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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 14:43

 

AFP: 4 novembre 2011

 

Grève illimitée du service des eaux de Paris à partir de lundi

 

PARIS - Le personnel du Service des Eaux de la Ville de Paris se mettra en grève illimitée à partir de lundi pour appuyer des revendications portant sur les salaires et des corrections de disparités, a annoncé vendredi son intersyndicale.

Cette grève, qui porte sur la production et la distribution de leau à Paris, concerne quelque 900 personnes. Elle ne devrait pas se traduire par des coupures d'eau pour les particuliers, ont souligné les membres de l'intersyndicale, mais des objectifs stratégiques, comme des mairies ou des ministères, pourraient être touchées.

De la même manière, le personnel ne devrait pas intervenir en cas de fuites sur le réseau.

Les salariés du Service des Eaux se réuniront lundi au siège de l'EPIC Eau de Paris, dans le 14e arrondissement, avant de se rendre à 09H30 sur le parvis de lHôtel de Ville.

L'eau de Paris est retournée en régie municipale le 1er janvier 2010, après 25 années de gestion privée de distribution. Selon les syndicats, ce transfert du privé au public a entrainé des disparités au sein du personnel qu'ils entendent corriger.

 

 

                                         afp 5

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 09:00

 

Archives Nationales : Des sénateurs apportent leur soutien aux syndicalistes menacés de sanctions.

 

Les sénateurs du groupe Europe-Ecologie, Les Verts (EELV) dénoncent, dans un communiqué, la répression syndicale qui frappe trois élus de la CFDT, de la CFTC et de la CGT des Archives Nationales qui protestent contre la mise en place de la Maison de l’Histoire de France.

 

Ils rejoignent d’autres élus de gauche qui condamnent ces méthodes qui remettent en cause les libertés syndicales

 

Pour Marie-Christine Blandin, Sénatrice du Nord (EELV), Présidente de la Commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat : « La liberté d'expression défendue dans la Constitution ne saurait se voir menacée par des sanctions administratives lorsqu'elle a été exercée en toute sincérité pour défendre un bien commun culturel».

 

"Voilà plus d'un an que les salarié(e)s des archives se battent contre ce projet qui met en péril l'existence même des Archives Nationales, situées au cœur du Marais à Paris depuis la Révolution Française. Cette Institution, qui serait amputée de 10 000 mètres carrés de surface si le Musée Sarkozy devait voir le jour, ne serait plus à même d'assurer sa mission de sauvegarde de la mémoire collective de la France", insistent les représentants du Palais du Luxembourg

 

 « Nous ne pouvons plus accepter que des décisions soient prises de manière autoritaire, sans que les contours de ce projet de Musée ne soient connus et débattus. Encore une fois, le fait du prince s'est imposé au détriment de la concertation et du dialogue » concluent les élus écologistes

 

                                                            archives-2.jpg

 

 

Sur le même sujet: Le Parisien: Les Archives Nationales veulent sanctionner des syndicalistes

 

                             Le Monde : Menaces de sanctions contres des syndicalistes des Arhives Nationales

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:23

 

L’Humanité : 27 octobre 2011

 

Elections dans la fonction publique : La FSU en tête à l’Etat, gains de la CGT à l’hôpital

 

Après la publication des résultats définitifs des élections professionnelles dans la fonction publique, le paysage syndical n’est pas bouleversé. Bernadette Groison (FSU) demande une commission d’enquête sur les dysfonctionnements du vote.

 

Les résultats officiels des élections professionnelles dans la fonction publique d’État et la fonction publique hospitalière confirment une légère progression de la CGT dans la plupart des ministères, une progression plus forte au ministère des Finances et un gain spectaculaire dans la fonction publique hospitalière. Malgré son recul à La Poste, la CGT reste stable à 15% dans la fonction publique d’État. Dans la fonction publique hospitalière, les chiffres ministériels donnent à la CGT 33,5%, soit une progression de 2%. Mais la CGT conteste ces chiffres et annonce, documents à l’appui, qu’elle réaliserait autour des 35%. Un recomptage est en cours au ministère de la Santé qui ne semble pas s’être donné tous les moyens de récolter l’ensemble des résultats. La CGT confirme, quoi qu’il en soit, sa place de première organisation syndicale, creusant un écart de 10% avec la CFDT arrivée en seconde position. Elle conforte sa place de première organisation syndicale dans toutes les catégories, y compris les cadres.

