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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 14:02

 

ActuaLitté : le 27 avril 2016

 

Un rassemblement est prévu le 12 mai prochain dans la cour de l’Hôtel d’Albret, le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

 

Le jeudi 21 avril dernier, des bibliothécaires parisiens s'étaient rassemblés à la Bourse du Travail pour évoquer les conditions dans lesquelles la Mairie de Paris ouvre les établissements de prêts les dimanches, le tout sur fond de lutte contre la Loi Travail. Représentants du personnel, personnels syndiqués ou non, l'assemblée générale avait permis d'évoquer les expériences des bibliothèques déjà ouvertes le dimanche ainsi que les conditions nécessaires à ces ouvertures. 

 

Environ 130 personnes étaient présentes à cette assemblée générale. La bibliothèque Hélène Berr, notamment, avait annoncé son intention de mener un blocage contre cette ouverture du dimanche. L'établissement fait partie de la liste des sept que la mairie souhaite voir ouvrir le dimanche : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIV), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe) et Sabatier (XVIIIe).

 

Certains participants à l'assemblée générale ont rappelé qu'ils ne s'opposaient pas à une extension des horaires d'ouverture, évidemment, mais que la focalisation sur le dimanche ainsi que l'absence de moyens mis en œuvre étaient pour eux inacceptables. « Paris me fait penser à une famille surendettée qui voudrait encore acheter un écran plasma, ce n'est pas possible », soulignait ainsi un membre du personnel d'Hélène Berr. D'après les calculs du personnel de ce même établissement, quinze créations de postes seraient nécessaires pour ouvrir le dimanche dans de bonnes conditions. La Mairie de Paris n’en propose qu’un seul de titulaire, le reste serait compensé avec des emplois d'étudiants à temps très partiel. Le progressisme selon Bruno Julliard sans doute, lequel est surtout connu pour avoir manifesté contre le Contrat Première Embauche (CPE) en 2005. Comme quoi....

 

En conséquence, les syndicats (CFDT, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) appellent à une mobilisation le 12 mai prochain à partir de 10 heures dans la cour de l’Hôtel d’Albret, siège de la Direction des Affaires Culturelles : « tous les syndicats ayant déposé des heures d’information syndicale pour ce jour là, les agents pourront donc s’y rendre sur leur temps de travail », précise le blog de la CGT Culture.

 

Les personnels ont également mis en ligne une pétition sur le site Change.org, adressée à Bruno Julliard, Premier Adjoint à la Culture à la Mairie de Paris, pour réclamer de meilleures conditions pour l’ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

Dimanche : Bruno Julliard propose d'ouvrir avec seulement des étudiants à temps très partiels

Les bibliothécaires parisiens unis contre l'ouverture le dimanche selon Bruno Julliard

                  - Ben quoi, pour leur première embauche, c'est un bon contrat non ?

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 11:34

 

Le syndicat affirme dans une lettre ouverte que les permanents du Parti socialiste sont « en proie à une pression de plus en plus forte et à un mépris de plus en plus manifeste ». On comprend maintenant mieux pourquoi le camarade Camba se plaignait d'une gauchisation de la CGT


C'est un autre front pour Jean-Christophe Cambadélis, qui a déjà fort à faire pour défendre François Hollande et tenir tant bien que mal un Parti socialiste déprimé par les déroutes électorales. L'Express révèle que la section CGT des permanents du PS a adressé le 11 avril une lettre ouverte très virulente au premier secrétaire du parti. Elle dénonce « un certain nombre de dysfonctionnements observés et devenus nuisibles au bon fonctionnement de notre siège ».

 

La CGT évoque « un mal-être au travail qui tient aujourd'hui moins à la situation politique globale qu'au mode de gouvernance de notre siège ». Ces permanents seraient « en proie à une pression de plus en plus forte et à un mépris de plus en plus manifeste ». Résultat : « un profond mal-être au travail qu'illustre parfaitement la multiplication des arrêts de travail et départs volontaires dont pâtit aujourd'hui le parti », rapporte la CGT, qui assure « qu'une partie croissante des salariés oscillent en fin de compte entre bore-out (ennui au travail, NDLR) et burn-out ».

 

Dans le détail, le syndicat dénonce un processus de décision « restreint à un petit noyau de personnes », « une culture grandissante de la rétention d'information et une mise en concurrence permanente des salariés et des services », mais aussi l'externalisation de missions « au profit d'une poignée de prestataires toujours plus omniprésents ». On comprend mieux maintenant pourquoi le camarade Cambadélis (dit Camba) se plaignait d'une gauchisation de la CGT (lire ici).
 

