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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:06

 

France Soir : 10 mars 2011

 

"Révolution de la Carotte" au Petit Palais !

Appelés à la grève aujourd'hui, les employés du musée réclament une prime de 100 €.

«Après la "révolution de jasmin", la "révolution des œillets", voici celle de la Carotte! ». La phrase, extraite d'un communiqué du syndicat Supap-FSU (majoritaire dans les musées de la Ville de Paris), a de quoi surprendre.

« C'est un petit jeu de mots », s'amuse Bertrand Pieri, délégué syndical. «La carotte, c'est à la fois la prime» que nous réclamons et « une manière de dire que nous en avons assez de nous faire carotter». Depuis plusieurs mois, un bras de fer oppose en effet les agents des musées de la Ville de Paris à la municipalité.

Arguant du fait qu'ils ne jouissent d'aucun week-end dans l’année (hormis durant leurs congés), ils réclament« une prime de 100 € net par dimanche travaillé », contre 91 € brut à l'heure actuelle. « Nous travaillons le samedi et un dimanche sur deux pour 1.300 € net par mois en moyenne », explique Bertrand Pieri. «Une prime de 190 €, ce n'est pas du luxe !» A l'appel de l'intersyndicale, le personnel du Petit Palais (VIlle arr.) doit se rassembler devant l'édifice ce matin, dès 10 heures. Des collègues d'autres musées devraient les rejoindre. Les grévistes auront tous une carotte à la main, symbole insolite de leur mouvement.

« Ce n'est pas facile de mobiliser tout le monde, car la pression financière est forte. Nous essayons d'étaler la contestation dans le temps en nous concentrant sur un point. » Si la municipalité semble pour le moment rester sourde aux revendications des grévistes, le succès de la mobilisation dans les bibliothèques à l'automne dernier laisse espérer un dénouement rapide.

 

Philippe Peter


 

                                           presse 3

 


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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:52

 

Paris-collectivités-social-salaires  

Après la polémique des hauts revenus, Delanoë veut aider les bas salaires


Par Philomène BOUILLON    PARIS, 4 fév 2011 (AFP) –

 

Après la polémique de l'automne sur les plus hauts revenus à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë a décidé d'aider les salaires  les plus bas de l'Hôtel de ville, en les augmentant en moyenne de 30 euros net par mois, une mesure jugée insuffisante par les syndicats.


Qualifiées de "première" côté mairie et même côté syndicats par leur importance, les négociations ont commencé en décembre, alors qu'elles ne sont pas obligatoires dans la fonction publique.

 

Elles surviennent aussi dans le sillage de la polémique où s'était trouvé le maire PS de Paris en septembre après les révélations de la Chambre régionale des Comptes qui avait épinglé les salaires très élevés de certains directeurs de l'Hôtel de ville. Les 15 plus hauts revenus atteignaient en moyenne à 12.600 euros net par mois.


Le maire avait alors vite réagi en annonçant à la fois une baisse des 60 plus hauts revenus dans une lettre transmise le 8 novembre aux présidents de groupe (PS, PCF/PG, Verts, UMP, NC), soit une "économie" d'environ 200.000 euros.
Il avait aussi dit dans ce courrier sa "priorité": "soutenir le pouvoir d'achat des bas salaires de la collectivité", dans le contexte du gel du point d'indice dans la fonction publique, de l'allongement du temps de travail et de l'inflation.


Maïté Errecart, adjointe PS chargée des ressources humaines, affirme avoir voulu "donner plus à ceux qui ont moins dans le contexte inacceptable de baisse du pouvoir d'achat des agents".
Elle déclare aussi que cette aide "n'a rien à voir" avec la baisse des hauts revenus puisque l'enveloppe allouée aux "petits" est "sans commune mesure" avec les 200.000 euros rabotés: "elle représente plus de 9 millions d'euros", dit Mme Errecart.


Ces 9 millions bénéficieront ainsi à 31.000 agents payés moins de 1.850 euros net par mois, soit à plus de 60% des 50.000 employés municipaux qui font tourner la méga collectivité, à la fois ville et département.
Ils recevront, selon les échelons, 100 à 300 euros net par an. 7.500 agents auront le maximum de 300 euros et la majorité (22.000 agents) récoltera 200 euros. La mesure comprend aussi une revalorisation de 8% de l'"allocation prévoyance santé" (aide à la mutuelle).
   