 

On est loin de ce qu’annonçaient les résultats partiels rendus publics vendredi dernier par le ministère. Sur la foi de ces publications ministérielles prématurées, agences de presse et médias avaient avancé «une poussée des syndicats réformistes», une progression notamment de FO et de la CFDT, et un recul de la CGT. Les résultats définitifs montrent que ce ne sont pas ces tendances qui marquent le scrutin. Pour le moment, et en attendant les élections le 22 novembre prochain à France Télécom et au ministère de la Justice, la FSU reste la première organisation dans la fonction publique d’État. Elle est de loin la première force chez les 960 000 agents de l’éducation nationale en dépassant les 40%, le double de l’Unsa qui la suit. Elle s’implante au ministère des Finances et progresse au ministère du Travail. Au total, elle passe d’un peu plus de 20% à 17%, ce qui s’explique essentiellement par une perte de voix dans l’éducation, du fait des dysfonctionnements dans les modalités du vote qui ont entraîné une forte chute de la participation. FO, qui perd des voix dans pratiquement tous les ministères, s’implante par contre dans l’éducation nationale en absorbant des syndicats catégoriels et surtout dans la police où elle absorbe les gros bataillons de l’Unsa police. C’est ce qui explique un gain d’un peu plus de 1% de FO dans l’État. À l’inverse, les progrès réels de l’Unsa dans la plupart des ministères sont masqués par ces pertes au ministère de l’Intérieur.

 

La CGT conforte sa place.  Le paysage syndical de la fonction publique d’État n’est donc pas bouleversé par ces élections, les seules variations étant principalement dues aux dysfonctionnements dans le vote à l’éducation nationale et un affaiblissement ou des disparitions des syndicats catégoriels. La CGT, avec son audience dans la fonction publique territoriale, conforte sa place de première organisation de la fonction publique.

 

Mais, alors que le scrutin devait annoncer un progrès de la démocratie sociale avec les nouvelles règles de la représentativité, de nombreuses anomalies l’ont entaché. La plus importante, la désorganisation du vote électronique dans l’Éducation nationale, a conduit à une chute de 25% de la participation des personnels. La FSU s’est adressée au ministre de l’éducation nationale ainsi qu’aux présidents des groupes parlementaires. Sa secrétaire générale Bernadette Groison demande la création d’une commission d’enquête parlementaire pour «faire un bilan sur la nature, l’importance et les causes des graves dysfonctionnements constatés»

.

Olivier Mayer

 

Pour lire l'article de l'Humanité

                                                   l'huma 3

 

Sur le même sujet: Le Figaro: Premiers résultats des élections dans la fonction publique

 

                             AFP : Le ministère présente sa réforme des moyens syndicaux

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 09:23

 

 

Delanoë: "J'en ai rien à cirer du Triple A" a t-il déclaré devant les syndicats parisiens.

 

Le Maire de Paris Bertrand Delanoë a réuni les sept syndicats parisiens le 14 octobre pour évoquer la situation sociale à la Ville de Paris. La réunion a commencé par une déclaration de cinq minutes seulement, accordée à chacune des organisations syndicales. A la Mairie de Paris le temps de parole est ainsi équitablement réparti. Respect ! Voici, les meilleurs moments de cette réunion que les syndicats se sont permis de diffuser auprès des personnels. Florilèges.

 

"Le triple A, rien à cirer !"    "Le triple A*, pour mon égo, je n'en ai rien à cirer, mais pour les contribuables parisiens je me battrais jusqu'au bout pour qu'il soit maintenu" a t'il rétorqué aux syndicats qui lui reprochaient sa politique de rigueur budgétaire en matière sociale.  

 

                                         rien a cirer 2

 Rien à cirer?



