d’école.

 

Mais prenons un petit exemple très symbolique, quoique la personne soit peu connue du grand public : celui de Christophe Girard, l’adjoint à la Culture du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

 

Girard vient de publier un ouvrage riquiqui au titre un peu mégalomane : Le Petit livre rouge de la culture, dans lequel il annonce son programme s’il devient ministre de la Culture (un titre mégalo mais aussi indécent quand 65 millions de Chinois sont morts du fait des petites idées rouges de Mao Zedong : pourquoi pas le Petit Mein Kampf de la culture puisqu’on y est ?). [Disclaimer : je signale que ce livre paraît chez Flammarion, qui est aussi mon éditeur]

 

Dans ce non-livre de moins de 100 pages, relevons tout d’abord que des passages entiers sont empruntés à une note de la fondation Terra Nova datée de octobre 2010, et notamment à son groupe de travail « culture », coordonné par Olivier Poivre d’Arvor, et dont la note est rédigée par Gaspard Gantzer et Catherine Sueur. Étrangement, cette note n’a pas été publiée : elle a servi en interne à nourrir le projet de la gauche. Reste qu’il suffit de lire le livre et la note pour constater qu’au moins une vingtaine de pages sont parfaitement identiques. (La référence à Terra Nova est simplement mentionnée p. 27 en note de bas de page, bien que Girard n’ait pas participé aux travaux de la dite commission, et dont il oublie en outre de citer le responsable… Toutefois, Gaspard Gantzer travaillant alors pour Christophe Girard, l’adjoint au maire de Paris pourra toujours dire qu’il a « influencé » le travail de Gantzer…).

 

Visiblement donc, le plagiat fait école. Mais il y a plus grave. L’une des propositions phares de Girard est de créer un « grand ministère de la Culture, de la Communication et du Numérique ». C’est une bonne idée – sauf qu’elle vient de Sarkozy. Et Girard, justement, l’a déjà faite à Sarkozy.

 

                                                       girard

                                                                                         Péché d'orgueil ?

 

Comme on peut le lire dans mon livre, J’aime pas le sarkozysme culturel, où je le révèle : Christophe Girard a rêvé d’être le ministre de la Culture d’ouverture de Sarkozy (voir pp. 145 et 146).

 

On le sait peu mais au printemps 2009, au moment où Christine Albanel allait être virée, et Frédéric Mitterrand finalement être nommé ministre de la Culture, Christophe Girard a, lui aussi, voulu ardemment être ministre de Sarkozy. La rumeur avait déjà fuité, notamment dans Rue89. Girard avait fait sortir dans la presse (AFP et JDD) son nom afin d’être dans la liste finale. Il faisait campagne à l’Élysée, à Matignon et utilisait tous ses réseaux pour entrer rue de Valois. Il s’est même poussé du col auprès de Carla Bruni-Sarkozy qu’il connaissait via les milieux de la mode, de son passé chez YSL, et de la lutte contre le sida. C’est un fait : Girard a rêvé d’être ministre d’ouverture de Sarkozy.

 

Il est allé plus loin. Girard a pris contact avec Martin Hirsch, alors Haut Commissaire du gouvernement Sarkozy, avec rang de ministre, et l’a mis dans la confidence. Il lui a annoncé sa nomination imminente comme « ministre de la Culture, de la Communication et du Numérique » de Sarkozy et lui a demandé des conseils pour préparer son entrée au gouvernement.

 

En fait, tout cela n’était que du « wishful thinking ». Il était le seul à en rêver et à y croire. A l’Élysée, où on m’a confirmé de première source ses interventions intempestives, on affirme que lorsque ce nom a été évoqué devant le président Sarkozy, celui-ci « ne voyait pas très bien qui était ce Girard. » J’ai interrogé sur ce point plusieurs conseillers du président Sarkozy dont les témoignages sont concordants.

