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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 01:07

La RFID, une mauvaise idée pour Paris 

La Ville de Paris a décidé d’équiper, sans réflexion aucune, l’ensemble de ses bibliothèques du système RFID. Cette technologie, semblable à celle du « pass-navigo» à la RATP, utilise le principe d’une puce qui émet des radiofréquences, sensée remplacer l’usage du code-barres.

 

RFID, la nouvelle pensée unique ? Bien que l’élite de la bibliothéconomie fasse preuve d’un enthousiasme sans borne pour l’introduction de la RFID dans les bibliothèques (couverture de « Livre Hebdo », articles dans la revue professionnelle « BBF », biblio-blogueurs, chargés de mission de toutes sortes), et qu’elle pense urgent de faire entrer notre vieux pays dans la modernité supposée, force est de constater qu’à Paris, cette technologie ne fonctionne pas.


L’expérience des premiers établissements équipés nous prouve que la RFID se révèle inefficace, coûteuse, déshumanisante, dangereuse pour l’environnement, inutile et peut être dangereuse pour la santé. Voici pourquoi.

 

                                                    invasion-de-puces-rfid-dans-les-creches 28398 w250

 

Un système compatible avec tous les supports? La Mairie de Paris s’est déjà équipée de différentes formes de puces. Les platines qui lisent ces puces ont, quand à elles, été acquises par un marché divisé entre deux fournisseurs ….  Concurrents ! Les systèmes sont compatibles, nous assure-t-on, par contre ils n’ont pas les mêmes normes d’antivol ! Il suffirait, parait- il d’activer seulement un nouveau protocole. Néanmoins les rares établissements déjà équipés ne sont pas tous compatibles entre eux !

   

CD, DVD, textes lus … c’est la panique la plus totale, car chaque élément d’un document est équipé d’une puce (ainsi un coffret de 4 CD est équipé de six puces : quatre pour les CD, une pour le livret et une pour le boîtier du coffret !). Il est pratiquement impossible de contrôler un double CD ou DVD, car les puces s’ « auto parasitent ». Ce problème surgit également lors de l’équipement de document avec une couverture ou une encre métallique (notamment la collection SF de Robert Laffont). Les puces sont tous simplement illisibles. Les experts en RFID sont  perplexes : il n’y a aucunes solutions pour résoudre ce « soucis » à ce jour.

 

Par ailleurs, les puces ont une épaisseur qui n’est pas égale sur toute leur surface. Ainsi de nombreux usagers reviennent en se plaignant de ne pouvoir lire leurs DVD empruntés. Il est notable que ces difficultés interviennent sur tous types d’appareils : lecteur DVD de salon, ordinateur fixe ou portable, console de jeux.

   

Bientôt tous des machines ? L’objectif de la Ville de Paris est d’installer des automates de prêt dans ses bibliothèques. Actuellement, le temps passé par les bibliothécaires à la banque de prêt leur permet de voir concrètement ce qui sort et de se rendre compte du type de lecteur qui emprunte. Les automates suppriment l’opportunité de voir les documents vivre leur vie au prêt comme au retour.

 

Avec la RFID, cet objectif est déjà atteint. Plus besoins d’automates, il est déjà là : l’agent qui prend les documents des mains du lecteur (invisible) ne les regarde même plus, il a les yeux rivés sur l’écran et place les documents sur la platine sans se soucier de ce qui est emprunté. La transaction va-t-elle fonctionner ? Avec le code-barres, au moins, l’agent a le temps, s’il le souhaite, de jeter un oeil sur le titre du document, puisque celui-ci est sur la même surface que le fameux code-barres

 

                                               robot.jpg

 

Un système pratique, efficace, et rapide ? Le système RFID est censé remplacer l’usage du code-barres. A Paris, ce n’est pourtant pas le cas. On est dans l’abondance : c’est RFID et code-barres !

 

Le circuit du document, de la réception à la mise en rayon, est identique que ce soit avec la RFID ou le code-barres, soit sept étapes. Le gain de temps est inexistant. C‘est même le contraire, car en plus de la saisie, il faut encoder tous les documents afin d’inscrire le code-barres dans la puce (tous le monde suit ?). Sans parler des tentatives des bibliothécaires pour cacher ce gros carré blanc qu’il est si tentant d’arracher. Quant à la banque de prêt et de retour, les platines de reconnaissance interfèrent parfois entre elles. Des documents passent ainsi d’une carte de lecteur à une autre sans que personne ne s’en rende compte.


Pour les inventaires, le matériel employé est le même que celui qui sert à convertir les puces d’un format antivol à un autre (le passage d’une sonde qui émet des radio fréquences vers l’ensemble des puces supposées se trouver dans une zone). Ce système n’est pas satisfaisant car de nombreuses erreurs sont possibles. Certes, le temps nécessaire est sans doute raccourci grâce à la RFID, mais le temps de correction est plus long, car il faut parcourir les rayons, listing en main à la recherche des « oubliés » de la technologie. De plus, les inventaires n’ayant lieu que tous les 5 ans, au mieux et ne durant que quelques jours, cet argumentaire se trouve invalidé en ce qui concerne la RFID.