"Je suis le meilleur"   Aux représentants du personnels qui pointaient la baisse continuelle des effectifs, le Maire de Paris a déclaré "je fais plus pour l'emploi que les autres villes dirigées par le Parti Socialiste, le Parti Communiste ou les Verts". Ceux-ci apprécieront. Il a, semble t-il, omis de citer les villes dirigées par le MoDem (si,si, il y en a) ou l'UMP. Ils apprécieront également.

 

"L'état, c'est pas moi"   Bertrand Delanoë a également insisté sur les difficultés financières auxquelles il est confronté en matière de dépense sociale. "Le Gouvernement veut nuire à Paris" s'est il indigné auprès des partenaires sociaux qui dénonçaient la baisse du pouvoir d'achat des bas salaires à la Ville de Paris.


"On n'est plus au 20ème siècle !!"    Enfin, les organisations syndicales, même celle des cadres, ont toutes insisté sur les problèmes que rencontrent les agents municipaux pour mener à bien leur mission : sous-effectifs chronique, surcharge de travail qui provoque de l'absentéisme et surtout politique de "redéploiement" qui consiste en bon français à faire plus avec moins en ouvrant de nouveaux services publics (crèches, bibliothèques, écoles, squares....) sans embaucher ce qui revient, de fait, à supprimer des postes dans les services existants. CQFD.

 

"Le service public d'aujourd'hui n'est plus celui de 1960, il faut aujourd'hui s'adapter" a répondu du tac au tac le premier magistrat parisien, toujours selon les syndicats présents, qui en ont  donc pris bonne note avec, il est vrai, cinquante et un ans de retard.

C'était donc, ce qu'on peut appeler, une réunion "franche, mais correcte" entre le Maire de Paris et les représentants des personnels qui semble appelée à se renouveller dès l'année prochaine. " A partir d'aujourd'hui, ce sera comme d'habitude" a toutefois conclu une des organisations dans son compte rendu.

 

Publié également sur "Miroir Social "


 

                                                  delanoe 2

                                                                                  "J'ai dit pour mon égo, seulement"

 

 

 

 

Sur le même sujet:   Social: Du jamais vu à la Ville de Paris depuis Etienne Marcel !

 

                                      Grève historique à la Mairie de Paris !

 

                             Delanoë obtient le sifflet d'or 2010

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 13:46

 

Libération: 23 octobre 2011

 

Le musée d'Orsay reste fermé, au 4e jour de grève


PARIS — Le musée d'Orsay restait fermé dimanche, et ce pour le quatrième jour consécutif, en raison d'un mouvement de grève des personnels destiné à dénoncer un manque d'effectifs, a-t-on appris auprès de la direction de l'établissement.


"Il y a 25 grévistes déclarés sur environ 600 personnes qui travaillent au musée", a précisé la direction à l'AFP. Un chiffre confirmé par la CFTC.


Entamée jeudi, la grève a été reconduite au terme d'une assemblée générale dimanche matin. La prochaine AG devrait avoir lieu mardi, et non lundi, jour de fermeture hebdomadaire. Ce sont les surveillants en salles qui sont les plus représentés parmi les grévistes.


Le musée a inauguré le 12 octobre ses nouveaux espaces (il a gagné 2.000 m2 de surface d'exposition en aménageant le Pavillon Amont) et la galerie impressionniste totalement refaite.

Les syndicats, qui ont déjà été reçus vendredi au ministère de la Culture, réclament vingt postes supplémentaires pour pouvoir accueillir correctement les visiteurs au sein des nouveaux espaces et de la galerie rénovée.


"On a besoin d'effectifs. On veut que le musée ouvre une ligne budgétaire pour la création de postes de contractuels en CDI", a expliqué Bernard Jopek, secrétaire fédéral de la FIPMC, syndicat adossé à la CTFC.

"C'est une immense déception. Cela fait deux ans qu'on travaille sans relâche pour l'ouverture des nouveaux espaces", a déploré pour sa part Anne Meny Horn, administratrice adjointe du musée, soulignant sa "tristesse" car le musée devait être exceptionnellement gratuit ce week-end.