 

A la mairie de Paris, l’ambition de Girard est connue et c’est même un « running gag ». Plusieurs conseillers de Delanoë, nombre d’adjoints, m’en ont parlée. « Il a trahi Pierre Bergé pour LVMH, les Verts pour le PS, Delanoë pour Ségolène Royal puis DSK : vouloir être ministre de Sarkozy était dans l’ordre des choses », décrypte avec humour une des principales conseillères du maire de Paris.

 

Mais l’histoire continue. Aujourd’hui, Girard se pousse du col pour être « ministre de la Culture, de la Communication et du Numérique » de François Hollande. Un vrai petit livre rouge.

 

Frédéric Martel

 

Lire l’article de l’Express  

 

                                                                  l'express 1

 

 

 

Lire aussi:

Christophe Girard se positionne pour être Ministre de la Culture !

Ouverture du dimanche: Christophe Girard soutient la droite parisienne

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:52

 

Ou plutôt à ne pas suivre  

 

La Mairie de Paris va transférer dans les mois qui viennent l’ensemble des musées municipaux dans une nouvelle structure, un Etablissement Public Administratif (EPA).

 

Voici un article du «Parisien» sur les conditions de travail des agents de surveillance d'un musée déjà transformé en EPA,celui du Grand Palais : Brimades, heures non payées, discrimination syndicale… Il est vrai que cette activité a pu être privatisée grâce à cette nouvelle structure juridique.

 

La Ville de Paris suivra t-elle cet exemple ? Quand on sait déjà que les syndicats ne seront pas les bienvenus dans le futur Conseil d’Administration, des musées parisiens,on peut craindre le pire.

 

                                        grand palais 3

 

 

Le Parisien: 16 janvier 2012

 

Le blues des gardiens du Grand Palais

 

Ils sont ceux que l’on ne voit pas. A l’entrée des galeries nationales du Grand Palais, alors que la foule vient admirer l’exposition « Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein », au programme jusqu’au 22 janvier. Dans les salles, ils sont assis entre deux tableaux de maître, des heures durant, et ils surveillent.

Ils prennent sur eux. Ils attendent le « pauseur », qui les relèvera le temps de se dégourdir les jambes, de manger un morceau et de se rasseoir à nouveau.

Sous leur masque impassible, les gardiens de musée en ont parfois gros sur le cœur. Huit d’entre eux, en poste aux galeries nationales, s’apprêtent à saisir le conseil de prud’hommes pour dénoncer leurs conditions de travail. Ces agents sont tous employés par SNGST : cette entreprise, spécialisée dans la sécurité des grands sites, a repris, en 2010, le marché du gardiennage du Grand Palais. Pour le compte de la Réunion des musées nationaux (RMN), environ 150 agents protègent les grandes expositions à succès. « Picasso », « Monet », « Turner »…

« C’est un cadre qui pourrait être formidable, mais le climat est tellement dur que les gens ne restent pas », confient les plaignants, sous couvert d’anonymat. « Tous rapportent les mêmes choses, raconte leur avocate, Isabelle Jonquois. Ils parlent de brimades, de dépassements réguliers des horaires légaux, de pressions quand ils se montrent revendicatifs et même de mesures de rétorsion quand ils veulent se présenter aux élections syndicales. »

Très remontés contre leur employeur, les agents décrivent aussi l’opposition qui existe, selon eux, entre les agents « sous-traitants » et les permanents, employés par la RMN. « Ils sont les maîtres, et on n’est rien, attaque un gardien. Ils nous mettent la pression en permanence : on n’a pas le droit d’adresser la parole à des collègues, pas le droit de bouger, pas le droit de regarder l’heure sur notre téléphone portable… »

Un mal-être que la SNGST assure prendre en compte. « Quand nous avons repris l’activité au Grand Palais il y a deux ans, il y avait des soucis, affirme son président, Roland Collet. Nous avons beaucoup discuté. Nous n’avons plus ces problèmes-là, mais certains continuent de s’en plaindre », ajoute-t-il. Aux galeries nationales du Grand Palais, l’administratrice, Magali Sicsic, assure « ne pas avoir connaissance de problèmes de management » chez les gardiens. « Notre politique, c’est de n’avoir aucune relation hiérarchique avec les sous-traitants, assure-t-elle. A part en cas d’urgence, on ne leur donne pas d’ordres. »

 

                                                                     le parisien 7

 

 

 

Lire aussi:

Musées de la Ville de Paris : Delanoë a tranché !

