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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 13:46

 

Libération: 23 octobre 2011

 

Le musée d'Orsay reste fermé, au 4e jour de grève


PARIS — Le musée d'Orsay restait fermé dimanche, et ce pour le quatrième jour consécutif, en raison d'un mouvement de grève des personnels destiné à dénoncer un manque d'effectifs, a-t-on appris auprès de la direction de l'établissement.


"Il y a 25 grévistes déclarés sur environ 600 personnes qui travaillent au musée", a précisé la direction à l'AFP. Un chiffre confirmé par la CFTC.


Entamée jeudi, la grève a été reconduite au terme d'une assemblée générale dimanche matin. La prochaine AG devrait avoir lieu mardi, et non lundi, jour de fermeture hebdomadaire. Ce sont les surveillants en salles qui sont les plus représentés parmi les grévistes.


Le musée a inauguré le 12 octobre ses nouveaux espaces (il a gagné 2.000 m2 de surface d'exposition en aménageant le Pavillon Amont) et la galerie impressionniste totalement refaite.

Les syndicats, qui ont déjà été reçus vendredi au ministère de la Culture, réclament vingt postes supplémentaires pour pouvoir accueillir correctement les visiteurs au sein des nouveaux espaces et de la galerie rénovée.


"On a besoin d'effectifs. On veut que le musée ouvre une ligne budgétaire pour la création de postes de contractuels en CDI", a expliqué Bernard Jopek, secrétaire fédéral de la FIPMC, syndicat adossé à la CTFC.

"C'est une immense déception. Cela fait deux ans qu'on travaille sans relâche pour l'ouverture des nouveaux espaces", a déploré pour sa part Anne Meny Horn, administratrice adjointe du musée, soulignant sa "tristesse" car le musée devait être exceptionnellement gratuit ce week-end.


"On avait anticipé et obtenu des postes supplémentaires auprès du ministère. On considérait cela comme une victoire par rapport à la pénurie d'emploi", a-t-elle également assuré, évoquant cinq postes rouverts au 2 novembre, quinze personnes supplémentaires jusqu'à la fin de l'année, puis huit affectations au printemps.

Depuis deux ans, le musée d'Orsay a perdu 34 postes dans le cadre des mesures d'économies décidées par l'Etat.


"On a perdu des postes, mais cela s'est fait au détriment de postes administratifs, tandis que d'autres ont été gelés", a-t-elle poursuivi, insistant: "Aujourd'hui, on a les équipes nécessaires pour les nouveaux espaces. Les syndicats réclament vingt personnes de plus pour retrouver le plafond d'emploi qu'on avait il y a quelques années. Mais c'est de l'utopie, tous les établissements publics ont vu leur plafond baisser".


Si les syndicats s'accordent sur le constat d'un manque chronique d'effectifs, ils ne sont pas tous d'accord en terme de revendication, certains demandant des emplois de contractuels, d'autres exigeant des fonctionnaires.

 

Lire l'article de "Libération"

 


                                                     libe 3[1]

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 17:47

 

Le Figaro : 22 octobre 2011

 

Fonction publique : 51% de participation aux élections

 

L'Éducation nationale a plombé la participation globale. FO talonne la FSU chez les agents de l'État. Unsa et CFDT progressent. 

 

À peine plus d'un agent sur deux a voté. La participation aux élections professionnelles dans la fonction publique d'État a reculé à 51 %, contre 70 % aux scrutins précédents. Ce plongeon trouve son explication au ministère de l'Éducation nationale (plus de la moitié des électeurs), où le nombre de votants a dégringolé à 38,5 %. La participation s'est maintenue ailleurs, voire un peu accrue.


Plusieurs syndicats de l'Éducation ont mis en cause le vote électronique, utilisé pour la première fois. Outre des erreurs «classiques» dans l'envoi des professions de foi ou la constitution des listes électorales - qui ont privé de scrutin certains candidats ! -, bugs, complexité et surtout lenteur des procédures informatiques ont découragé ou empêché certains agents de voter. La FSU, qui s'effrite un peu mais reste de loin en tête à l'Éducation (40,6 %, soit le double de l'Unsa et le triple de la CFDT et de FO), juge les «dysfonctionnements» si nombreux qu'ils constituent un «déni de démocratie so­ciale». D'après la CGT, «pour 10 % des effectifs, les conditions n'étaient pas remplies pour pouvoir voter». Plusieurs dizaines de milliers d'électeurs n'auraient pas reçu le code leur permettant de voter.


Démobilisation   «Les scrutins se sont déroulés globalement sans vraie difficulté», balaye le ministre de la Fonction publique , évoquant une procédure «moderne» et «écoresponsable». François Sauvadet «récuse le mot “ratés”. La participation est aussi le fruit de la décision de chaque agent de voter ou non». Les agents ont eu «une semaine pour se décider», ajoute-t-on chez son collègue de l'Éducation, Luc Chatel. Favorables au vote électronique et… en hausse, la CFDT et l'Unsa notent aussi que, si les enseignants se sont peu mobilisés, les chefs d'établissement ou les agents administratifs de l'Éducation ont davantage participé, tout comme les postiers, alors qu'eux aussi votaient par Internet. Le vote, pour la première fois, des contractuels - auxquels les syndicats n'ont pas toujours porté une attention extrême - peut aussi expliquer la contre-performance.


