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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 08:40

 

Depuis le début du mois de mai, les personnels de la Bibliothèque nationale de France se mobilisent pour faire reconnaître les droits de leurs collègues vacataires. Une nouvelle journée est annoncée pour ce samedi 21 mai

 

Et de trois ! Les personnels de la BnF remettent ça, ce samedi 21 mai. Depuis le 7 mai dernier, chaque début de week-end, ils se mobilisent pour dénoncer la précarité de leurs collègues vacataires, qui sont, il est vrai, assez nombreux dans l'établissement public. « Bas salaires, droits restreints, absence de perspectives professionnelles. Les personnels les plus précaires de l’établissement restent déterminé-e-s à obtenir de la BnF de vraies mesures » déclarent les syndicats dans un communiqué.

 

Les dernières grèves ont fortement perturbé le fonctionnement de la BnF. Conséquence : de nombreux services au public (salle de lecture, communication de document, espace d'exposition...) ont du être suspendus. Mieux, la direction a même été contrainte de fermer totalement le site de Tolbiac le samedi 14 mai dès l'après midi. Une situation qui oblige désormais la nouvelle directrice de la BnF, Laurence Engel à interpeller sa ministre de tutelle, Audrey Azoulay. « La direction, avec l’appui des organisations syndicales, demande au ministère de la culture d’arrêter les suppressions de poste [environ 270, NdR]. Les suppressions ne cessent de continuer », soulignait une source syndicale au micro d'ActuaLitté, fin avril.

 

Cette fronde des personnels ne se limite pas qu'à la BnF. En effet, à quelques centaines de mètres de là, du côté de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisation (BULAC), les contractuels qui représentent plus de la moitié des agents qui acceuillent le public sont en grève illimitée (lire ici). Par ailleurs, de nombreux établissements de France font eux aussi état de situations budgétaires et sociales critiques, alors que certaines municipalités mettent en place des élargissements d'horaire, notamment le dimanche. Pour faire écho à cette dégradation de la lecture publique plusieurs centaines de bibliothécaires viennent ainsi de lancer un appel sur internet intitulé #deboutlesbibs (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                          BnF : troisième samedi de grève pour Laurence Engel

BnF : troisième samedi de mobilisation contre la précarité
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 08:52

 

« Un collègue en uniforme et en service a été plaqué au sol par un policier et embarqué, menottes aux poignets, d’une façon musclée vers un commissariat du XVIIIème arrondissement » ont témoigné les agents d'un square du nord de la capitale

 

C'est une information qui vient d'être révélée par le syndicat CGT des agents de surveillance des parcs et jardins de la Ville de Paris. Un de leurs collègues a été interpellé puis placé en garde à vue au commissariat alors qu'il était en plein travail. Les pandores reprochant à l'agent municipal « d'entraver leur intervention ». Retour sur un épisode pas banal

 

La scène se passe au square Louise-Michel, dans la XVIIIème arrondissement, au pied du Sacré Cœur. Alors que la Police intervient dans ce lieu qui dépend de la mairie, un différent sur la manière d'opérer a opposé les forces de l'ordre et les agents municipaux présents. Un incident qui s'est conclu d'une façon pas très tendre selon un communiqué du syndicat : « un collègue en uniforme et en service a été plaqué par terre par un policier et embarqué, menottes aux poignets, d’une façon musclée vers un commissariat du XVIIIème arrondissement ». Un agent qui « n'a pu être libéré que grâce à l'intervention du chef de la division » des parc et jardins précise le communiqué.

 

« Le commissaire de l'arrondissement connaît bien le comportement de cette équipe.composée de trois vététistes, en effet, ces mêmes policiers avaient déjà fait des remarques déplacées envers nos collègues des jours et semaines précédents » nous a déclaré Jean-Claude Hamelin, le secrétaire général de la CGT-ASPS.

 

Pour protester contre cette interpellation, la CGT en a appelé à la maire de Paris, Anne Hidalgo. « Madame, en tant que maire de la Ville de Paris et responsable du personnel, nous vous demandons d'intervenir auprès du Préfet de Police afin que les Agents d'Accueil et de Surveillance ne deviennent pas les boucs émissaires des problèmes qui perdurent depuis plus de trente ans dans ce square et ses environs et qui ne sont des compétences, ni des personnels municipaux, ni de la division du XVIIIème et ni de la Direction des Espaces verts et de l'environnement ».

 

Une clarification utile en effet car rappelons que pour des raisons juridiques (et historiques) la Ville de Paris ne dispose pas de pouvoir de police contrairement aux autres communes dans le reste du pays. D’où parfois une certaine confusion entre les troupes dépendant de la Préfecture de Police (PP) et les personnels en charge de la surveillance des squares mais aussi d'autres établissements qui dépendent de la municipalité.

