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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 17:32

 

Tableaux volés : un syndicat accuse Delanoë de se défausser sur les agents

PARIS, 26 mai 2010 (AFP) –

Le syndicat d'employés municipaux Supap-FSU a accusé mercredi le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), de se "défausser sur ses employés" après le vol spectaculaire de cinq chefs d'oeuvres au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.

 

"A la suite de l'important vol de cinq tableaux au Musée d'Art Moderne dans la nuit du mercredi au jeudi 20 mai (butin estimé à 100 millions d'euros) la Ville de Paris s'est empressée de communiquer (...) Cette communication visait clairement les trois agents de surveillance présents cette nuit-là", a déploré le Supap-FSU dans un communiqué.

 

Christophe Girard, maire adjoint chargé de la culture, avait jugé vendredi sur France Info que le "plus grave, c'est que malgré la présence de trois gardiens pendant la nuit, une intrusion puisse se faire et qu'on puisse déjouer la vidéosurveillance et que l'écran (de surveillance vidéo), à un moment donné, devienne tout à fait opaque".


L'adjoint avait aussi rappelé que le maire de Paris avait demandé "une enquête administrative supplémentaire sur le fonctionnement technique et humain du système de surveillance" du musée.

 

Les personnels et le Supap-FSU (majoritaire aux affaires culturelles et dans les musées parisiens) "contestent cette version du maire de Paris" car "l'intrusion, le démontage de la vitre et le cisaillement du cadenas n'étaient pas filmés, il n'y a pas de caméra à cet endroit".


"Il n'y avait pas d'alarme anti-intrusion fonctionnant en cas de bris de porte ou de fenêtre au Musée d'Art Moderne. L'alarme volumétrique qui signale des déplacements suspects était en panne depuis 2 mois", ont-ils ajouté.


Ils soulignent encore qu'"il y a plus de 30 caméras pour 4 écrans de visionnage" et que "les images ne sont donc pas diffusées en direct".


"Les personnels de surveillance des musées de la Ville de Paris et du musée d'Art Moderne ne peuvent être tenus pour responsables des carences des musées parisiens et de la ville de Paris", a ajouté le Supap-FSU.


Selon lui, "l'inspection générale de la Ville de Paris avait pointé ces carences lors d'un audit de sécurité en 2007" et "a été justement saisie pour enquêter sur ce vol".

  

Voir aussi sur: link

 

 

                                                    bertrand_delanoe.jpg



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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:44

 

Panne internet dans les bibliothèques parisiennes depuis cinq semaines

PARIS, 17 mars 2010 (AFP) –

Les 55 bibliothèques municipales de Paris sont privées d'accès public à internet depuis cinq semaines, a dénoncé mercredi le syndicat Supap-FSU (syndicat unitaire des personnels des administrations parisiennes), la mairie démentant partiellement cette information.

 

Dans un communiqué mercredi, le Supap-FSU, majoritaire dans les bibliothèques et musées de Paris, écrit que "depuis le 10 février, presque tous les postes publics d'accès à internet dans les bibliothèques parisiennes sont hors service et ceci sans réelle explication". 


Une affichette apposée sur les postes signale que "le système multimédia des bibliothèques de la ville de Paris est interrompu dans toutes les bibliothèques jusqu'à nouvel ordre".


Le logiciel de prêt fonctionne, a cependant souligné à l'AFP Bertrand Pieri, syndicaliste au Supap-FSU, qui travaille dans une bibliothèque. Ces accès multimédia permettent en temps normal d'accéder à internet et à des sites spécialisés de périodiques, a-t-il précisé.


"Les personnels qui ne peuvent donner de réponses officielles doivent subir le mécontentement de certains usagers", a aussi déploré le Supap-FSU.

 

La mairie de Paris a reconnu mercredi que l'accès multimédia ne marchait pas, mais seulement sur les postes accessibles par réservation (pour 30 minutes à 2 heures), tandis que les accès internet sur les postes en station debout fonctionnent.


"On continue donc d'avoir accès à internet", a souligné la municipalité qui "travaille à une résolution du problème".

Voir aussi sur: link

 

 

                                          DSTI 1

 

 

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 15:42

 

Les archives photos historiques de France-Soir seraient "oubliées" dans des cartons

PARIS, 16 mars 2010 (AFP) –

Les archives photo de France-Soir, trésor de mémoire contenant des images comme le 1er jour de la rafle du Vel'd'Hiv, sont "oubliées" dans des cartons à la bibliothèque historique de la ville de Paris, a accusé mardi un syndicat d'employés municipaux.

 

Le syndicat majoritaire des bibliothèques et musées parisiens, le Supap-FSU, emboîtant le pas à un article du journal Le Monde sur le sujet, accuse la bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) de "laisse(r) à l'abandon" ces archives "pourtant d'une valeur historique considérable".

 

Il demande au maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), de "prendre toutes les mesures pour sauver ce fonds inestimable et le valoriser pour sa diffusion au plus grand nombre".


Dans ce fonds (500.000 photos, 300.000 négatifs) on trouve des milliers de photographies prises sous l'Occupation, des images de grands photographes comme Brassaï, Robert Capa. Figure aussi, comme le rappelle le syndicat, la seule photo du premier jour de la rafle du Vel'd'Hiv, le 16 juillet 1942.