La direction du PS a reçu la CGT le 15 avril pour tenter de calmer la grogne, précise L'Express. Cambadélis a-t-il assuré que « ça va mieux » à ses employés, comme Hollande aux Français lors de son intervention à la télévision ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Santé au travail : On sait maintenant pourquoi Camba dénonçait une gauchisation de la CGT
 

Santé-sécurité au travail : la section CGT de Solférino dénonce les méthodes de Cambadélis
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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 16:50

 

Cette lubie d’Anne Hidalgo et de son équipe d’ouvrir plus longtemps des équipements municipaux en pleine austérité budgétaire a même amené quelqu’un à comparer Paris à « une famille surendettée qui voudrait encore acheter à crédit un écran plasma ». Pas très flucuat !

 

Malgré les vacances scolaires, la Bourse (du Travail) était presque pleine ce jeudi 21 avril, à l’appel des syndicats - CFDT, CGT, Supap, UCP et UNSA - pour dénoncer les projets de la Mairie de Paris d’ouvrir prochainement sept nouvelles bibliothèques le dimanche. Il est vrai que la municipalité ne propose aucune création de poste pour ces extensions, ce qui pour les bibliothécaires de la capitale, qui déjà n'en peuvent plus, constitue une « véritable provocation ». C'est que les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnel dans les bibliothèques municipales de la capitale. « De fait, les établissements exsangues sont contraints à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement, comme la bibliothèque de Château d'Eau (Xe) ! » pointent ainsi les syndicats (lire ici).

 

Selon le site ActuaLitté, dont un des journalistes était présent à cette assemblée générale, les personnels sont, dans les conditions actuelles proposées par la mairie, « totalement opposés à toute nouvelle ouverture le dimanche ». Notamment ceux de la bibliothèque Hélène Berr, rue de Picpus dans le XIIe, laquelle doit en principe être la première à essuyer les plâtres d’ici la fin de l’année. Une opposition des plus argumentée si l'en en croit la lettre ouverte qu'ils ont envoyé à Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la culture à Paris (lire ici). Cette lubie d’Anne Hidalgo et de son équipe d’ouvrir plus longtemps des équipements municipaux en pleine austérité budgétaire a même amené un bibliothécaire à comparer la ville de Paris « à une famille surendettée qui voudrait encore acheter à crédit un écran plasma ». Pas très flucuat ! Et même carément mergitur.

 

D’ailleurs, les personnels d’Hélène Berr ont été très clairs : « nos calculs sont a minima, si on  n’a pas les quinze créations de poste, il sera impossible d’ouvrir le dimanche. Et même avec ça, les conditions de travail risquent d’êtres horribles ce jour là » rapporte ActuaLitté. Et les bibliothécaires de la rue de Picpus de prévenir Bruno Julliard : « nous ferons blocage, sachez-le ». Une déclaration applaudie par toute la salle et qui devrait ravir l’ancien syndicaliste étudiant.

 

Prochain rendez-vous fixé par l’intersyndicale : une grande manifestation dans la cour de l’Hôtel d’Albret (IVe), le siège de la Direction des Affaires Culturelle, le mardi 12 mai. A deux jours près on tombait sur une date symbolique pour l’exécutif parisien, n’est ce pas ? O tempora… Une première étape puisque les syndicats, outre une pétition mise en ligne, comptent proposer d’autres actions pour les mois de mai et juin avec l’espoir de contraindre la Ville de Paris à ouvrir des discussions.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Ouverture du dimanche à Paris : comme des surendettés qui veulent encore un écran plasma

Paris : les bibliothécaires se déclarent « totalement opposés à toute nouvelle ouverture le dimanche »
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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 10:14

 

ActuaLitté : le 4 avril 2016

 

Mais des écrivains comme Stella Duffy, Rae Stoltenkamp, Toby Litt, Joanne Greenway, Neil Gaiman, Nick Hornby ou encore Colm Tóibín sont eux aussi mobilisés en faveur du maintien de la bibliothèque

 

Depuis le 31 mars, des bibliothécaires engagés occupent la bibliothèque Carnegie, à Londres, afin d’en empêcher la fermeture définitive et le remplacement de celle-ci par un « centre de bien-être ». Ils refusent de quitter les lieux. La décision, actée par le Lambeth Council, suit celle de fermer la bibliothèque du Minet. Une accumulation mal acceptée par les habitués. 