Les syndicats, qui défendent régulièrement les revendications salariales, comme en ce moment dans les crèches où les directeurs déplorent l'augmentation des tâches administratives, n'ont pas été convaincus par les relèvements décidés par la mairie. Aucun d'entre eux n'y a souscrit.
   

"On voulait discuter sur l'ensemble de la catégorie C, soit 70% des agents dont les salaires ne dépassent pas 1.800 euros brut par mois. Ce que propose la mairie est le minimum, elle peut financièrement aller plus loin", dit Pascal Muller, secrétaire général de la CGT des Services Publics Parisiens (premier syndicat à Paris).
   

M. Muller rappelle que la masse salariale à Paris représente 2 milliards d'euros et qu'en même temps la "précarité se développe" chez les agents. Pour Guy Pradelle, de la CFDT-ville de Paris (3e syndicat), "le coup de pouce aurait pu être plus fort. La mairie touche des droits de mutations conséquents sur la vente des logements et les impôts locaux ont augmenté, donc de l'argent il y en a".
   

Bertrand Pieri, du Supap-FSU (7e syndicat, 1er dans les musées et bibliothèques), a jugé que ce sont des "négociations pour moins d'une baguette par jour".
   

La mairie entend mener désormais d'autres négociations, portant sur la pénibilité et la réforme de la catégorie B qui concernera plus de 8 000 agents.


 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:48

 

AFP: Le 25 janvier 2011

 

Fonction publique: les CHSCT auront un secrétaire, désigné parmi les élus

PARIS, 25 jan 2011 (AFP) –

Les syndicats de fonctionnaires ont obtenu des aménagements du décret encadrant la création de comités d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), qui auront au moins trois élus des salariés, parmi lesquels un secrétaire, a-t-on appris de source syndicale.


 Ces aménagements ont été obtenus lors de la réunion du conseil supérieur de la fonction publique d'Etat (CSFPE), qui a adopté lundi le projet de décret, avec l'approbation de cinq syndicats (CFDT, FSU, Unsa, CFTC et CGC) et l'abstention de trois (FO, Solidaires, CGT).


La loi du 5 juillet 2010 sur le dialogue social dans la fonction publique prévoit que les comités d'hygiène et de sécurité (CHS), déjà en place, devront aussi traiter des conditions de travail, pour devenir des CHSCT.


 Le gouvernement a accepté lors du CSFPE que ces CHSCT aient "au moins trois élus des salariés", parmi lesquels sera officiellement "désigné un secrétaire du CHSCT", signant les procès verbaux et préparant l'ordre du jour avec le président, a indiqué à l'AFP Maïté Druelle (CFDT).


 Ils devront se réunir non plus deux mais trois fois par an, et pourront convoquer des réunions extraordinaires, même en cas de "nécessités du service". Les CHSCT du privé doivent se réunir chaque trimestre.
 Dans les instances de concertation de la fonction publique, où n'existe pas de comité d'entreprise, les salariés n'ont souvent qu'un mandat de secrétaire adjoint, moins responsabilisant, a rappelé Mme Druelle.


 Pour le secrétaire d'Etat à la fonction publique Georges Tron, "les agents sont dans une situation statutaire et réglementaire et non pas contractuelle et conventionnelle comme dans le privé", a de son côté indiqué à l'AFP son entourage, et "il s'agit de préserver le statut" de la fonction publique.


 Les syndicats ont retiré 20 de leurs 80 amendements et le gouvernement en a accepté 17, selon le ministère.
 Le projet de décret rend obligatoire un CHSCT dans "tous les départements ministériels". L'accord du 20 novembre 2009 sur la santé et la sécurité au travail des fonctionnaires, signé par tous les syndicats sauf Solidaires, en prévoyait un à partir de 50 salariés sur un site.


"Fidèle dans les grandes lignes" à l'accord, le projet de décret reste imparfait sur la "responsabilité de l'employeur", a déploré Anne Baltazar (FO).


"Nous voulions "une rédaction très active, comme dans le code du travail, disant que l'employeur protège la santé de ses salariés, sans ajout qui affaiblisse cette responsabilité", a-t-elle ajouté.