Conséquence mécanique de la démobilisation des troupes de l'Éducation, la FSU - jusqu'ici premier syndicat sur l'ensemble de la fonction publique d'État mais quasi exclusivement présente chez les enseignants - voit l'écart se resserrer avec ses concurrents. Elle descend à 20,9 % des voix (19,1 % en incluant les enseignants du privé sous contrat, pour la première fois intégrés dans les instances de dialogue social de l'État).

 

Les réformistes en hausse   Ses poursuivants, plutôt réformistes que contestataires, progressent : FO à 17,8 % (16,2 % avec les enseignants du privé), l'Unsa avec 16,7 % (15,3 %), la CFDT avec 12,6 % (14,5 %). Arrivent ensuite la CGT avec 13,4 % (12,8 %), Solidaires avec 6,5 % (6,2 %), la CFE-CGC avec 6,3 % (5,8 %) et la CFTC avec 1,6 % (3,9 %). FO talonne ainsi la FSU et semble même en mesure de la rattraper. En revanche, la CFTC risque de disparaître de la liste des syndicats admis à négocier et à signer des accords pour l'ensemble des agents de l'État, faute de score suffisant.


Mais ces résultats sont à prendre avec des pincettes : plus de 300 000 agents inscrits manquent encore à l'appel, sur environ 2 millions. Ne sont intégrés ni France Télécom ni le ministère de la Justice, qui voteront le 22 novembre. Dans le premier cas, cela a toujours été prévu ; dans le second le scrutin a été reporté in extremis faute d'avoir été correctement préparé.


Ils n'intègrent pas non plus les résultats des ministères de l'Économie et du Budget, qui n'avaient toujours pas fini de dépouiller, hier après-midi. De quoi rajouter un peu plus à l'impression d'improvisation et de confusion. Au point que certains - y compris parmi les leaders syndicaux - se demandaient si Bercy ne prenait pas un malin plaisir à savonner la planche au ministère de la Fonction publique, en première ligne sur ce scrutin. Dans la semaine déjà, à mesure que le «flop» de la participation semblait se préciser, le climat s'était tendu entre le 101 et le 110 de la rue de Grenelle - sièges du ministère de la Fonction publique et de celui de l'Éducation nationale 

 

Voir l'article du "Figaro"  

                                                        figaro 3                                     

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 08:56

 

Le Parisien : 18 octobre 2011

 

Aux Archives nationales, la fronde syndicale reprend.

 

La direction menace aujourd'hui de sanctionner trois fonctionnaires délégués syndicaux.

 

«Je vous informe qu'en raison des faits qui vous sont reprochés, j'envisage de vous infliger une sanction. » Signée du chef du service des ressources humaines du ministère de la Culture, la lettre expédiée en recommandé est arrivée fin septembre au domicile· respectif de trois fonctionnaires délégués syndicaux aux Archives nationales (lIIe). Il s'agit d'Eliane Carouge (CFDT), conservatrice en chef du patrimoine, responsable de la bibliothèque historique des Archives, .de Béatrice Hérold (CFTC), conservatrice générale du patrimoine, et de Wladimir Susanj (CGT), adjoint technique de surveillance et de magasinage.

 

Les faits reprochés aux trois syndicalistes? L'organisation par l'intersyndicale d'une conférence de presse le 17 mai dans la cour de l'hôtel de Soubise - l'un des hôtels particuliers au cœur du Marais où sont installés les Archives - pour contester l'implantation, décidée par l'Elysée, de la Maison de l'histoire de France (MHF) sur ce site. Cette initiative «outrepasse les limites du droit syndical dans la fonction publique », estime le rapport de l'autorité ayant pouvoir disciplinaire.

 

ln fine, c'est la commission administrative paritaire du ministère qui devra statuer.

 

«Toutes les conditions de sécurité ont été assurées pour cette conférence à laquelle ont participé des élus de la nation, comme la députée Martine Billard (Parti de gauche) ou Jack Ralite (PCF). En fait, ces courriers ne sont qu'une embrouille de comptoir, un prétexte pour se venger des syndicats qui mènent la lutte contre le projet d'installation de la MHF dans nos murs, annoncé par Nicolas Sarkozy le 12 septembre 2010. Nous sommes dans le délit d'opinion », s'indigne Wladimir Susanj. Et de s'en prendre à la MHF, qui n'est à ses yeux que « la version culturelle de la politique de l'identité nationale, un projet idéologique réactionnaire destiné à instrumentaliser L'histoire de France à des fins partisanes ».