   

Vers de nouveaux services ou vers la fin du livre ?  La RFID est supposée nous permettre d’introduire des nouveaux services pour les lecteurs, mais quels sont ils exactement ?

 

Le retour en tout lieu : Plutôt que d’obliger le lecteur à ramener l’ouvrage emprunté dans l’établissement où il l’a choisi, il peut le déposer dans n’importe quelle bibliothèque du réseau. La Ville de Lyon opère de la sorte depuis longtemps. Seulement ce service ne nécessite en aucun cas la RFID. Le code-barres le permet et actuellement le logiciel de gestion des bibliothèques parisiennes « GEAC » est paramétré pour. Les documents rendus dans d’autres établissement sont indiqués « en transit » dans le système.

 

La relocalisation automatique des documents : les documents rendus passeraient dans le catalogue de la bibliothèque et lui appartiendraient pour un temps. Ce service ne  requiert pas non plus l’usage de la RFID. Il dépend uniquement du système informatique (dit SIGB) qui détermine les règles de localisation.

 

A moins que ce système de prêt inter bibliothèque soit une façon, à terme, pour nos concepteurs de réduire la masse globale des documents et par là même, la place du livre ?

Cette évolution serait possible en supprimant l’autonomie des établissements dans la constitution et la gestion de leurs fonds. Toutes les bibliothèques partageraient le même catalogue. Avantages : On a du prêt inter bibliothèque sans ramener les documents à leur destination d’origine. On ne garde dans ce nouveau catalogue que ce qui sort globalement plus (pourquoi avoir une centaine de fois le même document, si n’y en a que vingt qui sortent en permanence ?) et on économise sur la masse globale des livres.

Inconvénients : Il n’y aurait plus la possibilité de développer une lecture de proximité et une grande partie du public s’en trouverait exclue ; la diversité des collections, quant à elle, se trouverait menacée.

 

Les automates de prêt : c’est l’argument massue développé par la Ville de Paris pour installer la RFID. Or, encore une fois, des automates de prêt existent déjà avec le système du code-barres et ce, depuis un petit moment. La RFID n’apporte absolument rien de plus.

 

Une meilleure interactivité : Il serait possible, pour les lecteurs, d’obtenir des informations supplémentaires sur un document en le plaçant sur une machine équipée d’un lecteur RFID, grâce aux informations stockées dans la puce ! Non seulement c’est une mauvaise idée de stocker des données dans un support périssable (pilon, vol, dégradations de toutes sortes) mais c’est une erreur de penser que ce type de service se fait sans l’appui d’une base de données efficace.

 

La RFID contre le développement durable ? La gestion des déchets est aujourd’hui au cœur des questions environnementales et c’est une bonne chose que les bibliothèques intègrent cette problématique dans le traitement des documents. Malheureusement, les puces RFID ne sont pas un modèle en la matière. En plus des colles et des parties métalliques dont elles sont composées, certaines puces dites « actives » comportent une petite pile électrique dans leur circuit intégré.

 

Ce détail n’est pas anodin, il signifie que ces puces ont une durée de vie limitée (environ 5 ans). Il faut donc une identification de type code-barres pour assurer la pérennité du document dans les collections.

Dans ces conditions, il est hors de question de jeter ces puces sans prendre des précautions. Il est peut être temps de poser la question aux industriels : Sont-ils prêts à retraiter nos documents « pucés » ainsi que la loi l’oblige pour les fabricants de piles et de batteries électriques. Quelle est la position de la Ville de Paris sur ce sujet. ? Elle, dont le maire a mis les questions environnementales au cœur de son programme de mandature ?

 

                                                    rfid-tag.jpg

 

Combien ça coûte ?   Etant donné que les bibliothèques parisiennes collent des code-barres sur leurs documents, puisque le système informatique ne permet pas d’encoder directement les puces avec un numéro d’exemplaire, le surcoût de l’équipement RFID n’est pas négligeable. Un moyen terme serait d’acheter des puces avec un code-barres imprimé dessus, diront certain. Non seulement ce n’est pas prévu dans le marché actuel, mais ce serait incompatible avec les documents composites (2 CD, 3 DVD, livres avec cartes ou plans, etc..). Garder uniquement le code-barres permet des économies non négligeables en ces temps où les services publics voient leurs ressources diminuer.

 

Ondes électromagnétiques et santé publique : la RFID soulève le même problème que la Wi-fi . Le système RFID émet des ondes électromagnétiques en permanence. Les puces, comme les platines de lecture, émettent des champs électromagnétiques pour récupérer les données qui se transmettent par radiofréquences. Déjà un nombre important d’agents de la médiathèque Marguerite Yourcenar (Paris 15ème) se plaint de troubles divers (maux de tête, douleurs derrière la nuque, acouphènes, etc..) depuis l’installation de nouvelles platines de lecture. Est-ce à dire que les personnes atteintes d’hyper électrosensibilité seront désormais exclues de ce type d’établissement ? Aujourd’hui, les personnels de la médiathèque Yourcenar demandent le retrait de la RFID (cela n’aurait aucun impact sur le fonctionnement de cet établissement).