 

Et le syndicat de conclure à l'adresse de la première magistrate de la capitale : « les agents de surveillance de l'arrondissement attendent de votre part un geste de considération afin que les collègues ayant subit ces faits puissent avoir votre soutient » . Vu que ce n'est pas tous les jours qu'un de ses agents se fait embarquer manu militari dans l'exercice de ses fonctions, sûr qu' Anne Hidalgo ne pourra rester muette devant cet épisode inédit. En attendant la réaction de l'Hôtel de Ville les personnels préviennent que « par solidarité envers notre collègue, le square Louise-Michel restera sans surveillance et sans fermeture de la part des agents ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                         A Paris, les agents municipaux sont au prise avec la maréchaussée

La police interpelle un agent de la mairie de Paris en plein travail !

                          - On te prévient, Anne, tes gars ont pas intérêt à bouger une oreille

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:08

 

Livres-Hebdo : le 17 mai 2016

 

Alors que plusieurs mouvements de grève traversent les bibliothèques françaises, la pétition #deboutlesbibs, adressée à la ministre de la Culture, appelle à la réflexion sur les horaires d'ouverture élargis

 

« Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité » : dans une pétition mise en ligne il y a une semaine sur le site Change.org sous le titre #deboutlesbibs, une centaine de bibliothécaires français appelle le gouvernement à « retrouver le sens du service public ». 

 

La pétition, qui sera remise à la ministre de la culture Audrey Azoulay, à l'adjoint à la culture de la maire de Paris Bruno Julliard, à Nicolas Georges et Hugues Ghenassia de Ferran, respectivement directeur et sous-directeur du service du livre et de la lecture du ministère, met en cause la situation des bibliothèques françaises : « Sous-effectif, désorganisation du travail, action culturelle réduite à de l'événementiel, politique documentaire qui tourne à vide, conditions matérielles en décrépitude... ».

 

Elle évoque ensuite les fermetures de petites bibliothèques et une « véritable fronde à l'œuvre dans tout le pays ». « C'est donc dans ce contexte de crise (existentielle ?) qu'intervient la nouvelle lubie des pouvoirs publics de vouloir 'ouvrir plus' le soir ou le dimanche 'sans moyens' », peut-on y lire. 

 

Cette nouvelle pétition intervient alors que plusieurs mouvements de grève ébranlent ces jours-ci les bibliothèques du territoire pour protester contre l'ouverture le dimanche, la précarité ou les coupes budgétaires.  Après la BNF, la médiathèque de Saint-Malo ou encore les bibliothèques municipales de Toulouse, c'est au tour de la médiathèque d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) d'organiser une journée d'action ce mardi 17 mai.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

 

Une nouvelle pétition pour « faire entendre la voix des bibliothèques »
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 08:41

 

ActuaLitté : le 17 mai 2016

 

La situation des bibliothèques publiques et universitaires préoccupe les principaux intéressés : les personnels. Dans un contexte social plutôt tendu les bibliothécaires se sont mobilisés pour rappeler que l'ouverture du dimanche n'est pas une finalité au moment où les budgets et les effectifs restent insuffisants dans de nombreux établissements

 

À mi-chemin entre Nuit Debout et le collectif #OnVautMieuxQueCa, le groupe #DeboutLesBibs espère réunir les bibliothécaires de toute la France pour attirer l'attention des décideurs publics sur la situation délicate des bibliothèques. « Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité » attaque d'emblée une pétition déposée sur le site Change.org et adressée à Audrey Azoulay, Hugues Ghenassia De Ferran (directeur adjoint du livre et de la lecture au Ministère de la Culture et de la Communication), Nicolas Georges (directeur du service du livre et de la lecture) et Bruno Julliard (Premier Adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture).

 

Effectuons un petit retour en arrière : ouvrir plus les bibliothèques est un objectif affiché assez tenace, qui était revenu sur le devant de la scène au cours du mandat d'Aurélie Filippetti. Une pétition de l'ONG Bibliothèques sans Frontières avait reçu un fort plébiscite du public et la mesure s'était donc retrouvée dans les programmes du ministère de la Culture. Le problème, rapidement rappelé par les organisations syndicales, c'est que l'argent allait forcément manquer pour ce genre de réforme. Plutôt qu'ouvrir plus, elles incitaient alors à ouvrir mieux

 

Le premier élément que dénoncent la pétition #DeboutLesBibs et les représentants des personnels, c'est la mise en avant de l'ouverture le dimanche au sein de l'élargissement des horaires : fin 2015, le gouvernement annonçait des aides supplémentaires attribuées aux collectivités qui ouvriraient leurs établissements de prêt le dimanche. Évidemment, la perspective d'un peu d'air, dans un contexte de budgets réduits, réjouissait les professionnels, mais l'Association des Bibliothécaires de France avait néanmoins regretté « que le dimanche soit la seule journée concernée par ce futur dispositif, quand les besoins se font sentir sur l’ensemble de la semaine dans bien des cas ».

