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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:49

 

Le Parisien : 24 avril 2008

 

On a frôlé le pire au musée Carnavalet

 

Camille Neveux  

 

«Accès interdit pour des raisons de sécurité ». Apposé depuis six semaines au pied de l'escalier dit « de la Révolution », au premier étage du musée Carnavalet, dans le Marais, cet écriteau n'est pas prêt de disparaître. Et pour cause : fermé jusqu'à nouvel ordre, l'imposant escalier en fer forgé, qui relie les salles du musée historique de Paris dédiées au XVIIIe siècle à celles consacrées à la Révolution française, a failli coûter la vie à une fillette de 8 ans.


 En visite au musée, le 5 mars, une vingtaine d'enfants du centre aéré Pierre Foncin ( XXe ) s'apprête à rejoindre le deuxième étage, avant d'être arrêtée « par un bruit assourdissant ». « On a entendu un gros boum, mais personne n'a vraiment réalisé ce qui se passait », souffle Sophie, 20 ans, une des deux animatrices en charge du groupe ce jour-là. Avant de comprendre qu'une fillette vient d'être frôlée à la tempe par un anneau en fer forgé de 25 cm de diamètre, qui s'est désolidarisé de la rambarde d'escalier, trois mètres plus haut... « Elle s'en est sortie avec une simple bosse, mais j'ai vraiment eu la peur de ma vie , reconnaît l'accompagnatrice. A 20 centimètres près, elle prenait l'objet en pleine figure ! »

 

A la mairie de Paris, en charge du musée Carnavalet, on confirme que l'accident « aurait pu être dramatique ». « Mais dès le lendemain, nous avons sécurisé la rampe, balisé les lieux avec un ruban rouge et blanc et limité les visites à l'étage à 88 personnes », précise-t-on au cabinet de Colombe Brossel, adjointe de Bertrand Delanoë en charge du patrimoine, pour qui la sécurité « reste une priorité ». Des travaux seront engagés prochainement, pour rouvrir l'espace au public. Après état des lieux, la section locale d'architecture de la Ville a établi que la rampe, changée récemment, « présente un défaut de conception ». Mais pour le syndicat Supap-dac, qui regroupe les fonctionnaires municipaux du domaine culturel, cet incident au musée Carnavalet « n'est pas un acte isolé ». « Au mois de septembre dernier, un groupe de personnes est resté coincé dans un ascenseur du musée Carnavalet pendant plus d'une heure, déplore le délégué syndical Bertrand Pieri. Sans oublier les catacombes, sous la tutelle du musée, qui ne sont pas du tout sécurisées... »

 

                               

                          Musee Carnavalet Paris 1

 




 

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 16:55

   

Le Parisien : 10 avril 2008

Coup de froid avant la réouverture des catacombes

Deux mois après leur fermeture pour travaux, les catacombes rouvriront-elles le 10 avril, comme prévu ? On le saura aujourd'hui au terme de la réunion qui verra s'opposer une intersyndicale composée de la CGT, FO, l'UNSA et Supap-FSU et les services de la mairie de Paris. Car les syndicats menacent de « bloquer l'accès au site », selon Agnès Dutrevis, du Supap-FSU. Objet du courroux des syndicats : les conditions de travail du personnel.

 

Des problèmes d'hygiène et de sécurité.  « Elles sont extrêmement mauvaises et l'ont toujours été, souligne Agnès Dutrévis. Les prises électriques ne sont pas aux normes. A chaque fois que la serpillière est passée, le personnel risque de s'électrocuter. Il n'y a nulle part où se changer et les conditions d'hygiène sont désastreuses. Il est hors de question de rouvrir les lieux dans ces conditions. » Les employés soulignent le froid et l'humidité qui règnent sur place. « Il est évident que les conditions de vie et de travail sont très difficiles dans les catacombes pour les visiteurs comme pour les employés de la mairie, souligne Christophe Girard, le maire adjoint chargé de la culture, qui associera Colombe Brossel, la toute nouvelle maire adjointe chargée du patrimoine, aux discussions. 

 

 

Les syndicats ont raison de nous alerter, surtout en début de mandature. Leur demande est légitime. Mais il est très difficile d'apporter des modifications à ce lieu très visité, très insolite et qui est classé. Je suis cependant disposé à apporter des aménagements à leurs conditions de travail, dans la mesure du possible. » Les syndicats demandent « le règlement des problèmes élémentaires de sécurité », la « location d'un espace » qui leur soit dédié à proximité des catacombes et la titularisation de treize vacataires travaillant sur place.