 

Un an s’est écoulé depuis que le Lambeth Council a décidé de remplacer l'actuelle bibliothèque par un « centre de bien-être », et les arguments avancés ne sont toujours pas acceptés. Le centre sera dirigé par Greenwich Leisure Limited, un organisme qui fournit des services locaux dans tout le pays et qui assure mettre le bien-être communautaire au centre de ses préoccupations. Les manifestants ont confié au Bookseller qu’ils n’entendaient pas partir avant que la décision soit annulée.

 

L’une d’entre eux, Dorotha Bohoius, occupe depuis le début du mouvement la bibliothèque avec ses deux enfants de neuf et treize ans, qu’elle sensibilise. « Nous sommes extrêmement déçus par cette décision et nous resterons tant qu’il n’y a pas de changement. Pour beaucoup de gens, c’est la seule bibliothèque accessible et cela dépasse le livre, c’est un lieu communautaire où chacun peut étudier, travailler et être avec les autres. Personne ne tient à ce que cela devienne un gymnase. Il y en a déjà plein […] », s'agace-t-elle. Elle ajoute : « Nous avons de quoi manger, toute la communauté aide. » 

 

Laura Swaffield, membre de The Library Campaign, revient sur les jeux d'opposition en cours avec le Conseil : « C’est une très belle bibliothèque et y rester n’est pas désagréable, mais, d’un autre côté, c’est plutôt frustrant. Depuis vendredi, les gens vont et viennent, mais le conseil a expliqué que dès lors qu’ils quittent les lieux, aucun retour n’est possible. Je n’avais pas prévu de rester ici, mais c’est mon devoir ». Les manifestants envisagent une occupation légale des lieux sans que cela ne les effraie le moins du monde. Laura Swaffield raconte même que le conseil a tenté d’avoir un arrêté de la cour pour procéder à l’évacuation, mais que cette tentative a échoué.

 

 

 

 

Londres : la bibliothèque Carnegie occupée par des manifestants

 

Le Lambeth Council, de son côté, a qualifié cette occupation d’« erreur ». Un porte-parole a développé : « Ces manifestants, les résidents et le public font fausse route — la bibliothèque Carnegie ne ferme pas pour de bon et nous sommes quasiment les seuls dans le pays à avoir maintenu un service bibliothécaire. L’établissement rouvrira […] au début de l’année 2017 et nous aurons à notre disposition un espace qui combine une bibliothèque, un espace santé et fitness accessible aux publics », ajoute-t-il. 

 

Mais, dès le début du mouvement, des auteurs comme Stella Duffy, Rae Stoltenkamp, Toby Litt et Joanne Greenway exprimaient leur soutien sur les réseaux sociaux. À cette liste s’ajoutent maintenant les écrivains Neil Gaiman, Nick Hornby et Colm Tóibín, eux aussi mobilisés en faveur du maintien de la bibliothèque. Dans une lettre ouverte publiée sur Bookseller, ils écrivaient début avril : « Nous pensons que les bibliothèques sont essentielles pour toutes les communautés, et que chaque bibliothèque a besoin d’avoir des bibliothécaires formés. Hormis la passion que suscite une telle opposition, illustrée par l’occupation de la bibliothèque Carnegie, le Lambeth Council a décidé (...) qu’elle fermerait celle de Waterloo et qu’il y aurait des licenciements dans la bibliothèque de l’Upper Norwood Joint. » 

 

Cette suite de fermetures et de coupes d’emplois fédère la mobilisation d’un nombre important d’auteurs, au même titre que le mélange des genres à l’œuvre (fitness et espace dédicace plus que bibliothèque), qui n’est pas du goût de tout le monde. Le 6 avril, le nombre de signataires s’élevait à 220 auteurs. L’une des signataires, Stella Duffie, vit à Carnegie et rappelle l’importance des bibliothèques dans sa propre vie : « Si je n’avais pas connu de bibliothèque, je ne serais pas devenue auteure. Je viens d’une famille de sept enfants (...). Les bibliothèques m’ont donné la possibilité de comprendre que le sort du monde dépassait le cadre familial dans lequel je vivais. »

 

Et, en temps de crise économique, la bibliothèque est plus que jamais nécessaire : « À l’image de beaucoup de quartiers de Londres, celui-ci souffre de privations et symbolise une idée générale de ce que sont les bibliothèques pour beaucoup de gens dans des temps difficiles, c’est-à-dire un refuge. » Retirer des espaces culturels ou les combiner avec des espaces inadaptés aggraverait la situation. Selon une étude menée par la BBC, il y aurait eu, dans le pays, 350 bibliothèques supprimées en six ans et 8.000 licenciements occasionnés par ces suppressions. 

