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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 17:28

 

Ouest-France : le 16 mars 2016

 

Les agents grévistes dénoncent l’absence de création de postes pour future bibliothèque multimédia

 

Inutile d'essayer de se rendre dans les bibliothèques caennaises ce mercredi 16 mars 2016. la quasi-totalité des agents des bibliothèques caennaises sont en grève. À 13 h, ce mercredi, ils étaient une cinquantaine à débrayer devant la bibliothèque centrale.

 

À l'automne, ils doivent déménager dans la toute neuve Bibliothèque multimédia à vocation régionale, sur la Presqu'île. Un équipement presque trois fois plus grand et à la pointe en termes d'offre culturelle. Les agents grévistes dénoncent l’absence de création de postes. Ils demandent l’ouverture de quinze postes supplémentaires. Pour l’instant, c’est niet.

 

Une attitude incompréhensible pour les bibliothècaires du Calvados : « on ne dépense pas 60 millions d’euros dans une bibliothèque pour ne pas avoir les moyens de la faire fonctionner », s’indigne Erik Calvet, délégué du syndicat Sud.

 

Lire l'article de Ouest-France

 

 

 

Caen : Ils dénoncent l’absence de création de postes pour future bibliothèque multimédia

Les bibliothécaires de Caen sont en grève ce mercredi
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 15:12

 

Loi travail : une radicalisation néolibérale

 

Même si le projet de « loi travail» est remanié ou abandonné, il marquera la présidence Hollande. Les millions d’électeurs qui ont cru voter pour une politique de gauche n’anticipaient pas le projet de transformation de la relation salariale le plus néolibéral de tout l’après-guerre. On chercherait longtemps la « loi El-Khomri » dans les soixante engagements du candidat François Hollande mais on trouverait sans peine ses principaux éléments dans les demandes du patronat et les programmes des candidats de droite les plus libéraux et marginaux. Mais la droite, dans son ensemble, n’a jamais osé proposer ni mettre en œuvre une « réforme » de cette ampleur ; et pour cause, une partie de sa propre base sociale goûte peu les charmes de la précarité. La loi travail, c’est la revanche d’Alain Madelin.

 

L’offensive surprend quand même par sa violence. Sans faire explicitement campagne sur ce thème, François Hollande envisageait bien des « réformes » du marché du travail suivant l’exemple allemand. Mais l’objectif des fameuses lois Hartz n’était pas, au moins dans un premier temps, de flexibiliser tous les contrats de travail. Il s’agissait de développer un secteur de jobs précaires et mal payés pour occuper les chômeurs de longue durée et/ou peu qualifiés qui sinon toucheraient une aide sociale calculée au strict minimum. D’ailleurs, si on se fie aux indicateurs de l’OCDE, les salariés en CDI sont maintenant mieux protégés en Allemagne (et aux Pays-Bas) qu’en France. De plus, des « réformes », il y en a eu depuis 2012. Mais leur manque de résultats semble inciter à la fuite en avant.

 

La forme surprend aussi. Le gouvernement a sauté l’étape de négociations formelles préalables avec les syndicats, qui permet, en principe, de s’assurer un soutien minimal de la part des organisations les plus arrangeantes. Il a peut-être estimé que la préparation d’artillerie médiatique consécutive à la publication des rapports Combrexelle, Badinter, Terra Nova et consorts pouvait suffire. L’idée que la législation de l’emploi était une cause voire la cause du chômage a été martelée avec obstination. On nous a rabâché que le code du travail était « obèse », qu’il fallait le simplifier, que les entreprises avaient peur d’embaucher par crainte de ne pouvoir licencier… Certains économistes ont bien attiré l’attention sur la fragilité de ce raisonnement ; on peut aussi rappeler qu’empiriquement, il n’est pas du tout vérifié que les pays où la législation du travail est la plus protectrice sont ceux où le chômage est systématiquement le plus élevé. Qu’importe, la petite victoire du gouvernement est probablement d’avoir inculqué l’idée qu’il fallait « réformer » ; comme l’Espagne et l’Italie, deux pays où l’emploi n’a toujours pas retrouvé le niveau de 2008.