 

Cette problématique sera abordée lors du prochain Comité d’Hygiène et de Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

C’est dans cette instance que s’était tenu le débat sur les effets du Wifi sur la santé, et qu’avait été voté le maintien du débranchement des bornes Wifi (dites Hotspots) dans certaines bibliothèques parisiennes. Ce phénomène ne se limite pas qu’à Paris puisque des cas similaires sont répertoriés ailleurs en France et dans le monde.

Il est à craindre que le développement de la RFID rajoute à la pollution électromagnétique déjà importante, et dont on ne connais pas encore l’impact en terme de santé publique pour les années à venir. A l’heure où ce phénomène fait débat dans la société, il est nécessaire de s’interroger également sur les effets de cette technologie.

 

En définitive, ce qui compte réellement dans le développement des services publics liés aux documents, c’est de constituer une base de données efficace, fiable, évolutive et ergonomique. C’est pourquoi il est essentiel de bien mesurer l’importance du système de gestion informatique, qui va de plus en plus être au cœur du fonctionnement des bibliothèques parisiennes.

 

Dans ces conditions, il semble urgent d’ouvrir un débat qui n’a jamais eu lieu dans les bibliothèques, sur le bien-fondé de l’utilisation en bibliothèque de  la RFID.

 

                                                      rfid-large.jpg

 

 

Lire aussi

La RFID dans les bibliothèques : Une technologie qui pose des questions d'ordre sanitaire, éthique et écologique.  

La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ?

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 12:18

 

Le Parisien : 1er Août 2008

La mystérieuse odeur du musée Victor-Hugo 

A peine le pied posé sur la première marche de l'escalier, Catherine* grimace. « Vous sentez cette odeur insupportable ? accuse cette vacataire employée au musée Victor-Hugo, place des Vosges (IV e ). Cela ressemble à de l'ammoniac, ça pique le nez et ça fait pleurer les yeux. A tel point que les collègues se plaignent régulièrement de maux de tête… » Catherine n'est pas la seule à incriminer les mystérieux effluves qui envahissent depuis deux mois le premier étage de ce musée municipal consacré au célèbre écrivain du XIX e siècle.

 

Sur le livre d'or, les commentaires de mécontentement se succèdent : « Une odeur dégoûtante subsiste au premier étage », observe ainsi un touriste originaire du Québec. « La visite est agréable, mais quelle est cette odeur au premier ? » s'interroge un autre visiteur. « Ça pique le nez et ça fait pleurer les yeux » De quoi alerter les syndicats municipaux. « On nous a signalé d'inquiétants malaises, déplore Bertrand Pieri, délégué Supap-FSU, syndicat qui regroupe les fonctionnaires municipaux du domaine culturel.

 

Ces odeurs pourraient provenir de la nouvelle peinture du musée, rénové au mois de février. Mais impossible d'obtenir des informations sur les produits utilisés. » Consciente du problème, la direction de l'établissement a donc sollicité le laboratoire de la Ville de Paris pour une série de prélèvements, avant de fermer le premier étage du musée pendant plusieurs jours. « Mais les résultats étaient négatifs, se défend Thierry Renaudin, le secrétaire général du musée. Nous avons donc rouvert.

 

Et aujourd'hui, le problème a presque disparu. » Pas de quoi, pour autant, rassurer les salariés, qui mettent en cause les méthodes du laboratoire. « Les agents se sont contentés de prélever des échantillons de l'air et pas des échantillons de peinture ! raille Christophe*, en renseignant un visiteur sur le problème. C'est normal qu'ils n'aient rien trouvé… Et nous, on est toujours là avec cette affreuse odeur. »

 

Pour protéger les salariés, le syndicat Supap-FSU demande aujourd'hui la « fermeture temporaire du musée jusqu'à l'identification de la mystérieuse odeur ». Ce qui devrait être effectivement le cas d'ici à la fin du mois d'août, mais pour d'autres raisons. Afin de préparer une rétrospective sur « les Misérables », le musée devrait comme c'est le cas pour chaque nouvelle exposition d'importance fermer ses portes… et refaire toutes les peintures de l'étage. « Notre salut… peut-être », espère Catherine.

 

* Les prénoms des salariés ont été modifiés.

 

Finalement, après des semaines d'enquête, la Ville de Paris refera les peintures.

Depuis les odeurs ont disparues, mais pas la présence bienveillante de Victor Hugo 

 

                                                         220px-Victor_Hugo.jpg

                                                        " Mummm, ça sent vraiment pas la rose ! "

 

 

 

 

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 15:50

 

Le Parisien : 7 juillet 2008

Réparer la bourde sur les bibliothèques !