Musées : Paris met un coup de canif dans la gratuité !

Le Parisien: Remède de cheval pour la culture à la Mairie de Paris

 

 

 

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:41

 

                                                          metro 3

 

L’impact des ondes électromagnétiques sur la santé des salariés continue d’opposer syndicats et employeurs. Souvenons-nous des débats engagés à la Mairie de Paris après le déploiement des bornes Wifi dans les bibliothèques municipales. Une "Conférence de Citoyens" organisée pour l’occasion avait d’ailleurs recommandé de limiter au maximum l’exposition aux champs électromagnétiques dans les bâtiments publics.Cette recommandation est toutefois restée lettre morte jusqu’à présent.

 

Aujourd’hui, la confrontation a lieu à  la RATP. La régie des transports parisiens et les partenaires sociaux ne sont pas d’accord sur le seuil limite d’exposition. " les normes sont dépassées et présentent un risque sanitaire" estime le syndicat SUD, soutenu par l'association "Robin des toits" dans un communiqué commun. Il est vrai que les normes officielles sont désormais tellement obsolètes qu'elles ont été remises en cause par le Parlement Européen

 

Le syndicat SUD a donc tenté de procéder à des relevés du rayonnement du champ électromagnétique par un organisme indépendant, dans les stations du métro parisien. Celui-ci s'est vu interdire l'accès par la direction. La demande d’expertise du syndicat est contestée par la RATP qui a saisi le Tribunal de Grande Instance a-t-on appris dans le même communiqué.

 

Les salariés de la RATP sont pourtant particulièrement exposés aux ondes électromagnétiques depuis plusieurs années maintenant. Il y eu d’abord l’installation massive de mini-antennes relais dans les tunnels et les stations du métro parisien pour permettre à tous les usagers de pouvoir téléphoner sans entrave. C’est maintenant  le développement des technologies 3 G, avec l’installation d’’antennes plus puissantes qui est remis en cause par les représentants des personnels au Comité Hygiène et Sécurité. Les personnels de la RATP demandent à leur employeur d’appliquer le principe de précaution d’autant plus qu’ils travaillent en sous-sol, et que les conducteurs de rame ne peuvent échapper à ce véritable brouillard électromagnétique, eux dont les cabines font littéralement office de « cage de faraday ». Cette demande est pourtant rejetée par la RATP.

 

 

                                                       metro 4

 

  En quelques années la connaissance scientifiques sur la question a cependant beaucoup évolué : Le phénomène de syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques qui est la marque des personnes qui se déclarent éléctrosensibles a été reconnu par l’Agence de Sécurité Sanitaire (ANSES). Celle-ci recommande de réduire fortement l’exposition du public. Quand à l’OMS, il  a classé l’année dernière les ondes comme potentiellement cancérigènes

 

Les risques sur la santé liés aux technologies émergentes sont désormais bien intégrés par une opinion publique de plus en plus sensible aux questions d’environnement. Il est donc logique que les syndicats s’en emparent à leur tour.

 

La RATP et le syndicat SUD se retrouvent devant le tribunal ce 24 janvier* pour autoriser ou non la venue des experts réclamés par le syndicat. Ce n'est probablement que la première étape d'un long combat. On n’a en tout cas pas fini de voir les représentants des personnels s’emparer de cette question de santé au travail. 