 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 13:49

 

La Dépêche du Midi: 25 janvier 2011

Les syndicats et la mairie s’expliquent dans un débat en face à face

Le week-end dernier, la médiathèque José-Cabanis et les 21 bibliothèques de quartier, dont celle du Périgord, ont encore affiché portes closes. Cela fait maintenant huit mois que les agents du patrimoine du réseau des bibliothèques de Toulouse sont en grève. Avec des préavis déposés régulièrement sur les week-ends, se traduisant par ces fermetures à la clef, faute de personnel.

Ce mouvement discret, larvé depuis le mois de mai dernier, impacte pourtant directement le grand public. Et traduit une réelle tension entre le service culturel de la mairie de Toulouse et la section syndicale CGT portant sur la situation des agents contractuels, sur le manque d'effectifs et sur une compensation financière pour les dimanches travaillés.

Le syndicat Sud a lâché la CGT en novembre, après que la mairie a fait marche arrière, en offrant à nouveau le choix aux agents entre une compensation en temps ou une prime pour le travail le dimanche.

Pour mieux comprendre la situation notre journal a organisé un face-à-face entre Fabrice Rastoul, régisseur technique à la médiathèque, porte-parole de la section syndicale CGT des bibliothèques et Jean-Marc Barès, adjoint au maire chargé des bibliothèques, des archives municipales et de la documentation.

 

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1 - Quels sont les revendications et les points d'achoppement ?

Fabrice Rastoul. On a trois revendications depuis les AG du mois de mai. La compensation financière pour le travail du dimanche. Ce n'est pas nouveau. C'est une revendication portée depuis l'ouverture de la médiathèque en 2004. La question du manque d'effectifs génère aussi et toujours bien des difficultés professionnelles. De nouveaux services, comme le portage de documents à domicile, ont été développés sans personnel supplémentaire. Il manque à ce jour 9 postes d'agents sur le réseau. S'ajoute désormais le non-renouvellement des agents non titulaires au bout d'un an.

Jean-Marc Barès. Ces revendications ont évolué avec le temps. Le conflit a débuté en mai, suite au Comité technique paritaire qui a supprimé les pointeuses, en donnant aux agents une prime de 70 euros brut mais sans possibilité de récupération. Se sont ensuite greffées les revendications d'effectifs…

2 - Pourquoi ce mouvement de grève perdure-t-il depuis plusieurs mois ?

Fabrice Rastoul. Dès que la nouvelle municipalité est arrivée on a posé le problème mais on n'a pas été entendu. Rapidement un audit a été mené qui a lui même chiffré que chaque jour dans ce service il manque en moyenne dix agents. C'est un chiffrage très objectif, qui n'est contesté par personne. En avril, on a décidé de radicaliser le mouvement avec des dimanches de fermetures depuis le mois de juin, grandes vacances exceptées. En 5 mois aucun élu n'a jamais reçu la délégation syndicale. Pierre Cohen avait pourtant fait de la culture l'un de ses objectifs de campagne.

Jean-Marc Barès. La situation a évolué. Le maire suit ce dossier et a remis la récupération du dimanche travaillé possible ou le choix de la prime. Ces derniers week-ends on a réussi à ouvrir même en mode dégradée, le taux de grévistes étant différents selon les équipes. Je pense que le mouvement va régresser.

 

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3 - Le mouvement ne risque-t-il pas de s'enliser comme en 2005 ?

Fabrice Rastoul. En 2006-2007, le conflit avait aussi été très long. Quand on a ouvert la médiathèque en 2004, c'était avec 40 % des effectifs non titulaires. On avait finalement gagné avec une vague de titularisation massive et la prime était dans le lot à l'époque. Mais le conflit avait pris d'autres formes. On va poursuivre le mouvement tant qu'il n'y aura pas de discussions sérieuses et de prise en compte de nos revendications.

Jean-Marc Barès. On a créé 2 postes pour résorber la précarité des contractuels qui ne sont pas renouvelés. On a aussi créé 9 postes pour la nouvelle bibliothèque du Mirail qui ouvre en janvier 2 012. Je reconnais qu'il y a une tension avec ce service mais les problèmes ont été pris en considération. A Toulouse il n'y a pas de manque criant d'effectif au service culturel, on est dans la moyenne haute nationale avec un ratio de 31, 37 euros par an et par habitant pour le personnel des bibliothèques.