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

 

                             Selon la BBC, les bibliothèques britanniques sont vraiments à poils

Londres : la bibliothèque Carnegie occupée par des manifestants
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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 16:41

 

ActuaLitté : le 30 mars 2016

 

La seule réponse du gouvernement Cameron aux milliers de suppression de postes de bibliothécaires et des centaines de fermeture d’établissements... est d'installer le Wifi !

 

Depuis plusieurs années, les Britanniques assistent à la fermeture de nombreuses bibliothèques de proximité, délaissées par le gouvernement et peu soutenues par des comtés aux budgets limités. Seules la vigilance des volontaires et pas mal de débrouillardise ont permis de conserver un semblant de réseau de lecture publique : les dégâts sont énormes, avec la disparition d’un quart des emplois, soit huit mille postes supprimés depuis 2010.

 

Tout le Royaume-Uni est concerné par ses mesures de restrictions budgétaires décidées par le gouvernement Cameron, et défendues par le ministre de la Culture Ed Vaizey. Lorsque les militants dénonçaient un budget en baisse de 16 % en 5 ans, le ministre de la Culture britannique minimisait les effets de ces décisions sur la lecture publique et l'accès à la culture.

 

La BBC a souhaité en avoir le cœur net, et s'est donc lancée dans une vaste étude pour établir dans quelle mesure le réseau avait été transformé par ces restrictions budgétaires. Ce sont 350 établissements ou bibliothèques mobiles qui ont mis la clé sous la porte entre 2010 et aujourd'hui et, plus inquiétant encore, le nombre de volontaires en poste dans les bibliothèques est désormais supérieur à celui des employés.

 

La BBC relève en effet 24.044 personnes payées pour un poste de bibliothécaires, contre 31.977 en 2010, et 31.403 volontaires actuellement, contre 15.861 en 2010. Avec un volume de volontaires qui a doublé en six ans à peine, difficile de ne pas s'alarmer. Selon l'auteur Desmond Clarke, militant de longue date contre les coupes budgétaires, l'examen de la BBC fournit « une image fidèle de ce qui est vraiment en train d'arriver au sein du service public des bibliothèques ».

 

 

Royaume-Uni : les bibliothèques au cœur d'une crise sans précédent selon la BBC

 

Laura Swaffield, à la tête de Library Campaign, qui rassemble des militants et activistes mobilisés pour le maintien du réseau, a salué l'étude de la BBC, tout en déplorant que le gouvernement ne l'ait pas réalisée plus tôt et s'appuie sur des données vieilles de plusieurs mois pour juger de l'état du réseau et de la politique à mettre en œuvre pour le préserver.

 

Les critiques pleuvent sur le ministre de la Culture Ed Vaizey : « Il était à la radio ce matin même pour expliquer combien les bibliothécaires professionnels étaient importants, et que les volontaires ne pourraient jamais les remplacer. Mais jusqu'à présent, il n'a fait qu'encourager la gestion des établissements par des volontaires », souligne ainsi Laura Swaffield.

 

Ses déclarations sur des coupes budgétaires uniquement réalisées par le parti travailliste [Vaizey est affilié au parti conservateur de Cameron, NdR] ont également été tournées en ridicule. Vaizey s'est défendu en estimant que l'avenir des bibliothèques n'était pas « catastrophique » : « De nombreuses initiatives sont mises en place, dont on devrait parler ». Interrogé sur l'explosion du nombre de volontaires, Vaizey a expliqué que « [l]es gens ont besoin de bibliothécaires, cela va sans dire. Mais le recours aux volontaires est, je pense, gagnant-gagnant, parce qu'ils sont des résidants locaux et peuvent ainsi véritablement modeler la bibliothèque selon les besoins. » Un bibliothécaire formé et payé pourrait tout aussi bien assumer ce rôle, rétorquent les militants. Inutile de souligner que le ministre est loin d'avoir convaincu.