 

 

                              Alain Madelin avec Frère Léo et un ancien d'Occident

La loi El Khomri, « c'est la revanche d'Alain Madelin » selon un professeur d’économie à la Sorbonne

                     - Bon les gars, je vous propose de faire de l'entrisme chez les socialos

                                      - Heu t'es sûr qu'on va pas se faire repérer ?

 

 

Sur le fond, le projet de loi vise à modifier le rapport de forces dans la relation de travail au profit des employeurs. La décentralisation des négociations collectives en combinaison avec l’extension des possibilités de conclusion d’accords dérogatoires - l’inversion de la hiérarchie des normes - et même de prise de décision unilatérale par l’employeur affaiblit la position à partir de laquelle les salariés pourraient négocier. Permettre des référendums d’entreprise conduit à diminuer la capacité de résistance des syndicats et facilite l’adoption de mesures augmentant la flexibilité grâce à l’appui de salariés non concernés par ces mesures, donc plus susceptibles de n’y voir que des avantages.

 

La division au sein du salariat est un élément essentiel d’un projet qui est principalement conçu pour bénéficier au capital. L’argument le plus en vogue est que la protection des uns se ferait au détriment de l’insertion des autres. Les mêmes qui soi-disant ne croient pas à la lutte des classes attendent, en revanche, beaucoup de celle entre les «insiders» et les « outsiders », et tentent de faire croire à ces derniers que l’amélioration de leur sort dépend de la dégradation de celui des premiers. Et de promettre pour tous un CDI… qui va finir par être plus précaire qu’un CDD si on continue dans la même direction.

 

La segmentation du marché du travail n’a pas besoin de la législation protectrice de l’emploi. Les firmes font ça très bien toutes seules. D’ailleurs l’avenir que certains nous promettent, qui verrait cohabiter une minorité de salariés jouissant des avantages attachés à ce statut, et une masse d’indépendants/précaires, n’est jamais que la consécration de la séparation entre « insiders » et « outsiders », avec des proportions inverses de celles qu’on connaît aujourd’hui.

 

Par Bruno Amable, professeur à l'Université Paris Panthéon Sorbonne et à l'École d'économie de Paris, prix du meilleur jeune économiste de France en 2000. Lire aussi l’article de Libération

 

 

 

La loi El Khomri, « c'est la revanche d'Alain Madelin » selon un professeur d’économie à la Sorbonne

    - Jacques, avec toi j'e penchais trop à gauche alors j'ai fini par rejoindre les socialistes

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 16:37

 

Le Parisien : le 13 mars 2016

 

Selon le Conseil supérieur de l'égalité professionnelle, la loi Travail s'avérera pénalisante pour les femmes. Il explique pourquoi...

 

Voilà un avis rendu le 11 mars, en toute discrétion, par le Conseil supérieur de l'égalité professionnelle (CSEP, rattaché au ministère des Droits des femmes) qui risque de faire jaser. A la demande du gouvernement, plusieurs personnalités qualifiées, mais aussi les organisations syndicales, patronales et les associations familiales ont été chargées de passer le projet de loi Travail au crible de l'égalité hommes-femmes. Le verdict est salé : « Un déséquilibre apparaît dans ce texte en défaveur des salarié(e)s et singulièrement des femmes », lit-on en conclusion de ces 23 pages dont nous nous sommes procuré une copie.

Deux lignes plus loin, ils enfoncent le clou : « Même si ces mesures ne visent pas explicitement une dégradation de la situation des femmes, elles auront un impact négatif sur elles. Il s'agit bien d'un risque de discrimination indirecte. » Au total, quatre syndicats ont rendu un avis négatif (
CFDT, CGT, FO et CFE-CGC). La CFTC et la CGPME émettent des réserves importantes. Quant au Medef, qui soutient totalement le texte, il a refusé de se prononcer sur l'impact du projet de loi en termes d'égalité hommes-femmes, comme l'UPA (Union professionnelle artisanale).