4 - Est-il vrai que la mairie envisage de fermer des bibliothèques de proximité pour palier le manque de personnel ?

Fabrice Rastoul. La ville aurait un projet de service et pour résoudre les problèmes de personnel, elle s'apprête à fermer des bibliothèques de quartier. Cette collectivité, c'était la culture. Aujourd'hui on l'affaiblit et on va nous répondre que l'on va ouvrir d'autres bibliothèques comme celle du Mirail. Mais il n'y a rien dans les tuyaux. C'est du lien social que l'on supprime

Jean-Marc Barès. On a hérité d'un réseau important avec 22 bibliothèques contre 9 à Bordeaux et 15 à Lyon. Faut-il conserver autant de petites structures ? Ne faudrait-il pas mieux réfléchir à des bibliothèques interquartier et qui seraient sur des itinéraires bien desservis par les transports en commun, comme le métro et tram. Une nouvelle directrice est arrivée en septembre 2010 et planche sur un projet d'établissement pour les bibliothèques municipales. Dans le futur, peut être qu'on en fermera, mais on se donne le temps de voir.

Lire l’article de « La Dépêche du Midi »

 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 10:46


 Culture : La droite parisienne se mélange les pinceaux !

   

L’UMP parisienne lance une offensive contre les personnels des musées de la Ville de Paris en appelant de ses vœux la transformation des grands musées parisiens (Carnavalet, Petit Palais, et Art Moderne) en établissement autonome. Elle demande surtout des ouvertures plus tardives et notamment des nocturnes. Cette prise de position ne tient évidemment pas compte de la situation des personnels de surveillance des musées parisiens

 

  Il est vrai que cette demande trouve un écho favorable au sein même de la Ville de paris. «Dès novembre, nous avons pensé à étendre les horaires pour l’exposition Basquiat. J'espère arriver à mes fins »  affirme le directeur d’un grand musée parisien dans « Le Figaro ».


L’UMP à la recherche du temps perdu ? La droite parisienne fait cependant œuvre de démagogie et ne semble pas connaître ses dossiers sur la question des horaires d’ouverture des équipements publics. « Dans la capitale, après 17 heures, musées, bibliothèques, piscines se ferment les uns après les autres pour être bouclés à 18 heures »  nous dit Thierry Coudert, conseiller de Paris du 17 arrondissement, dans « Le Monde »

 

…Pas de chance, les piscines sont régulièrement ouvertes jusqu’à 20h30 pour les parisiens et ….jusqu’à 22h pour les associations ! Les bibliothèques ferment ….à 19 heures. Les personnels apprécieront !  Paris tient là son futur adjoint au Maire chargé du Bureau des Temps.

 

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 La droite parisienne contre la famille ? Cette demande d’ouvrir les musées très tard le soir, va se faire au détriment de la vie de famille. Les personnels des musées, composés de mère et père de famille, habitant majoritairement en banlieue, voire grande banlieue, ne seraient, dans ces conditions, chez eux qu’entre 22 et 23 heures.

 

 

L’UMP pour la construction de logements sociaux dans l’ouest parisien ? A moins que la droite parisienne, pour rester cohérente, réoriente sa politique sur le logement social et en accepte (enfin) la construction dans les quartiers de l’ouest parisien (6ème, 7ème, 8ème, 15ème, 16ème et 17ème) à proximité ainsi du Musée du Petit Palais et du Musée d’Art Moderne. Le Maire du 1er arrondissement accueillera sur son quota les personnels du musée Carnavalet.

 

Toute extension d’horaire ou de mise en place de nocturne, n'aura pour seul résultat que la dégradation des conditions de travail  et de vie des personnes à faible salaire

Dans cette histoire, la droite parisienne s’est donc emmêlée  les pinceaux. Nul doute que le résultat donnera lieu à une exposition temporaire. En nocturne ?