 

                    bourvil paul meurisse la grosse caisse film 1965


Contactée par l'AFP, l'adjointe PS chargée du patrimoine, Danièle Pourtaud, a expliqué que "ce fonds est pour l'instant en dépôt à la BHVP". Selon différentes sources, ces archives avaient été données à la bibliothèque en 1986, au moment du déménagement de France-Soir.


"Ce fonds devait être jeté et il a été sauvé par la bibliothèque", a souligné Danièle Pourtaud. Elle a aussi expliqué qu'il "y a besoin de clarifier la situation juridique de ces archives avec France-Soir" et d'éclaircir la propriété de ce fonds, car il n'y a pas de trace juridique de don à la bibliothèque de la ville.


En attendant cette clarification, "la BHVP étudie un projet pour stocker ces photos de manière à les préserver dans les meilleures conditions", assure Mme Pourtaud. Il s'agirait d'envoyer ces cartons vers Chartres, un centre où sont déjà stockées des photos de la société d'économie mixte (SAEM) "la Parisienne de Photographie", un fonds d'archives photographiques du patrimoine de Paris.

 

 

                                                  presse 6

 

 

 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 00:00

 

Le Monde : Le 15 mars 2010

La directrice de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, Emmanuelle Toulet ne masque pas son embarras.

En 1990, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) présentait une exposition qui était aussi un sauvetage. Ce lieu municipal exposait 414 photographies tirées du fonds France-Soir, que le quotidien - qui ne savait qu'en faire au risque de le voir disparaître - lui avait donné en 1988. Aujourd'hui, c'est la BHVP qui ne sait plus quoi faire de ce fonds.

Depuis une quinzaine de jours, quelque 200 gros cartons de déménagement et 400 classeurs noirs, comprenant des photos, ont quitté les rayonnages pour être entassés les uns sur les autres, liés par des rubans adhésifs, dans un coin de la bibliothèque. La vision est sinistre. Et l'avenir du fonds incertain.

Triste affaire, d'autant que cet ensemble est crucial. Il servait à alimenter en photos les quotidiens Paris-Soir et France-Soir et l'hebdomadaire d'avant-guerre Match, titres qui appartenaient au groupe de l'industriel Jean Prouvost. Il comprend plus de 300 000 négatifs et 400 000 épreuves, qui vont de 1929 à 1980 : des événements d'actualité, des scènes de la vie quotidienne et des portraits de personnalités - Cocteau, Picasso, Dali, Audrey Hepburn, et autres.

                    491119 philipe-delon-mitchum-grant

                                          Quand Robert Mitchum dévorait les pages "santé" de France-Soir

 

Les images proviennent d'agences disparues ou de photographes qui avaient confié à ces journaux des épreuves. Parmi ces derniers, des grands noms comme Brassaï, Eugene Smith, Alfred Eisenstaedt, André Ostier, Germaine Krull, Maurice Tabard, Pierre Verger, Ilse Bing, Werner Bischof. Il y a aussi plus d'une centaine de photos de Robert Capa. Quatre-vingt-dix d'entre elles, pour beaucoup inédites, étaient le joyau de la rétrospective "Capa connu et inconnu", en 2004, à la Bibliothèque nationale de France.


Le fonds a aussi une grande valeur historique avec 13 000 photographies prises sous l'Occupation. Dont un document unique que Serge Klarsfeld, le "chasseur de nazis", a déniché en 1990 : la seule photo du premier jour de la rafle du Vél'd'Hiv, le 16 juillet 1942. "Un document terriblement important, dit Serge Klarsfeld, de l'arrestation de ces hommes, femmes et enfants, jusqu'à leur mort dans les camps. Il n'y a aucune autre image."

Le patron de la BHVP à l'époque du don, Jean Dérens, qualifiait le fonds "d'exceptionnel". L'historien Thomas Michael Gunther, qui avait travaillé sur l'exposition de 1990, le juge aujourd'hui "essentiel pour l'histoire de la presse et de la photo de presse". Il ajoute : "Ce fonds doit garder son intégrité et rester consultable."

Directrice de la BHVP depuis décembre 2008, Emmanuelle Toulet ne masque pas son embarras. Elle avance qu'"une petite partie du fonds est classée", donc l'ensemble serait peu exploitable. Pourtant, en 1990, la bibliothécaire Liza Daum publiait un inventaire de 200 pages, après avoir répertorié des milliers d'épreuves parmi les plus intéressantes. Ce travail a permis, pendant dix ans, à nombre d'éditeurs et de journaux, notamment Le Monde, de les publier.

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                                   Comme la directrice de la BHVP, ce vendeur ne cache pas son embarras

 

La Ville de Paris dit aussi avoir stoppé l'exploitation du fonds par crainte de conflits de propriété : aucun acte écrit ne certifierait le don de France-Soir à la BHVP - ce qui peut étonner -, et de nombreuses photographies, celles de Capa en tête, étaient en fait des dépôts. Les propriétaires du quotidien, qui ne sont plus ceux de 1988, et des héritiers pourraient revendiquer leur part du fonds.


L'argument surprend. La bibliothèque a exposé et diffusé des milliers de photos sans problème pendant dix ans. Encore en 2006, le livre Paris-Soir, France-Soir : la photo à la une, de Didier Pourquery et Philippe Labarde, a été publié sans problème. Nous n'avons eu aucune réaction officielle de France-Soir. Mais on imagine mal des ayants droit s'opposer à une bibliothèque qui a sauvé des photographies de la poubelle et les a protégées pendant vingt ans. Surtout, un hypothétique problème de propriété ne justifie en rien de fermer la porte aux chercheurs.