 

                                    précaires 3

 


 

                                  

 

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 01:06

 

Les ondes du wi-fi inquiètent le personnel des bibliothèques

 

Marie-Anne Gairaud | 04.12.2007

 

Les bibliothèques de la ville ne sont plus toutes connectées au wi-fi. Depuis quelques jours, dans cinq établissements (Lancry, X e , Faidherbe, XI e , Italie, XIII e , Vandamme, XIV e et Goutte-d'Or, XVIII e ) le service est déconnecté. Aucune panne technique n'est à l'origine de ce débranchement. C'est l'inquiétude du personnel municipal qui a convaincu la Direction des affaires culturelles (DAC) de leur couper le wi-fi.

La semaine dernière, à l'occasion d'un comité d'hygiène et de sécurité de la DAC, le syndicat Supap-FSU a soulevé le problème de maux à répétition chez certains employés municipaux avec en ligne de mire le réseau Internet sans fil. Une quarantaine de personnes ont déjà fait état de maux de tête, vertiges, malaises ou douleurs musculaires. S'en sont suivies près de quatre heures de débat. Expert de la ville, élus, syndicats, agents... tout le monde a pris la parole. Priartem et Agir pour l'environnement, deux associations déjà connues pour leur lutte contre les antennes de téléphonie mobile, ont évoqué une étude américaine récente évoquant les effets toxiques sur les gènes des ondes de 2 450 MHz (la fréquence du wi-fi). Le comité d'hygiène et de sécurité s'est donc prononcé pour un moratoire sur le développement du wi-fi dans les établissements municipaux.

« L'expert de la ville n'était pas très rassurant, admet Christophe Girard, l'adjoint au maire chargé de la culture. Comme le maire n'aime pas qu'on passe en force et que l'assemblée nous demandait d'appliquer le principe de précaution, j'ai décidé d'examiner le sujet avec le cabinet du maire et Jean-François Dagnaud (NDLR : adjoint au maire de Paris chargé des ressources humaines). » Pas question pour la ville cependant de renoncer au wi-fi. Pour calmer les esprits et répondre à l'inquiétude du personnel, la Direction des affaires culturelles va, dans un premier temps, réétudier le positionnement des bornes incriminées.

 

Le Parisien


 

                                       wifi 5-copie-1

 


 

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 14:09

 

Article du 5 octobre 2007

 

Tentative de fermeture de la bibliothèque Vaugirard 

 

Chronologie et décryptage  par notre chroniqueur Abel Croquignol 

 

 Vers mai-juin, la Ville prend la décision de fermer la bibliothèque Vaugirard (15ème) dans le plus grand secret puisque ce sujet n’est pas même évoqué lors du Comité Technique Paritaire  de la Direction des Affaires Culturelles début juin. Plusieurs raisons sont plausibles. La principale est que la nouvelle médiathèque Yourcenar, rue d’Alleray, sera LA vitrine du bilan culturel de la mandature. Un symbole fort qui doit marcher coûte que coûte ! Le maintient de la bibliothèque Vaugirard risque de lui faire de l’ombre, il faut éradiquer la concurrence. On récupère à l’occasion des postes budgétaires et des crédits de fonctionnements, ce qui, dans l’état actuel des finances du réseau, est toujours bon à prendre.

 

28 juin : Sur un simple coup de fil, les personnels de la bibliothèque Vaugirard apprennent que l’établissement doit fermer. « Cette décision est irrévocable » leur affirme t-on.

 

29 juin : La CFDT apprend la nouvelle, Silence … !

 

30 juin : Le Supap- FSU, par des bruits de couloirs, a connaissance de l’information. Après vérification auprès des agents de Vaugirard, ils décident de rédiger un communiqué pour le mardi suivant.

 

03 juillet 2007 : Ce communiqué est envoyé aux médias, aux élus, et à l’ensemble des adresse intranet de la ville de Paris.

 

04 juillet : La CFDT est toujours silencieuse.

 

05 juillet : « Le Parisien » fait paraître un article, réaction de Christophe Girard : La fermeture est admise officiellement pour la première fois.

 

06-15 juillet : Le Supap, rencontre des groupes politiques « Verts, PC, MRC, Modem, UMP » qui apprennent la nouvelle. Des vœux s’opposant à cette fermeture vont être déposé au Conseil de Paris.

 

16 juillet : La CFDT est toujours silencieuse : Très curieux !

 

17 juillet : Tenue du conseil de Paris : tous les groupes interviennent donnant lieu à un long débat, seul le PS soutient la fermeture.

 

18 juillet : Nouvel article dans « Le Parisien ».