"On avait anticipé et obtenu des postes supplémentaires auprès du ministère. On considérait cela comme une victoire par rapport à la pénurie d'emploi", a-t-elle également assuré, évoquant cinq postes rouverts au 2 novembre, quinze personnes supplémentaires jusqu'à la fin de l'année, puis huit affectations au printemps.

Depuis deux ans, le musée d'Orsay a perdu 34 postes dans le cadre des mesures d'économies décidées par l'Etat.


"On a perdu des postes, mais cela s'est fait au détriment de postes administratifs, tandis que d'autres ont été gelés", a-t-elle poursuivi, insistant: "Aujourd'hui, on a les équipes nécessaires pour les nouveaux espaces. Les syndicats réclament vingt personnes de plus pour retrouver le plafond d'emploi qu'on avait il y a quelques années. Mais c'est de l'utopie, tous les établissements publics ont vu leur plafond baisser".


Si les syndicats s'accordent sur le constat d'un manque chronique d'effectifs, ils ne sont pas tous d'accord en terme de revendication, certains demandant des emplois de contractuels, d'autres exigeant des fonctionnaires.

 

Lire l'article de "Libération"

 


                                                     libe 3[1]

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 17:47

 

Le Figaro : 22 octobre 2011

 

Fonction publique : 51% de participation aux élections

 

L'Éducation nationale a plombé la participation globale. FO talonne la FSU chez les agents de l'État. Unsa et CFDT progressent. 

 

À peine plus d'un agent sur deux a voté. La participation aux élections professionnelles dans la fonction publique d'État a reculé à 51 %, contre 70 % aux scrutins précédents. Ce plongeon trouve son explication au ministère de l'Éducation nationale (plus de la moitié des électeurs), où le nombre de votants a dégringolé à 38,5 %. La participation s'est maintenue ailleurs, voire un peu accrue.


Plusieurs syndicats de l'Éducation ont mis en cause le vote électronique, utilisé pour la première fois. Outre des erreurs «classiques» dans l'envoi des professions de foi ou la constitution des listes électorales - qui ont privé de scrutin certains candidats ! -, bugs, complexité et surtout lenteur des procédures informatiques ont découragé ou empêché certains agents de voter. La FSU, qui s'effrite un peu mais reste de loin en tête à l'Éducation (40,6 %, soit le double de l'Unsa et le triple de la CFDT et de FO), juge les «dysfonctionnements» si nombreux qu'ils constituent un «déni de démocratie so­ciale». D'après la CGT, «pour 10 % des effectifs, les conditions n'étaient pas remplies pour pouvoir voter». Plusieurs dizaines de milliers d'électeurs n'auraient pas reçu le code leur permettant de voter.


Démobilisation   «Les scrutins se sont déroulés globalement sans vraie difficulté», balaye le ministre de la Fonction publique , évoquant une procédure «moderne» et «écoresponsable». François Sauvadet «récuse le mot “ratés”. La participation est aussi le fruit de la décision de chaque agent de voter ou non». Les agents ont eu «une semaine pour se décider», ajoute-t-on chez son collègue de l'Éducation, Luc Chatel. Favorables au vote électronique et… en hausse, la CFDT et l'Unsa notent aussi que, si les enseignants se sont peu mobilisés, les chefs d'établissement ou les agents administratifs de l'Éducation ont davantage participé, tout comme les postiers, alors qu'eux aussi votaient par Internet. Le vote, pour la première fois, des contractuels - auxquels les syndicats n'ont pas toujours porté une attention extrême - peut aussi expliquer la contre-performance.


Conséquence mécanique de la démobilisation des troupes de l'Éducation, la FSU - jusqu'ici premier syndicat sur l'ensemble de la fonction publique d'État mais quasi exclusivement présente chez les enseignants - voit l'écart se resserrer avec ses concurrents. Elle descend à 20,9 % des voix (19,1 % en incluant les enseignants du privé sous contrat, pour la première fois intégrés dans les instances de dialogue social de l'État).