 

« Je ne suis pas contre le volontariat, mais s'appuyer sur des volontaires pour un service qui doit être assuré [aux citoyens] n'est pas une bonne politique. Et ensuite ? On va proposer des volontaires dans les écoles parce que les moyens seront en baisse ? » a interrogé Philip Pullman, autre militant de longue date. Depuis 2010, les activistes rappellent en effet le gouvernement à ses devoirs, et notamment à une loi de 1964, le Public libraries and museums act, qui oblige le gouvernement à fournir un service de lecture publique de qualité.

 

Par ailleurs, les actions du gouvernement lancées fin 2014 pour moderniser le réseau des bibliothèques sont aussi moquées, puisqu'elles concernent un millier d'établissements environ et se concentrent essentiellement sur le WiFi et le prêt numérique.(via BBC, The Bookseller).

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

                                   Les bibliothèques britanniques sont à poils selon la vénérable BBC

Royaume-Uni : les bibliothèques au cœur d'une crise sans précédent selon la BBC

                   - Godamn, t'inquiètes pas mon gars on va prendre bien soin de ton antenne Wifi

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 15:58

 

La direction était visiblement pressée d’alimenter les chaudières du chauffage urbain

 

Les agents de la bibliothèque universitaire de Sainte Geneviève (BSG), située juste en face du Panthéon dans le cinquième arrondissement de Paris viennent de faire une découverte hallucinante en cette période de restriction : la mise à la poubelle de nombreux livres assez rares. Un véritable « appauvrissement collectif » selon le communiqué diffusé par l’intersyndicale (lire ici).

 

Pire, quelques-un de ces ouvrages pilonnés seraient même absent de la Bibliothèque Nationale de France (BnF). En effet, ces documents édités uniquement par la bibliothèque Sainte Geneviève (à compte d'auteur ?) n’auraient même pas fait l’objet d’un dépôt légal ! Une procédure pourtant obligatoire.

 

Et les bibliothécaires de poser une question de bon sens : « pourquoi ne pas donner ces ouvrages plutôt que les détruire ? » car visiblement la direction de Sainte-Geneviève, pressée sans doute d’alimenter les chaudières du chauffage urbain, n’a même pas pris la peine de proposer ces ouvrages assez rares à d’autres bibliothèques patrimoniales de l’hexagone. Elles auraient pourtant été nombreuses à être intéressées.

 

Sinon, il existait aussi selon les personnels des solutions simples pour ne pas tout balancer à la poubelle. Comme proposer ces exemplaires aux architectes et historiens d'art venant des quatre coins du monde visiter le bâtiment ou encore aux différents publics de la bibliothèque, lecteurs ou visiteurs. « Cela contribuerait à la valorisation de l'histoire et du patrimoine de la BSG » remarque non sans raison l’intersyndicale.

 

Et les bibliothécaires de rappeler que  « conserver, communiquer, enrichir et valoriser, telles sont les missions des bibliothèques. Au moment où les ressources publiques se font rares, il semble judicieux de gérer le budget avec discernement. Quand d'un côté la BSG pilonne des documents touchant à son histoire, et d'un autre décide de fermer sa salle de lecture ou de suspendre sa communication d'ouvrages pour privatiser ses espaces, nous nous interrogeons plus que jamais sur le sens de ses missions de service public ». Ils ne sont pas les seuls.

 

 

 

  Pilon à la Bibliothèque Saint Geneviève : la direction avait déja fait une tentative en 2014

Les personnels de la bibliothèque Sainte Geneviève dénoncent un véritable gaspillage
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 14:18

 

ActuaLitté : le 8 avril 2016

 

Alors que les bibliothèques sans livres apparaissent aux États-Unis,  ils préconisent au contraire….. un retour au livre !

 

Le débat sur le bienfait des nouvelles technologies sur l’enfant est bien connu, mais il concernait principalement les écoles jusqu’ici. Pourtant, la lecture ne s’arrête pas aux salles de classe et la question ne concerne pas seulement l’école au sens strict. Doit-on revaloriser la lecture et offrir aux enfants un espace sans technologie ? C’est ce que des bibliothécaires parisiens croient.  

 

Dans une étude publiée par le Haut Conseil de l’Éducation, il est écrit que plus de 40 % des élèves n’ont pas réussi à acquérir une lecture fluide à leur entrée en 6e. Alors, faut-il empêcher les jeunes enfants d’avoir une prise illimitée sur tous ces objets technologiques ? 