Les crédits d'acquisition de nouveaux livres dans les bibliothèques municipales auraient-ils fondu comme neige au soleil ? D'après plusieurs élus de droite du Conseil de Paris, l'Hôtel de Ville va tenter de réparer une « bourde » votée en décembre dernier lors du premier budget 2008. En raison de ce qui semble être une « erreur », les crédits alloués aux bibliothèques auraient baissé de 50 % par rapport à 2007.

« Nous avons envoyé une lettre de protestation à Christophe Girard et nous sommes intervenus auprès de différents élus verts et UMP », explique Bertrand Piéri, délégué Supap-FSU, le second syndicat de personnel des bibliothèques parisiennes.

Les élus du conseil d'arrondissement du XV e ont ainsi déjà voté un voeu la semaine dernière à l'initiative du maire Philippe Goujon (UMP) pour que le maire « s'engage à rétablir la totalité des budgets d'acquisition 2008 afin d'offrir la qualité de lecture publique » « Cette erreur n'était-elle pas une bonne opportunité pour réduire les crédits des livres papier et développer les projets de bibliothèque numérique », se demande-t-on chez Supap-FSU.

Cet après-midi, une « rallonge » de 3,4 millions d'euros devrait être votée par les élus pour compenser la baisse du budget, sans doute involontaire. Au cabinet de Christophe Girard, adjoint de Bertrand Delanoë chargé de la culture, l'information n'a pas été commentée. « Nous en parlerons au Conseil de Paris ce lundi », a simplement indiqué un des membres de cabinet.

 

                                                          11289498-oups-faute-ou-erreur-faites-une-grosse-erreur-ou-d.jpg

 

 

 

 
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 14:50

 

ActuaLitté : 26 mai 2008

Wifi dans les bibliothèques : La FSU répond à ses détracteurs

Le 3 avril dernier la FSU-Bnf et le SUPAP-FSU avaient, dans un communiqué, encouragé « l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels, à reconsidérer l’utilisation massive et systématique du WiFi et la généralisation des connexions filaires. Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniale. ».                                                       

Le communiqué qui met le feu aux poudres

Un communiqué qui a été mal pris et peut-être mal interprété par certains acteurs de la « biblioblogosphère » et qui fut le départ d'un débat houleux bientôt transformé en polémique. Ceux-ci estimaient que les membres de la FSU (fédération syndicale unitaire) défendaient « une position rétrograde qui témoigne d’une incompréhension majeure de l’évolution de notre société et de nos usagers comme de leurs pratiques ».

Lire le suite sur: link

 

                               wifi 4

 


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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:49

 

Le Parisien : 24 avril 2008

 

On a frôlé le pire au musée Carnavalet

 

Camille Neveux  

 

«Accès interdit pour des raisons de sécurité ». Apposé depuis six semaines au pied de l'escalier dit « de la Révolution », au premier étage du musée Carnavalet, dans le Marais, cet écriteau n'est pas prêt de disparaître. Et pour cause : fermé jusqu'à nouvel ordre, l'imposant escalier en fer forgé, qui relie les salles du musée historique de Paris dédiées au XVIIIe siècle à celles consacrées à la Révolution française, a failli coûter la vie à une fillette de 8 ans.


 En visite au musée, le 5 mars, une vingtaine d'enfants du centre aéré Pierre Foncin ( XXe ) s'apprête à rejoindre le deuxième étage, avant d'être arrêtée « par un bruit assourdissant ». « On a entendu un gros boum, mais personne n'a vraiment réalisé ce qui se passait », souffle Sophie, 20 ans, une des deux animatrices en charge du groupe ce jour-là. Avant de comprendre qu'une fillette vient d'être frôlée à la tempe par un anneau en fer forgé de 25 cm de diamètre, qui s'est désolidarisé de la rambarde d'escalier, trois mètres plus haut... « Elle s'en est sortie avec une simple bosse, mais j'ai vraiment eu la peur de ma vie , reconnaît l'accompagnatrice. A 20 centimètres près, elle prenait l'objet en pleine figure ! »

 

A la mairie de Paris, en charge du musée Carnavalet, on confirme que l'accident « aurait pu être dramatique ». « Mais dès le lendemain, nous avons sécurisé la rampe, balisé les lieux avec un ruban rouge et blanc et limité les visites à l'étage à 88 personnes », précise-t-on au cabinet de Colombe Brossel, adjointe de Bertrand Delanoë en charge du patrimoine, pour qui la sécurité « reste une priorité ». Des travaux seront engagés prochainement, pour rouvrir l'espace au public. Après état des lieux, la section locale d'architecture de la Ville a établi que la rampe, changée récemment, « présente un défaut de conception ». Mais pour le syndicat Supap-dac, qui regroupe les fonctionnaires municipaux du domaine culturel, cet incident au musée Carnavalet « n'est pas un acte isolé ». « Au mois de septembre dernier, un groupe de personnes est resté coincé dans un ascenseur du musée Carnavalet pendant plus d'une heure, déplore le délégué syndical Bertrand Pieri. Sans oublier les catacombes, sous la tutelle du musée, qui ne sont pas du tout sécurisées... »

 

                               

                          Musee Carnavalet Paris 1

 




 

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 16:55

   

Le Parisien : 10 avril 2008

Coup de froid avant la réouverture des catacombes

Deux mois après leur fermeture pour travaux, les catacombes rouvriront-elles le 10 avril, comme prévu ? On le saura aujourd'hui au terme de la réunion qui verra s'opposer une intersyndicale composée de la CGT, FO, l'UNSA et Supap-FSU et les services de la mairie de Paris. Car les syndicats menacent de « bloquer l'accès au site », selon Agnès Dutrevis, du Supap-FSU. Objet du courroux des syndicats : les conditions de travail du personnel.