 

Les réformistes en hausse   Ses poursuivants, plutôt réformistes que contestataires, progressent : FO à 17,8 % (16,2 % avec les enseignants du privé), l'Unsa avec 16,7 % (15,3 %), la CFDT avec 12,6 % (14,5 %). Arrivent ensuite la CGT avec 13,4 % (12,8 %), Solidaires avec 6,5 % (6,2 %), la CFE-CGC avec 6,3 % (5,8 %) et la CFTC avec 1,6 % (3,9 %). FO talonne ainsi la FSU et semble même en mesure de la rattraper. En revanche, la CFTC risque de disparaître de la liste des syndicats admis à négocier et à signer des accords pour l'ensemble des agents de l'État, faute de score suffisant.


Mais ces résultats sont à prendre avec des pincettes : plus de 300 000 agents inscrits manquent encore à l'appel, sur environ 2 millions. Ne sont intégrés ni France Télécom ni le ministère de la Justice, qui voteront le 22 novembre. Dans le premier cas, cela a toujours été prévu ; dans le second le scrutin a été reporté in extremis faute d'avoir été correctement préparé.


Ils n'intègrent pas non plus les résultats des ministères de l'Économie et du Budget, qui n'avaient toujours pas fini de dépouiller, hier après-midi. De quoi rajouter un peu plus à l'impression d'improvisation et de confusion. Au point que certains - y compris parmi les leaders syndicaux - se demandaient si Bercy ne prenait pas un malin plaisir à savonner la planche au ministère de la Fonction publique, en première ligne sur ce scrutin. Dans la semaine déjà, à mesure que le «flop» de la participation semblait se préciser, le climat s'était tendu entre le 101 et le 110 de la rue de Grenelle - sièges du ministère de la Fonction publique et de celui de l'Éducation nationale 

 

Voir l'article du "Figaro"  

                                                        figaro 3                                     

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 08:56

 

Le Parisien : 18 octobre 2011

 

Aux Archives nationales, la fronde syndicale reprend.

 

La direction menace aujourd'hui de sanctionner trois fonctionnaires délégués syndicaux.

 

«Je vous informe qu'en raison des faits qui vous sont reprochés, j'envisage de vous infliger une sanction. » Signée du chef du service des ressources humaines du ministère de la Culture, la lettre expédiée en recommandé est arrivée fin septembre au domicile· respectif de trois fonctionnaires délégués syndicaux aux Archives nationales (lIIe). Il s'agit d'Eliane Carouge (CFDT), conservatrice en chef du patrimoine, responsable de la bibliothèque historique des Archives, .de Béatrice Hérold (CFTC), conservatrice générale du patrimoine, et de Wladimir Susanj (CGT), adjoint technique de surveillance et de magasinage.

 

Les faits reprochés aux trois syndicalistes? L'organisation par l'intersyndicale d'une conférence de presse le 17 mai dans la cour de l'hôtel de Soubise - l'un des hôtels particuliers au cœur du Marais où sont installés les Archives - pour contester l'implantation, décidée par l'Elysée, de la Maison de l'histoire de France (MHF) sur ce site. Cette initiative «outrepasse les limites du droit syndical dans la fonction publique », estime le rapport de l'autorité ayant pouvoir disciplinaire.

 

ln fine, c'est la commission administrative paritaire du ministère qui devra statuer.

 

«Toutes les conditions de sécurité ont été assurées pour cette conférence à laquelle ont participé des élus de la nation, comme la députée Martine Billard (Parti de gauche) ou Jack Ralite (PCF). En fait, ces courriers ne sont qu'une embrouille de comptoir, un prétexte pour se venger des syndicats qui mènent la lutte contre le projet d'installation de la MHF dans nos murs, annoncé par Nicolas Sarkozy le 12 septembre 2010. Nous sommes dans le délit d'opinion », s'indigne Wladimir Susanj. Et de s'en prendre à la MHF, qui n'est à ses yeux que « la version culturelle de la politique de l'identité nationale, un projet idéologique réactionnaire destiné à instrumentaliser L'histoire de France à des fins partisanes ».