 

20 juillet : Envoi d’une pétition dans les bibliothèques et sur Internet. La riposte se met en place.

 

22 juillet-10 août : Tentative de la DAC pour accélérer les mutations des nos collègues de Vaugirard. Des syndicats interviennent. Le silence de la CFDT est assourdissant. Sont-ils partis en vacances ? Ne lisent-ils pas leurs mails ? Boudent-ils la presse ? C’est décidément très curieux. ! Des choix, des actes ?

Pourtant les ce syndicats a été contacté par les personnels de Vaugirard qui lui ont demandé de réagir officiellement. Mais c’est l’été…

Et la ville pense que cette histoire va tomber dans l’oubli. Erreur politique !

 

28 août : Le compte rendu officiel du conseil de Paris est diffusé dans toutes les bibliothèques.

 

29 août : La CFDT sort enfin de son silence. Elle envoie un tract sur le conseil de Paris. Elle se félicite de la réforme de la catégorie C et de l’ouverture dominicale. Pas un mot en revanche sur Vaugirard. C’est vraiment troublant. Ce silence vaudrait-il approbation ?

 

04 septembre : Création d’une intersyndicale  FO, la CFTC, la CGT, Supap-FSU et l’UNSA pour relancer la mobilisation. La pétition devient commune, Ils écrivent aux élus, la date d’une AG est arrêtée. Ils iront défendre les personnels de Vaugirard le 18 septembre lors d’une convocation de la DAC. Nous verrons plus tard combien cette date deviendra importante.

 

Un communiqué est envoyé sur toute la ville de Paris.

 

06 septembre : Lors d’une « mise au point » officielle, Christophe Girard répond à l’intersyndicale. Il communique sur tous les mails et sur son blog. Ca commence à s’agiter. C’est le premier signe qui montre que rien n’est perdu. On entre dans la zone de vérité-le « money time » comme on dit dans les sports américains.

 

 07 septembre : La pression monte à la suite de la parution d’un article assez décapant dans la revue « Livre Hebdo ».

 

11 septembre : L’intersyndicale rencontre les élus du 15 ème. Un vœu sera déposé lors du conseil d’arrondissement. Ils s’organisent de leur côté, les lecteurs également. La pétition est diffusée maintenant massivement.

 

12 septembre : L’article de « Livre Hebdo » est communiqué à tous les élus et sur les mails des bibliothèques.

 

13 septembre : La CFDT est dans une position intenable. Ils étaient prêts à avaler la couleuvre Vaugirard mais celle-ci a grossi entre temps. Si elle ne réagit pas, c’est peut-être son existence même dans les bibliothèques qui serait remis en cause. Leurs adhérents grognent… La CFDT lâche Christophe Girard et 76 jours après l’annonce de la fermeture de Vaugirard, elle fait connaître enfin sa position.

Elle est … contre !! Elle appelle à la grève pour le 18 septembre ( ?).

Les digues sautent les unes après les autres.

L’intersyndicale fait un bilan des actions et proposent un calendrier pour les actions futures. Elle propose à la CFDT de la rejoindre, puisqu’elle est d’accord avec ses  positions. Pas de réponse… De nombreux blogs reprennent la mobilisation de Vaugirard.

 

14 septembre : L’intersyndicale fait connaître « notre mise au point à la mise au point ». La réponse à l’adjoint à la culture avec communiqué des vrais chiffres fragilise sa position. Article dans « Marianne, Libération, le Figaro, Politis, L’humanité, Lire, le canard enchaîné, Livre hebdo et le Parisien.

 

Un forum des associations se tient dans le 15 ème, des centaines d’associations sont présentes. La pétition s’y trouve aussi et circule bien. Nous recueillons un grand nombre de signatures. Madame Hidalgo est interpellée par des usagers. Elle perd pied et affirme que rien n’est encore définitif pour Vaugirard. La première adjointe lâche Monsieur Girard à son tour. Le coup de grâce ? 

 

17 sept : M. Dagnaud sensible aux arguments de la CFDT lâche Girard à son tour. En fin d’après midi réunion au sommet. La CFDT rencontre Girard et paraît- il M. Dagnaud ( ?), la présence de ce dernier est inhabituelle. C’est même semble-t-il une première pour des affaires concernant la DAC. Cela ressemble à une reprise en main, la Ville de Paris ne veut pas que Vaugirard soit en enjeu pour les futures élections professionnelles. Il faut sauver le soldat CFDT. Christophe Girard est sacrifié et on réhabilite ainsi Vaugirard.