 

Des problèmes d'hygiène et de sécurité.  « Elles sont extrêmement mauvaises et l'ont toujours été, souligne Agnès Dutrévis. Les prises électriques ne sont pas aux normes. A chaque fois que la serpillière est passée, le personnel risque de s'électrocuter. Il n'y a nulle part où se changer et les conditions d'hygiène sont désastreuses. Il est hors de question de rouvrir les lieux dans ces conditions. » Les employés soulignent le froid et l'humidité qui règnent sur place. « Il est évident que les conditions de vie et de travail sont très difficiles dans les catacombes pour les visiteurs comme pour les employés de la mairie, souligne Christophe Girard, le maire adjoint chargé de la culture, qui associera Colombe Brossel, la toute nouvelle maire adjointe chargée du patrimoine, aux discussions. 

 

 

Les syndicats ont raison de nous alerter, surtout en début de mandature. Leur demande est légitime. Mais il est très difficile d'apporter des modifications à ce lieu très visité, très insolite et qui est classé. Je suis cependant disposé à apporter des aménagements à leurs conditions de travail, dans la mesure du possible. » Les syndicats demandent « le règlement des problèmes élémentaires de sécurité », la « location d'un espace » qui leur soit dédié à proximité des catacombes et la titularisation de treize vacataires travaillant sur place.


 

                                    précaires 3

 


 

                                  

 

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 01:06

 

Les ondes du wi-fi inquiètent le personnel des bibliothèques

 

Marie-Anne Gairaud | 04.12.2007

 

Les bibliothèques de la ville ne sont plus toutes connectées au wi-fi. Depuis quelques jours, dans cinq établissements (Lancry, X e , Faidherbe, XI e , Italie, XIII e , Vandamme, XIV e et Goutte-d'Or, XVIII e ) le service est déconnecté. Aucune panne technique n'est à l'origine de ce débranchement. C'est l'inquiétude du personnel municipal qui a convaincu la Direction des affaires culturelles (DAC) de leur couper le wi-fi.

La semaine dernière, à l'occasion d'un comité d'hygiène et de sécurité de la DAC, le syndicat Supap-FSU a soulevé le problème de maux à répétition chez certains employés municipaux avec en ligne de mire le réseau Internet sans fil. Une quarantaine de personnes ont déjà fait état de maux de tête, vertiges, malaises ou douleurs musculaires. S'en sont suivies près de quatre heures de débat. Expert de la ville, élus, syndicats, agents... tout le monde a pris la parole. Priartem et Agir pour l'environnement, deux associations déjà connues pour leur lutte contre les antennes de téléphonie mobile, ont évoqué une étude américaine récente évoquant les effets toxiques sur les gènes des ondes de 2 450 MHz (la fréquence du wi-fi). Le comité d'hygiène et de sécurité s'est donc prononcé pour un moratoire sur le développement du wi-fi dans les établissements municipaux.

« L'expert de la ville n'était pas très rassurant, admet Christophe Girard, l'adjoint au maire chargé de la culture. Comme le maire n'aime pas qu'on passe en force et que l'assemblée nous demandait d'appliquer le principe de précaution, j'ai décidé d'examiner le sujet avec le cabinet du maire et Jean-François Dagnaud (NDLR : adjoint au maire de Paris chargé des ressources humaines). » Pas question pour la ville cependant de renoncer au wi-fi. Pour calmer les esprits et répondre à l'inquiétude du personnel, la Direction des affaires culturelles va, dans un premier temps, réétudier le positionnement des bornes incriminées.

 

Le Parisien


 

                                       wifi 5-copie-1

 


 

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 14:09

 

Article du 5 octobre 2007

 

Tentative de fermeture de la bibliothèque Vaugirard 

 

Chronologie et décryptage  par notre chroniqueur Abel Croquignol 

 

 Vers mai-juin, la Ville prend la décision de fermer la bibliothèque Vaugirard (15ème) dans le plus grand secret puisque ce sujet n’est pas même évoqué lors du Comité Technique Paritaire  de la Direction des Affaires Culturelles début juin. Plusieurs raisons sont plausibles. La principale est que la nouvelle médiathèque Yourcenar, rue d’Alleray, sera LA vitrine du bilan culturel de la mandature. Un symbole fort qui doit marcher coûte que coûte ! Le maintient de la bibliothèque Vaugirard risque de lui faire de l’ombre, il faut éradiquer la concurrence. On récupère à l’occasion des postes budgétaires et des crédits de fonctionnements, ce qui, dans l’état actuel des finances du réseau, est toujours bon à prendre.