Certes, le préambule de l'avant-projet de loi rappelle bien que « l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit être respectée dans l'entreprise », relève le Conseil. Voilà pour la théorie, mais tout au long des 150 pages « à aucun moment la prise en compte » du problème « n'apparaît dans le texte », critique dans cet avis l'économiste Rachel Silvera, spécialiste des inégalités salariales. Certains articles du futur Code du travail sont même « moins-disant » par rapport aux règles européennes. Comme l'article 31 qui prévoit que « l'employeur assure l'égalité de rémunération entre les salariés pour un même travail », et non pas « l'égalité de rémunération entre les hommes et les femmes », pointe ainsi le Conseil.
 

 

Comment la loi El Khomri va pénaliser les femmes

                             - Quel est l'imbécile qui a accroché cette pancarte...

 

 

Et d'affirmer plus loin : « Cela signe une méconnaissance notoire de la construction des inégalités. » Même chose pour la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche ou la loi. Pièce maîtresse du projet de la loi El Khomri, ce principe est selon l'avis du CSEP nuisible aux avancées de l'égalité professionnelle. Car « les femmes sont plus nombreuses dans les secteurs les moins couverts syndicalement », comme le commerce, l'aide à domicile ou encore dans les PME de moins de 50 salariés où les syndicats sont absents.

Autre point noir, les mesures touchant au « temps de travail, premier facteur discriminant pour les femmes ». Le projet de loi renforce considérablement la flexibilité en augmentant les durées maximales de travail, notamment pour les cadres et les possibilités pour l'employeur de modifier de façon unilatérale les horaires. Pour la CFDT, « il convient de dénoncer le fait qu'un certain nombre d'articles sont en complète contradiction avec le principe de conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale ». La CGT y voit « une double peine pour les salariés à temps partiel (80 % sont des femmes) dont les heures supplémentaires seront demain encore moins bien payées ». En effet, le projet de loi prévoit une majoration de 10 % seulement des heures complémentaires, contre 25 % actuellement dans un grand nombre de branches.


L'avis pointe enfin un « risque de licenciement plus grand pour les femmes ». Le texte prévoit notamment d'élargir les accords « compétitivité » qui permettent aux employeurs d'imposer une modulation des horaires de travail, des salaires, de la mobilité. En cas de refus, le salarié sera licencié. « Ces mesures sont particulièrement défavorables aux femmes, pour qui cela peut signifier d'être obligé de renoncer à son emploi. Car du fait d'autres charges qu'elles assument, elles ont beaucoup moins de possibilités d'adaptation », rappelle le CSEP. Quant aux congés légaux « de solidarité familiale » ou « de proche aidant » — majoritairement utilisés par des femmes —, le Conseil redoute « une régression » puisque leur durée n'est plus fixée par la loi.

 

 

LIre l'article du Parisien

 

 

 

   Haut conseil égalité femmes-hommes : quand le Gouvernement faisait dans la démogagie

Comment la loi El Khomri va pénaliser les femmes

                              - J'espère que ça ne va pas nous retomber dessus....

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 17:56

 

Pas très fluctuat ! Surtout dans une mairie dirigée par une ancienne inspectrice du travail

 

Les rapports sociaux à la direction de la communication de l’Hôtel de Ville de Paris (DICOM) sont on ne peu plus violents si l’on en croit les dernières révélations du syndicat UNSA des attachés d’administration parisiennes. Attention, certaines scènes peuvent choquer !

 

« Nous apprenons avec stupéfaction l’éviction brutale de l’attachée principale responsable des ressources humaines et de la logistique de cette direction. Jeudi dernier, 3 mars 2016, avant l’arrivée de notre collègue, son bureau a été ouvert avec un double des clés demandé au secrétariat. Lors de son arrivée, notre collègue a trouvé son «successeur» occupé à s’installer à son poste de travail. Ce dernier était en train de ranger le bureau à sa convenance, y compris les affaires personnelles de notre collègue » a ainsi dénoncé le syndicat sur son site. Des procédés qui rappellent ceux pratiqués dernièrement à l'Hôpital Georges Ponpidou ou encore il y a quelques années à France Télécom.