La CFDT envoi son tract 7mn après la réunion, le communiqué de Girard n’est même pas encore écrit. Ce communiqué sera finalement envoyé 27 mn plus tard.

Il encense la CFDT. Une première ! La ficelle apparaît toutefois un peu grosse.

Le soir même au Conseil d’arrondissement du 15ème est voté un vœu en faveur de Vaugirard. Mme Hidalgo vote….contre. Elle annonce cependant le retrait du projet et félicite a son tour la …..CFDT ! La leçon est bien apprise. Cependant Mme Hidalgo l’a mauvaise.

 

18 sept : Le communiqué de Girard fait des dégâts dans les bibliothèques. Beaucoup sont choqués. La CFDT fait du triomphalisme un peu maladroit car ça fait rigoler tout le monde. La ficelle est décidément vraiment trop grosse et tout cela d’avoir l’effet contraire que le résultat escompté.

 

19 sept : M. Girard reçoit l’intersyndicale, il parle d’emblée des élections professionnelles ( ?), décidément c’est une obsession (mais pour qui ?) les participants sont  déjà au courant depuis hier du « deal » entre la Ville et la CFDT ; Ils lui rappelle que élections professionnelles ou pas, ils défendront Vaugirard et continueront à défendre Vaugirard et les autres, car c’est leur rôle en tant qu’organisation syndicale , ce que M. Girard a finalement bien reconnu ; (mais peut être voulait-il nous envoyer un message subliminal ?) Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume du Danemark.

 

Néanmoins M. Girard semble affaibli politiquement par cette histoire et nous n’en rajoutons pas.

 

Les personnels obtiennent satisfaction sur toute la ligne – rétablissement des crédits, annulation des mutations, report « sine  die » - Vaugirard semble à l’abri pour un moment et c’est bien là l’essentiel. L’alliance des personnels, des élus, des usagers et de l’intersyndicale.

 

21 sept : La CFDT tente de récupérer la chose, c’est de bonne guerre. Ils annoncent un AG pour le vendredi, histoire de prendre de vitesse l’intersyndicale. C’est très surprenant, car il faut en général au mois 15 jours pour déposer une demande d’AG, là c’est digne de Chronopost, il y aurait-t-il inégalité de traitement ?  Plus rien ne nous surprend. 


 

                                arret_sur_images_2.jpg

                                          Bravo ! C'est ce qu'on appelle du décryptage 

 


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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 13:11

 

Le Parisien : 18 juillet 2007

 
Deux bibliothèques ouvriront le dimanche

Exceptionnellement, les syndicats avaient fait le déplacement jusqu'aux tribunes du Conseil de Paris. Mais leur présence n'aura pas empêché le vote. Toute la gauche - les Verts mis à part - ont approuvé hier la délibération concernant l'ouverture dominicale de la future médiathèque Marguerite-Yourcenar (XV e ) et bibliothèque du cinéma François-Truffaut (1 e r ).

Un projet contre lequel s'oppose le syndicat Supap-FSU depuis qu'il a été décidé par le bureau des temps, cette structure de la Ville de Paris chargée d'adapter les horaires des services publics à ceux des Parisiens. Le projet a tout de même soulevé des oppositions. De la part des Verts tout d'abord, les seuls avec l'UMP à voter contre. Raison évoquée : le manque de personnel recruté pour ces nouveaux équipements et l'embauche d'étudiants à temps partiel pour travailler le dimanche.

 

Le PC et le MRC ont dénoncé « le manque de concertation avec les personnels », « l'insuffisance du nombre de postes créées » et qui ont réclamé un débat sur « la pertinence » de cette ouverture dominicale. Malgré ces critiques, ces deux derniers groupes ont quand même fini par se ranger dans les rangs du PS. « Nous avons créé des postes, s'est défendu Christophe Girard, l'adjoint au maire de Paris chargé de la culture. Et ouvrir le dimanche, c'est proposer une activité gratuite et culturelle à tous les Parisiens. Si on s'y oppose, il faut aussi fermer les musées, les piscines, et tous les autres équipements ce jour-ci ! »

Autre point qui a été débattu : la fermeture de la bibliothèque Vaugirard (XV e ) programmée en raison de sa proximité avec la future médiathèque Yourcenar. Mais là aussi, malgré plusieurs voeux déposés par l'UMP et les Verts, le projet a été acté.

Violette Lazard


 

                                    le parisien 13

 


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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 01:05

 

Article du 20 juin 2007

 

Dimanche : Une grand’messe sous haute tension !

 

Exclusif ! La vérité sur le Comité Technique Paritaire de la Direction des Affaires Culturelles. Par nos envoyés spéciaux.