 

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs

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À Paris, où les personnels des bibliothécaires ont manifesté leur opposition à l'ouverture le dimanche de sept bibliothèques supplémentaires d'ici 2019 dans les conditions proposées par la mairie, on rappelle par ailleurs que le dimanche reste une journée spécifique, et que l'ouverture ce jour-là changera totalement le rythme du service public.

 

« L’administration semble oublier toute l’organisation nécessaire avec un jour supplémentaire d’ouverture : les bureaux et les espaces de travail seraient insuffisants avec du personnel supplémentaire, la cuisine ne suffirait plus, ce qui nécessiterait des tickets restaurant, sans oublier un budget d’acquisition qu'il faudrait plus conséquent, si les prêts augmentent. Et ce budget, ça fait 5 ans que je le vois baisser », soulignait ainsi le personnel. Les problématiques, des transports, moindres ce jour-là, aux effectifs, avec la présence nécessaire d'agents de sécurité ou d'informaticien, sont nombreuses.

 

Ce jeudi 12 mai 2016, au cours du rassemblement dans la cour de l'hôtel d'Albret, siège de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris, les personnels n'hésitaient pas à qualifier cette ouverture du dimanche de vitrine politique pour la mairie, dans la lignée des propositions du Parti socialiste vis-à-vis du Code du Travail.

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs

En raison de la baisse des dotations de l'État, de nombreuses collectivités se retrouvent à jongler avec les postes de dépense pour boucler leurs budgets. Et les bibliothèques semblent être devenues des variables d'ajustement, rappelle la pétition : « On ne compte plus les fermetures de petites bibliothèques ou celles contraintes de réduire leurs horaires d’ouverture faute de moyens. Une véritable fronde est à l’œuvre dans tout le pays depuis plusieurs années dans de nombreuses communes ou communautés d'agglomération que ce soit à Angers, Auch, Bordeaux, Brest, Caen, Clermont, Chelles, Le Havre, Levallois, Lyon, Marseille, Metz, Montigny-les-Bretonneux, Nantes, Rennes, Rouen, Saint-Herblain ou encore Saint Quentin-en-Yvelines sans même parler de l’état du réseau parisien.

 

Outre les fermetures et réductions d'horaires qui touchent certains établissements, les représentants du personnel dénoncent régulièrement le recours aux vacataires et autres statuts précaires pour faire tourner les bibliothèques publiques. Alors ministre, Fleur Pellerin n'avait d'ailleurs pas caché sa solution pour assurer des bras avec l'élargissement des horaires : « Les bibliothèques sont le terrain idéal pour le déploiement du service civique dans le domaine culturel », expliquait-elle au moment de la remise du rapport de la sénatrice Sylvie Robert sur la question...

 

La Bibliothèque nationale de France elle-même fait état de nombreuses suppressions de postes, dont 17 l'année dernière et 18 prévues cette année. « Il y a une incohérence entre les politiques du ministère et celles des établissements publics » remarquaient les représentants du personnel, secondés par la direction de l'établissement, en « manque de moyens financiers et humains ».

 

Signe des temps, la situation des bibliothèques françaises se rapproche de celle de leurs homologues britanniques dans l'actualité : la poète Chrissie Gittins annonce ainsi qu'elle sollicitera bientôt le maire fraîchement élu de Londres, Sadiq Khan, pour lui rappeler toute l'importance des bibliothèques. Ces dernières font l'objet d'une « crise sans précédent » au Royaume-Uni, entre budgets resserrés et personnels remplacés par des volontaires.

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:42

 

Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité. 

 

 

Les bibliothèques municipales de France et de Navarre ne sont pas au mieux : sous-effectif, désorganisation du travail, action culturelle réduite à de l'événementiel, politique documentaire qui tourne à vide, conditions matérielles en décrépitude… c’est par ces maux que les bibliothécaires décrivent leur quotidien sans être entendus par les élus et leur administration. Une crise existentielle partagée visiblement par toute la profession, quelque soit la taille ou la couleur politique de leur commune d'exercice.