 

A ce jour, la pétition pour « la levée de toute menace de sanction contre les militants syndicaux », a recueilli, selon M. Susanj, « plus de 600 signatures ». Pour protester contre « la répression antisyndicale », les syndicats du ministère de la Culture organisent une réunion publique ce soir à 19h30 à la Bourse du travail *.

Alors que l'occupation de l'hôtel de Soubise par l'intersyndicale - qui a duré neuf mois - a été levée fin juin (même si les banderoles demeurent), et que le conflit semblait en voie d'apaisement, il est curieux que des menaces de sanction tombent fin septembre, plus de quatre mois après les faits incriminés. La direction des Archives nationales aurait voulu souffler sur les braises qu'elle ne s'y serait pas prise autrement.

 

* 3, rue du Château-d'Eau (Xe).

 

Philippe Baverel    

                                                        le parisien 7

 

 

 

 

Sur le même sujet: Le Monde : Menaces de sanctions contres des syndicalistes des Arhives Nationales

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 09:45

 

Le Parisien: 14 septembre 2011

 

Paris: Bras de fer sur les antennes-relais

 

La mairie et les opérateurs de téléphonie mobile ont rompu hier les négociations concernant la charte d'implantation des antennes sur les toits parisiens.


Les portes ont claqué hier à l'Hôtel de Ville. Les opérateurs de téléphonie mobile et la mairie de Paris n'ont pas réussi à trouver de terrain d'entente. Les deux parties négociaient depuis des mois une nouvelle « charte de bonne conduite » concernant l'implantation des antennes-relais sur les toits parisiens.

 

Les opérateurs veulent augmenter le seuil d'exposition. Mille deux cents installations sont réparties dans toute la capitale. Leur nombre devrait encore augmenter avec l'arrivée de Free sur le marché.


La Ville avait donc fait plusieurs propositions pour encadrer le développement des antennes. Elle attendait les commentaires et les amendements des opérateurs. Elle n'a pas été déçue. Ces derniers souhaitent tout bonnement revenir sur plusieurs points négociés en 2003 lors de l'adoption de la première charte.


Ils proposent d'augmenter le seuil d'exposition des Parisiens aux ondes de 2 volts par mètre à 10 Vlm, voire à 15 Vlm, et remettent en question le processus de concertation avant l'implantation des antennes.


Hier, dans un communiqué, la Ville a condamné « l'attitude de la Fédération française des télécoms (FFT) ». Aux yeux de la mairie, les contre-propositions de la FFT s'apparentent à « un refus par les opérateurs de renouveler la charte ».


Mao Peninou, l'adjoint au maire chargé du dossier qui plaidait pour le dialogue avant l'été, passe désormais aux menaces. « Les autorisations d'occupation du territoire délivrées aux opérateurs, c'est fini », déclare l'élu socialiste. 

La Ville est prête à demander le démontage des antennes En clair, la Ville se dit prête à demander le démontage des antennes installées sur 186 toits lui appartenant. 

La FFT se dit « étonnée » par la réaction de la mairie de Paris. « Hier, nous sommes venus dans un esprit d'ouverture évoquer nos propositions à la mairie. Il s'agissait d'une première réunion, et nous étions prêts à négocier », assure-t-on chez les opérateurs. « Les exigences de la Ville auraient une réelle incidence sur la qualité du service, surtout au moment où nous allons passer à la 4G », plaide-t-on du côté de la FFT.


« Tout ça est un énorme gâchis », regrette Etienne Cendrier, fondateur de l'association Robin des toits, qui lutte contre la prolifération des antennes. Sans concertation préalable, les mobilisations de riverains contre l'installation de nouvelles implantations pourraient vite reprendre.


En attendant une éventuelle reprise de contact avec les opérateurs, le dossier sera évoqué dès lundi au Conseil de Paris.


Marie-Anne Gairaud

   

Lire aussi  l'article du "Parisien" du 18 octobre 2011

Paris gèle l'installation d'antennes-relais

 

                                                          le parisien 1

 

 

 Sur le même sujet:  Wifi: La "Conférence Citoyenne" recommande la prudence

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 17:00

 

Le Parisien : 17 octobre 2011

 

Paris : Alerte incendie à l’Hôtel de Ville

 

La sirène hurlante a retenti en plein débats sur le budget, vers 10h20. Tous les élus, le maire de Paris compris, se sont finalement décides à quitter l'hémicycle pour rejoindre les cours. «C'est le budget de Delanoë qui met le feu aux poudres!» plaisante Jean-Francois Legaret, le maire UMP du Ier arrondissement.


Les élus ont bien fait de sortir: Il ne s'agissait pas d'un test, il y a  bien eu une détection incendie dans le centre de l'Hôtel de ville.  

 

Les élus ont pu rejoindre l'hémicycle et les débats ont pu reprendre après vingt minutes de suspension.