 

Publié également sur "Miroir Social"


 

                                               metro 5

 

                                                         

 

 

*Dernière minute: Le jugement du Tribunal de Grande Instance sera finalement rendu le 7 février at-on appris dans un nouveau communiqué. La RATP a adopté une curieuse position lors de l'audience, affirmant "qu'en l'absence de risque avéré", des "mesures indépendantes n'ont pas lieu d'être". L'entreprise publique déclare également "que par conséquent, le principe de précaution n'a pas à s'appliquer". CQFD ! Le paradoxe, toutefois, est que la RATP affirme dans le même temps appliquer ce même principe, car ayant effectué elle même ses propres mesures il y a trois ans ! Comprenne donc qui pourra. Esperons que les juges s'y retrouveront. Rappellons que cette demande d'expertise du syndicat SUD a été faite en bonne et due forme lors d'un Comité Hygiène et Sécurité de la régie (autonome?) des transports parisiens.

 


 

                                                             metro, 6

 

 

Lire aussi:

Wifi : Les syndicats de la BnF sont tous sur la même longueur d'onde !

Le Wi-fi débranché à la bibliothèque Chaptal

Wifi: La "Conférence Citoyenne" recommande la prudence

AFP: Le Wifi suscite l'inquiétude

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 13:48

 

Pour la deuxième année de suite, le Maire de Paris n'a pas présenté ses vœux aux personnels municipaux.

 

C’était pourtant une tradition : depuis 2001, la Mairie de Paris réserve sur deux jours le  Palais Omnisport de Bercy pour un spectacle à destination des agents municipaux (une partie d’entre eux toutefois, car la capacité de Bercy ne permet pas à tout le monde de venir).

C’était alors l’occasion pour le Maire de Paris de souhaiter ses vœux de bonne année aux dix mille personnes présentes. Seulement, pour la deuxième année consécutive, celui-ci a déserté la scène. Explication.


(ou pas !)



A l’hiver 2009, tous les syndicats parisiens s’étaient lancés dans un mouvement social inédit depuis Etienne Marcel, pour protester contre les mauvaises conditions de travail et la politique salariale de Bertrand Delanoë. Conséquence, pour marquer leur mécontentement, les partenaires sociaux avaient préparé une petite surprise pour l’exécutif municipal. En effet, le 11 janvier 2010, premier jour de la cérémonie des voeux, en l'absence du  Maire de Paris, c’est Anne Hidalgo, sa première adjointe qui s’était présentée à la tribune pour s’adresser aux personnels. Celle-ci avait dù toutefois vite évacuer les lieux devant la bronca suscitée par sa présence, ainsi que l’avait rapporté le journal « Le Parisien ».

 

"Personne ne m’empêchera de parler". Le lendemain, 12 janvier, Bertrand Delanoë, averti de ce qui s’était passé la veille, avait mobilisé le ban et l’arrière ban des cadres parisiens pour parer à toute mauvaise surprise. « Rien, ni personne ne m’empêchera de vous souhaiter la bonne année » a-t-il lancé dans une sono poussée à fond. Bien que son discours dure habituellement une bonne dizaine de minutes, il ne put aller plus loin que… la minute trente, montre en main ! Une vidéo a d’ailleurs immortalisé l'instant. Les vœux du Maire de Paris se sont déroulés « sur fond de contexte social tendu » a même constaté la correspondante de l’AFP, ce que confirme un autre article du « Parisien ». Effectivement !

 

Depuis deux ans donc, pour s’éviter toute nouvelle déconvenue, et s'éviter de se voir de nouveau attribuer "le sifflet d'or", le Maire, ainsi que son entourage, se garde bien d’affronter le public toujours difficile de Bercy. Pas d’annonce sur scène, mais pas non plus de vœux enregistrés sur vidéo. Seul le spectacle a été maintenu pour perpétuer la tradition. Cette année, c’est l’humoriste Djamel, qui tenait l’affiche. Et Bercy est désormais réduit au silence. « Personne ne m’empêchera de parler » avait déclamé Bertrand Delanoë. Ben ! En fait, si.