 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 17:46

 

Vers un nouveau statut des musées de la ville de Paris pour les redynamiser
 

 Par Philomène BOUILLON

PARIS, 19 jan 2011 (AFP)

- Les 14 musées de la ville de Paris dont le célèbre musée d'art moderne (MAM) et le Petit Palais vont passer sous un statut unique d'établissement public, afin de pallier les lourdeurs de gestion, faciliter leur fonctionnement et mieux accueillir le public.


Ces musées sont actuellement gérés directement par la municipalité à la direction des affaires culturelles (DAC), la production des expositions est assurée par la société "Paris Musées" en délégation de service public.
Une organisation "héritée du passé, source de trop de lourdeur", selon Christophe Girard, adjoint PS à la Culture, qui présentait mercredi le projet de la mairie de créer d'ici mi-2012 un établissement public fédérant l'ensemble des établissements.


 Car en plus des musées, la DAC chapeaute les bibliothèques, les conservatoires, les théâtres, les archives, les ateliers des beaux-arts de la ville...
 "Un manque de souplesse était reconnu" a dit M. Girard. "Cela ne ressemblait pas à l'ère soviétique mais il y avait des lourdeurs inhérentes à des établissements qui ont leur propre vie et doivent en même temps entrer dans une gestion administrative générale".
Donc créer un établissement public, "c'est comme si nous créions un grand Louvre des musées parisiens", a affirmé l'élu en souriant.


"Réformer la gouvernance c'est aussi garantir une meilleure politique culturelle et améliorer le service et l'accueil du public dans nos musées", a déclaré l'adjointe chargée du patrimoine, Danièle Pourtaud. "Il faut prendre en compte", a-t-elle dit, "le contexte de l'offre et de la concurrence" dans une capitale comme Paris où l'offre culturelle est foisonnante. Sous cette nouveau statut, les musées (Zadkine, Vie Romantique, Carnavalet, etc.) pourraient par exemple développer le mécénat, moderniser leur offre culturelle.


"C'est une très bonne chose pour nous, cela permettra une action plus efficace et plus rapide sur les problèmes que peut rencontrer le bâtiment et pour les expositions", a dit Fabrice Hergott, directeur du Musée d'art moderne de la ville, victime en mai dernier du vol spectaculaire des cinq toiles de maîtres. Au MAM "toutes les décisions, les validations, les factures passent par un double circuit assez long (la DAC et Paris Musées)", affirme le directeur.


Autre point noir: les horaires d'ouverture, récemment épinglés dans la presse pour n'être pas assez en phase avec le rythme de la ville, "pourraient faire l'objet d'une réflexion". Au MAM ainsi les caisses ferment actuellement à 17H15, sauf lors des nocturnes le jeudi.


"Les horaires seront une réflexion à mener avec le personnel et les organisations syndicales", avance prudemment M. Hergott. La ville de Paris continuera toutefois à gérer la carrière des agents des 14 musées.


Dans un communiqué, le Supap-FSU, syndicat majoritaire dans les musées de la ville, a jugé que le "transfert vers un Etablissement Public Autonome (EPA) est une étape vers une marchandisation de la culture". Il redoute l'extension des horaires de travail et craint "une privatisation du bien public à travers des soirées privées ou événementielles".


Thierry Coudert, vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris, chargé des questions culturelles, a salué, lui, une démarche "qui va dans le sens d'un voeu déposé ces jours-ci" à la mairie. "Les musées sont gérés comme un service de la ville de Paris. Avec ce projet ils auront un conseil d'administration, un budget autonome digne de ce nom", a-t-il dit.


 

                                girard 7

 


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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:40

 

 Le Figaro : 11 janvier 2011

Le rapport qui agite les musées de la Ville de Paris

 À trois semaines de la fermeture de l'exposition Basquiat, le 30 janvier, les visiteurs "auront beau patienter deux heures, cela n'y changera rien: les caisses du Musée d'art moderne de la Ville de Paris fermeront, sauf le jeudi, à 17 h 15. Des dizaines de milliers d'amateurs ne verront donc pas le phénomène Basquiat.

 

« Dès novembre, nous avons pensé à étendre les horaires. J'espère arriver à mes fins, même si c'est très difficile à mettre en place, explique Fabrice Hergott, directeur du musée. Une telle mesure, qui repose sur le volontariat, suppose des négociations très longues avec les organisations syndicales. » À 1 kilomètre de là, les organisateurs de l'autre exposition phare de la saison, Claude Monet au Grand Palais, viennent de décider d'ouvrir nuit et jour du 21 au 24 janvier. Au final, Monet aura accueilli plus de 850 000 personnes.