 

Voir l'article du "Parisien"


                                                                   le parisien 13

 

 

 

 

 


 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:32

 

Libération : le 10 octobre 2011

 

Patrimoine. Un rapport d’inspection sur la souffrance au travail met en cause la directrice du CMN.

 

Les jours d’Isabelle Lemesle au Centre des monuments nationaux (CMN) sont-ils comptés ? Son établissement est placé sous surveillance par le ministère de la Culture et les syndicats réclament sa tête, après un rapport d’inspection sur la souffrance au travail très sévère envers sa gestion.

Mercredi, la directrice de cabinet du ministre, Elodie Perthuisot, a présenté ce rapport durant trois heures aux représentants syndicaux, promettant un redressement, en l’absence d’Isabelle Lemesle.

 

Au sein de l’exécutif, tout en soulignant les «capacités de gestion» de cette dernière, on reconnaît qu’il «sera difficile de la soutenir longtemps après un rapport aussi accablant». Fort d’une centaine de témoignages, il fait état de dysfonctionnements à tous les étages. Vendredi, le comité d’hygiène et de sécurité du ministère a demandé le texte à Frédéric Mitterrand, les représentants du ministère ayant choisi de ne pas prendre part au vote. Une AG est prévue aujourd’hui au siège, les élus boycottant les instances paritaires.

 

Isabelle Lemesle, 50 ans, est arrivée en 2008 à la tête de cet établissement qui compte 1 400 agents et gère 96 monuments, comme le Panthéon ou l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Elle a engagé une réorganisation et fait le tour de France des sites. Son parachutage a été difficile. Christine Albanel, alors ministre de la Culture, n’en voulait pas. Protégée de Jacques Chirac, elle s’était illustrée par ses excentricités dans l’équipe du projet du musée du Quai-Branly : une pétition y avait dénoncé «incompétence, vulgarité et comportement névrotique» (Libération du 25 juin 2008). Sans connaissance du patrimoine ni direction d’entreprise à son actif, elle prenait au CMN la place d’un administrateur estimé. Huit mois plus tard, première grève au siège.

 

Pour elle, les membres du CA sont des «schtroumpfs» et ses directeurs des «riquiquis». En trois ans et demi, le CMN a vu défiler 4 directeurs de la communication, 3 directeurs généraux, autant de chefs de cabinet, directeurs du développement culturel ou des éditions, 2 directeurs scientifiques… Il attend son troisième directeur financier. Les ressources humaines ont été décapitées cet été.

 

La CFDT dénonce «les dépenses fastueuses de sa com, un entourage pléthorique et la faillite dans la mission de maîtrise d’ouvrage, soulignés par la Cour des comptes». Ce dernier constat avait été en fait attribué aux incohérences de la tutelle, tout en soulignant la gravité de «l’absence de contrat de performances avec l’Etat». Faisant remarquer qu’elle a été reconduite en mai, Isabelle Lemesle se dit prête à mettre en œuvre les préconisations du ministère. Pour les syndicats, c’est «trop peu, et trop tard».

 

Lire l’article de «Libération" en cliquant là                                                    

                                   

                                                 libe 15

 

 

 

Lire aussi: Le Monde : Monuments nationaux, personnels en périls ?

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 10:16

 

L'adjoint de « Navarro » et des auteurs de la  « Série Noire » viennent, eux aussi, au secours de la bibliothèque Morland.

 


 L'écrivain Christian Rauth, également comédien de la série « Navarro », et Nadine Monfils, auteure de plusieurs livres publiés dans la "Série Noire", apportent leur soutien à la bibliothèque des personnels du Centre Administratif de Morland (4ème).  Ils rejoignent ainsi Didier Daeninckx, Jean Bernard Pouy et près d’une trentaine d’écrivains  et éditeurs pour la sauvegarde de cette bibliothèque.     

                                                           

                                                                navarro 1     

                                                                              "Je vous envoie mon adjoint"                                                

 

 

De son côté, Francis Mizio, déjà signataire de la pétition, auteur notamment dans la série « Le Poulpe », a, de plus,  publié un plaidoyer vibrant en faveur de la bibliothèque du personnel sur le site du « Nouvel Observateur ».  

Face à cette importante mobilisation de personnalités de la culture, l’adjoint au Maire de Paris, Christophe Girard, a été obligé de se justifier dans « Le Parisien ». « 56% des livres n’ont pas été empruntés plus d’une seule fois » justifie l’élu pour fermer une bibliothèque. Et il propose aux agents qui la fréquentent « d’emprunter dans l’autre bibliothèque de l’arrondissement, celle de Baudoyer ».  Celle-ci étant située de l'autre côté de l'arrondissement.

 Il est vrai toutefois que s'appuyer sur des chiffres en baisse, alors que le rayon jeunesse a été supprimé il y a plusieurs années sur décision du même adjoint à la Culture et que les abonnements de revues n'ont pas été renouvelé depuis ce printemps, ne manque pas de souffle.  Quand on veut noyer sa bibliothèque.....   