Les vraies raisons de "geler" le fonds semblent plus terre à terre : manque de place, de personnels, d'argent pour traiter des centaines de milliers de documents. "Nous avons d'autres priorités", ajoute Emmanuelle Toulet, qui envisage trois scénarios. Le premier est de trouver "une place correcte" pour ce fonds à la BHVP. Le deuxième est de l'envoyer "un temps" dans un entrepôt privé - un lieu, à Chartres, est à l'étude. Le troisième est de le confier à une autre institution publique.

"Nous sommes au début de la réflexion", dit Mme Toulet. On craint plutôt la régression, tant ce fonds, si justement vanté et choyé, est aujourd'hui promis à l'hibernation.

Lire l’article du « Monde »

                      Lisez France Soir

 

Lire aussi

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris : La Tribune de l’Art dénonce un nouveau scandale !

Patrimoine : Pour «France-Soir», c’est le mystère de la chambre noire.

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 13:56

 

La Tribune de L’Art : Le 15 mars 2010  

La Bibliothèque Historique de la Ville de Paris veut se débarrasser du fonds photographique de « France-Soir »  

On se rappelle le débat qu’avait occasionné notre article sur le « désherbage » à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP). Les réactions d’indignation furent nombreuses mais quelques rares voix s’étaient élevées pour défendre la directrice de la BHVP, prétendant que tout cela n’était que bonne gestion de son établissement.   

Les principaux arguments, on s’en souvient, pouvaient se résumer par : 1) Les revues jetées ne concernent pas Paris, 2) Il s’agit de multiples, et des collections identiques sont conservées dans d’autres bibliothèques de la ville.   

Que va-t-on objecter devant le nouveau scandale qui menace la BHVP, mené une nouvelle fois par sa directrice Emmanuelle Toulet, sous l’œil indifférent de la Ville de Paris, trop heureuse de voir un fonctionnaire se charger sans état d’âme de faire le ménage dans cet établissement ? La Bibliothèque Historique de la Ville de Paris est à la dérive, privée d’espaces et de moyens. Il faut donc se débarrasser de fonds historiques qui l’encombrent.

C’est ainsi que la totalité des archives photographiques de France-Soir, un ensemble comprenant pas moins de 500 000 épreuves et 150 000 négatifs, provenant des journaux Paris-Soir, Match et France-Soir, qui s’échelonnent entre les années 1930 et les années 1970, vient d’être entreposé sur place, avant de partir prochainement pour un dépôt où il pourra être oublié.  

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                                                  Fonds France-Soir: Sous l'oeil indifférend de la Ville de Paris ?

 

Ce fonds avait été offert à la BHVP en 1986 par le journal France-Soir qui déménageait de la rue Réaumur. Ce fut un véritable sauvetage que mena alors la bibliothèque, car sans cette intervention ces photographies auraient probablement disparu. En 1990 fut présentée une exposition intitulée 50 ans de photographie de presse qui montrait quelques-uns des clichés les plus importants appartenant à cet ensemble et qui connut un grand succès.  

En 1990 paraissait également le tome I (les suivants ne furent pas publiés) de l’inventaire, répertoriant environ 102 000 clichés. Dans son avant-propos, Bernard Billaud, président délégué de la commission des travaux historiques, écrivait : « Il suffit de feuilleter [cet inventaire] pour découvrir le prodigieux intérêt historique de ce fonds. » Il ne s’agit plus ici de revues dont d’autres exemplaires existeraient ailleurs. Nous sommes bien en présence d’œuvres d’art, de tirages photographiques originaux, pour certains uniques, qui constituent également une documentation exceptionnelle sur Paris et son histoire.  

Pour ne citer qu’un exemple, d’actualité avec le sortie du film sur la rafle du Vel’ d’Hiv’, on y trouve notamment la seule photographie de cet événement tragique, découverte par Serge Klarsfeld et reproduite régulièrement un peu partout. Elle comporte d’ailleurs de nombreuses photographies datant de l’Occupation. Qui plus est, les œuvres sont en très bon état et conservées dans des conditions satisfaisantes : les tirages relatifs à Paris et ses environs (correspondant à l’inventaire publié en 1990) ont été, depuis quelque temps déjà, mis sous pochettes neutres, elles-mêmes placées dans des classeurs, tandis que les très nombreux portraits ont également été classés par ordre alphabétique de modèles, conservés dans les pochettes d’origine et stockés dans des cartons. L’ensemble est désormais empilé sans ordre dans un bureau.                           

Nous avons rencontré Emmanuelle Toulet, qui était accompagnée d’Hélène Strag tout récemment nommée chef du Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris et de Jean-Claude Utard, adjoint à ce même Bureau des bibliothèques. Nous avons voulu savoir pourquoi ce fonds était actuellement invisible. Celle-ci nous a affirmé que le fonds n’était pas communicable depuis plusieurs années, avant même qu’elle n’arrive à la tête de la bibliothèque, pour des raisons de droits. Selon elle et Jean-Claude Utard, il y aurait en effet un risque juridique lié à ce fonds, à la fois du côté de France-Soir, car il n’y a aucune trace officielle d’une donation, et de celui des agences de presse et des ayant-droits des photographes.  