 

28 juin : Sur un simple coup de fil, les personnels de la bibliothèque Vaugirard apprennent que l’établissement doit fermer. « Cette décision est irrévocable » leur affirme t-on.

 

29 juin : La CFDT apprend la nouvelle, Silence … !

 

30 juin : Le Supap- FSU, par des bruits de couloirs, a connaissance de l’information. Après vérification auprès des agents de Vaugirard, ils décident de rédiger un communiqué pour le mardi suivant.

 

03 juillet 2007 : Ce communiqué est envoyé aux médias, aux élus, et à l’ensemble des adresse intranet de la ville de Paris.

 

04 juillet : La CFDT est toujours silencieuse.

 

05 juillet : « Le Parisien » fait paraître un article, réaction de Christophe Girard : La fermeture est admise officiellement pour la première fois.

 

06-15 juillet : Le Supap, rencontre des groupes politiques « Verts, PC, MRC, Modem, UMP » qui apprennent la nouvelle. Des vœux s’opposant à cette fermeture vont être déposé au Conseil de Paris.

 

16 juillet : La CFDT est toujours silencieuse : Très curieux !

 

17 juillet : Tenue du conseil de Paris : tous les groupes interviennent donnant lieu à un long débat, seul le PS soutient la fermeture.

 

18 juillet : Nouvel article dans « Le Parisien ».

 

20 juillet : Envoi d’une pétition dans les bibliothèques et sur Internet. La riposte se met en place.

 

22 juillet-10 août : Tentative de la DAC pour accélérer les mutations des nos collègues de Vaugirard. Des syndicats interviennent. Le silence de la CFDT est assourdissant. Sont-ils partis en vacances ? Ne lisent-ils pas leurs mails ? Boudent-ils la presse ? C’est décidément très curieux. ! Des choix, des actes ?

Pourtant les ce syndicats a été contacté par les personnels de Vaugirard qui lui ont demandé de réagir officiellement. Mais c’est l’été…

Et la ville pense que cette histoire va tomber dans l’oubli. Erreur politique !

 

28 août : Le compte rendu officiel du conseil de Paris est diffusé dans toutes les bibliothèques.

 

29 août : La CFDT sort enfin de son silence. Elle envoie un tract sur le conseil de Paris. Elle se félicite de la réforme de la catégorie C et de l’ouverture dominicale. Pas un mot en revanche sur Vaugirard. C’est vraiment troublant. Ce silence vaudrait-il approbation ?

 

04 septembre : Création d’une intersyndicale  FO, la CFTC, la CGT, Supap-FSU et l’UNSA pour relancer la mobilisation. La pétition devient commune, Ils écrivent aux élus, la date d’une AG est arrêtée. Ils iront défendre les personnels de Vaugirard le 18 septembre lors d’une convocation de la DAC. Nous verrons plus tard combien cette date deviendra importante.

 

Un communiqué est envoyé sur toute la ville de Paris.

 

06 septembre : Lors d’une « mise au point » officielle, Christophe Girard répond à l’intersyndicale. Il communique sur tous les mails et sur son blog. Ca commence à s’agiter. C’est le premier signe qui montre que rien n’est perdu. On entre dans la zone de vérité-le « money time » comme on dit dans les sports américains.

 

 07 septembre : La pression monte à la suite de la parution d’un article assez décapant dans la revue « Livre Hebdo ».

 

11 septembre : L’intersyndicale rencontre les élus du 15 ème. Un vœu sera déposé lors du conseil d’arrondissement. Ils s’organisent de leur côté, les lecteurs également. La pétition est diffusée maintenant massivement.

 

12 septembre : L’article de « Livre Hebdo » est communiqué à tous les élus et sur les mails des bibliothèques.

 

13 septembre : La CFDT est dans une position intenable. Ils étaient prêts à avaler la couleuvre Vaugirard mais celle-ci a grossi entre temps. Si elle ne réagit pas, c’est peut-être son existence même dans les bibliothèques qui serait remis en cause. Leurs adhérents grognent… La CFDT lâche Christophe Girard et 76 jours après l’annonce de la fermeture de Vaugirard, elle fait connaître enfin sa position.

Elle est … contre !! Elle appelle à la grève pour le 18 septembre ( ?).

Les digues sautent les unes après les autres.

L’intersyndicale fait un bilan des actions et proposent un calendrier pour les actions futures. Elle propose à la CFDT de la rejoindre, puisqu’elle est d’accord avec ses  positions. Pas de réponse… De nombreux blogs reprennent la mobilisation de Vaugirard.

 

14 septembre : L’intersyndicale fait connaître « notre mise au point à la mise au point ». La réponse à l’adjoint à la culture avec communiqué des vrais chiffres fragilise sa position. Article dans « Marianne, Libération, le Figaro, Politis, L’humanité, Lire, le canard enchaîné, Livre hebdo et le Parisien.