                                                                                                                                  

 Et puis, c'est oublier que les personnels-usagers de la bibliothèque du centre Morland, ne disposent que d'une pause déjeuner de 45 minutes ce qui ne leur permet guère de s'éloigner de leur lieu de travail, et serait, de plus, interdit par l'administration, celle-ci étant assez pointilleuse sur les trajets qu'empruntent les employés municipaux  A moins de leur accorder deux heures de pause déjeuner et considérer que le boulevard Henri IV, la rue Saint Antoine et la rue de Rivoli fassent partie intégrante de leur espace de travail ? 

L’administration parisienne n’a (pour le moment) pas donné son accord à Christophe Girard.

 

                                                                girard 5 

                                                                  "Toujours pas de nouvelles de l'admistration?"                                 

 

  La fermeture de cette bibliothèque témoigne d’une véritable ténacité de la part de la Mairie de Paris, car elle avait tenté déjà en 2004 de supprimer ce lieu. Deux articles du journaliste de « Libération », Pierre  Marcelle, « Livre Hebdo » et "Le Monde" s’en étaient fait l’écho, contraignant la Mairie à reculer une première fois. Cette deuxième tentative, faite de manière unilatérale, sans réflexion, pour économiser quatre malheureux postes de bibliothécaire, s'apparente au « fait du prince » dans tout son arbitraire. La concertation prônée par la Ville de Paris depuis 10 ans ne semble pas avoir cours dans ce cas précis.

 Il faut rappeler que Morland est une bibliothèque d’entreprise, que tout ne peut être réduit à une question de chiffres, et qu’elle est un lieu d’émancipation pour des personnels guère fortunés. Le Maire de Paris qui prétend avoir une vision sociale ambitieuse ne peut mettre en oeuvre un tel projet.

 « Fluctuat nec mergitur »  (flotte, mais ne coule pas) est la devise figurant sur les armoiries de la Ville de Paris. Elle ne convient décidément pas à cette bibliothèque. 
            

                                                                       fluctuat-2.jpg

                                                               Morland nec mergitur ?

 

   

Sur le même sujet:  Le Parisien : Didier Daeninckx au secours de la bibliothèque Morland

 

                                    Un des auteurs du "Poulpe" veut sauver la bibliothèque Morland

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 10:04

  

France Soir : 10 septembre 2011

 

Musée d’Art Moderne : Le retour de « l’homme-araignée »

 

 Vjeran Tomic, un incroyable monte-en-l’air, serait à l’origine du vol du siècle au musée d’Art moderne de Paris, en mai 2010. Les toiles, elles, restent introuvables.

 

« Homme-araignée », « roi de la varappe» , « Arsène Lupin-escaladeur »… Pour les policiers, Vjeran Tomic, passe pour l’un des voleurs d’art les plus étonnants et sans doute les plus doués de sa génération. Alors, le 20 mai 2010 au matin, après l’incroyable casse au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, il a rapidement figuré parmi les « suspects habituels ». Et il y a deux semaines, l’homme a été mis en examen pour ce cambriolage.


A 43 ans, ce Français d’origine croate est un vieux client du groupe « antiquaire » de la brigade de répression du banditisme de Paris (BRB) qui lui a même donné son surnom : l’Homme-araignée. Avant le « casse du siècle », les policiers spécialisés l’avaient fait tomber à deux reprises en quelques mois. C’était en 1999 et en 2000. Car il y a une « signature » Tomic.

 

Basé à Montreuil, l’homme s’inscrit dans la « lignée » des redoutables casseurs originaires d’ex-Yougoslavie, qui, depuis les années 1960, ont fait de la cambriole une de leur spécialité. Son truc à lui, c’est avant tout les objets d’art. Janvier 1999, il chute après une série de fric-frac dont un dernier au domicile du doyen de l’université d’Aix-en-Provence, Charles Debbasch. Là, alors que l’éminent juriste dormait, il s’est emparé d’huiles de Bernard Buffet et de pastels de Camille Pissarro, sans oublier une toile contemporaine signée Yves Brayer. Butin : 450.000 €. Lors de son arrestation, treize tableaux essentiellement du XVIIe siècle et des bijoux sont encore retrouvés ainsi que divers guides, magazines et indicateurs lui permettant de connaître la cote des objets dérobés.