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                                                      " Le Fonds n'est pas communicable j'te dis ! "

 

Cette explication sur l’incommunicabilité ne tient pas une seconde. Tout d’abord parce que le don de France-Soir est incontestable. Il s’agit d’un don manuel, public : l’exposition de 1990, qui expliquait l’origine du fonds en remerciant le journal suffit à prouver que ce don est réel. La BHVP n’est pas allée voler les photos dans la cave de France-Soir. S’il est en outre exact que, par le passé, certains photographes ont tenté, parfois avec succès, de récupérer des photographies conservées dans d’autres institutions, ce n’est en aucun cas une raison d’empêcher la communication des documents aux chercheurs. Ajoutons enfin que de très nombreuses photos sont anonymes et ne peuvent donc être réclamées par leurs auteurs.  

Cette affaire est d’ailleurs particulièrement floue : Emmanuelle Toulet nous a d’abord affirmé que le service juridique de la Ville, avec qui elle aurait eu des réunions, lui avait demandé de ne pas reprendre la communication des documents car la ville serait en train de « mener des négociations » pour chercher à « passer une convention ». Lorsque nous avons voulu savoir avec qui, aucun de nos trois interlocuteurs n’a pu répondre.

Mieux, ils n’ont pas pu nous donner un seul nom de quelqu’un travaillant au service juridique en charge de ce dossier et qui pourrait répondre à nos questions. Alors que nous répétions inlassablement cette simple question : qui est en charge des négociations, et avec qui, Emmanuelle Toulet nous avoua alors qu’il fallait faire un inventaire juridique des problèmes posés par le fonds et qu’elle devait à cet effet saisir le service juridique. Bref, on ne pouvait nous opposer que des arguments qui se contredisaient les uns les autres.  

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                                                 Pour le fonds France-Soir, la Tribune de l'Art enquête !

 

 

La vérité est plus simple : aucune négociation n’a lieu actuellement car rien ne les impose pour l’instant. Si en 1990 la veuve de Brassaï et l’agence Magnum (pour les photos de Robert Capa) avaient bien émis le souhait de récupérer des tirages de photographies qu’ils ne possédaient pas, la bibliothèque avait pu les conserver en leur en donnant en échange des contretypes. Que l’insécurité juridique soit réelle ou non, ce fonds devrait bien entendu être communicable aux chercheurs. Remarquons d’ailleurs qu’à la fin de l’année 2006, Paris Musées éditait un ouvrage intitulé Paris Soir France Soir – La Photo à la Une. Ses auteurs avaient eu toute latitude de consulter le fonds, et d’en publier une partie.  

Emmanuelle Toulet nous a également dit que seule une petite partie du fonds avait été inventoriée. Ce qui est faux, objectivement, puisqu’on peut lire sous la plume de Bernard Billaud, dans le volume publié en 1990, que 200 000 images (sur 500 000 tirages, plus les négatifs) avaient été inventoriés. 200 000 photos ne sont pas une quantité négligeable, surtout si l’on ajoute qu’il s’agit de la partie concernant Paris, et donc de celle intéressant au premier chef la BHVP. Le guide du visiteur, à l’usage des bibliothécaires de la BHVP, va même plus loin, dans sa mise à jour de janvier 2010 : on y apprend en effet que le fonds France-Soir n’est « ni coté, ni catalogué » !

Quant au départ de cet ensemble, la directrice nous a affirmé qu’il ne s’agissait que d’une hypothèse de travail et que c’était la raison pour laquelle elle n’avait pas, jusque là, prévenu sa hiérarchie. Nous avons demandé à plusieurs reprises, lors de notre entretien, à aller voir ce fonds et la manière dont il était conditionné et conservé, cela nous a été refusé.  

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                      Comme pour Elvis, la fin du fonds France-Soir n'est "qu'une hypothèse de travail "

 

La préparation de notre article a obligé la directrice de la BHVP à prévenir Hélène Strag de ses « hypothèses ». La vérité, c’est que ce départ, selon des sources internes à la mairie de Paris, est bien loin d’être une hypothèse et qu’il était normalement prévu à très court terme. Comme d’habitude, tout cela aurait dû se dérouler dans le secret le plus complet.  


Le démantèlement de la BHVP ne va probablement pas s’arrêter là. A la suite de nos articles, la solution des bennes, trop voyante, n’a pas été gardée. En revanche, selon nos informations, des revues continuent à être jetées, mais plus discrètement. Pourtant, lorsque nous avons demandé, à la fin de notre entrevue, si la BHVP continuait à se débarrasser des périodiques, Emmanuelle Toulet a pris un air indigné en affirmant que non et Jean-Claude Utard a cru bon de nous dire que nous « dépassions les bornes » et que nous avions un « ton inquisiteur ». Quant à Hélène Strag, elle s’est contentée de répéter l’antienne bien connue : « ce sont des pratiques normales, il s’agit de désherbage ».     

 

                                     Pour Jean Claude Utard, la Tribune de l'Art a un " ton inquisiteur "

                                            France Soir  

                                                      " Et même que ça dépasse les bornes ! "

   

Cette solidarité prouve clairement qu’Emmanuelle Toulet ne doit pas être tenue comme l’unique responsable de ces actions, et qu’il y a bien une volonté de l’administration de la Ville de Paris de les couvrir ou de les encourager. Une seule question doit donc être posée : quand les politiques se décideront-ils à agir, à arrêter cette mise au rebut des collections de la BHVP et, surtout, à donner à cette institution les moyens de son fonctionnement et une direction digne de ce nom ?