 

De plus, l’infortunée cadre ne s’y attendait vraiment pas car selon l’UNSA « aucune fiche de poste n’a été publiée sur l’Intranet, aucun arrêté administratif officiel n’a été pris aussi bien pour notre collègue que pour son "successeur" ». De quoi rester estomaqué en effet. Surtout dans une mairie dirigée par une ancienne inspectrice du travail. A moins que la municipalité parisienne soit décidé d'anticiper les effets de la Loi Travail proposée par la Gouvernement comme le remarque perfidement la CGT des pesonnels administratifs des admistrations parisiennes (voir ici).

 

En tout cas l’affaire ne devrait pas en rester là car, l’ensemble des syndicats (CFTC-CGT-FO-UCP) représentés au Comité Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de la DICOM, viennent de mettre ce point à l’ordre du jour en pointant des « pratiques brutales, indignes d’une mairie qui nous rabâche constamment ses actions en faveur du bien-être au travail ». Pour Anne Hidalgo, qui ne s’attendait sûrement pas à une telle réaction des représentants des personnels, c’est pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 A la mairie de Paris on anticipe déjà sur la Loi Travail en ejectant un cadre manu militari

Un cadre de la Mairie de Paris éjecté manu militari de son bureau

             - Tiens mon gars, voilà ton arrêté de mutation avant sa publication officielle....

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:09

 

Les Échos : le 2 mars 2016

 

L’organisation syndicale a dévoilé ses propres propositions pour « construire le Code du travail du XXIe siècle ». Elle insiste à nouveau sur la mise en place de la semaine de 32 heures

 

La CGT, qui rejette en bloc le projet de réforme du droit du travail, a formulé mardi ses propres propositions pour « construire le Code du travail du XXIe siècle ». l’organisation syndicale insiste à nouveau sur la mise en place de la semaine de 32 heures, son cheval de bataille. Elle souhaite également le lancement d’un nouveau statut du travail salarié, la mise en place du droit à la déconnexion (une idée prévue dans le projet de loi El Khomri mais lançée par la CGT il y a un an) ou un encadrement « rigoureux » des heures supplémentaires.

 

« Il s’agit de bâtir un Code du travail plus fort, plus solide pour tous les travailleurs d’aujourd’hui, plus engageant parce que sans surprise pour les employeurs », explique le premier syndicat français. « La flexibilité, il n’y en a que trop », ajoute l’organisation, mettant en avant « un chiffre : 8 salariés sur 10 sont recrutés sur des CDD, pour une période de plus en plus courte ».

 

Les accords d’entreprise dérogatoires, prévus dans le projet de loi El Khomri, « n’ont pas lieu d’être car ils font dépendre les droits et garanties collectives des salariés du rapport de force existant au niveau d’une branche et, de plus en plus, au niveau de l’entreprise ». La CGT préconise le principe majoritaire des accords où tout accord collectif est reconnu valide par la signature d’organisations représentatives ayant recueilli plus de 50% des voix aux élections professionnelles.

 

Actuellement, pour être valide, l’accord doit être soit majoritaire, soit recueillir la signature de syndicats représentant 30% des salariés sans que des syndicats représentant 50% des salariés ne s’y opposent. Le projet de loi El Khomri propose une autre possibilité : que des syndicats représentant au moins 30% des salariés puissent recourir à des référendums pour valider des accords.

 

La CGT réclame à nouveau que les négociations interprofessionnelles (assurance-chômage, retraites complémentaires, formation) se tiennent dans un « lieu neutre ». Aujourd’hui, elles ont lieu au siège du Medef et sont présidées par le patronat, qui écrit également le projet d’accord. La centrale demande aussi que la présidence de séance soit assurée soit « par une ou plusieurs personnalités qualifiées et reconnues comme telles », soit par une coprésidence syndicale et patronale.

 

Alors que le projet de loi El Khomri propose le compte personnel d’activité, qui attache des droits sociaux (formation, pénibilité) à la personne et non au statut, la CGT met sur la table un « nouveau statut du travail salarié » (NSTS). Il s’agirait d’un « socle » de droits « cumulatifs, progressifs et transférables » d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, de la sortie du système scolaire à la fin de la carrière professionnelle.