 

A ce jour, la pétition pour « la levée de toute menace de sanction contre les militants syndicaux », a recueilli, selon M. Susanj, « plus de 600 signatures ». Pour protester contre « la répression antisyndicale », les syndicats du ministère de la Culture organisent une réunion publique ce soir à 19h30 à la Bourse du travail *.

Alors que l'occupation de l'hôtel de Soubise par l'intersyndicale - qui a duré neuf mois - a été levée fin juin (même si les banderoles demeurent), et que le conflit semblait en voie d'apaisement, il est curieux que des menaces de sanction tombent fin septembre, plus de quatre mois après les faits incriminés. La direction des Archives nationales aurait voulu souffler sur les braises qu'elle ne s'y serait pas prise autrement.

 

* 3, rue du Château-d'Eau (Xe).

 

Philippe Baverel    

                                                        le parisien 7

 

 

 

 

Sur le même sujet: Le Monde : Menaces de sanctions contres des syndicalistes des Arhives Nationales

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 09:45

 

Le Parisien: 14 septembre 2011

 

Paris: Bras de fer sur les antennes-relais

 

La mairie et les opérateurs de téléphonie mobile ont rompu hier les négociations concernant la charte d'implantation des antennes sur les toits parisiens.


Les portes ont claqué hier à l'Hôtel de Ville. Les opérateurs de téléphonie mobile et la mairie de Paris n'ont pas réussi à trouver de terrain d'entente. Les deux parties négociaient depuis des mois une nouvelle « charte de bonne conduite » concernant l'implantation des antennes-relais sur les toits parisiens.

 

Les opérateurs veulent augmenter le seuil d'exposition. Mille deux cents installations sont réparties dans toute la capitale. Leur nombre devrait encore augmenter avec l'arrivée de Free sur le marché.


La Ville avait donc fait plusieurs propositions pour encadrer le développement des antennes. Elle attendait les commentaires et les amendements des opérateurs. Elle n'a pas été déçue. Ces derniers souhaitent tout bonnement revenir sur plusieurs points négociés en 2003 lors de l'adoption de la première charte.


Ils proposent d'augmenter le seuil d'exposition des Parisiens aux ondes de 2 volts par mètre à 10 Vlm, voire à 15 Vlm, et remettent en question le processus de concertation avant l'implantation des antennes.


Hier, dans un communiqué, la Ville a condamné « l'attitude de la Fédération française des télécoms (FFT) ». Aux yeux de la mairie, les contre-propositions de la FFT s'apparentent à « un refus par les opérateurs de renouveler la charte ».


Mao Peninou, l'adjoint au maire chargé du dossier qui plaidait pour le dialogue avant l'été, passe désormais aux menaces. « Les autorisations d'occupation du territoire délivrées aux opérateurs, c'est fini », déclare l'élu socialiste. 

La Ville est prête à demander le démontage des antennes En clair, la Ville se dit prête à demander le démontage des antennes installées sur 186 toits lui appartenant. 

La FFT se dit « étonnée » par la réaction de la mairie de Paris. « Hier, nous sommes venus dans un esprit d'ouverture évoquer nos propositions à la mairie. Il s'agissait d'une première réunion, et nous étions prêts à négocier », assure-t-on chez les opérateurs. « Les exigences de la Ville auraient une réelle incidence sur la qualité du service, surtout au moment où nous allons passer à la 4G », plaide-t-on du côté de la FFT.


« Tout ça est un énorme gâchis », regrette Etienne Cendrier, fondateur de l'association Robin des toits, qui lutte contre la prolifération des antennes. Sans concertation préalable, les mobilisations de riverains contre l'installation de nouvelles implantations pourraient vite reprendre.


En attendant une éventuelle reprise de contact avec les opérateurs, le dossier sera évoqué dès lundi au Conseil de Paris.