Remarquons pour conclure que cette page du site Internet de la Ville de Paris n’est pas à jour. Non seulement elle célèbre l’entrée dans ses collections du fonds France-Soir dont rien n’indique qu’il n’est plus consultable, mais on peut y lire : « Sauvegarder, enrichir et faire découvrir au public la mémoire historique de Paris à travers l’écrit - ouvrages imprimés manuscrits, plans, dessins, cartes postales ou photographies -, telle est l’ambition de la bibliothèque historique de la Ville de Paris »  

Il conviendrait de l’actualiser, la mémoire historique de la Ville de Paris ne semblant plus être la préoccupation actuelle de cette institution.  

Lire l’article de Didier Ryckner dans « La Tribune de l’Art » 

                 PE France-Soir 1

                                         " Ah, non à la Mairie de Paris on fait pas comme tout le monde "

   

 

Lire aussi

Les archives de France Soir laissées à l'abandon !

Patrimoine : Pour «France-Soir», c’est le mystère de la chambre noire.

 

 

 

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 01:10

 

Article du 15 mars 2010

 

 Yves Saint Laurent fait les poches des employés du Petit Palais !

 

Le musée du Petit Palais et la Ville de Paris accueillent jusqu’au 20 août 2010 une exposition consacrée à l’œuvre d’Yves Saint Laurent. A cette occasion sont vendus bijoux, foulards siglés, catalogues d’exposition, livres, cartes postales et autres produits dérivés dans une gamme de prix allant jusqu’à 320 euros.

 

En cas d’erreur de caisse ou de vol de produit Yves Saint Laurent, ce sont aux employés de la boutique, agents de surveillance ou vacataires qu'on impose de mettre la main à la poche.

Ce sont donc les smicarts de la culture qui devront compenser le manque à gagner! La privatisation des profits et la socialisation des pertes au pays du luxe, de la création et de l’événementiel !

 

Pour corriger cette situation, la Mairie de Paris devrait proposer  que dorénavant tous les personnels participant à la vente d’objets et de tickets de l’exposition Yves Saint Laurent perçoivent une part importante des bénéfices.

Au cas où elle ne pourrait accéder à cette requête de redistribution des richesses, qu’elle fasse en sorte qu’aucun espace marchand ne soit présent au Petit Palais, ni dans aucun des autres musées de la Ville de Paris qui ont les mêmes pratiques scandaleuses.

 

Il est impensable que M. Pierre Bergé, parrain de l’exposition à l’engagement humaniste reconnu, ne condamne de telles méthodes.

 

                                                       

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 15:38

 

Le Parisien : 12 janvier 2010

Anne Hidalgo sifflée par les fonctionnaires de la Ville

Huées, sifflets : la cérémonie de voeux de la mairie de Paris au personnel a tourné à la bronca hier matin.

Anne Hidalgo, la première adjointe de Bertrand Delanoë, a même préféré écourter son discours et la secrétaire générale de la Ville, Véronique-Bédague-Hamilius, a renoncé à parler. Plusieurs syndicats s'étaient équipés pour perturber la cérémonie et dénoncer la politique sociale du maire de Paris vis-à-vis des fonctionnaires.

Cet après-midi, c'est le maire de Paris qui devrait aller à la rencontre du personnel municipal.

 

Voir aussi sur: link

 

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 01:09

    

…Anne Hidalgo, deuxième seulement, lauréate du sifflet d’argent.

 

Cette année, le prix du sifflet d’or 2010 est attribué à l’unanimité du jury au Maire de Paris, Bertrand Delanoë pour ses vœux à Bercy le 12 janvier.

 

Celui-ci, malgré les sifflets nourris des personnels parisiens qui profitaient là de l’occasion de manifester leur mécontentement, a pu terminer son discours dans le temps express de moins d’une minute contre près du ¼ d’heure habituel en forçant sa voix malgré une sono poussée au maximum. Les maigres applaudissements entendus sont le résultat d’une mobilisation massive des directeurs et membres des cabinets réquisitionnés en urgence. 

 

La veille, la 1ère Adjointe, Anne Hidalgo n’a pu réaliser semblable performance en n’allant pas au bout de sa prestation, c’est pourquoi elle ne décroche que le sifflet d’argent.

 

Après Bercy c’est Bertrand « Delanhué »! Pour mémoire, la Ville de Paris a connu une séquence sociale sans précédent pendant laquelle la totalité des syndicats parisiens a boycotté pendant plusieurs semaines fin 2009 toutes réunions avec la municipalité. Les tensions sociales ne sont toujours pas retombées en ces premiers jours de 2010.

 

Voir aussi l'article du "Parisien" sur: link

Voir aussi sur: link

Voir la vidéo sur: link

 

 

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                                                                              " Merci, public aimé ! "

 

 

Delanoë à la fois applaudi et sifflé lors de ses voeux aux personnels de la Ville 

 

PARIS, 12 jan 2010 (AFP) –17h20

 

Le maire de Paris (PS) Bertrand Delanoë a été un peu sifflé et en même temps applaudi par plusieurs milliers de personnels de la Ville à qui il présentait ses voeux mardi, sur fond de contexte social tendu, a constaté une journaliste de l'AFP

 

La veille, les voeux aux personnels de la première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), avaient été perturbés par un petit groupe d'agents protestataires, et l'élue avait dû abréger son intervention.