Flèches et arbalète  A l’époque, Tomic agit par escalade. Sa recette ? Une grosse condition physique et du matériel d’escalade. L’Homme-araignée utilise une arbalète et des flèches qui, reliées à des cordes et des mousquetons, lui permettent de se hisser sur les toits. Le tout attaché à un baudrier de spéléologue, il peut ensuite s’élancer en varappe le long des façades et entrer par les fenêtres. Son terrain de jeu : le très chic XVIe arrondissement, en particulier les secteurs des avenues Foch, Henri-Martin et du Président-Wilson. Une dernière artère qui longe… le musée d’Art moderne de la ville de Paris

                                                            spider 4

Placé en détention, le monte-en-l’air va rechuter à peine remis en liberté. Fin septembre 2000, le Croate reprend son matériel et s’attaque à un nouvel immeuble du XVIe arrondissement. Coup sur coup il visite deux immenses appartements, faisant fi de ses occupants endormis. Deux tableaux de Renoir, un Utrillo, un Braque, un Derain ainsi que deux Modigliani qui s’avéreront être des copies disparaissent. Dans la foulée, l’esthète « fraque » la porte voisine et s’empare d’une collection de bijoux étrusques cotée près de 150.000 €.


100 millions d’euros   Après une éclipse médiatique de dix ans, c’est donc l’Homme-araignée qui fait son marché au musée d’Art moderne, le 20 mai 2010, cinq chef-d’œuvre signés Picasso (Le Pigeon aux petits pois), Matisse (La Pastorale) Modigliani (La Femme à l’éventail), Fernand Léger (Nature morte aux chandeliers) et Georges Braque (L’Olivier près de l’Estaque), pour un butin frisant les 100 millions d’euros. Cette fois, la tâche a été beaucoup plus facile. Pas besoin de varappe.

 

Selon Le Journal du dimanche, Tomic a « jugé le système de sécurité plutôt médiocre » au musée. Trois jours avant sa visite, il a placé du décapant sur la peinture des huisseries d’une baie vitrée donnant sur une terrasse surplombant le quai de New-York, à l’arrière du musée. La nuit du vol, armé d’une simple visseuse électrique il a démonté la fenêtre puis, avec un coupe-boulon, a brisé sans difficulté le cadenas verrouillant sommairement un simple rideau de fer. Selon Le JDD, le voleur a été surpris qu’aucune alarme ne se déclenche. Et pour cause, elle était en panne depuis plusieurs semaines.

 

Malgré les 30 caméras de surveillances et les trois gardiens de nuit, Vjeran Tomic est longuement resté dans les lieux, prenant même le temps de démonter les cadres pour ne garder que les châssis. « C’est vraiment hyper-cohérent d’emporter ces toiles-là. Ce sont les chefs-d'œuvre du musée », confiait à l’époque une employée des lieux.


Une commande   Sauf que les toiles sont pratiquement invendables. Trop connues. Les enquêteurs savaient qu’ils devraient être patients, à l’affût, en surveillance constante du milieu des receleurs. En mai dernier, après un cambriolage avenue Montaigne, la BRB a retrouvé son vieux client, qu’elle a interpellé alors qu’il déchargeait bijoux et livres rares devant son pavillon de Montreuil, le même où il avait été arrêté il y a dix ans. Il faudra encore six mois pour que l’enquête identifie le « donneur d’ordres », un antiquaire parisien du gen

 

re plutôt véreux. Il aurait commandité le cambriolage mais s’intéressait en réalité à un autre Fernand Léger. Les cinq peintures auraient ensuite été confiées à une connaissance, un réparateur de montre-expert en art à ses heures. Ce dernier, pris de panique après l’arrestation de l’antiquaire, aurait jeté les chefs-d’œuvre à la poubelle. Un scénario qui reste à vérifier.


Quant à l’Homme-araignée, un personnage courtois qui reconnaît habituellement ses « exploits » quand il est pris, il a de nouveau endossé sa part de responsabilité, « balançant » le commanditaire peu réglo à ses yeux : il ne lui aurait jamais versé les 40.000 € promis pour sa visite nocturne au musée d’Art moderne.

 

Par Brenda Kemmer                                                                     

Voir l'article de "France-Soir"


 

                                             presse 8

 

Sur le même sujet:  Vol du MAM: 100 millions jetés à la poubelle  

 

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 10:00

 

Le Journal Du Dimanche: 9 octobre 2011

 

Picasso, Braque, Léger... le récit d’un casse extraordinaire

 

"L' homme arraignée" avait volé cinq toiles au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en mai 2010.  Léger, Picasso et Braque auraient fini à la poubelle. Révélations.

 

Un Picasso, un Braque, un Modigliani, un Matisse et un Léger. Cinq chefs-d’œuvre estimés à 100 millions d’euros ont-ils été jetés dans une vulgaire poubelle sur un trottoir parisien, broyés dans une benne à ordures au printemps dernier ? Ces toiles de maîtres, dérobées dans la nuit du 19 au 20 mai 2010 au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, ont-elles été à jamais rayées du patrimoine artistique mondial parce qu’elles brûlaient les doigts des voleurs ? Même s’ils s’avouent sceptiques, les policiers de la Brigade de répression du banditisme (BRB) n’écartent pas totalement cet incroyable scénario, dessiné récemment par l’un des trois hommes mis en examen pour "vol en bande organisée", "recel" et "association de malfaiteurs", et incarcérés.