 

Publié également sur "Miroir Social"


 

                                                       voeux demlanoe

                                                                                  Il s'est coupé le sifflet

 

 

 

 

Lire aussi:

Social: Du jamais vu à la Ville de Paris depuis Etienne Marcel ! 

Delanoë obtient le sifflet d'or 2010 

Grève historique à la Mairie de Paris !        

Anne Hidalgo sifflée par les agents de la Ville de Paris !                       

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 08:56

 

Arrêt Sur Images: 13 janvier 2012

 

Au Louvre, rien à voir !

 

Le Louvre a refusé de répondre à nos questions" dit France Inter, en chute d'un court article consacré à la polémique provoquée par le projet du Louvre d'organiser une exposition temporaire de solidarité dans la région de Fukushima. Intitulée "Rencontre, amour, amitié, solidarité dans les collections du Louvre", cette exposition est critiquée par le site La Tribune de l'art (1). Elle est critiquée pour plusieurs raisons (incohérence des oeuvres formant l'exposition, et pourquoi le Japon ? Pourquoi pas Bagdad ou Haïti ?) Mais surtout en raison du risque de contamination encouru par les oeuvres prêtées.

Cette exposition est-elle justifiée ou non ? Les tapisseries et les peintures voyageuses courent-elles un vrai risque de contamination ? Les matinautes, les pauvres, n'ont aucun moyen d'en juger par eux-mêmes. Tout ce qui leur restera en mémoire, c'est cette phrase de France Inter, "le Louvre a refusé de répondre à nos questions". Ce "circulez y a rien à voir" a au moins le mérite de rappeler le sous-développement du journalisme d'investigation, dans le domaine opaque du marché de l'art. Dans la presse généraliste, ne sont publiées que des critiques, et les échos de quelques polémiques. D'investigation sur les coulisses, aucune. Pour de multiples raisons, la presse ne constitue pas un contre-pouvoir, face aux grandes institutions culturelles. Depuis des années, c'est un site indépendant, la Tribune de l'art (2), qui porte seul le flambeau, avec bien des difficultés (3), relayé du bout des lèvres par le reste de la presse, quand le scandale prend de trop fortes proportions. C'est d'ailleurs bien dommage. On en apprendrait de belles. Ainsi de ce détail parmi d'autres, révélé par la Tribune de l'art: la sélection des oeuvres envoyées au Japon a été faite...en fonction du format des caisses déjà fabriquées pour d'autres prêts temporaires, et qui se trouvaient donc disponibles. Les Japonais apprécieront.

Est-ce à dire que l'on ne sait jamais rien ? Mais si. Longtemps après. Et dans les livres, comme d'habitude. Ainsi, dans une très instructive enquête parue l'an dernier, (Dans le secret du conseil des ministres, Editions du Moment) Bérengère Bonte, journaliste à Europe 1, racontait dans le détail la croquignolesque pression exercée par Chirac, alors président, sur le Louvre, afin qu'il prête au Japon la Victoire de Samothrace. La sculpture fut finalement avantageusement remplacée par une toile de Delacroix, après une héroïque résistance de la direction du musée. Patience, donc. Qu'est-ce que quinze ans, à l'échelle de l'Histoire de l'art ?

 

 Voir l'article de "Arrêt Sur Images"

 

                                                         original 44890 demi

                Les trois grâces: Une des oeuvres prétées par le Louvre (et qui rentrait dans les bonnes caisses !)

 

 

 

Lire aussi: Arrêt Sur Images: "Libé" aime beaucoup Delanoë !

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 08:47

 

ActuaLitté: 9 janvier 2012

 

Le compte à rebours est lancé pour les bibliothèques Château d’eau et Lancry dans le 10ème arrondissement

 

La CGT Affaires Culturelles a souhaité réagir au communiqué de presse de la Ville de Paris sur le futur incertain des bibliothèques Château d'Eau et Lancry dans le 10e arrondissement de Paris.


