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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:40

 

 Le Figaro : 11 janvier 2011

Le rapport qui agite les musées de la Ville de Paris

 À trois semaines de la fermeture de l'exposition Basquiat, le 30 janvier, les visiteurs "auront beau patienter deux heures, cela n'y changera rien: les caisses du Musée d'art moderne de la Ville de Paris fermeront, sauf le jeudi, à 17 h 15. Des dizaines de milliers d'amateurs ne verront donc pas le phénomène Basquiat.

 

« Dès novembre, nous avons pensé à étendre les horaires. J'espère arriver à mes fins, même si c'est très difficile à mettre en place, explique Fabrice Hergott, directeur du musée. Une telle mesure, qui repose sur le volontariat, suppose des négociations très longues avec les organisations syndicales. » À 1 kilomètre de là, les organisateurs de l'autre exposition phare de la saison, Claude Monet au Grand Palais, viennent de décider d'ouvrir nuit et jour du 21 au 24 janvier. Au final, Monet aura accueilli plus de 850 000 personnes.

La boîte de Pandore La comparaison entre ces deux établissements qui n'ont pas les mêmes statuts juridiques, est cruelle.

Le manque de souplesse des musées de la Ville de Paris s'était déjà posé au printemps 2010 pour l'exposition Yves Saint Laurent au 'Petit Palais.

Malgré un beau succès, les caisses fermaient à 17 h 15, et il n'y a eu qu'une nocturne exceptionnelle, le 28 août. En ce début 20 Il, certains musées de Paris ressemblent à des établissements de la période soviétique.

La Mairie en gère 14, dont le Petit Palais, le Musée d'art moderne, la Maison de Victor Hugo, Carnavalet ou le Musée Zadkine. Gérés par un système centralisé à la Direction des affaires culturelles, ils n'ont aucune autonomie. Dans un contexte où les Parisiens courent les expositions et réclament des heures d'ouverture adaptées à leurs horaires de travail, l'organisation est en porte-à-faux.

 

En 2010, Bertrand Delanoë avait commandé un rapport sur le statut de ses musées, avec l'idée qu'il fallait les faire évoluer. Cette enquête démontre ce que tout le monde sait: la lourdeur administrative des musées est telle qu'elle étouffe les opérations de communication autour des expositions, empêche toute flexibilité, génère du manque à gagner aussi bien en billetterie qu'en catalogues et rebute les mécènes. Ces derniers craignent que leur participation financière n'aille directement dans la « caisse commune », voire dans les logements sociaux, plutôt que dans une exposition donnée. Si le maire ouvre la boîte de Pandore, l'idée serait de transformer ces lieux en établissements publics autonomes.


C'est exactement ce qui se pratique au Centre Pompidou et au Louvre.

Mais rien n'est jamais simple. Pour ses nocturnes, la Réunion des musées nationaux (RMN) fait appel à des entreprises de gardiennage extérieur.

Ce qui ne l'a pas empêchée en 2009, pour « Picasso et les maîtres », d'essuyer un préavis de grève.

Claire Bommelaer et Léna Lutaud


 

                                                         figaro 1

 

 

                                          

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 10:38

 

Le Parisien: Le 18 décembre 2010 

 

La bibliothèque confisque les ordinateurs

Débranchés. Disparus. Inutile de chercher l'un des vingt postes multimédias de la bibliothèque Melville (XIIIe), ils ont été retirés des salles. Depuis une semaine, les usagers ne peuvent plus surfer sur Internet. Une série d'incidents a contraint la direction à remiser le matériel au placard. Le personnel de l'établissement tirait la sonnette d'alarme depuis plusieurs semaines. Une série de fiches d'incidents déposées par les bibliothécaires auprès de la hiérarchie ont finalement convaincu la direction d'agir.
 
Des écrans accaparés. « Des hommes issus des foyers installés dans le quartier avaient pris l'habitude de venir consulter le Web à la bibliothèque », rapporte un membre du personnel. Jusqu'ici rien de grave. A ceci près que les hommes en question ont fini par un peu trop s'approprier les lieux. « Ils restaient aux ordinateurs comme s'ils étaient dans un cybercafé. Certains n'hésitaient même pas à regarder des vidéos pornographiques ! » raconte une bibliothécaire.
 