La boîte de Pandore La comparaison entre ces deux établissements qui n'ont pas les mêmes statuts juridiques, est cruelle.

Le manque de souplesse des musées de la Ville de Paris s'était déjà posé au printemps 2010 pour l'exposition Yves Saint Laurent au 'Petit Palais.

Malgré un beau succès, les caisses fermaient à 17 h 15, et il n'y a eu qu'une nocturne exceptionnelle, le 28 août. En ce début 20 Il, certains musées de Paris ressemblent à des établissements de la période soviétique.

La Mairie en gère 14, dont le Petit Palais, le Musée d'art moderne, la Maison de Victor Hugo, Carnavalet ou le Musée Zadkine. Gérés par un système centralisé à la Direction des affaires culturelles, ils n'ont aucune autonomie. Dans un contexte où les Parisiens courent les expositions et réclament des heures d'ouverture adaptées à leurs horaires de travail, l'organisation est en porte-à-faux.

 

En 2010, Bertrand Delanoë avait commandé un rapport sur le statut de ses musées, avec l'idée qu'il fallait les faire évoluer. Cette enquête démontre ce que tout le monde sait: la lourdeur administrative des musées est telle qu'elle étouffe les opérations de communication autour des expositions, empêche toute flexibilité, génère du manque à gagner aussi bien en billetterie qu'en catalogues et rebute les mécènes. Ces derniers craignent que leur participation financière n'aille directement dans la « caisse commune », voire dans les logements sociaux, plutôt que dans une exposition donnée. Si le maire ouvre la boîte de Pandore, l'idée serait de transformer ces lieux en établissements publics autonomes.


C'est exactement ce qui se pratique au Centre Pompidou et au Louvre.

Mais rien n'est jamais simple. Pour ses nocturnes, la Réunion des musées nationaux (RMN) fait appel à des entreprises de gardiennage extérieur.

Ce qui ne l'a pas empêchée en 2009, pour « Picasso et les maîtres », d'essuyer un préavis de grève.

Claire Bommelaer et Léna Lutaud


 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 10:38

 

Le Parisien: Le 18 décembre 2010 

 

La bibliothèque confisque les ordinateurs

Débranchés. Disparus. Inutile de chercher l'un des vingt postes multimédias de la bibliothèque Melville (XIIIe), ils ont été retirés des salles. Depuis une semaine, les usagers ne peuvent plus surfer sur Internet. Une série d'incidents a contraint la direction à remiser le matériel au placard. Le personnel de l'établissement tirait la sonnette d'alarme depuis plusieurs semaines. Une série de fiches d'incidents déposées par les bibliothécaires auprès de la hiérarchie ont finalement convaincu la direction d'agir.
 
Des écrans accaparés. « Des hommes issus des foyers installés dans le quartier avaient pris l'habitude de venir consulter le Web à la bibliothèque », rapporte un membre du personnel. Jusqu'ici rien de grave. A ceci près que les hommes en question ont fini par un peu trop s'approprier les lieux. « Ils restaient aux ordinateurs comme s'ils étaient dans un cybercafé. Certains n'hésitaient même pas à regarder des vidéos pornographiques ! » raconte une bibliothécaire.
 
« Des tensions ont commencé à se faire sentir avec les autres usagers qui n'avaient plus accès aux ordinateurs, précise un autre. Nous n'avions même plus le temps de nous occuper des usagers à force de passer du temps à gérer ces altercations. » Les menaces n'ont pas tardé à fuser. « Les usagers ne se sentaient plus en sécurité. Plusieurs habituées n'osaient même plus venir ! » explique une salariée. L'insécurité grandissante a gagné les
bibliothécaires. La hiérarchie a fait tourner le personnel dans les locaux, mais cela n'a pas suffi. «Certains collègues ont même été menacés verbalement. Tôt ou tard, on se serait fait agresser physiquement », rapporte une fonctionnaire.
 