Marie-Anne Gairaud

   

Lire aussi  l'article du "Parisien" du 18 octobre 2011

Paris gèle l'installation d'antennes-relais

 

                                                          le parisien 1

 

 

 Sur le même sujet:  Wifi: La "Conférence Citoyenne" recommande la prudence

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 17:00

 

Le Parisien : 17 octobre 2011

 

Paris : Alerte incendie à l’Hôtel de Ville

 

La sirène hurlante a retenti en plein débats sur le budget, vers 10h20. Tous les élus, le maire de Paris compris, se sont finalement décides à quitter l'hémicycle pour rejoindre les cours. «C'est le budget de Delanoë qui met le feu aux poudres!» plaisante Jean-Francois Legaret, le maire UMP du Ier arrondissement.


Les élus ont bien fait de sortir: Il ne s'agissait pas d'un test, il y a  bien eu une détection incendie dans le centre de l'Hôtel de ville.  

 

Les élus ont pu rejoindre l'hémicycle et les débats ont pu reprendre après vingt minutes de suspension.

 

Voir l'article du "Parisien"


                                                                   le parisien 13

 

 

 

 

 


 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:32

 

Libération : le 10 octobre 2011

 

Patrimoine. Un rapport d’inspection sur la souffrance au travail met en cause la directrice du CMN.

 

Les jours d’Isabelle Lemesle au Centre des monuments nationaux (CMN) sont-ils comptés ? Son établissement est placé sous surveillance par le ministère de la Culture et les syndicats réclament sa tête, après un rapport d’inspection sur la souffrance au travail très sévère envers sa gestion.

Mercredi, la directrice de cabinet du ministre, Elodie Perthuisot, a présenté ce rapport durant trois heures aux représentants syndicaux, promettant un redressement, en l’absence d’Isabelle Lemesle.

 

Au sein de l’exécutif, tout en soulignant les «capacités de gestion» de cette dernière, on reconnaît qu’il «sera difficile de la soutenir longtemps après un rapport aussi accablant». Fort d’une centaine de témoignages, il fait état de dysfonctionnements à tous les étages. Vendredi, le comité d’hygiène et de sécurité du ministère a demandé le texte à Frédéric Mitterrand, les représentants du ministère ayant choisi de ne pas prendre part au vote. Une AG est prévue aujourd’hui au siège, les élus boycottant les instances paritaires.

 

Isabelle Lemesle, 50 ans, est arrivée en 2008 à la tête de cet établissement qui compte 1 400 agents et gère 96 monuments, comme le Panthéon ou l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Elle a engagé une réorganisation et fait le tour de France des sites. Son parachutage a été difficile. Christine Albanel, alors ministre de la Culture, n’en voulait pas. Protégée de Jacques Chirac, elle s’était illustrée par ses excentricités dans l’équipe du projet du musée du Quai-Branly : une pétition y avait dénoncé «incompétence, vulgarité et comportement névrotique» (Libération du 25 juin 2008). Sans connaissance du patrimoine ni direction d’entreprise à son actif, elle prenait au CMN la place d’un administrateur estimé. Huit mois plus tard, première grève au siège.

 

Pour elle, les membres du CA sont des «schtroumpfs» et ses directeurs des «riquiquis». En trois ans et demi, le CMN a vu défiler 4 directeurs de la communication, 3 directeurs généraux, autant de chefs de cabinet, directeurs du développement culturel ou des éditions, 2 directeurs scientifiques… Il attend son troisième directeur financier. Les ressources humaines ont été décapitées cet été.

 

La CFDT dénonce «les dépenses fastueuses de sa com, un entourage pléthorique et la faillite dans la mission de maîtrise d’ouvrage, soulignés par la Cour des comptes». Ce dernier constat avait été en fait attribué aux incohérences de la tutelle, tout en soulignant la gravité de «l’absence de contrat de performances avec l’Etat». Faisant remarquer qu’elle a été reconduite en mai, Isabelle Lemesle se dit prête à mettre en œuvre les préconisations du ministère. Pour les syndicats, c’est «trop peu, et trop tard».

 

Lire l’article de «Libération" en cliquant là                                                    

                                   

                                                 libe 15

 

 

 

Lire aussi: Le Monde : Monuments nationaux, personnels en périls ?

 

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