 

L’idée a été expérimentée en France. Ainsi, en 2013, six établissements scolaires des Buttes-Chaumont (XIXe arrondissement) avaient fait l’expérience de la diète numérique. Une mère parisienne s’était inspirée d’une expérimentation faite au Québec et à Strasbourg.  Un an plus tard, en avril 2014, c’est le maire du XIXe arrondissement qui avait tenu une conférence sur le sujet, disponible sur Youtube.

 

C’est ce que plusieurs noms éminents de la Silicon Valley auraient testé, selon le New York Times. Dans un article assez surprenant, il est raconté que beaucoup de dirigeants écartent les nouvelles technologies lorsqu’ils sont avec leurs enfants.  Le fondateur d’Apple, feu Steve Jobs, aurait, lui, adopté une pédagogie stricte avec ses enfants. Evan Williams, un des cofondateurs de Twitter, n’autoriserait quant à lui que l’accès aux livres, mais pas aux tablettes. 

 

C’est ce qu’on appelle la pédagogie Steiner-Waldorf, une école qui s’applique dans plusieurs établissements non seulement américains, mais internationaux, notamment en France. Dans ces établissements, les enfants n’apprennent à maîtriser Google qu’en 4e et le mode d’apprentissage dans ses premières années n’inclut aucune forme de technologie, bien plutôt des outils traditionnels : tableaux noirs, craies, livres. 

 

Pour le moment, la méthode n’est toutefois pas très implantée en France, car les professionnels de l’éducation ont toujours craint que cette école soit sectaire. C’est sous Jack Lang que la méthode a été purgée de ces accusations… jusqu’en 2013-2014, date à laquelle une Commission de l’Assemblée nationale a remis un rapport sur les dérives sectaires en citant la méthode. 

 

Alors que les bibliothèques sans livres apparaissent aux États-Unis, des bibliothécaires parisiens préconisent un retour au livre, et pas de technologie dans les bibliothèques. Ils arguent l’idée que l’obsession ambiante pour le divertissement ne doit pas pâtir sur l’éducation des enfants à la culture. La bibliothèque serait ainsi un endroit idéal pour déconnecter l’enfant.

 

L’auteur de l’article rapporte les idées d’un collègue bibliothécaire : « Ce que je vois, en effet, c’est cet étrange glissement qui transforme les écoles en bibliothèques et les bibliothèques en ludothèques. Ce que je ressens, c’est cette impression bizarre que tout s’homogénéise, qu’on veut faire la guerre à l’ennui, peut-être même au fond à la difficulté de vivre, qu’on pense la gagner avec des tablettes, des ordinateurs ou des consoles, des images et des codes, des connexions illimitées. »  Peut-être l’enfant a-t-il besoin d’échapper un moment à la vague technologique... 

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

Des bibliothécaires parisiens veulent un espace de déconnexion pour l'enfant
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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 14:57

 

Le Parisien : le 9 avril 2016

 

Mais les syndicats qualifient ces ouvertures dominicales de « véritable provocation »

 

C’est avec beaucoup de précaution que la mairie de Paris a mis sur la table ce vendredi matin le dossier de l’ouverture des bibliothèques le dimanche. Au cours d’une réunion « prétechnique », le sous-directeur des affaires culturelles de la Ville a annoncé aux délégués syndicaux des personnels (CGT, FO, UCP, CFDT, Supap, Unsa) le calendrier prévu jusqu’à la fin de la mandature.

 

A savoir : cette année, ouverture le dimanche de la bibliothèque Picpus (XIIe) ; en 2017, Aimé-Césaire (XIVe) et Edmond-Rostand (XVIIe) ; en 2018, Jean-Pierre-Melville (XIIIe) et Robert-Sabatier (XVIIIe) ; en 2019, Parmentier (XIe) et Germaine-Tillion (XVIe). Sachant qu’il y a 60 bibliothèques municipales, la Ville a visiblement choisi de prendre son temps pour ouvrir ces établissements sept jours sur sept, d’autant que la généralisation d’une telle mesure supposerait d’importants moyens.