 

"Rien ni personne ne m'empêchera de vous souhaiter une bonne année et de vous dire qu'ensemble

dans la crise, nous allons faire vivre le service public municipal qui parle votre dévouement et de votre compétence professionnelle", a dit le maire lors d'une courte allocution, sifflée par une petite partie de la salle et applaudi en même temps.

 

 "Au niveau de l'Etat on massacre les services publics, on supprime les emplois. A Paris nous démontrerons ensemble que nous sommes capables de faire vivre le service public", a ajouté le maire de Paris.

 

Le contexte social chez les employés de la ville est assez tendu depuis la fin d'année 2009. Lors du dernier Conseil de Paris mi-décembre, une intersyndicale avait appelé les agents municipaux de la Ville de Paris à une grève générale pour protester contre la politique sociale du maire.

 

L'intersyndicale (CFDT-CFTC-CGT-FO, Supap-FSU, UCP et Unsa), a souligné des avancées depuis cette mobilisation, mais continue de demander notamment une meilleure protection sociale, de meilleurs déroulements de carrière et une amélioration des conditions de travail.

 

Chaque début année, depuis 2002, la Ville offre dans l'immense Palais de Bercy un spectacle à ses 40.000 agents, celui de ce mardi étant la comédie musicale "Grease".

 

 

                                   article bazinpsg

                                                               " On se croirait au Parc des Princes !  "

 

 

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 15:30

 

Le Parisien : Mardi 15 Décembre 2009

Grosse mobilisation pour la grève des employés communaux

 

Des tournées de ramassage des déchets annulées, des crèches fermées et des services administratifs tournant au ralenti ... Hier, les fonctionnaires municipaux ont massivement répondu à l'appel à la grève lancé par l'ensemble des syndicats de la ville (CFDT-CFTC-CGT- Fa, Supap-FSU, UCP et Unsa).

Selon la mairie, 3 500 agents - soit 10 % des effectifs présents hier - ont cessé le travail, entraînant des perturbations dans de nombreuses directions municipales.

Un mouvement reconductible Mécontente de la « politique sociale de Bertrand Delanoë », l'intersyndicale avait mis en place une large plate-forme de revendications portant à la fois sur les effectifs, les déroulements de carrière, les aides à la formation professionnelle. Une multitude de points qui ont été discutés hier lors d'une réunion marathon avec Maïté Errecart, l'adjointe au maire chargée du personnel, en marge du Conseil de Paris qui examinait le budget 2010.

Les négociations - interrompues pendant plus trois heures pour protester contre l'interpellation d'un des grévistes qui manifestait sur la rue de Rivoli - se poursuivaient encore hier en début de soirée. Mais des représentants du personnel laissaient entendre que les propositions de la mairie étaient très insuffisantes. « Nous avons"' par exemple demandé que l'aide à l'inscription à une mutuelle passe de 200 € à 500 €. La ville propose de porter cette aide à... 215 € », résumait un délégué, durant les négociations.

L'intersyndicale, qui avait déposé un préavis de grève reconductible, devait décidé hier soir de la poursuite ou non du mouvement. « C'est la deuxième journée de grève, après celle du 23 novembre. On va avoir du mal à mobiliser les agents pour une troisième journée, pronostiquait un délégué syndical.

Le mouvement n'est pas fini pour autant. Il y a un réel malaise chez les employés de la ville.

Ils le feront sans doute savoir au maire pour ses voeux au personnel. » Ce sera les Il et 12 janvier prochains, au Palais omnisports de Paris-Bercy réquisitionné durant deux jours pour l'occasion.

 

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 France 3 Ile de France : 15 décembre 2009

 

Grève historique à l’Hôtel de Ville

 

Reportage du journal télévisé : Par Maud de Bohan

Laura Massis : Autre malaise, à l'Hôtel de Ville cette fois, un millier d'agents municipaux sont rassemblés devant l'Hôtel de Ville alors que le Conseil de Paris examine en ce moment même le budget. Ils dénoncent la politique sociale de Bertrand DELANOË, dégradation des conditions de travail, revalorisation des salaires.

Les secteurs les plus touchés par la grève sont les éboueurs et les conducteurs.

Maud de Bohan :C'est une union syndicale historique à la Ville de Paris, avancement et effectifs insuffisants, salaires bloqués, suppressions de postes, les revendications des agents sont variées.

Pascal Muller, porte parole de l’intersyndicale : On a des restrictions de personnel sur les exécutants et les conditions de travail s'en font sentir, et les personnels s'expriment de façon à ce qu'on ait un développement du recrutement et une évolution sur l'ensemble des conditions de travail.

Maud de Bohan : Les syndicats dénoncent la multiplication des conflits sociaux à la Mairie de Paris cette année, beaucoup de secteurs sont touchés par le malaise, le nettoiement, les piscines, les cantines, mais aussi la petite enfance. Exemple dans les crèches.

Maria Da Costa Peraira, CGT Petite Enfance : Les équipes sont rarement au complet, ce qui fait que les groupes d'enfants accueillis sont toujours en nombre supérieur par rapport aux normes, et ce qui donne un accueil qui n'est pas forcément de qualité, et les professionnels ont du mal à être totalement disponibles pour chacun d'entre eux.

Maud de Bohan : A l'Hôtel de Ville aujourd'hui se tient le Conseil de Paris, si les syndicats dénoncent le blocage du dialogue social, Bertrand DELANOË s'est montré ouvert ce matin.