Le syndicat exprimait il y a quelques jours ses craintes concernant le transfert de fonds photo de la bibliothèque Château d'Eau vers la future médiathèque Saint-Lazare dans le 10e arrondissement. Autre crainte, la suppression de la section discothèque de la bibliothèque de Lancry, située dans le même arrondissement. 


Le syndicat invite à « lire entre les lignes » de ce communiqué. La réponse de la Mairie de Paris, ne fait que confirmer les inquiétudes exprimées par la CGT (voir notre actualitté) qui y voit « la suppression de ces deux établissements (..) d'ores et déjà programmée ». Le syndicat regrette « un véritable changement de politique culturelle qui semble se mettre en place à Paris en supprimant une à une toute les petites structures culturelles de proximité ». 


« Le projet de la médiathèque Saint-Lazare ne date pas d'aujourd'hui, or il n'y a eu aucun débat public, aucun groupe de travail comme l'affirme la Mairie de Paris ou alors des groupes de travail à sens unique ». La CGT dénonce une tentative qui consiste à « mettre les Parisiens devant un fait accompli ».


 Et d'ajouter : « Faire des économies cela se conçoit, mais à aucun moment la mairie de Paris n'a alerté qui que ce soit, ne faisant preuve d'aucune transparence alors qu'elle indique le contraire ». La CGT alertera prochainement les élus et les usagers du 10e arrondissement.


C'est que les temps sont durs pour tout le monde...

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

                                                mairie 10 2

                                  La Mairie du 10ème, siège de la bibliothèque de "Chateau d'eau"

 

 

Sur le même sujet:

Paris : Menaces sur les bibliothèques du 10ème arrondissement

ActuaLitté : Les bibliothèques de Paris mises à rude épreuve

 

                                                      

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:16

 

L’administration parisienne confirme les informations de la CGT !


Suite aux révélations du syndicat CGT des Affaires Culturelles de la Ville de Paris sur les menaces de fermeture des bibliothèques de Château d’Eau et de Lancry, toutes deux situées dans le 10ème arrondissement, la Mairie de Paris, par la voix de sa sous-direction de la diffusion culturelle (le chef au dessus du chef !) a envoyé dès le lendemain une note à destination des personnels des bibliothèques municipales parisiennes. Comme on peut le lire elle confirme, pour le moins, les craintes de l’organisation syndicale. Voici le message en question :


« Vous avez été destinataires d’un message de la CGT sur la situation des bibliothèques Château d’eau et Lancry, qui mérite commentaire.


 La création de la médiathèque Saint Lazare ( Ndr: sitiuée près de la Gare de l'est)  va modifier l’offre de lecture publique dans le 10ème arrondissement et avoir un impact sur les établissements les plus proches : la bibliothèque Château d’Eau et la bibliothèque Lancry. Dans ces conditions, il convient d’engager une réflexion sur l’évolution nécessaire de ces établissements, notamment sur leurs collections et leur démarche culturelle.


 A ce titre, une interrogation sur les activités du fonds photographique de la bibliothèque Château d’Eau et en particulier sur le travail d’animation autour de ces collections, si important pour l’arrondissement, participe de cette réflexion dans la mesure où ils pourraient éventuellement être valorisés auprès du public dans les futurs espaces de la médiathèque Saint-Lazare.


 Dans le même esprit,  il est nécessaire de mener une réflexion sur la bibliothèque Lancry, aujourd’hui répartie entre section « jeunesse » et discothèque, puisqu’à la médiathèque Saint-Lazare une importante offre de CD (et de DVD) sera proposée au public.


 C’est pourquoi ont été constitués des groupes de travail réunissant des membres de chaque bibliothèque concernée et des membres de l’équipe de préfiguration de Saint Lazare (Ndr : Cette affirmation est fausse, aucun groupe de travail n’a été constitué, selon nos informations), sous la coordination du bureau des bibliothèques et de la lecture.