 

On ne compte plus les fermetures de petites bibliothèques ou celles contraintes de réduire leurs horaires d’ouverture faute de moyens. Une véritable fronde est à l’œuvre dans tout le pays depuis plusieurs années dans de nombreuses communes ou communautés d'agglomération que ce soit à Angers, Auch, Bordeaux, Brest, Caen, Clermont, Chelles, Le Havre, Levallois, Lyon, Marseille, Metz, Montigny-les-Bretonneux, Nantes, Rennes, Rouen, Saint Herblain, Saint-Malo ou encore Saint Quentin-en-Yvelines sans même parler du réseau parisien (lire ici). 

 

Les Bibliothèques Universitaires (BU) gérées par l’État ne se portent guère mieux elles non plus. Tout comme la BnF (Bibliothèque Nationale de France) laquelle, en plus des suppressions de postes, est victime depuis plusieurs années d’une marchandisation qui se fait au détriment des collections et des services.

 

C'est donc dans ce contexte de crise (existentielle ?) qu'intervient la nouvelle lubie des pouvoirs publics de vouloir « ouvrir plus » le soir ou le dimanche « sans moyens ». Il faut dire que les élites politiques, toujours plus démagogiques dans ce cas, n’ont plus qu’un crédo : ouvrir davantage les bibliothèques ! Et peu importe les objectifs et les conditions de ces extensions d’horaire. Car ouvrir plus, toujours plus, place désormais les bibliothécaires sous le coup d'injonctions multiples et contradictoires surtout dans un contexte où les dotations financières (de l’État, des départements ou des communes) sont en baisse constante et certaine. D'ailleurs, les professionnels concernés le répètent à l'envi...

 

« Ouvrir davantage les bibliothèques avec des moyens, des professionnels et de réelles compensations pour les personnels : pourquoi pas ? Mais avec des personnels non qualifiés, des services dégradés et des espaces restreints, c’est NON ! » déclarent les personnels de toutes les bibliothèques universitaires à leur ministre de tutelle, Najat Vallaut-Belkacem. « il n'est pas envisageable que les ouvertures du dimanche s'effectuent au détriment de la qualité du service public rendu aux Parisiens, ni dans les bibliothèques concernées, ni dans les autres bibliothèques du réseau » affirment de leur côté les bibliothécaires de la Ville de Paris à Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la culture (lire ici).

 

Face à cette volonté des politiques de les précariser davantage, les bibliothèques doivent désormais se mettre debout car plus que les extensions d'horaires, les véritables enjeux sont ailleurs... S'ouvrir largement au numérique est un enjeu de taille. Mais comment faire dans un contexte de rigidité budgétaire où les investissements se réduisent comme peau de chagrin ? Comment faire des bibliothèques des lieux de vie, là où l'automatisation prend le pas sur les contacts humains ?

 

#deboutlesbibs : face à des politiques qui les précarisent davantage les bibliothèques doivent désormais se mettre debout

Et comment accueillir plus largement les publics alors que les politiques budgétaires actuelles conduisent toujours à supprimer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et qui plus est, de plus en plus vieux et en mauvaise santé ?

Ou encore comment préparer et accueillir des animations, des partenaires, des associations, accueillir les enfants en périscolaire… si les moyens diminuent ?

 

Les besoins et les enjeux sont là. Les bibliothécaires n'en peuvent plus car la précarisation des agents de la Fonction Publique est une réalité qui s'est affirmée durant ces dernières années :

  • Recours massif aux contrats à durée déterminée (mais qui sont renouvelés tous les ans),

  • « Embauche » de contrats aidés,

  • Recours au service civique,

  • Accueil des travaux d'intérêt généraux (TIG)

  • Multiplication des stages de réinsertion à l'emploi (sans aucune perspective d'embauche)

Mais les conséquences de la crise de 2008 se sont réellement fait sentir depuis deux ou trois ans dans les bibliothèques où quasiment l'ensemble des recrutements a été gelé. Pourtant, de plus en plus de jeunes étudiants en métiers du livre sortent diplômés, solidement qui plus est, de DUT, de MASTER... Des compétences rendues inutiles faute de trouver un emploi dans les bibliothèques. A tel point d'ailleurs que dans beaucoup de petites médiathèques (point lecture) on trouve désormais énormement de bénévoles, qui même s'ils sont de bonne volonté, ne sont pas des professionnels. N'est ce pas là le signe d'une véritable déconsidération du métier de bibliothécaires de la part de nombreux élus ?