 

Aujourd’hui, cinq bibliothèques ouvrent le dimanche : Marguerite-Duras depuis 2008 (XXe), Marguerite-Yourcenar depuis 2012 (XVe), Françoise-Sagan inaugurée en 2015 (Xe), François-Truffaut (Ier) et La Fontaine (Ier) sous la canopée des Halles (Ier). En vertu d’une délibération du Conseil de Paris, les bibliothécaires ne peuvent travailler qu’un dimanche sur cinq et perçoivent à ce titre une prime nette de 85 €. Selon ce texte, les effectifs le dimanche sont composés pour moitié de titulaires, pour moitié de contractuels, généralement des étudiants.

 

Qualifiant l’ouverture de ce chantier de « véritable provocation », Bertrand Pieri, représentant CGT du personnel des bibliothèques, rappelle que « certains établissements exsangues sont contraints de réduire leurs horaires d’ouverture en semaine. Quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ! » A ses yeux, « l’ouverture de sept nouvelles bibliothèques le dimanche nécessitera le recrutement de près de 100 bibliothécaires, étant entendu que le service rendu ce jour-là ne doit pas être de moindre qualité ».

 

Prochains rendez-vous le mardi 19 avril pour un comité technique présidé par Bruno Julliard, premier adjoint (PS) à la maire de Paris suivi le 21 avril d'une grande assemblée générale pour tous les bibliothécaires parisiens à la bourse du travail à l 'appel de tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, SUPAP , UNSA, UCP).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

          Dialogue social dans les bibliothèques parisiennes: Bruno Julliard demande conseil

Paris : un pas de plus vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

 - T'es sur Myriam que si je vais dans cette direction je vais me manger un grand conflit social ?

                                   - Sûr ! Et tu peux me faire confiance sur ce coup là....

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 18:08

 

20 Minutes : le 7 avril 2016

 

« On se moque de nous », s’exclament les syndicats. « Le contexte est déjà critique. Nous sommes dans une situation de restriction budgétaire avec des réductions de personnel qui amène actuellement à des réductions d’amplitude horaire dans certaines bibliothèques »

 

Lire, emprunter, étudier dans une bibliothèque, à côté de chez soi, le dimanche, sera bientôt possible. Du moins, c’est ce que souhaite la mairie de Paris, qui a lancé cette semaine une concertation avec les syndicats pour définir les modalités d’ouverture dominicale de bibliothèques dans la capitale. « C’était un engagement de campagne d’Anne Hidalgo. Nous préférons ouvrir des bibliothèques le dimanche que des grandes surfaces », rappelle à 20 Minutes  Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture, avant de détailler son plan de bataille.

 

A l’heure actuelle, quatre bibliothèques sont ouvertes le dimanche, de 13h à 18h : Marguerite Duras dans le 20e, Marguerite Yourcenar dans le 15e, Françoise Sagan dans le 10e et François Truffaut, dans le 1er arrondissement. Une cinquième vient d’ouvrir ses portes à la Canopée. Mais la Mairie souhaite que le système s’étende davantage d’ici 2019. « Nous programmons l’ouverture en 2016, d’une bibliothèque dans le 12e. Une dans le 14e et une dans le 17e en 2017. Une dans le 13e et une dans le 18e d’ici 2018. Enfin, une dans le 11e et une dans le 16e, en 2019 ». Au total, dans trois ans, il y aurait douze bibliothèques ouvertes le dimanche dans la capitale. Un plan qui répond à une attente, selon Bruno Julliard.

 

« Les bibliothèques sont actuellement très fréquentées. Sur les 72 existantes à Paris, il y a 13 millions de prêts chaque année, 300.000 inscrits et plus de 7 millions de visiteurs par an dans le réseau », détaille l’adjoint. Et selon la Mairie, cette demande ne fait que croître : « Le public souhaite un élargissement des horaires et une ouverture le dimanche. D’autant que le public qui vient le dimanche n’est pas le même que celui de la semaine. Il est plus familial ». D’après Bruno Julliard, « ces ouvertures permettront de couvrir les grands secteurs de la capitale. Ainsi, l’ensemble des Parisiens auront une bibliothèque à côté de chez eux ». Mais les syndicats, eux, ne l’entendent pas de cette oreille.

 

 

           Ouverture des bibliothèques le dimanche : Bruno Julliard va se frotter aux syndicats

La Mairie de Paris veut ouvrir plus de bibliothèques le dimanche dans la capitale, mais à marche forcée

 

« La Mairie se moque de nous », s’exclame Bertrand Pieri, délégué CGT des bibliothèques parisiennes. « Le contexte est déjà critique. Nous sommes dans une situation de restriction budgétaire avec des réductions de personnel qui amène actuellement à des réductions d’amplitude horaire dans certaines bibliothèques », poursuit-il. « Nous sommes donc opposés en bloc à ces ouvertures le dimanche », lâche-t-il. Même son de cloche chez Force Ouvrière. « Nous sommes contre ce projet. Les moyens de le faire n’existent pas », réagit Bertrand Vincent, secrétaire générale FO des personnels de la Ville de Paris.