 

Le mardi 19 juin 2007, M. Girard a présidé le CTP de la DAC dont l’ordre du jour portait sur l’ouverture des bibliothèques le dimanche.

Un nombre impressionnant d’agents de « Yourcenar » et de « François Truffaut » (plus d’une vingtaine) étaient présents à ce CTP. Du jamais vu !! Du coup, un Christophe Girard un peu tendu ouvrait la séance. Les hostilités pouvaient commencer.

 

Premier point à évaluer : les effectifs prévisionnels de « Truffaut » et « Yourcenar ». Surprise ! Pour faire tenir le rythme d’un dimanche sur cinq aux personnels, la Ville de Paris intégrait dans les plannings les ouvriers relieurs et le personnel administratif !

Après intervention des syndicats opposés au dimanche, l’administration retirait ces deux catégories d’employés du calcul, rendant de nouveau pratiquement intenable la promesse de n’effectuer qu’un dimanche sur cinq.

 

Autre tentative de la direction : Intégrer les assistants des bibliothèques dans le groupe des agents pouvant tenir le rôle de responsable d’établissement. Tentative bien évidemment rejetée. Seuls les catégories A et les Bibliothécaires Adjoint de catégorie B  pourront faire office de chef d’établissement le dimanche. Il n’y a pas loin du grand Oudini au regretté Garcimore !!!!!


La confusion règne en maître et nos partenaires de l’administration ne savent toujours pas comment vont fonctionner ces établissements.

Nous avons réaffirmé notre opposition totale à l’embauche de précaires à temps « très partiel » pour faire fonctionner ces lieux culturels. Cette proposition est pour nous le début d’une remise en cause de la Fonction Publique.


Il semble même évident que le nombre minimum de personnes requises pour ouvrir le dimanche ne sera pas atteint.

 

Fort marri et passablement énervé par la résistance des personnels, M.Girard a menacé de quitter le CTP et d’annuler le projet porté par la Ville. La mine réjouie des personnels et de la majorité de leurs représentants a fini de décourager l’édile qui finalement est resté mais, boudeur, a décidé de se taire.

Il faut avouer que ses arguments sont tombés un à un.

Plus de projet culturel, aucune demande des parisiens et absence du sujet dans le contrat de mandature. Seuls restent la remise en cause du repos dominical et le dessein d’employer des vacataires étudiants à vingt six heures mensuelles. Quand le mouvement et la modernité sentent la fuite en avant … !!!!

 

Très tendu, notre élu lance dans un dernier sursaut héroïque : « Il ne faut pas vous tromper d’adversaire ! » SIC !!! Nous qui rêvions surtout d’être des partenaires !!!

 

 La rue du Renard dans le poulailler !!!  Arrive enfin le plat de résistance : Le projet de délibération.

Les personnels en profitent pour réaffirmer haut et fort leur refus du changement de leur cycle de travail, rappeler à l’adjoint sectoriel qu’au regard des précédentes réunions, ils lui avaient retiré leur confiance et jugeaient cette délibération particulièrement dangereuse. Un débat sur la prime s’ensuivit. L’élu n’hésitant pas à traiter les agents de menteurs.


Le Supap, toujours charitable, a fait réécrire la délibération qui était à l’évidence fort mal rédigée, sous le regard médusé de M.Girard qui savait que nous voterions contre quelle que soit la mouture finale.

 

Vint enfin le « vote » : La CGT, FO, la CFTC, l’UNSA, et le SUPAP-FSU votèrent contre. La CFDT, très enthousiaste, vota…pour !!!

Sous les yeux d’une assistance médusée !


 Ici les moulineaux, à vous la rue du Renard !!  L’administration, moins enthousiaste, elle, a voté…pour !! On a retenu notre souffle pendant que M.Girard votait sans réelle conviction.

 

Ce CTP, plein de confusion, a duré malgré tout presque 3 heures et montré que ce « projet du dimanche » était majoritairement rejeté par les syndicats et les personnels. Ceux de « Yourcenar " et de "Truffaut » n’en sortent pas rassurés. L’ambiance générale de cette réunion sera communiquée aux élus du Conseil de Paris.

 

La prochaine étape et non la moindre passe par le rejet de la délibération au conseil de Paris, les 15 et 16 juillet 2007.

 


 

                              sous-haute-tension-harlan-coben.jpg

 


 

 

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 11:24

 

Article du 18 mai 2007

 

La valse des pinocchios à l'Hôtel de Ville ?