 

Retrouver le sens… du service public ! Car c'est bien de cela qu'il s'agit : les bibliothèques, comme l'ensemble de l'administration publique et des grandes entreprises, ont subi le tournant du big data et de la statistique de plein fouet : des cadres passent leur temps les yeux rivés sur d'immenses et pléthoriques tableurs, à la recherche d'une vérité qu'un passage en salle leur permettrait de mieux appréhender. Cette confiance aveugle dans le pouvoir du chiffre, loin de conforter le rôle et les missions de la bibliothèque, produit dans la profession et dans le public l'effet inverse : une froideur mathématique, un appauvrissement culturel et une rigidité gestionnaire très éloignés du troisième lieu.

 

Le mouvement contre la loi travail, auquel les bibliothécaires participent massivement depuis le début, l'espace de réflexion créé par la #nuitdebout et la #bibliodebout, la préparation du congrès de l'ABF en juin 2016, sont des opportunités pour la profession de rappeler son rôle et sa force dans le contexte actuel. #deboutlesbibs.

 

Ce texte est disponible sur change.org. Pour le signer cliquez là

 

Premier signataires : Nicolas Sautel-Caillé (BM-Colomiers, Haute-Garonne), Hélène Gonzalez (BM-Paris), Sylvie Mascaro (BM-Aigueperse, Puy-de-Dôme), Antoine Meylan (BU-Pau, Pyrénées Atlantiques) Gilles Meyer (BnF), Stéphane Thuault (BU-Paris3), Bertrand Pieri (BM-Paris), Marianne Prevost (BU-Grenoble, Isère), Juliette Robain (Bibliothèque Sainte-Geneviève, Paris), Dominique Susini (BM-Marseille, Bouche-du-Rhône), Gildo Vieira (BM-Plaine-Commune, Seine-Saint-Denis), Patrick Simonetti (BU-Pau, Pyrénées Atlantiques), Solveig Langen (BU-Paris-Sorbonne), Serge Huteau (BU-Limousin), Marc Morvan (Bibliothèque Museum, Paris), SUD Culture Solidaires (Section de la Bibliothèque Nationale de France), Ferc-Sup CGT (Coordination des syndicats CGT de l'Enseignement Supérieur de la Fédération de l'éducation, de la recherche et de la Culture)
 

 

Pour figurer parmi les premiers signataires écrire à socialnecmergitur@yahoo.fr
 

 

 

#deboutlesbibs : face à des politiques qui les précarisent davantage les bibliothèques doivent désormais se mettre debout
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 18:17

 

ActuaLitté : le 12 mai 2016

 

À Paris, l’annonce de l’ouverture le dimanche envisagée pour sept bibliothèques du réseau d’ici 2019 a provoqué un important mouvement social. Dans un contexte « de réductions de postes et de budget », les propositions de l’administration ont froissé les personnels

 

Une centaine de personnes s'est retrouvée ce jeudi 12 mai dans la cour de l’hôtel d’Albret (IVe arrondissement de Paris) qui abrite les services de la direction des Affaires culturelles. La mobilisation avait été organisée au cours d’une assemblée générale à la Bourse du Travail, et la motivation des uns et des autres n’a pas fléchi. L’intersyndicale (SUPAP/FSU, CGT, UCP, FO, UNSA, qui représentent plus de 80 % des personnels de la Direction des Affaires culturelles) était réunie, à l’exception de la CFDT, qui a choisi de se retirer.

 

La position commune reste « contre l’ouverture le dimanche dans les conditions proposées par la Mairie ». quatre établissements sur les sept qui doivent ouvrir le dimanche ont rédigé une lettre ouverte à l’attention de la Direction des Affaires Culturelles (celle d’Edmond Rostand, par exemple) et Parmentier et Melville vont eux aussi envoyer leur missive. « Les positions au sein des établissements sont assez nuancées », reconnaît l’intersyndicale, « mais les lettres sont représentatives de ce qui s’est dégagé majoritairement dans ces établissements ». Les revendications en fin de courrier, elles, sont communes.

 

Si les conditions d’ouverture proposées par la mairie sont déjà problématiques, la SUPAP/FSU s’oppose « aux ouvertures du dimanche, même dans d’autres conditions qui entraîneraient par exemple la création de postes dans des bibliothèques qui ouvriraient le dimanche, et qui aurait pour corollaire la suppression de postes dans d’autres bibliothèques le long de la semaine, ou d’établissements, ou de sections. » À ce titre, la fermeture envisagée de la bibliothèque Château d’Eau a été évoquée.