« Des tensions ont commencé à se faire sentir avec les autres usagers qui n'avaient plus accès aux ordinateurs, précise un autre. Nous n'avions même plus le temps de nous occuper des usagers à force de passer du temps à gérer ces altercations. » Les menaces n'ont pas tardé à fuser. « Les usagers ne se sentaient plus en sécurité. Plusieurs habituées n'osaient même plus venir ! » explique une salariée. L'insécurité grandissante a gagné les
bibliothécaires. La hiérarchie a fait tourner le personnel dans les locaux, mais cela n'a pas suffi. «Certains collègues ont même été menacés verbalement. Tôt ou tard, on se serait fait agresser physiquement », rapporte une fonctionnaire.
 
Pour le moment, les ordinateurs vont rester dans les réserves. Ils ne devraient pas réapparaître avant deux mois. « Nous allons réfléchir à une nouvelle configuration des lieux. Les écrans étaient installés dans un en droit un peu confiné. Nous allons les répartir et nous arranger pour que les écrans puissent être surveillés de loin par les membres du personnel », explique Hélène Strag, chef du bureau des bibliothèques. Le prestataire informatique va par ailleurs être mandaté pour limiter le temps d'accès aux ordinateurs.

D'autres incidents similaires s'étaient produits il y a quelques mois à la bibliothèque Truffaut des Halles (Ier). Des compteurs ont été installés pour restreindre le temps d'usage des ordinateurs. Depuis, l'ambiance est redevenue calme.

MARIE-ANNE GAIRAUD / le Parisien du 18 décembre 2010

 

                                            NASA-Computer-Room.gif

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 10:32

 

Grève levée dans trois bibliothèques parisiennes après douze semaines de lutte   

 

PARIS, 10 déc 2010 (AFP) –

 

Le mouvement de grève qui paralysait tous les dimanches depuis douze semaines trois bibliothèques de la ville de Paris a été levé vendredi, après un accord portant sur une prime de 100 euros brut pour les personnels travaillant ce jour-là, ont annoncé les syndicats.


Ces bibliothèques parisiennes (François Truffaut dans le Ier arrondissement, Marguerite Yourcenar dans le XVe et Marguerite Duras dans le XXe) étaient fermées les dimanche depuis la rentrée de septembre, les personnels réclamant une prime de 100 euros nets, alors que la ville proposait la somme de 75 euro en brut.

Elles ont finalement "accepté les dernières propositions de la Ville de Paris. Le mouvement de grève qui durait depuis maintenant 12 semaines est donc suspendu", a-t-il été annoncé dans un communiqué.

Ce mouvement soutenu par six syndicats (CGT, CFTC, FO, UCP, UNSA et Supap-FSU) "a malheureusement été entaché par le départ de la CFDT qui a quitté brusquement l'intersyndicale et a appelé à la reprise du travail sans attendre le vote des personnels grévistes".

"Bien que la revendication initiale était de 100 euros net, les personnels ont voté la reprise du travail, la somme accordée ayant néanmoins valeur de symbole", a ajouté l'intersyndicale.

Les trois bibliothèques devraient normalement êtres ouvertes les dimanches 12 et 19 décembre avant de refermer à l'occasion des fêtes de fin d'année, a-t-on ajouté.

                      PHOTOS-BATIMENTS 0703

 

Lire aussi

 AFP: 8ème semaine de grève dans les bibliothèques 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 18:51

 

Livre Hebdo : Le 18 novembre 2010

 

Déçus par les propositions faites par la mairie de Paris, les personnels des trois établissements concernés par l'ouverture dominicale ont décidé de continuer la grève

 

Mardi 16 novembre, les personnels, très remontés, des trois bibliothèques parisiennes censées ouvrir le dimanche (François-Truffaut, Marguerite-Yourcenar et Marguerite-Duras) ont décidé à l'unanimité de poursuivre la grève dominicale entamée le 5 septembre pour obtenir l'augmentation de la prime actuelle de 75 euros nets à 100 euros.

 

La cause de leur déception : les propositions faites le 10 novembre par la mairie de Paris à l'intersyndicale. Les représentants de la mairie ont proposé le passage de 8 à 10 dimanches travaillés par an, tandis que la prime de 75 euros serait augmentée d'un montant différent en fonction du grade des salariés, allant de 5 euros pour les catégories C à 51 euros pour les conservateurs. « Attendre 10 semaines pour nous faire une telle proposition, c'est de la provocation, commente une salariée. Le seul effet aura été de nous rendre encore plus déterminés. »

 

Autre sujet de mécontentement, la mairie de Paris fait du règlement de la question du dimanche un préalable aux négociations sur la revalorisation des salaires des personnels des bibliothèques parisiennes, actuellement inférieurs à ceux de la fonction publique d'Etat et de nombre de collectivités territoriales. « La direction cherche à nous diviser et à monter le reste des personnels contre les trois bibliothèques grévistes », estime un syndicaliste.