 

Vendredi 27 avril dernier M. Dagnaud, M. Girard et Mme Hidalgo ont envoyé un communiqué des plus audacieux sur l’Intranet de la DAC (les extraits de ce communiqué sont entre guillemets et en italique)

« Proposer dans le cadre d’une nouvelle génération d’équipements municipaux, une offre culturelle publique mieux adaptée aux rythmes de vie des parisiennes et des parisiens comme d’une partie des agents, sur un jour où l’offre publique doit être renforcée par rapport à l’offre marchande. »  Ces équipements ne sont pas d’une nouvelle génération, ils sont tout simplement neufs, Nous venons de découvrir qu’ils vont s’adapter aux rythmes de vie d’une partie des agents (lesquels ?) c’était donc ça ! la fin du repos dominical pour faire plaisir aux agents ! La trouvaille est de taille.

Quant à renforcer l’offre publique pour contrer l’offre marchande, il se trouve qu’auprès des deux emplacements concernés, aucun n’a de commerce ouvert à proximité ce jour là. On apprécie là la marque d’une politique visionnaire et d’anticipation !  M. Dagnaud a affirmé que l’objectif de la municipalité était de faire sauter le verrou du dimanche dans les services publics.  On voit bien aussi et surtout le coup de pouce donné au patronat du privé pour faciliter de futures dérogations pour ouvrir les commerces le dimanche…..  Les nez ont grandi de quelques centimètres.

« Les discussions avec les agents ont été très positives et ont permis d’avancer sur les modalités pratiques de l’ouverture du dimanche. Les discussions avec les organisations syndicales ont ensuite permis aux élus de rappeler que l’objectif n’est pas de généraliser le travail du dimanche à l’ensemble des bibliothèques et que la perspective est bien d’élargir les temps d’ouverture au public. »

La bibliothèque Yourcenar ouvrira sur 6 jours pour un temps d’ouverture comparable aux autres établissements mais accompli sur 5 jours. Elle sera fermée aux enfants le mercredi et le samedi matin ; Quel joli progrès ! Chez les mathématiciens cela s’appelle rétrécir les horaires d’ouverture de 20% au public. La Mairie de Paris a t-elle inventé un nouveau système décimal ?  Les nez s’allongent de nouveau !

« Le volontariat reste le principe d’affectation des agents dans ces établissements. » Les agents recrutés par le biais du concours externe seront affectés obligatoirement à Yourcenar ou François- Truffaut. Le volontariat n’est donc pas le principe tant vanté par nos grands  communicants … Encore un accroissement nasal !

« Pour ces agents, un nouveau cycle de travail fera l’objet d’une délibération présentée au Conseil de Paris de juillet 2007, après consultation du CTP de la DAC. Ce nouveau cycle de travail est établi sur la base d’un dimanche travaillé sur cinq. » Le premier projet de délibération présenté aux syndicats ne mentionne que la modification du cycle de travail (du mardi au dimanche), pas la fréquence des dimanches travaillés. …Les nez frétillent !

«  Dans cette perspective, les effectifs de  titulaires seront renforcés. » Mr Dagnaud n’a donné aucun chiffre. De toute façon, il faudra attendre la préparation du budget modificatif 2007 ou 2008 pour en savoir plus. La perspective reste donc très évasive.

« Une indemnité d’un montant de 75 euros bruts par dimanche travaillé sera versée aux agents titulaires travaillant le dimanche, sur la base d’un montant égal pour tous les titulaires quel que soit leur grade. «  Une indemnité de 75 euros net avait été promise aux agents (ils ont même formulé leur demande 4 fois lors de la réunion avec les élus pour être bien sûr de ce qu’ils avaient entendu). Mais enfin brut ou net ça ne fait que 15 euros de différence, on va pas discuter pour si peu. ….Les nez sont devenus un peu plus grands !

«  Pour compléter le dispositif, des étudiants viendront renforcer les équipes le week-end, dans le cadre de contrats adaptés et limités dans la durée à 10 mois. L’objectif, est d’inscrire le recrutement des étudiants dans une dynamique de professionnalisation, par le biais de conventions avec les écoles et universités formant aux métiers du livre et de l’image, tout en garantissant la stabilité et l’équilibre des équipes. « 

 Une dynamique de professionnalisation, qui va surtout consister à ranger les livres rendus le samedi dans les rayonnages ! Mais puisqu’ils seront formés aux métiers « du livre et de l’image », ils auront peut être l’occasion eux d’emprunter des DVD gratuitement. 