 

Dans un contexte tendu pour les budgets et les effectifs, la volonté d’ouverture le dimanche de la mairie semble incongrue pour les syndicats. La CGT décrit ainsi la situation de la bibliothèque Germaine Tillion, « catastrophique » : « Il y a deux longues maladies, un départ en retraite déjà effectif, un qui part en détachement, deux autres qui vont partir à la retraite l’année prochaine. Ils étaient 32, ils passent à 27 et ils vont finir à 21, en ouvrant un jour supplémentaire. Il faudra que l’administration nous explique comment cela est possible, à moins de cumuler les emplois étudiants à temps très partiels payés 400 €/mois et de réintroduire le CPE ! »

 

 

                         2016 : Bruno Julliard tourle dos à ses idéaux de jeunesse

Le dimanche reste problématique entre les bibliothécaires et la Mairie de Paris

 

Outre les questions d’effectifs et de primes, les personnels évoquent un manque de préparation et d’anticipation de la mairie. « L’administration semble oublier toute l’organisation nécessaire avec un jour supplémentaire d’ouverture : les bureaux et les espaces de travail seraient insuffisants avec du personnel supplémentaire, la cuisine ne suffirait plus, ce qui nécessiterait des tickets restaurant, sans oublier un budget d’acquisition qu'il faudrait plus conséquent, si les prêts augmentent. Et ce budget, ça fait cinq ans que je le vois baisser. »

 

La question de la maintenance informatique est aussi évoquée : une bibliothécaire au sein d’un établissement qui ouvre le dimanche explique que les problèmes techniques ont toujours été résolus à l’aide des techniciens d’astreinte. Mais le doute est permis : une telle efficacité sera-t-elle toujours de mise si le nombre d’établissements ouverts le dimanche augmente ?

 

Inutile de souligner que les personnels craignent que les créations et suppressions de postes ou les ajouts d’équipements ne deviennent des variables d’ajustement : « Nous avons obtenu des automates de prêt, car certains collègues avaient mal au bras à force d’effectuer les gestes répétitifs. Sauf que le dernier départ en retraite n’a pas été remplacé, et on a un peu l’impression que c’est la contrepartie des automates », témoigne une bibliothécaire. A priori, le volontariat pour travailler le dimanche, première solution envisagée par la mairie, serait remplacé par un système de quotas, qui soulève d’autres questions : « Certains collègues habitent à Lille ou Orléans. Comment vont-ils faire, avec des transports réduits ? »

 

Après les annonces de la mairie, effectuées de l’avis de tous sans concertation préalable, certains personnels sont dépourvus : « Est-ce que les établissements doivent ouvrir quand même, en vertu du maintien du service public ? Mais, d’un autre côté, est-il honnête d’ouvrir si c’est pour proposer un service de mauvaise qualité ? » Les questions restent nombreuses, d’autant plus que les demandes des publics concernent aussi des ouvertures les lundis ou plus tard les soirs : avec ces éléments, l’ouverture le dimanche ressemble à une façade politique et idéologique pour beaucoup.

 

 

 

                                                       La culture selon la mairie de Paris

Le dimanche reste problématique entre les bibliothécaires et la Mairie de Paris

 

Le syndicat UCP remarque d’ailleurs que de nombreuses bibliothèques étaient auparavant ouvertes « de 10h à 19h du mardi au samedi, sauf le jeudi matin pour les achats de livres, avec des nocturnes jusqu’à 22 heures pour certains établissements. Aujourd’hui, les gens se ruent le dimanche, mais c’est surtout parce que l’ouverture en semaine n’est pas suffisante. »

 

À Yourcenar, une des premières bibliothèques parisiennes à ouvrir le dimanche, « nous avons réussi à négocier le fait que l’on n’ouvre pas sans personnel suffisant. Après plusieurs fermetures les dimanches pour cause de personnel insuffisant, nous avons obtenu gain de cause. Évidemment, le public réagissait mal, mais nous étions là pour tracter et expliquer. »

 

Une délégation, comportant une personne de chaque bibliothèque et les représentants syndicaux, a été reçue par Noël Corbin, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Paris. Noël Corbin, de son côté, a signalé qu'il rencontrerait les directeur des 7 établissements concernés par l'ouverture le dimanche, et que l'administration étudierait la faisabilité de l'ouverture pour Picpus. Il a par ailleurs proposé la mise en place d'une charte pour préciser ce à quoi s'engageait l'administration.

 

L'intersyndicale demandera de son côté un bilan social sur l'ouverture du dimanche, dans les établissements concernés sur les sept dernières années. L'idée étant d'examiner les différents points polémiques, du nombre de fermetures de bibliothèques pour cause de sous-effectifs au turnover dans les établissements, en passant par le respect des éléments de la délibération.