 

Il aura fallu quatorze mois aux enquêteurs pour débusquer le voleur et ses deux receleurs. Le premier s’appelle Vrejan T., un Serbe de 43 ans, surnommé "l’homme-araignée". Sa spécialité ? Le vol par escalade. "Un type sec et athlétique mais aussi un véritable amateur d’art", lâche un proche. "Un solitaire chevronné qui n’a pas son pareil pour cambrioler les beaux appartements sans se faire voir", concède un policier.

 

Fiché pour une trentaine d’affaires et déjà condamné, Vrejan T. était dans le viseur de la BRB qui, le 13 mai dernier, le cueille devant son domicile à Montreuil (Seine-Saint-Denis). L’homme décharge alors des sacs remplis d’appareils photo, de bons au porteur vénézuéliens, de tableaux anciens, de bijoux en or et de livres rares provenant du cambriolage d’un appartement dans les beaux quartiers parisiens, avenue Montaigne.

 

Les détails de sa folle nuit au Musée. Mis en examen et incarcéré, le Serbe est interrogé le 14 septembre par la BRB qui, ayant accumulé des éléments le mettant en cause, devine en lui le possible Arsène Lupin du Palais de Tokyo. Vrejan T. finit par livrer tous les détails de sa folle nuit au musée. Ayant jugé le système de sécurité plutôt médiocre lors de ses repérages, il jette son dévolu sur un Fernand Léger, Les Disques dans la ville, exposé près d’une fenêtre. Trois jours avant de passer à l’action, il enduit discrètement de décapant à peinture les vis extérieures qui retiennent les montants. Le 19 mai, à 3 h 50, "l’homme-araignée", ganté, le visage dissimulé par une capuche, enjambe le balcon du musée et dépose facilement la fenêtre avec son tournevis électrique.

 

Il sectionne ensuite le cadenas de la grille coulissante et se retrouve dans l’une des salles. Manque de chance, le Léger a été remplacé par un autre Léger. Vrejan T. s’empare de Nature morte aux chandeliers et regagne sa voiture, garée à proximité. "Il avait prévu de fuir tout de suite mais dit avoir été surpris par le non-déclenchement de l’alarme", indique une source proche de l’enquête. Et pour cause, celle-ci est en panne depuis le 30 mars…


 

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Un antiquaire et un réparateur de montres pour complices. Incapable de résister à l’appel de tous ces tableaux sans défense, il revient sur ses pas et, pendant plus d’une heure, déambule d’une salle à l’autre. Au gré de ses envies du moment, il se sert parmi les toiles de maîtres (Picasso, Braque, Matisse, Modigliani). Un homme de goût… "Il a trouvé que le Modigliani était le plus beau de tous", précise une source proche du dossier. Puis le voleur disparaît avec son butin, tranquillement, bien avant la ronde de 6 heures. Malgré la trentaine de caméras de surveillance, les trois gardiens présents dans le PC sécurité n’ont rien vu.

 

Face aux enquêteurs de la BRB, Vrejan T. assure avoir agi contre 40.000 euros offerts par un receleur qui aurait commandité le vol du Fernand Léger. Ce deuxième homme, Jean-Michel C., 56 ans, est propriétaire de la boutique Antiquités Bastille, à Paris. Il achète aussi de l’or. "Ce type a gagné beaucoup d’argent comme dirigeant dans l’informatique, mais sa reconversion dans les objets anciens, au début des années 2000, a été un échec", indique un proche. Soupçonné de malversations par les policiers, Jean-Michel C. est interpellé le 11 mai dernier.

 

La BRB saisit alors dans son hôtel particulier du Val-d’Oise et dans son magasin plusieurs tableaux et objets de valeur provenant de deux cambriolages commis à Paris en 2009. "Le Serbe l’a balancé car il n’a pas touché les 40.000 euros promis, explique un connaisseur du dossier. En plus, il avait enregistré à son insu une conversation où ils évoquaient le casse." L’antiquaire, qui récuse le rôle de commanditaire, assure au contraire s’être retrouvé du jour au lendemain avec cinq toiles sur les bras…

 

Une marchandise encombrante qui atterrit chez un de ses proches, Jonathan B., 34 ans. Jusqu’alors, ce propriétaire d’un atelier de réparation de montres, toujours à Paris, passait pour un expert reconnu. "Quelqu’un de très efficace, à l’avis très sûr, qui n’a jamais posé le moindre problème", s’étonne le commissaire-priseur Claude Aguttes, de Neuilly-sur-Seine, qui le faisait intervenir sur ses ventes aux enchères. Après avoir longtemps nié, Jonathan B. a finalement reconnu avoir caché le trésor du musée d’Art moderne.