Pour le moment, les ordinateurs vont rester dans les réserves. Ils ne devraient pas réapparaître avant deux mois. « Nous allons réfléchir à une nouvelle configuration des lieux. Les écrans étaient installés dans un en droit un peu confiné. Nous allons les répartir et nous arranger pour que les écrans puissent être surveillés de loin par les membres du personnel », explique Hélène Strag, chef du bureau des bibliothèques. Le prestataire informatique va par ailleurs être mandaté pour limiter le temps d'accès aux ordinateurs.

D'autres incidents similaires s'étaient produits il y a quelques mois à la bibliothèque Truffaut des Halles (Ier). Des compteurs ont été installés pour restreindre le temps d'usage des ordinateurs. Depuis, l'ambiance est redevenue calme.

MARIE-ANNE GAIRAUD / le Parisien du 18 décembre 2010

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 10:32

 

Grève levée dans trois bibliothèques parisiennes après douze semaines de lutte   

 

PARIS, 10 déc 2010 (AFP) –

 

Le mouvement de grève qui paralysait tous les dimanches depuis douze semaines trois bibliothèques de la ville de Paris a été levé vendredi, après un accord portant sur une prime de 100 euros brut pour les personnels travaillant ce jour-là, ont annoncé les syndicats.


Ces bibliothèques parisiennes (François Truffaut dans le Ier arrondissement, Marguerite Yourcenar dans le XVe et Marguerite Duras dans le XXe) étaient fermées les dimanche depuis la rentrée de septembre, les personnels réclamant une prime de 100 euros nets, alors que la ville proposait la somme de 75 euro en brut.

Elles ont finalement "accepté les dernières propositions de la Ville de Paris. Le mouvement de grève qui durait depuis maintenant 12 semaines est donc suspendu", a-t-il été annoncé dans un communiqué.

Ce mouvement soutenu par six syndicats (CGT, CFTC, FO, UCP, UNSA et Supap-FSU) "a malheureusement été entaché par le départ de la CFDT qui a quitté brusquement l'intersyndicale et a appelé à la reprise du travail sans attendre le vote des personnels grévistes".

"Bien que la revendication initiale était de 100 euros net, les personnels ont voté la reprise du travail, la somme accordée ayant néanmoins valeur de symbole", a ajouté l'intersyndicale.

Les trois bibliothèques devraient normalement êtres ouvertes les dimanches 12 et 19 décembre avant de refermer à l'occasion des fêtes de fin d'année, a-t-on ajouté.

                      PHOTOS-BATIMENTS 0703

 

Lire aussi

 AFP: 8ème semaine de grève dans les bibliothèques 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 18:51

 

Livre Hebdo : Le 18 novembre 2010

 

Déçus par les propositions faites par la mairie de Paris, les personnels des trois établissements concernés par l'ouverture dominicale ont décidé de continuer la grève

 

Mardi 16 novembre, les personnels, très remontés, des trois bibliothèques parisiennes censées ouvrir le dimanche (François-Truffaut, Marguerite-Yourcenar et Marguerite-Duras) ont décidé à l'unanimité de poursuivre la grève dominicale entamée le 5 septembre pour obtenir l'augmentation de la prime actuelle de 75 euros nets à 100 euros.

 

La cause de leur déception : les propositions faites le 10 novembre par la mairie de Paris à l'intersyndicale. Les représentants de la mairie ont proposé le passage de 8 à 10 dimanches travaillés par an, tandis que la prime de 75 euros serait augmentée d'un montant différent en fonction du grade des salariés, allant de 5 euros pour les catégories C à 51 euros pour les conservateurs. « Attendre 10 semaines pour nous faire une telle proposition, c'est de la provocation, commente une salariée. Le seul effet aura été de nous rendre encore plus déterminés. »

 

Autre sujet de mécontentement, la mairie de Paris fait du règlement de la question du dimanche un préalable aux négociations sur la revalorisation des salaires des personnels des bibliothèques parisiennes, actuellement inférieurs à ceux de la fonction publique d'Etat et de nombre de collectivités territoriales. « La direction cherche à nous diviser et à monter le reste des personnels contre les trois bibliothèques grévistes », estime un syndicaliste.

 

De son côté, la mairie de Paris souligne que ses propositions sont basées sur ce qui se pratique dans les musées municipaux.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »


 

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