Lors de l’assemblée générale intersyndicale du 27 avril, les personnels des bibliothèques qui étaient venus très nombreux (dont ceux de François Truffaut et de Yourcenar) ont été outrés par ce communiqué qui s’éloignait un tantinet de la vérité.    Ici les Moulineaux… à vous Geppetto

 Il se murmure parfois que des sillons auraient été tracés sur les moquettes épaisses des couloirs de l’Hôtel de Ville de Paris. Quelques nez devenus si longs en seraient paraît il la cause !


 

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 01:01

 

Le Parisien : 22 novembre 2006

 

Les agents du Petit Palais n'ont plus qu'un fauteuil pour cinq

 

Violette Lazard

 

En revenant au travail la semaine dernière, les agents chargés de surveiller le Petit Palais ont eu une bien mauvaise surprise : pendant le week-end, la plupart de leurs chaises avaient disparu.

 

Au lieu d'une par personne, voire une pour deux, il n'en reste aujourd'hui plus qu'une pour environ... cinq agents. « La position normale d'activité doit être debout et en état de surveillance active, explique une circulaire, distribuée mardi dernier. La position assise des agents devient ainsi exceptionnelle, réservée à de courts moments de répit entre deux moments de surveillance active. »

 

Raison invoquée pour justifier cette « disparition » : le manque de vigilance des agents. « Les employés sont chargés à la fois de l'accueil et de la surveillance, explique-t-on à la direction. En ce qui concerne l'accueil, nous avons un très bon retour des visiteurs. Mais pour ce qui est de la sécurité, les agents ne sont pas assez mobiles pour pouvoir surveiller correctement les salles. Il faut donc qu'ils soient plus mobiles... et donc debout. ».10 % souffrent pourtant d'un handicap physique.

 

Parmi la soixantaine d'agents, dont certains travaillent ici depuis la réouverture du musée il y a presque un an, la nouvelle mesure ne passe pas. « C'est du harcèlement, résume une employée, qui souhaite garder l'anonymat. On ne peut plus s'asseoir, on ne peut plus parler entre nous, et un agent chef passe tous les quarts d'heure pour nous surveiller... Ce n'est pas humain. »

 

Autre problème de taille évoqué par les employés municipaux : environ 10 % d'entre eux ont bénéficié d'un reclassement et travaillent ici depuis qu'un handicap physique - mal de dos, problème de santé... - les empêche de travailler dans d'autres structures. « Dans mon secteur de surveillance, nous sommes cinq pour une chaise, explique un autre agent. Et trois d'entre nous souffrent d'un handicap. Que dois-je faire : me battre pour m'asseoir la première ? »

 

Au cabinet de Moïra Guilmart, l'élue (PS) chargée du patrimoine et des musées à la Ville de Paris, on juge la mesure « maladroite » tout en défendant la nécessité de mieux surveiller le musée. Du côté des syndicats, on ne compte pas baisser les bras. Deux d'entre eux, le Supap-FSU et Force ouvrière, ont décidé d'appeler à la grève mercredi 29 novembre.

 

« Personne ne fera mieux son travail en étant debout et fatigué, explique Bertrand Pieri, de la section culturelle du Supap-FSU. Les agents se sentent déjà dévalorisés, car on leur demande aujourd'hui de faire plus de sécurité que d'accueil. Avec le problème de sous-effectif, leurs conditions de travail sont très difficiles. Et aujourd'hui... les chaises. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. »


 

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2 juin 2005 4 02 /06 /juin /2005 11:10

 

Le Parisien : Le 2 juin 2005

 

Les couches Pampers enfin élevées au rang d’œuvres d’art !

  

Une grande grenouille verte baptisée Kandoo accueille les visiteurs du musée Bourdelle (XV e ). Enfin, pas tous les visiteurs. Seuls les invités de l'entreprise Pampers pouvaient entrer hier par l'accueil principal du musée construit en 1961 à la mémoire du sculpteur Emile-Antoine Bourdelle. Les « vrais » visiteurs, eux, devaient passer par un autre accès, sur le côté du bâtiment.

 

Pendant tout l'après-midi, une partie des salles du musée ont été louées par la marque Pampers pour la promotion d'une « nouvelle mousse lavante » à destination des 3-8 ans. Ce n'est pas la première fois que le musée accueille dans son cadre prestigieux des manifestations privées. Pour la célèbre marque de produits pour bébé, le musée Bourdelle était le lieu idéal pour présenter son produit « dans un cadre ludique où les enfants peuvent toucher les oeuvres ». Selon nos informations, le groupe industriel aurait versé près de 8 000 pour cette utilisation des espaces à des fins privées.