 

De son côté, la mairie de Paris souligne que ses propositions sont basées sur ce qui se pratique dans les musées municipaux.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »


 

        bibmdurasparisgreve.jpg

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 13:04

 

A Marseille, Force Ouvrière compte (et recompte) les manifestants.

 

Selon les organisateurs ou selon la police ? Pour répondre à cette question, souvent restée sans réponse après chaque manifestation, l’émission « Le Petit Journal », de la chaine Canal +, a fait une enquête à Marseille auprès du syndicat Force Ouvrière (syndicat majoritaire à la Ville de Marseille depuis la libération) en octobre 2010 à l'occasion des manifestations sur les retraites. On sait désormais pourquoi « La Sardine » a bouchée le Vieux Port.


Voir les images sur : link

 

 

                                                

                      sarko 3-copie-1

                         "Jean Claude, attention ton syndicat fait des pagnolades ! "

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 01:14

 

8e semaine de grève les dimanches dans trois bibliothèques parisiennes

 

PARIS, 21 oct 2010 (AFP) - 

 

Trois bibliothèques de la ville de Paris ouvrant le dimanche sont en grève ces jours-là depuis la rentrée de septembre, soit depuis 8 semaines, afin de réclamer une prime de 100 euros net pour les personnels travaillant le dimanche, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

 

Selon les syndicats , le mot d'ordre de grève n'a pas été levé car les salariés des bibliothèques François Truffaut (Ier), Marguerite Yourcenar (XVe) et de la toute nouvelle médiathèque Marguerite Duras (XXe) se sont vus proposer 75 euros nets au lieu des 100 euros demandés depuis le début. " On rencontre la direction des affaires culturelles (DAC) toutes les semaines dans le cadre des préavis, mais tout est bloqué ", nous a expliqué un porte parole de l'intersyndicale.

 

Contacté par l'AFP Christophe Girard, adjoint PS à la culture a déclaré que la ville leur avait proposé de doubler leur prime dominicale, c'est à dire de leur proposer 84 euros brut chaque dimanche.

"La proposition de doubler le salaire pour un travail de 6 heures le dimanche me paraît être une proposition respectueuse. C'est injuste pour les usagers de ces bibliothèques", a dit M. Girard.

 

Les syndicats ont de leur côté dès le départ ironisé sur le "double discours" du maire PS de Paris Bertrand Delanoë. Celui-ci avait demandé au printemps le classement des zones touristiques de Paris en "Périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (Puce), plus avantageuses pour les salariés travaillant le dimanche. Les syndicats déplorent qu'il laisse ainsi subsister "un vrai problème chez les salariés de la ville travaillant ce jour-là".


 

                                  afp 2

 

                              

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:37

 

Le Parisien : Samedi 16 Octobre 2010

 Carnavalet se met en grève pour la prime du dimanche

Dimanche, pour le huitième week-end de suite, les bibliothèques Truffaut, Yourcenar et Duras seront fermées. Les musées de la Ville de Paris se lancent à leur tour dans la grève pour réclamer une meilleure prime du dimanche. Ce sera le cas demain du musée Carnavalet, musée de l'Histoire de la ville de Paris (Ille) où la grève a été votée à l'unanimité.

« Notre prime est de 91 € pour les dix premiers dimanches travaillés et elle tombe à 43 € pour les suivants.

Or, tous les dimanches devraient avoir la même valeur », estime hier Bernard Aland, représentant du syndicat Supap FSU. Chez les bibliothécaires, qui travaillent en moyenne huit dimanches par an, Ia prime est de 87 €. Désormais, les bibliothécaires et les agents des musées réclament une même prime de 100 €. « Le système est complexe, reconnaît Maïté Errecart, adjointe au maire de Paris chargée des ressources humaines. Et l'on ne peut pas faire table rase de tout ce qui existe actuellement », souligne-t-elle. Des discussions sont en cours. Les employés des musées prévoient d'étendre leur mouvement au Petit Palais ou au musée d'Art moderne.