 

Un forum des associations se tient dans le 15 ème, des centaines d’associations sont présentes. La pétition s’y trouve aussi et circule bien. Nous recueillons un grand nombre de signatures. Madame Hidalgo est interpellée par des usagers. Elle perd pied et affirme que rien n’est encore définitif pour Vaugirard. La première adjointe lâche Monsieur Girard à son tour. Le coup de grâce ? 

 

17 sept : M. Dagnaud sensible aux arguments de la CFDT lâche Girard à son tour. En fin d’après midi réunion au sommet. La CFDT rencontre Girard et paraît- il M. Dagnaud ( ?), la présence de ce dernier est inhabituelle. C’est même semble-t-il une première pour des affaires concernant la DAC. Cela ressemble à une reprise en main, la Ville de Paris ne veut pas que Vaugirard soit en enjeu pour les futures élections professionnelles. Il faut sauver le soldat CFDT. Christophe Girard est sacrifié et on réhabilite ainsi Vaugirard.

La CFDT envoi son tract 7mn après la réunion, le communiqué de Girard n’est même pas encore écrit. Ce communiqué sera finalement envoyé 27 mn plus tard.

Il encense la CFDT. Une première ! La ficelle apparaît toutefois un peu grosse.

Le soir même au Conseil d’arrondissement du 15ème est voté un vœu en faveur de Vaugirard. Mme Hidalgo vote….contre. Elle annonce cependant le retrait du projet et félicite a son tour la …..CFDT ! La leçon est bien apprise. Cependant Mme Hidalgo l’a mauvaise.

 

18 sept : Le communiqué de Girard fait des dégâts dans les bibliothèques. Beaucoup sont choqués. La CFDT fait du triomphalisme un peu maladroit car ça fait rigoler tout le monde. La ficelle est décidément vraiment trop grosse et tout cela d’avoir l’effet contraire que le résultat escompté.

 

19 sept : M. Girard reçoit l’intersyndicale, il parle d’emblée des élections professionnelles ( ?), décidément c’est une obsession (mais pour qui ?) les participants sont  déjà au courant depuis hier du « deal » entre la Ville et la CFDT ; Ils lui rappelle que élections professionnelles ou pas, ils défendront Vaugirard et continueront à défendre Vaugirard et les autres, car c’est leur rôle en tant qu’organisation syndicale , ce que M. Girard a finalement bien reconnu ; (mais peut être voulait-il nous envoyer un message subliminal ?) Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume du Danemark.

 

Néanmoins M. Girard semble affaibli politiquement par cette histoire et nous n’en rajoutons pas.

 

Les personnels obtiennent satisfaction sur toute la ligne – rétablissement des crédits, annulation des mutations, report « sine  die » - Vaugirard semble à l’abri pour un moment et c’est bien là l’essentiel. L’alliance des personnels, des élus, des usagers et de l’intersyndicale.

 

21 sept : La CFDT tente de récupérer la chose, c’est de bonne guerre. Ils annoncent un AG pour le vendredi, histoire de prendre de vitesse l’intersyndicale. C’est très surprenant, car il faut en général au mois 15 jours pour déposer une demande d’AG, là c’est digne de Chronopost, il y aurait-t-il inégalité de traitement ?  Plus rien ne nous surprend. 


 

                                arret_sur_images_2.jpg

                                          Bravo ! C'est ce qu'on appelle du décryptage 

 


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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 13:11

 

Le Parisien : 18 juillet 2007

 
Deux bibliothèques ouvriront le dimanche

Exceptionnellement, les syndicats avaient fait le déplacement jusqu'aux tribunes du Conseil de Paris. Mais leur présence n'aura pas empêché le vote. Toute la gauche - les Verts mis à part - ont approuvé hier la délibération concernant l'ouverture dominicale de la future médiathèque Marguerite-Yourcenar (XV e ) et bibliothèque du cinéma François-Truffaut (1 e r ).

Un projet contre lequel s'oppose le syndicat Supap-FSU depuis qu'il a été décidé par le bureau des temps, cette structure de la Ville de Paris chargée d'adapter les horaires des services publics à ceux des Parisiens. Le projet a tout de même soulevé des oppositions. De la part des Verts tout d'abord, les seuls avec l'UMP à voter contre. Raison évoquée : le manque de personnel recruté pour ces nouveaux équipements et l'embauche d'étudiants à temps partiel pour travailler le dimanche.

 

Le PC et le MRC ont dénoncé « le manque de concertation avec les personnels », « l'insuffisance du nombre de postes créées » et qui ont réclamé un débat sur « la pertinence » de cette ouverture dominicale. Malgré ces critiques, ces deux derniers groupes ont quand même fini par se ranger dans les rangs du PS. « Nous avons créé des postes, s'est défendu Christophe Girard, l'adjoint au maire de Paris chargé de la culture. Et ouvrir le dimanche, c'est proposer une activité gratuite et culturelle à tous les Parisiens. Si on s'y oppose, il faut aussi fermer les musées, les piscines, et tous les autres équipements ce jour-ci ! »

Autre point qui a été débattu : la fermeture de la bibliothèque Vaugirard (XV e ) programmée en raison de sa proximité avec la future médiathèque Yourcenar. Mais là aussi, malgré plusieurs voeux déposés par l'UMP et les Verts, le projet a été acté.