 

Lire l'article des Échos

 


 

                       Code du Travail : la CGT présente ses hommages à la ministre du travail

Code du Travail  : les contre-propositions de la CGT

                                  - Si vous voulez je peux même vous faire des propositions

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 16:53

 

France 24 : le 2 mars 2016

 

La ministre Myriam El Khomri n'en finit plus d'être critiquée pour son projet de loi Travail. Dans une tribune, son ancien conseiller Pierre Jacquemain dénonce « une trahison historique de la gauche »

 

C’est une nouvelle fronde que Myriam El Khomri subit de plein fouet. Alors que depuis deux semaines, elle essuie des critiques de tous bords au sujet de son projet de loi travail, elle fait face à une attaque de l’un de ses proches. Dans une tribune publiée ce mardi par le site Le Monde, son ancien conseiller stratégie Pierre Jacquemain, qui a choisi de quitter son cabinet début février explique les raisons de son départ.

 

Âgé de 33 ans, l'ex-plume de la ministre estime que la réforme portée par Myriam El Khomri n’incarne pas les revendications des travailleurs. « Ce devait être une réforme de progrès, ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères », dénonce-t-il. Même s’il reconnaît la valeur de la ministre, ancienne militante socialiste, il souligne publiquement leur désaccord. « Cette réforme nous entraîne collectivement dans le mur, parce que j’ai la conviction qu’elle sert les intérêts politiques de quelques-uns et les intérêts économiques de quelques autres », explique-t-il en vilipendant une « réforme libérale qui déshonore la gauche ».

 

Cette attaque rejoint une cohorte d’oppositions déjà existante au projet de loi travail, allant d’une tribune incendiaire, signée par des figures de gauche, dont Martine Aubry, à une pétition rassemblant plus de 850 000 signatures en ligne. Face à ces turbulences, le gouvernement a décidé lundi de reporter du 9 au 24 mars la présentation du texte en conseil des ministres. Interrogé à ce sujet, le Premier ministre, Manuel Valls, a toutefois estimé mardi à l’Assemblée nationale qu’il était « exagéré » de parler de « reculade ». « Avons-nous depuis que nous gouvernons, depuis que je suis Premier ministre, dû reculer sur tel ou tel texte, avons-nous dû changer telle ou telle position, après le débat nécessaire ? », a-t-il insisté.

 

Mais du côté des protestataires, la pression prend de l’ampleur. Plusieurs organisations de jeunesse, dont le premier syndicat étudiant, l'Unef, ont ainsi appelé à une journée d'action, le 9 mars, avec un rassemblement place de la République, à Paris. « À travers le projet de loi travail, le gouvernement vient de déclencher une guerre sans précédent contre les jeunes et les salariés », ont-elles écrit dans un communiqué commun. Pour ces organisations, le report ne suffit pas, elles réclament le retrait pur et simple du texte.

 

Quant aux syndicats, ils seront une dizaine à participer jeudi à deux réunions pour tenter de se mettre d'accord sur les modifications à réclamer à l'exécutif et discuter d'une mobilisation qui aurait lieu fin mars. Certaines, comme la CGT et FO, exigent le retrait du projet. D'autres, comme la CFDT, qui a jusqu'ici accompagné la plupart des réformes du quinquennat, pointent de « vrais désaccords » et veulent modifier le texte, notamment sur la définition du licenciement économique.

 

Lire l'aticle de France 24

 

 

 

                                   Manuel Valls va-t-il lâcher sa ministre du travail ?

Réforme du Code du travail : l'ancien conseiller de Myriam El Khomri dénonce une « trahison historique »

                                                        - Moi, je ne recule jamais !

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 13:45

 

ActuaLitté : le 1er mars 2016

 

Fondée en 1998. L.I.R.E à Paris regroupe quinze lecteurs professionnels, qui interviennent auprès des plus jeunes, pour leur proposer la découverte de livres 

 

Le 25 février dernier, l’association L.I.R.E, basée à Paris, a fait part de mauvaises nouvelles. Son acronyme, porté depuis 17 années, n’est autre que « Le Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion ». Or, l’association a appris que sa subvention serait cette année fortement réduite, de quoi mettre en danger toute l’activité. 