 

Cette dernière constitue le texte de loi municipal qui donne lieu à un arrêté municipal en bout de parcours législatif : celle concernant le travail du dimanche date de 2002, et la Mairie de Paris compte y ajouter les sept établissements envisagés. Cette modification de la délibération doit être présentée lors du comité technique du 28 juin prochain : les personnels, jugeant que la mairie « n'est pas prête », ont demandé à celle-ci d'y renoncer, sans succès.

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

             Conflit social dans les bibluiothèques parisiennes : Bruno Julliard cherche sa voie

Le dimanche reste problématique entre les bibliothécaires et la Mairie de Paris

                                        - C'est bizarre Myriam, je ne vois que mon doigt !

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 17:28

 

Livres-Hebdo : le 12 mai 2016

 

Plusieurs mouvements de grève ébranlent ces jours-ci les bibliothèques du territoire pour protester contre l’ouverture le dimanche, la précarité et les budgets trop faibles

 

Ouverture dominicale, contraction des budgets, précarité des vacataires... les bibliothèques se mobilisent un peu partout en France au mois de mai. Après la BNF, où les personnels ont protesté contre la précarité le 7 mai, et la médiathèque de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), habituellement ouverte le dimanche mais fermée le 8 mai pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, c’est au tour des bibliothèques municipales de Toulouse et de Paris de se mobiliser contre l’ouverture le dimanche.

 

Des perturbations sont annoncées dans le réseau toulousain jeudi 12 mai, tandis que les personnels des bibliothèques parisiennes se sont retrouvés, à l’appel des syndicats, pour manifester au siège de la Direction des affaires culturelles de la Ville dans la matinée.

 

Plusieurs lettres ouvertes ont été adressées ces derniers jours à Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris chargé de la culture. Les agents de la bibliothèque Germaine-Tillion (Paris XVIe) dénoncent notamment « le changement de cycle de travail engendré par un jour supplémentaire d’ouverture de la bibliothèque » qui « entraînerait une dégradation des conditions de travail, des risques sanitaires et réduirait sensiblement la qualité du service public rendu aux usagers (personnel non qualifié, sélection et valorisation des collections, animations et accueil des classes, orientation et renseignements des lecteurs) ».

 

Cette lettre fait suite à celles envoyées par les agents des médiathèques Edmond-Rostand (XVIIe), Aimé-Césaire (XIVee) et Hélène-Berr (XIIe), qui ont aussi interpellé Bruno Julliard en arguant « qu'on ne peut pas demander à une équipe investie, volontaire et compétente, d’accepter passivement la dégradation de son travail et de sa vie personnelle, pour une ouverture qui n’attire même pas de nouveau public ».

 

Un autre mouvement social est annoncé samedi 14 mai à la BNF pour réclamer le passage en CDI des vacataires qui le souhaitent. Tensions encore à Aubagne (Bouches-du-Rhône), où l’intersyndicale CGT/CGT-ICTAM/FSU a déposé un préavis de grève pour le mardi 17 mai, afin de réclamer une revalorisation du budget de la médiathèque municipale. Les personnels y dénoncent une dotation de « 5 000 euros en 2015 et en 2016 pour les acquisitions » soit « 0,10 euro par habitant quand les préconisations sont de 2 euros ». Pour faire écho à cette actualité, une pétition #deboutlesbibs initiés par des bibliothécaires de l'ensemble de l'Hexagone a ainsi été mise en ligne pour alimenter les débats à l'occasion du prochain congrès de l'ABF (lire ici)

 

 Lire l'article de Livre-Hebdo

 

 

                             Les bibliothèques de France et de Navarre sont vraiment sous tension

Tensions en bibliothèques (sur l'ensemble du territoire hexagonal)
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:45

 

Archimag : le 12 mai 2016

 

Ils qualifient de « provocation » la volonté de la municipalité parisienne d'ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, dans des conditions qu'ils jugent « déplorables »

 

A ce jour, sur les soixante bibliothèques que compte la ville de Paris, seules cinq ouvrent le dimanche (Marguerite-Duras, Marguerite-Yourcenar, Françoise-Sagan, François-Truffaut et La Fontaine). La mairie de Paris a annoncé vouloir en ouvrir sept nouvelles d'ici 2019, sans créer les postes nécessaires et « sans concertation aucune », selon la CGT Culture.

 

Se disant peu voire pas du tout informés de ces nouvelles mesures et montrant du doigt une absence criante de moyens alloués à ce projet, les personnels de bibliothèques parisiennes ont appelé à manifester leur opposition ce jeudi 12 mai au matin dans la cour de l'Hôtel d'Albret, dans le IVème arrondissement, au siège de la Direction des Affaires Culturelles. 