 

Une « privatisation » qu'ont voulu dénoncer des employés du musée rassemblés à l'appel du syndicat FO-Ville de Paris. Pendant trois heures, ils ont distribué des tracts devant le bâtiment. « Nous ne sommes pas contre des opérations commerciales, explique Bertrand Vincent, secrétaire général FO. Mais le problème c'est qu'ici on utilise des personnels de la Ville de Paris à des fins privées. »

 

Dans un mail envoyé le 27 mai à la direction du musée, la Délégation du patrimoine de la mairie avait refusé que le musée ferme pendant l'opération de promotion, ce qui était originellement prévu. Elle a réclamé en outre que « trois quarts des surfaces d'exposition soient préservées » pour l'accueil du public. « Il ne s'agit pas de privatisation mais de location d'espaces à des fins privées », précise la Délégation du patrimoine de la mairie de Paris.

 

« On a l'impression que la Ville cherche à faire du fric avec tout et n'importe quoi. C'est une dérive libérale complète », dénonce pour sa part Jean-François Blet, président du groupe des Verts au Conseil de Paris. Il y a quelques mois, le conseiller de Paris s'était déjà offusqué de la tenue d'un défilé de la marque Gucci dans les salons même de l'Hôtel de Ville.

 

Avec Pampers et les autres partenaires commerciaux, le musée Bourdelle, lui, tente « d'élargir ses financements pour proposer des programmes d'exposition supplémentaires l'an prochain ».

 

Lire l'article du "Parisien"

 

 

 

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18 mars 2005 5 18 /03 /mars /2005 14:45

 

Le Parisien : 18 mars 2005

 

Amiante : La BNF recherche ses magasiniers

 

Le vent de mobilisation antiamiante qui semble s'emparer de tous les grands établissements publics depuis quelques jours n'épargne pas la Bibliothèque nationale de France. On y a aussi parlé amiante hier, au cours d'un comité d'hygiène et de sécurité (CHS-CT) qui devait de toute façon se tenir et où il était déjà prévu d'évoquer le sujet, avant l'« affaire Montparnasse ». Il n'empêche : la BNF est à la recherche de près de 120 de ses magasiniers, qui ont travaillé sur le site aujourd'hui abandonné de l'un de ses magasins, dans les Yvelines.

 

Au moins, 120 personnes concernées Dans l'annexe de Mont-Bauron, sur le site des Petites Ecuries, à Versailles, ils ont sans doute été plus que 120, à travailler depuis les années 1950. L'amiante étant alors le matériau antifeu par excellence, et, s'agissant de protéger des ouvrages, les locaux en étaient truffés. « Longtemps l'administration s'est contentée de nous fournir des analyses d'air indiquant moins de 5 fibres par litre d'air » (NDLR, le seuil fixé par la réglementation, au-dessus duquel les travaux s'imposent en urgence), raconte un représentant syndical. Jusqu'à ce que les magasins déménagent en 1997, qu'il soit question du devenir du site délaissé par les bouquins et les magasiniers au profit des tours de Tolbiac... et que la facture des travaux nécessaires présentée en conseil d'administration après 2002 prouve ce que le personnel soupçonnait : s'il faut désamianter, c'est qu'il y avait de l'amiante ! Comme l'administration n'en informait toujours pas le personnel concerné, les syndicats intervenaient. Au printemps dernier, l'un d'eux, la FSU, a mis en avant une jurisprudence récente du Conseil d'Etat : même l'Etat doit informer ses employés quand ils ont été en contact avec de la poussière d'amiante.

 

La BNF a donc mis en place un groupe de travail, chargé de retrouver et lister ses anciens magasiniers. Certains travaillent aujourd'hui à Tolbiac. Mais d'autres ont pris leur retraite, quitté le métier, et même la fonction publique. Sans compter les intérimaires... A la BNF François-Mitterrand, les grandes tours, quoique construites depuis dix ans à peine, contiennent elles aussi un peu d'amiante. Rien d'alarmant cependant selon les syndicats : deux endroits dans des zones techniques sont a priori identifiés et régulièrement vérifiés. Le site de Richelieu (II e ), où se trouvent toutes les collections spécialisées et qui doit à terme héberger l'Institut national d'histoire de l'art, la bibliothèque d'art et d'archéologie risque en revanche de poser problème : des arbitrages financiers seraient en cours pour financer le désamiantage avant travaux du site (un atelier de restauration notamment), historique et classé.

 

Le Parisien

 

Voir aussi sur: link

 

 

                                     247738 la-bibliotheque-nationale-de-france-bnf-le-2-juillet

 

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