 

Initiative portée par un réseau de bibliothécaires et de professionnels de la petite enfance, ainsi que l’ACCES, Actions Culturelles Contre les Exclusions et les Ségrégations, l’association L.I.R.E a été fondée en 1998. Elle regroupe quinze lecteurs professionnels, qui interviennent auprès des plus jeunes, pour leur proposer la découverte de livres.  Les lecteurs s’impliquent dans différents projets liés aux livres avec leurs partenaires de terrain. Ils s’investissent dans différents groupes de travail internes à l’association : pôle littérature jeunesse, pôle communication, pôle formation, pôle recherche qui leur permettent de prendre du recul sur leurs pratiques et renforcer leurs compétences.

 

Dans le cadre du pôle formation de l’association, certains lecteurs assurent avec la directrice, des formations proposées à des publics variés et de plus en plus nombreux – dépassant les frontières de Paris intra-muros. À travers l’association, c’est un mouvement social de lecture individualisée qui est proposé. L’intention reste de faire partager un livre avec un enfant, en présence de ses parents, pour stimuler le goût de la lecture, et encourager à l’appropriation.

 

L’association « a su développer une dynamique d’éveil au livre avec les bébés, les jeunes enfants et leurs parents, en partenariat avec les professionnels du secteur de la santé, du social et de la culture. Elle a su faire reconnaître la valeur de ses actions, autant sur le terrain, que dans le cadre de ses formations et de ses publications », explique-t-on. 

 

Une association qui combat l’exclusion par le livre menacée par la baisse drastique de sa subvention par la mairie de Paris

Et les témoignages de solidarité, autant que les messages de soutien se sont alors multipliés. Les éditions Grasset jeunesse, saluent ainsi un « travail de médiateurs et passeurs professionnels et passionnés est extrêmement précieux ». Travaillant pour les éditions Albin Michel Jeunesse, Lucette Savier, éditrice et auteure, insiste : « Vous priver de moyens alors que l’insertion est une formidable action, chaleureuse et immensément utile, aujourd’hui…, quelle absurdité ! Quel gâchis ! Vive la communauté des lecteurs, de tous les lecteurs, vive tous les appétits de lire et de vivre ensemble ».

 

La perte de la subvention impliquerait que cinq lecteurs de moins sont disponibles. L’association intervient dans une multitude d’endroits, que ce soit les maisons de l’enfance, les centres d’hébergement, ou encore les établissements scolaires. Elle propose également des formations de médiations thématiques. Chloé Seguret, lectrice formatrice et représentante du personnel de LIRE à Paris, nous précise : « Cette subvention nous est accordée dans le cadre d’une convention triennale par le Département, et la direction Famille et petite enfance. Elle intervient dans le cadre de notre travail dans les PMI [Protection Maternelle et infantile, NdR]. Cette dernière était reconduite chaque année depuis 14 ans, pour un montant de 360.000 €. Et cette année, nous avons appris qu’elle serait amputée de 40 % ».

 

Selon les conclusions de l’association, le département privilégierait une solution de reclassement à l’interne des personnels de la ville. « Des professionnels de la petite enfance reprendraient notre activité, mais sans avoir notre champ d’action », indique-t-elle. Quant à la diminution de la subvention, le département était lié par un engagement de financement, pas de montant.

 

« Nous avons été prévenus en février d’une décision déjà actée, sans préavis. On nous répond pour le moment que le département n’est pas engagé sur le long terme, et qu’il n’y a jamais eu de garanties de montant. » Or, la décision prise pour 2016 laisse craindre pour les années suivantes : « Notre enveloppe s’achève début 2017. Et l’on sent bien que le département souhaite que nous puissions travailler sur nos fonds propres – ce qui est notre volonté. Nous demandons simplement de disposer d’un peu plus de temps, pour réorganiser notre travail »; L’association a rendez-vous prochainement, le 21 mars, pour tenter de faire entendre raison à l’administration.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

Une association qui combat l’exclusion par le livre menacée par la baisse drastique de sa subvention par la mairie de Paris
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 14:43

 

Signe des temps, c’est sur Internet qu’est née  la fronde contre le projet de  loi El Khomri prenant de court le gouvernement …et les syndicats

 

Pages Facebook, mots dièses sur Twitter, blogs ou bien encore vidéos sur Youtube, ces nouveaux moyens de communications ont, semble-t-il remplacé les affiches ou les simples distributions de tract d’antan.