E.L.M.


 

                                    carnavalet

 


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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 01:14

 

Le Parisien : Lundi 11 Octobre 2010  

 

Le travail du dimanche : à chacun sa prime

 

Caissières, bibliothécaires, gardiens de gymnase ou bien de musée ...Ils travaillent tous le dimanche. Mais leurs compensations salariales sont inégales. Les bibliothécaires poursuivent leur grève entamée à la rentrée.

 

Les Parisiens sont de plus en plus nombreux à travailler le dimanche. Dans le privé, comme dans le public.

 

Votée en 2009, la loi sur le travail dominical autorise les magasins des sept grandes zones dites touristiques (butte Montmartre, rue des Francs- Bourgeois, Champs-Élysées, Rivoli, Arcole, pont des Arts et boulevard Saint-Germain) à ouvrir le dimanche (sans pour autant payer double leurs salariés). Et il suffit de se promener sur les Champs ou dans le Marais en fin de semaine pour voir que les commerces ne s'en privent pas! De même, bon nombre de grandes surfaces sont autorisées à ouvrir le dimanche matin.

 

De son côté, la mairie essaye aussi d'offrir de nouveaux services aux Parisiens en repos. Trois des 59 bibliothèques, François- Truffaut (1er), Marguerite-Yourcenar (XVe), et Marguerite-Duras (XXe) sont normalement ouvertes en fin de semaine. « Sur les 50000 agents de la Ville de Paris, 8500 travaillent régulièrement le dimanche », explique Maïté Errecart, adjointe au maire de Paris chargée des ressources humaines. Et d'ajouter : « Nous reconnaissons la spécificité du travail du dimanche. Et nous essayons d'offrir une rémunération double à nos agents ces jours-là. »

 

Problème depuis quelques semaines, des salariés de la mairie réclament une revalorisation de leur prime du dimanche. Ainsi, les bibliothécaires concernés sont en grève depuis la rentrée. Fixée aujourd'hui à 75 € net, ils souhaitent voir leur prime passer à 100 € net par dimanche travaillé. Leurs revendications font des émules.

 

Selon nos informations, les gardiens du musée Carnavalet ont déposé un préavis de grève pour samedi prochain. « Ils vont profiter des premiers jours de l'exposition Louis Vuitton pour réclamer, eux aussi, le passage de leur prime à 100 € », souligne Bertrand Pieri, du syndicat Supap-FSU. Car, le mode de rémunération des gardiens de musée est pour le moins original. Leur prime tourne autour des 91 € pour les dix premiers dimanches travaillés. Elle tombe à 43 € du Il e au 18e dimanche et remonte à 50 € pour les suivants! « Lorsqu'ils sont à 40 €, les gardiens de musée ne sont pas payés double », constate Bertrand Pieri.

 

Pourquoi cette poussée revendicative arrive-t-elle maintenant? « C'est le contexte qui joue, commente Bertrand Pieri. Le maire de Paris a d'abord demandé aux entreprises de mieux rémunérer leurs salariés le dimanche, sans en faire autant avec ses agents. Et puis, il y a eu divers événements comme les révélations sur les hauts salaires de nos directeurs ... » Les' conflits risquent de se multiplier dans les semaines à venir. Car les syndicalistes ont de grandes ambitions. « A terme, l'idéal serait que tout le monde touche la même prime. Avec un alignement par le haut, bien sûr », suggère le représentant syndical. « Il faut une juste rémunération », tempère Maïté Errecart, l'adjointe au maire. En clair, pas question d'offrir la même chose à tout le monde.

 

Un simple bonus de 43 € à 75 €  Agent d'accueil et de surveillance au Petit Palais (VIlle), Latifa Hammami travaille un dimanche sur deux. Le musée étant fermé le lundi, elle prend un jour de récupération le mardi. « Travailler le dimanche est un sacrifice pour ma vie de famille. Et encore, mes trois garçons sont grands. Mais pensez à mes colIègues qui ont des enfants en bas âge », explique-t -elIe.  

Après quinze ans d'ancienneté, cette Parisienne du XIXe arrondissement gagne environ 1300 € net par mois, prime du dimanche inclus. « Le problème, souligne-t-elle, c'est que cette prime est de 75 € les dix premiers dimanches de l'année.