 

Dans les quatre bibliothèques fonctionnant déjà le dimanche une délibération municipale fixe les conditions d’ouverture. Soit, pas plus d’un dimanche travaillé sur cinq, « sur la base du volontariat », avec une prime de 85 euros, rappelle Bruno Julliard. Et ce, avec un effectif composé à 50 % de bibliothécaires titulaires et 50 % de contractuels. Et c’est ce même dispositif, qui est prévu par la Mairie pour les prochaines ouvertures. « Ça n’a aucun sens », selon Bertrand Pieri. « La délibération municipale est bafouée dans la plupart des équipements déjà ouverts ».

 

Côté agenda, les représentants du personnel des sept bibliothèques et les syndicats qui ont été mis au courant mercredi du plan de la mairie doivent participer ce vendredi à réunion pré-technique avant le début des négociations, mi-avril. Les bibliothèques : Nouveau terrain d’affrontement social parisien ? « Je suis confiant », indique Bruno Julliard. De son côté, la CGT et FO comptent se mobiliser « le plus vite possible » pour « mener des actions ». Avec un premier rendez-vous le jeudi 21 avril puisque, avec tous les autres syndicats, ils appellent l'ensemble des bibliothécaires parisiens à une grande assemblée générale à la bourse du Travail (Xe).

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

                                Ouverture du dimanche : Bruno Julliard se déclare confiant

La Mairie de Paris veut ouvrir plus de bibliothèques le dimanche dans la capitale, mais à marche forcée
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 18:27

 

Les occupants de la place de la République auraient dû s’inscrire à « la nuit des débats »

 

C'était une première pour la France. A l'issue de la manifestation contre la loi travail le jeudi 31 mars, plusieurs milliers de personnes ont lancé une occupation jour et nuit de la place de la République. Un mouvement, baptisé Nuit debout, qui se veut dans la lignée de celui de Occupy Wall Street aux États-Unis ou encore celui des indignés en Espagne.

 

Et qui ne fait guère plaisir à Anna Hidalgo, la maire de Paris. En effet, cette dernière qui se présente pourtant comme une « frondeuse » à l'égard du Gouvernement n'a pas hésité à déclarer dans le Parisien que « les lieux publics ne peuvent pas être privatisés ». Une déclaration étonnante de la part de la première magistrate d'une ville qui n'hésite pas justement à privatiser l'espace public à hue et à dia comme Paris-Plage, les Catacombes ou encore le sous-sols du Canal Saint Martin (voir ici et). D'autant que l’occupation de la place de la République par les manifestants n'a pas jusqu'à nouvel ordre de caractère commercial hormis peut être celui des stands de merguez..

 

Autre saillie de la maire de Paris pour s'indigner contre la présence de ces indignés à la française : « on est obligé de faire respecter un peu d'ordre dans cette ville ». Pourtant la présence nocturne de parisiens sur la Place de la République en train de débattre devrait ravir Anne Hidalgo car cette dernière vient juste de déclarer toujours au Parisien : « j'ai fait de la conquête de nouveaux espaces de démocratie une priorité et c'est toujours un plaisir de voir qu'ils seront très nombreux la nuit à se rencontrer, échanger et refaire le monde. Cela me conforte d'aller encore plus loin avec eux ». Encore mieux que Podemos.

 

Alors, les indignés parisiens sont donc les bienvenus sur la Place de la République ? Pas tout à fait car Anne Hidalgo ne parlait pas de Nuit debout mais uniquement de sa nouvelle invention appelée « la nuit des débats ». Un événement estampillé mairie de Paris qui consiste à se réunir dans quelques lieux comme des cafés pour parler de tout et (surtout) de rien. Et oui, quand la capitale se veut moderne, elle réinvente tout simplement la veillée. Du pur mergitur.

 

 

                     Anne Hidalgo indignée par les indignés qui ne se sont pas inscrits à sa veillée

Les « indignés » parisiens indignent Anne Hidalgo

                        - Comprends pas, mais que fabrique mon adjoint en charge de la nuit

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