Ces groupes ont pour tâche de construire divers scenarios d’évolution et d’envisager leurs avantages et inconvénients (Ndr : En général selon les pratiques habituelles, les scénarios présentés et discutés sont uniquement ceux présentés par l’administration).


Ces réflexions seront présentées aux élus concernés, et notamment au maire du Xe arrondissement, afin que l’orientation de ces deux établissements soient arrêtée sur des bases expertisées par les professionnels concernés. (Ndr : C'est-à-dire la fermeture des bibliothèques Lancry et Château d’eau. Cela doit probablement faire partie du programme de Christophe Girard, dans « le petit livre rouge de la culture »)


 Ces deux groupes de travail ont été mis en place et leurs rapports devront être finalisés fin février 2012. C’est donc en toute transparence que ces réflexions sont engagées. » (Ndr : En toute transparence en effet. Nul doute que si la CGT n’avait pas sorti cette information, celle-ci aurait été immanquablement révélée en ce début d’année 2012).

 

                                             lancry 1919

                Rue de Lancry: Manifestation de joie pour célebrer la transparence municipale.

 

 

 

Sur le même sujet:

ActuaLitté : Les bibliothèques de Paris mises à rude épreuve

Christophe Girard se positionne pour être Ministre de la Culture !

 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:39

 

ActuaLitté : 5 janvier 2012

 

Inquiétudes sur le sort de la bibliothèque Château d’Eau à Paris


La CGT a exprimé ses inquiétudes dans un communiqué de presse, concernant le sort de la bibliothèque Château d'Eau dans le 10e arrondissement de Paris. En jeu, la construction d'une médiathèque dans le même arrondissement et le transfert de son fonds photo.


La CGT des affaires culturelles indique dans un communiqué de presse le transfert de « l'ensemble du fonds photo de la bibliothèque Château d'Eau vers la future médiathèque Saint-Lazare qui n'a pourtant rien demandé ». Ce fonds d'ouvrages dédiés à la photo est constitué d'environ 3.000 titres. La bibliothèque est réputée pour ses colloques et ses expositions autour de la photographie.


La CGT craint « un billard à multiples bandes. On construit une nouvelle médiathèque, on vide de sa substance une bibliothèque située dans le même arrondissement. Ainsi affaiblie, celle-ci est contrainte à fermer. On récupère des postes et on économise des budgets ».

Des sources ont indiqué au syndicat que l'idée et sa mise en place avaient été évoquées lors de réunions internes. Le personnel de la bibliothèque aurait même été contacté.


Pour le syndicat, la situation rappelle étrangement le scénario de la bibliothèque Vaugirard dans le 15e arrondissement. Il y a quatre ans, après la construction de la médiathèque Marguerite Yourcenar, l'adjoint à la Culture à la mairie de Paris, Christophe Girard avait annoncé par deux fois la fermeture de la bibliothèque Vaugirard.


La fermeture n'avait finalement pas eu lieu. Depuis cet épisode, « douze postes budgétaires ont été supprimés », indique Bertrand Pieri, membre de la CGT Affaires Culturelles.


Les inquiétudes se portent aussi sur la bibliothèque Lancry, dans le même arrondissement. Elle possède une section jeunesse et une discothèque. Des sources internes ont révélé que la suppression de la discothèque était envisagée. Si les craintes se confirment, ces changements pourraient porter un coup dur aux bibliothèques du 10e arrondissement. 


Contactée par ActuaLitté, la Mairie de Paris n'a pas encore souhaité réagir.

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

                   PARIS 10

                      1916: Récupération de vieux papiers à la Mairie du 10ème. Et en 2012 ?

 

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 08:19

 

Christophe Girard publie son «petit livre rouge» et marcherait sur les traces de Michel Audiard selon un syndicat.