Ensuite, elIe tombe à 43 €! Comme si un dimanche de septembre n'avait pas la même valeur qu'un dimanche de janvier! » Au musée Carnavalet, les surveillants seront en grève samedi pour réclamer une prime de 100 € par dimanche tout au long de l'année. « Nous sommes à fond avec eux », déclare Latifa, qui n'exclut pas que le mouvement s'étende au Petit Palais.

 

« Nous sommes payés 44 € de plus»  Jean-Louis Aliaga n'apprécie pas forcément de travailler le dimanche.

Cet employé de la Ville de Paris instaIle les équipements (agrès, etc.) pour les clubs qui fréquentent le gymnase de la cour des Lions (XIe).

 En semaine, je travaille souvent le soir, en horaires décalés. Le week-end, c'est l'occasion de passer du temps avec la familIe, de voir mes trois enfants », explique-t-iI. Du coup, la « vie de famille souffre» de son dimanche travaillé par mois.

Malgré tout, il savait où il mettait les pieds : « Lorsque je suis entré à la Ville de Paris, les choses étaient claires. On nous a dit qu'il faudrait travailler le soir et certains week-ends.

» Certes, mais le sacrifice de la famille, un dimanche par mois, vaut-il le petit plus sur la fiche de paye? « Nous sommes payés 44 € de plus par dimanche travaillé. Ce n'est franchement pas lourd. Les gens qui travaillent dans le privé sont mieux

 

Il réclame une réévaluation à 100 €. Bibliothécaire de la Ville de Paris depuis un an et demi, Jean-Claude Peralba, ancien professeur de français, a observé hier son deuxième dimanche de grève. « Nous demandons une réévaluation à 100 € de notre prime du dimanche, qui est actuellement de 75 € », témoigne cet homme de 52 ans, qui est de permanence un dimanche sur cinq (de 12 h 45 à 18 h 15) à la bibliothèque Marguerite-Yourcenar (XVe). « Quand on travaille le dimanche, la vie de famille en prend un coup », observe ce quinquagénaire, divorcé et père d'une fille de 6 ans. « En plus, ce jour-là, nous sommes en flux tendus, car nous avons beaucoup de monde, des familles, des gens qui viennent pour la première fois. C'est plus fatigant », constate Jean-Claude, qui gagne 1400 € net par mois. Et de conclure: « J'aime mon métier, mais il m'est arrivé de renoncer à aller voir mes parents dans le Lot-et- Garonne, le week-end, à cause de mon travail. »  


 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 11:06

 

Le commando "Action Discrète" tente de visiter l'exposition du photographe Larry Clark au Musée d'Art  Moderne.

 

Le 7 octobre 2010, le journal "Libération" titrait en une "Larry Clark censuré" en revenant sur l'interdiction faite par la Ville de Paris de l'accès aux mineurs de l'exposition. Voir sur: link

 

Le groupe "Action Discrète" a essayé d'en savoir plus auprès des visiteurs. A noter le sang froid et la courtoisie des agents de surveillance du musée face à cette épreuve inédite.

 

Voir la vidéo sur: link

 

                                   Une-liberation-Censure-Larry-Clark.jpg

 


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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 18:44

 

Livre Hebdo : Le 5 octobre 2010

 

La grève pour une juste rémunération des dimanches dans trois bibliothèques de Paris entre dans sa sixième semaine.

 

Les personnels des trois bibliothèques qui ouvrent le dimanche ont reconduit la grève à l'unanimité lors d'une Assemblée Générale qui s'est tenue mardi 5 octobre.

Les personnels des bibliothèques François-Truffaut (1er), Marguerite-Yourcenar (15e) et Marguerite-Duras (20e) demandent toujours une prime de 100 euros net par dimanche travaillé au lieu des 75 euros proposés.

« Le Conseil de Paris a pourtant voté, il y a quelques jours, un voeu qui demande “que le dialogue et les négociations soient poursuivis avec les représentants des personnels des bibliothèques concernés et qu'un accord soit trouvé, satisfaisant pour les personnels et le public parisien" », indique le communiqué syndical.

« Les personnels restent extrêmement déterminés à poursuivre le mouvement, poursuit le communiqué. Ils sont soutenus en cela par la grande majorité des usagers qui ne comprend pas l'attitude de la Mairie de Paris qui refuse de sortir d'un conflit durant désormais depuis six semaines. »

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »


 

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