Bertrand Delanoë, Maire de Paris : J'ai beaucoup d'estime pour les employés de la Ville et du département, je comprends tout à fait qu'ils expriment des revendications, la vie est dure en ce moment, et moi je suis tout à fait ouvert. Le problème c'est que les recettes sont quand même très limitées. Donc on va travailler sérieusement.

Maud de Bohan : Une délégation des agents est reçue en ce moment même à l'Hôtel de Ville par l'adjointe au Maire chargée des personnels. L'intersyndicale se dit prête à poursuivre la grève si les négociations ne progressent pas.

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                                                     "  Oh, la vache ! C'est vraiment historique  ! "

 

20 Minutes : Mardi 15 Décembre 2009

Les agents de la Ville veulent davantage de moyens

Edition de Paris - Ils étaient environ 2 000 à manifester hier devant l'Hôtel de Ville, encadrés par les forces de l'ordre. La police voulait éviter toute intrusion au Conseil de Paris, qui se tenait à quelques mètres de là. Ces agents municipaux, personnels des écoles, des parcs et jardins, des services de propreté et de la petite enfance confondus étaient en grève pour réclamer plus d'effectifs et de meilleures perspectives d'évolution de carrière. « Les négociations sont en cours, a expliqué le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë. Le fait qu'ils manifestent ne me paraît pas choquant. Mais réussir à maintenir l'emploi en cette période de crise, c'est un exploit. » Il va « regarder comment on peut leur redonner confiance sans que cela fragilise l'équilibre budgétaire de la Ville, par la formation peut-être ».

Les agents, qui avaient déjà fait grève le 23 novembre sans obtenir satisfaction, ont fait savoir qu'ils étaient prêts à reprendre leur mouvement en janvier s'ils n'obtenaient rien.

Magali Gruet


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Grève des agents municipaux à Paris : propositions insuffisantes pour les  syndicats

PARIS, 14 déc 2009 (AFP) –

L'intersyndicale qui avait appelé les agents municipaux de la Ville de Paris à une grève générale reconductible lundi, pour protester contre la politique sociale du maire (PS) Bertrand Delanoë, a jugé "insuffisantes" lundi soir les propositions de la municipalité.

 

"On est bien en deçà de ce qu'on avait demandé", a déclaré à l'AFP Pascal Muller, de la CGT (majoritaire). Les syndicats doivent consulter les agents pour décider de la poursuite du mouvement, a ajouté M. Muller, en évoquant les services de nettoiement et de la petite enfance, où la grève pourrait se poursuivre mardi.

 

Selon Guy Pradelle, de la CFDT, "il n'y aura pas d'appel général à reconduire le mouvement mardi, mais des conflits par secteur peuvent perdurer. Et on est prêt à redémarrer en janvier", a-t-il menacé.


Une délégation de l'intersyndicale (CFDT-CFTC-CGT-FO, Supap-FSU, UCP et Unsa) a rencontré lundi après-midi Maïté Errecart, adjointe (PS) chargée de l'administration générale et des ressources humaines.

 

Les propositions "ne sont pas satisfaisantes", a aussi estimé M. Pradelle, qui a souligné "des avancées, mais pas suffisantes".

 

L'intersyndicale demandait notamment des avancées sur le déroulement des carrières, décrit comme "minimum". "L'administration propose de promouvoir 23% des agents +promouvables+. Nous, on demande 25%, après avoir revendiqué 100%", a expliqué M. Pradelle.


Quant à la revendication d'une "allocation prévoyance santé" de 500 euros pour les quelque 50.000 agents, "on nous propose 110 ou 215 euros" en fonction des échelons, a indiqué de son côté M. Muller.
En conséquence, l'intersyndicale a décidé de continuer à boycotter les réunions des instances paritaires (comité technique, comité hygiène et sécurité...).


Dans la matinée, 1.200 agents municipaux selon la préfecture de police, 4.000 selon les organisateurs, avaient défilé dans la capitale pour protester notamment contre des déroulements de carrière "minimum", alors que commençait l'examen du budget 2010 de la collectivité.

 

L'appel à la grève a été observé par 3.535 agents, soit 9,84% du personnel, selon la mairie. Le plus fort taux de grévistes (45%) a été enregistré à la direction de la propreté et de l'eau.

 

 

                                    Metro-Etienne-Marcel-Paris

                                                                 Du jamais vu depuis Etienne Marcel

 

   

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 14:51

 

Le Parisien : 14 décembre 2009

Paris Le ras-le-bol des employés municipaux

C'est une première à la mairie de Paris: tous les syndicats, y compris les cadres, appellent aujourd'hui à un mouvement de grève. Signe d'un profond malaise à l'Hôtel de Ville.

Gare aux fermetures ! Les services de la mairie de Paris vont tourner au ralenti aujourd'hui. Les 7 syndicats des fonctionnaires municipaux (l'Union des cadres parisiens comprise) appellent les 49000 agents à une grève reconductible de vingt-quatre heures pour dénoncer «la politique sociale de Bertrand Delanoë ». Un rassemblement est prévu ce matin devant 1'Hôtel de Ville, où les élus doivent examiner le budget 2010. Il Y a trois semaines, date d'un précédent appel unitaire à la grève, le mouvement social avait entraîné la fermeture de 50 des 439 crèches parisiennes.