 

Une histoire digne des Pieds Nickelés. Selon Jean-Michel C., l’antiquaire, Jonathan B. aurait évoqué la piste d’acheteurs potentiels en Israël. Mais après l’incarcération de ses complices en mai dernier, "l’horloger" aurait, selon sa déposition devant les policiers, paniqué et détruit les toiles avant de les jeter à la poubelle…

Contactés par le JDD, les avocats des suspects n’ont pas souhaité s’exprimer sur ce funeste scénario digne des Pieds nickelés. Est-il le bon? "Ce vol était un non-sens, il n’y avait aucune chance de revendre des toiles aussi connues", soupire un enquêteur. "À ma connaissance, il n’y a pas eu de demande de rançon", affirme Christophe Girard. L’adjoint au maire de Paris chargé de la culture garde malgré tout l’espoir de voir ces chefs-d’œuvre réapparaître un jour.


Jean-Pierre Vergès et Stéphane Joahny - Le Journal du Dimanche 


 

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Pour lire l'article du Journal Du Dimanche

 

 

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 10:04

 

Associated Press: 7 octobre 2011

 

 Les toiles dérobées au Musée d'Art moderne auraient été détruites, selon l'un des receleurs présumés


PARIS (AP) — Que sont devenues les toiles de maîtres dérobées en mai 2010 au Musée d'art moderne de la Ville de Paris? Cachées, vendues, ou détruites? L'un des trois suspects mis en examen en septembre prétend avoir jeté ces tableaux, dont un Picasso et un Modigliani, estimés à 100 millions d'euros, dans une poubelle pour s'en débarrasser.


Les cinq tableaux ont été volés dans la nuit du 19 au 20 mai 2010 sans que le système d'alarme du Musée ne se déclenche.


A la mi-septembre 2011, trois hommes ont été interpellés par la Brigade de répression du banditisme (BRB) puis mis en examen par un juge d'instruction parisien avant d'être écroués dans le cadre de cette enquête.

Le premier, surnommé l'homme-arraignée, est présenté comme le voleur des toiles. Le second, un ancien antiquaire parisien, réfute être le commanditaire du vol. Quant au troisième, à qui les toiles ont été confiées, il affirme les avoir détruites au printemps 2011.


En mai dernier, les trois hommes avaient été interpellés dans le cadre d'une autre affaire de vol de tableaux. Si les deux premiers avaient été placés en détention provisoire, le troisième, un expert en montres, était ressorti libre de sa garde à vue.


Après son interpellation en septembre, ce dernier a expliqué aux enquêteurs avoir été pris de panique après sa garde à vue et la détention de son ami antiquaire. Et dit qu'il avait décidé de se débarrasser des toiles en les jetant à la poubelle.


Si l'histoire est vraie, cinq toiles des plus grands peintres du XXe siècle auraient donc pris le chemin d'une benne à ordure. Toutefois, les investigations se poursuivent afin de vérifier les affirmations de cette personne. En effet, les toiles pourraient être encore cachées dans l'attente d'être écoulées, selon une source judiciaire. Ces cinq oeuvres sont "Nature morte aux chandeliers" de Fernand Léger, "Le Pigeon aux petits pois" de Pablo Picasso, "La Pastorale" de Henri Matisse, "L'Olivier près de l'Estaque" de Georges Braque, "La Femme à l'éventail" d'Amédéo Modigliani.


L'auteur présumé de ce vol spectaculaire affirme que l'ex-antiquaire lui aurait demandé de dérober au musée un tableau de Fernand Léger pour lequel il aurait eu un acheteur potentiel. Ce que réfute le marchand qui, au contraire, affirme que le voleur lui a proposé le marché.


Devant les enquêteurs, "l'homme-arraignée" explique avoir constaté lors de son deuxième repérage au musée que le tableau réclamé n'était plus accroché à l'endroit repéré, mais que se trouvait à sa place une autre toile du peintre cubiste, "Nature morte aux chandeliers". Mais l'opération est maintenue.


Une fois à l'intérieur du musée, aucune alarme ne se déclenche, il décroche quatre autres tableaux précisant aux policiers que sa balade nocturne dans l'enceinte du musée a duré près de deux heures.


Au lendemain de ce vol, la mairie de Paris avait reconnu un dysfonctionnement partiel du système d'alarme volumétrique. Reste que le musée était équipé d'un système de video-surveillance, relié à un PC de sécurité où les trois agents de permanence n'ont pas vu le voleur qui apparaissait sur les images vidéo.


Les cinq tableaux seront remis à l'ex-antiquaire qui, quelques jours plus tard, les confiera à celui qui affirme aujourd'hui les avoir détruites.


Ni l'avocate de ce dernier, Me Caroline Toby ni les conseils de l'ex-antiquaire et du voleur présumé, Mes Laurent Binet et David-Olivier Kaminski, n'ont souhaité répondre aux questions de l'Associated Press.


"La mairie de Paris forme le voeux que les tableaux soient retrouvés", a déclaré pour sa part l'avocat de la Ville de Paris, Me William Bourdon rappelant "l'exigence de discrétion" prévalant dans ce type de dossier. AP

 

Voir ausi l'article du Nouvel Observateur

 

 

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