 

Une pétition, adressée à Bruno Julliard, Premier Adjoint à la culture à la Mairie de Paris, a été mise en ligne sur le site Change.org. Celle-ci dénonce la situation « catastrophique » des bibliothèques municipales parisiennes, qualifiées « d'exangues »en raison des réductions de personnel liées aux restrictions budgétaires qui leur sont imposées. Elles seraient régulièrement contraintes de réduire leurs horaires d'ouverture en semaine ou même de fermer brutalement leurs portes par manque d'effectifs. 

 

« Il n'est pas envisageable que les ouvertures du dimanche s'effectuent au détriment de la qualité du service public rendu aux Parisiens, ni dans les bibliothèques concernées, ni dans les autres bibliothèques du réseau, explique la pétition qui, à ce jour, compte 436 soutiens sur les 500 attendus ; Dans les conditions qu’on nous impose, les bibliothécaires parisiens (soutenus par toutes les organisations syndicales de la Direction des Affaires Culturelles)  refusent toute nouvelle ouverture le dimanche ! »

 

Lire l'article de Archimag

 

 

      Ouverture du dimanche : les bibliothécaires parisiens envoi Bruno Julliard se rhabiller

Les bibliothécaires parisiens manifestent contre l'ouverture le dimanche de nouveaux établissements
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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 14:51

 

Le Parisien : le 12 mai 2016

 

Mais la mairie de Paris ne prévoit aucune création de poste. « Dans ces conditions, les bibliothécaires parisiens refusent toute nouvelle ouverture le dimanche » affirment les syndicats

 

Pour réclamer les moyens nécessaires à l’ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche, les syndicats appellent les bibliothécaires à manifester ce jeudi matin devant l’hôtel d’Albret (IVe), siège de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

 

Aujourd’hui, seules cinq bibliothèques sur soixante (Marguerite-Duras, Marguerite-Yourcenar, Françoise-Sagan, François-Truffaut et La Fontaine) sont ouvertes le dimanche. La mairie prévoit d’en ouvrir sept autres d’ici à 2020 (Parmentier, Hélène-Berr, Melville, Aimé-Césaire, Germaine-Tillion, Edmond-Rostand et Robert-Sabatier) mais sans création de poste. « Dans ces conditions, les bibliothécaires parisiens refusent toute nouvelle ouverture le dimanche », indique Bertrand Pieri, représentant CGT du personnel.

 

Pour preuve, les équipes des bibliothèques Hélène-Berr (XIIe), Germaine-Tillion (XVIe), Aimé-Césaire (XIVe) et Edmond-Rostand (XVIIe) ont rédigé, chacune à leur tour, une lettre ouverte en ce sens à Bruno Julliard, le premier adjoint au maire de Paris en charge de la culture (lire ici).

 

 

Lire l'article du Parisien

 

 

           Ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche : Bruno Julliard dans la nasse

Paris : manifestation contre l'ouverture le dimanche de sept nouvelles bibliothèques
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 16:34

 

Au delà du symbole, si les bibliothécaires de la cité malouine ont déclenché ce mouvement social c'est aussi pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail les empêchant de mener à bien leurs missions

 

La médiathèque de Saint-Malo (Ile-et-Vilaine),habituellement ouverte le dimanche, est restée fermée au public le 8 mai pour cause de grève du personnel selon une information du journal Ouest-France.

 

Si les syndicats ont appelé à la grève c'est que ce dimanche n'était pas un dimanche comme les autres car en plus celui-ci était férié pour cause de 8 mai, date commémorative de la signature de l'armistice qui mit fin à la seconde guerre mondiale. A noter que dans de nombreuses communes qui ouvrent leurs établissements le dimanche, ceux-ci restent néanmoins fermés quand ce dimanche tombe justement un jour férié.

 

Au delà du symbole, si les bibliothécaires de la cité malouine ont déclenché ce mouvement social c'est aussi pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail les empêchant de mener à bien leurs missions. Et ces derniers de déclarer à Ouest-France « qu'ouvrir plus n'est pas synonyme d'un meilleur service public car l'effectif de 31 personnes (dont deux administratifs, quatre emplois précaires, deux remplaçants, et deux temps partiels) n'est pas suffisant, par exemple pour proposer une réservation de documents, d'accueil et d'animations de groupes.. ». Encore la preuve du mauvais état dans lesquel se trouvent les établissements de lecture publique dans l’hexagone (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                     La médiathèque de Saint-Malo est restée vide le dimanche 8 mai, double jour férié

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