 

« Cette fois, il y en aura encore plus. On en a ras le bol d'attendre des titularisations qui ne viennent pas », pronostique une jeune femme, agent d'entretien, qui enchaîne les CDD depuis quatre ans à la mairie. De grosses perturbations attendues ... La restauration scolaire ne devrait pas être trop touchée. Cependant, l'intersyndicale s'attend à de grosses perturbations dans bien d'autres secteurs: la collecte des déchets qui pourrait être annulée dans plusieurs arrondissements, l'ouverture des parcs et jardins, la voirie ... «Le malaise est profond », insiste Bertrand Pieri, délégué Supap et porte-parole de l'intersyndicale, en soulignant que ce mouvement unitaire est une première dans les relations sociales à la mairie de Paris.

L'intersyndicale réclame pêle-mêle des revalorisations de salaires, une amélioration du système de promotion interne et du droit à la formation, l'attribution de tickets restaurant... Elle dénonce une dégradation des conditions de travail, un risque de remise en cause des RTT, un recours excessif aux agents non titulaires ... «Les ouvertures de nouveaux équipements (les crèches par exemple) se font désormais sans recrutement supplémentaire. A périmètre constant, comme ils disent.

Concrètement cela revient à une baisse des effectifs », notent les syndicats.« Après de nombreux recrutements lors de la précédente mandature, le maire souhaite désormais une stabilité des effectifs, confirme-t-on au cabinet de Maïté Errecart, l'adjointe (PS) chargée du personnel. Lorsqu'on ouvre de nouveaux équipements, on supprime en parallèle des postes administratifs.

C'est du redéploiement, pas des réductions d'effectif. » Attaquée sur sa politique sociale, la mairie rappelle que plus de 3 700 contractuels ont été titularisés depuis 2001 et que la masse salariale de la Ville (un peu plus de 2 milliards d'euros) augmentera de 2,3 % l'an prochain. Après une précédente réunion le 1er décembre, Maïté Errecart va à nouveau rencontrer l'intersyndicale ce matin pour tenter de désamorcer le conflit. Dans un contexte budgétaire tendu _ les élus s'apprêtent à voter une nouvelle augmentation des impôts locaux _, sa marge de manoeuvre risque d'être quasi inexistante. La satisfaction des revendications des communaux coûterait à la ville 45 millions par an.

Pas vraiment compatible avec un budget de crise!

Benoît Hasse

 


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Paris Effectifs : la guerre des chiffres. D'un côté, des syndicats qui critiquent des réductions d'effectifs « déguisées ». De l'autre, des élus d'opposition qui dénoncent l'inflation du nombre d'employés communaux (10000 agents de plus qu'en 2001 selon le patron du groupe UMP à la mairie, Jean-François Lamour) ... Les querelles de chiffres sur le poids du personnel municipal vont sans doute être au coeur du débat budgétaire au Conseil de Paris. Selon la direction des ressources humaines de la Ville, les effectifs budgétaires pour 2010 s'élèvent à 49232 agents, contre 40 300 en 2001. Soit 22 % de hausse en neuf ans.

 

« Cette augmentation est en grande partie liée à la mise en place de l'accord RTT signé en 2001 et aux recrutements qui ont accompagné les nombreuses ouvertures des nouveaux équipements (les bibliothèques, les crèches, les écoles ...) », souligne-t-on à la mairie. « On reste loin du compte », rétorque Pascal Muller, secrétaire général CGT des communaux. « Si l'on retire de ces effectifs les agents précaires qui ont été titularisés et les transferts de personnel liés à la décentralisation, on s'aperçoit qu'il n'y a pas eu assez de vraies créations de postes », conclut le syndicaliste en dénonçant une augmentation de la pression au travail à l'origine du grand malaise des agents.

B.H.

 

 

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Pas d'autres privatisations. Exit la régie municipale. Depuis juin 2009, les Ille et XIXe ont rejoint les sept autres arrondissements parisiens*, où la collecte des déchets est assurée par des sociétés privées.

Cette privatisation (à la mairie, on préfère parler d'« extemalisation » avait entraîné un fort mouvement de grève mené par la CGT-Propreté. Le plan de restriction budgétaire et la stabilisation des effectifs annoncée font craindre aux syndicats une reprise des projets de privatisation dans certains services.

« Les agents territoriaux doivent assurer des tas de nouvelles missions, notamment dans le domaine du social et des services à la personne. S'il n'y a pas de recrutements équivalents, il faudra mathématiquement que la ville se sépare d'autres services », estiment les représentants du personnel communal. Démenti catégorique au cabinet de l'adjointe chargée du personnel. « Le plan d'externalisation est derrière nous. Il n'y a pas de nouveau projet à l'étude.

Les agents des services publics parisiens ne seront pas la variable d'ajustement des contraintes budgétaires », martelait-on à la mairie à la veille de la grève intersyndicale.

* 1er, IVe, Xe, XIe, XIIIe, XVe, XVIIIe.


Paris Effectifs : la guerre des chiffres. D'un côté, des syndicats qui critiquent des réductions d'effectifs « déguisées ». De l'autre, des élus d'opposition qui dénoncent l'inflation du nombre d'employés communaux (10000 agents de plus qu'en 2001 selon le patron du groupe UMP à la mairie, Jean-François Lamour) ... Les querelles de chiffres sur le poids du personnel municipal vont sans doute être au coeur du débat budgétaire au Conseil de Paris. Selon la direction des ressources humaines de la Ville, les effectifs budgétaires pour 2010 s'élèvent à 49232 agents, contre 40 300 en 2001. Soit 22 % de hausse en neuf ans.

 

 

                                                     

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