 

L’adjoint à la Culture de la Mairie de Paris, Christophe Girard, s’apprête à publier la semaine prochaine son « petit livre rouge de la culture » a-t-il annoncé sur son blog. Attention ! Rien de maoïste, ni  même de révolutionnaire : juste quarante propositions, dont selon « Le Parisien », la création « d’un ministère de la Culture élargi au numérique », « le développement de l’éducation artistique dès l’école »  ou bien encore « des cours d’histoire de l’art obligatoires ».

 

Cette annonce a fait réagir le syndicat UNSA, pour qui, après la fermeture de la bibliothèque des personnels de Morland Christophe Girard « ose tout ». Il n’a pas cité jusqu’au bout Michel Audiard en disant « c’est même à ça qu’on le reconnaît » mais a toutefois rajouté qu’avec ce petit livre rouge, l’impétrant devait être « rouge de honte ».

 

La parution de ce livre* semble plutôt l’occasion pour monsieur Girard de se déclarer candidat au poste de ministre de la culture en cas de victoire de François Hollande au mois de mai. C’est donc une nouvelle candidature pour l’élu parisien, car il s’était déjà déclaré « disponible » pour le poste de Maire de Paris dans l’Express du 1er septembre dernier. Le résultat des primaires socialistes en auront décidé autrement.

 

Bon, on peut comprendre la colère syndicale sur l’action municipale de l’adjoint à la culture. Car outre la fermeture de la bibliothèque Morland, une tentative a eu lieu (à deux reprises !) pour fermer celle de Vaugirard dans le 15ème, et la fermeture définitive de la bibliothèque « La Fontaine » située au Forum des Halles, n’a pas entrainé la création du comptoir de prêt pourtant promis par l’édile parisien. « Promesse de gascon » comme le dit l’adage populaire ? D’après nos informations, d’autres fermetures de petites bibliothèques sont programmées dans un avenir proche pour permettre le fonctionnement des nouvelles médiathèques. Il est vrai que la disette budgétaire a pour conséquence des suppressions de postes dans les services municipaux et la médiathèque Yourcenar  dans le 15ème s’était mise en grève en juin dernier pour protester contre le sous effectif chronique

 

Côté musées, ça ne va guère mieux. Le manque, là aussi, de personnels aboutit à des fermetures de salles. Et les agents se plaignent même de n’être pas correctement rémunérés. Ils n’avaient qu’à faire des études "option LVMH" à l’école après tout.

 

Les musées parisiens connaissent aussi quelques « soucis » quant à la sécurité des bâtiments. Comme solution à tous ces ennuis, la Ville de Paris a trouvé la parade : le transfert des musées municipaux vers un établissement public avec un « assouplissement de gestion ».

 

Christophe Girard ose tout, c'est vrai, puisqu'il n’a pas hésité à répéter aux organisations syndicales qu’ils ne « vivaient pas dans le même monde ». La publication de sa photo attablée au bistro (très chic) chez Benoit  (menu à 90 euros sans les vins) a depuis fait le tour de la toile.

 

Toutefois, il faut reconnaître qu’un ministère de la Culture « élargi au numérique », même Mao n'y avait pas pensé. C'est le grand bond en avant ?

                        http://www3.pictures.zimbio.com/gi/Karl+Lagerfeld+Christophe+Girard+Karl+Lagerfeld+3iq-TDG1_xpl.jpgAvec Christophe Girard c'est le grand bond en avant permanent !

 

 

 

* Christophe Girard organise une tournée de dédicace pour son manifeste. Certains lui proposent une vaste salle disponible au huitième étage du centre administratif de Morland avec vue superbe sur la Seine. Petit inconvénient, cette salle est à proximité...... de l'ancienne bibliothèque fermée il y a quelques jours. Unluckily !

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:17

banniere vague vide

 

 

  Un bouclier social insubmersible !


fluctuat 2

 

    Social Nec Mergitur vous présente ses meilleurs voeux

 

 

 

banniere vague vide

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