Violette Lazard


 

                                    le parisien 13

 


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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 01:05

 

Article du 20 juin 2007

 

Dimanche : Une grand’messe sous haute tension !

 

Exclusif ! La vérité sur le Comité Technique Paritaire de la Direction des Affaires Culturelles. Par nos envoyés spéciaux.

 

Le mardi 19 juin 2007, M. Girard a présidé le CTP de la DAC dont l’ordre du jour portait sur l’ouverture des bibliothèques le dimanche.

Un nombre impressionnant d’agents de « Yourcenar » et de « François Truffaut » (plus d’une vingtaine) étaient présents à ce CTP. Du jamais vu !! Du coup, un Christophe Girard un peu tendu ouvrait la séance. Les hostilités pouvaient commencer.

 

Premier point à évaluer : les effectifs prévisionnels de « Truffaut » et « Yourcenar ». Surprise ! Pour faire tenir le rythme d’un dimanche sur cinq aux personnels, la Ville de Paris intégrait dans les plannings les ouvriers relieurs et le personnel administratif !

Après intervention des syndicats opposés au dimanche, l’administration retirait ces deux catégories d’employés du calcul, rendant de nouveau pratiquement intenable la promesse de n’effectuer qu’un dimanche sur cinq.

 

Autre tentative de la direction : Intégrer les assistants des bibliothèques dans le groupe des agents pouvant tenir le rôle de responsable d’établissement. Tentative bien évidemment rejetée. Seuls les catégories A et les Bibliothécaires Adjoint de catégorie B  pourront faire office de chef d’établissement le dimanche. Il n’y a pas loin du grand Oudini au regretté Garcimore !!!!!


La confusion règne en maître et nos partenaires de l’administration ne savent toujours pas comment vont fonctionner ces établissements.

Nous avons réaffirmé notre opposition totale à l’embauche de précaires à temps « très partiel » pour faire fonctionner ces lieux culturels. Cette proposition est pour nous le début d’une remise en cause de la Fonction Publique.


Il semble même évident que le nombre minimum de personnes requises pour ouvrir le dimanche ne sera pas atteint.

 

Fort marri et passablement énervé par la résistance des personnels, M.Girard a menacé de quitter le CTP et d’annuler le projet porté par la Ville. La mine réjouie des personnels et de la majorité de leurs représentants a fini de décourager l’édile qui finalement est resté mais, boudeur, a décidé de se taire.

Il faut avouer que ses arguments sont tombés un à un.

Plus de projet culturel, aucune demande des parisiens et absence du sujet dans le contrat de mandature. Seuls restent la remise en cause du repos dominical et le dessein d’employer des vacataires étudiants à vingt six heures mensuelles. Quand le mouvement et la modernité sentent la fuite en avant … !!!!

 

Très tendu, notre élu lance dans un dernier sursaut héroïque : « Il ne faut pas vous tromper d’adversaire ! » SIC !!! Nous qui rêvions surtout d’être des partenaires !!!

 

 La rue du Renard dans le poulailler !!!  Arrive enfin le plat de résistance : Le projet de délibération.

Les personnels en profitent pour réaffirmer haut et fort leur refus du changement de leur cycle de travail, rappeler à l’adjoint sectoriel qu’au regard des précédentes réunions, ils lui avaient retiré leur confiance et jugeaient cette délibération particulièrement dangereuse. Un débat sur la prime s’ensuivit. L’élu n’hésitant pas à traiter les agents de menteurs.


Le Supap, toujours charitable, a fait réécrire la délibération qui était à l’évidence fort mal rédigée, sous le regard médusé de M.Girard qui savait que nous voterions contre quelle que soit la mouture finale.

 

Vint enfin le « vote » : La CGT, FO, la CFTC, l’UNSA, et le SUPAP-FSU votèrent contre. La CFDT, très enthousiaste, vota…pour !!!

Sous les yeux d’une assistance médusée !


 Ici les moulineaux, à vous la rue du Renard !!  L’administration, moins enthousiaste, elle, a voté…pour !! On a retenu notre souffle pendant que M.Girard votait sans réelle conviction.

 

Ce CTP, plein de confusion, a duré malgré tout presque 3 heures et montré que ce « projet du dimanche » était majoritairement rejeté par les syndicats et les personnels. Ceux de « Yourcenar " et de "Truffaut » n’en sortent pas rassurés. L’ambiance générale de cette réunion sera communiquée aux élus du Conseil de Paris.

 

La prochaine étape et non la moindre passe par le rejet de la délibération au conseil de Paris, les 15 et 16 juillet 2007.

 


 

                              sous-haute-tension-harlan-coben.jpg

 


 

 

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