 

En tout cas, signe des temps, la riposte contre le projet de la ministre du travail, Myriam El Khomri ne se fait pour le moment pas dans la rue mais bien sur le Web comme l’illustre la pétition « Loi travail, non merci » mise en ligne sur le site change.org et qui bat tout les records en la matière en obtenant plus de 700 000 signataires en moins d’une semaine avant de caracoler très bientôt vers le million. Une initiative qui s'est faite sans les centrales syndicales même si des syndicalistes en provenance de plusieurs organisations - CGT, UNSA, FO, CGC ou Solidaires - en sont à l'origine.

 

C’est d’abord via twitter et Facebook que la pétition contre la loi Travail est devenue virale, avant d’être relayée par les médias. L'écho a été si puissant que la ministre a été contrainte de répondre aux pétitionnaires sur leur propre site (avec l’accord bien sûr de François Hollande et Manuel Valls, non mais !). Une première en la matière, de mémoire de spécialistes des mouvements sociaux même si la tentaive ministérielle n'a guère convaincu.

 

Mieux, le gouvernement a tenté lui aussi d’occuper le champs numérique en créant un compte twitter. Malheureusement ce dernier est devenu très vite la risée du net (lire ici). Même le renfort inattendu de Dominique Reynié, l’ancien politologue habitué des plateaux télé n’y a rien fait. Alors qu’il avait disparu de la circulation après sa déroute aux dernières élections régionales en tant que candidat des Républicains en Languedoc-Midi-Pyrénées il a voulu lancer lui aussi une pétition en ligne intitulée « Oui à la loi Travail ». Une initiative qui a vite tourné au flop, avec à peine quelques milliers de soutiens. malgré les signatures de Pierre Gattaz, de Laurence Parisot et de l’ensemble des dirigeants du Medef. Plus cruel encore, la majorité des signataires n'est même pas en faveur de cette initiative si l’on en croit les très nombreux commentaires humiliants pour Dominique Reynié et ses amis du patronat.

 

En fait rien ne semble arrêter la déferlante en cours contre la loi proposée par le gouvernent socialiste puisque des appels à manifester fleurissent sur Internet court-circuitant ainsi les syndicats qui il est vrai ne proposent aucune action à un pays qui semblerait pourtant pour une fois réceptif. En tout cas un événement Facebook a ainsi été crée pour appeler à la grève générale et au retrait de la loi El Khomri le 9 mars, jour de sa présentation en Conseil des Ministres. Des rassemblements sont déjà prévus à Annecy, Nice, Lille, Montpellier, Lyon, Marseille, Bordeaux, Bourges et bien sûr Paris. Des manifestations qui devraient être interdites pour cause d’état d’urgence et qui s’annoncent donc explosives. A moins que les syndicats….

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Loi travail : la mobilisation est venue de là où on ne l’attendait pas

                                                     - Ben, nous voilà pas dans la merde.....

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:14

 

Avec plus de 500 000 soutiens en quelques jours, la pétition citoyenne « Loi travail, non merci » vise désormais le million de signataires

 

C’est que l’on appelle un succès fulgurant. Et sur un terrain que l’on n’attendait plus, celui du social…En tout cas, en six jours à peine la pétition « Loi travail, non merci » lancée contre le projet de réforme du droit du travail a déjà récolté plus de 500 000 signataires. Un record en France pour une pétition mise en ligne. Un record qui pourrait crever tous les plafonds, car cette mobilisation citoyenne ne faiblissant pas, le million de signataires pourrait vite être atteint confirmant ainsi le rejet croissant du projet El Khomri dévoilé la semaine dernière.

 

Mais si ce projet de loi a été baptisé du nom de la ministre du travail, Myriam El Khomri, le terme est toutefois un peu impropre puisque le texte a en réalité été écrit directement à Matignon par l’équipe de Manuel Valls. Un texte jugé tellement favorable aux entreprises que Pierre Gattaz, a même été obligé d’avouer son bonheur au journal Les Échos (lire ici) . Un signe qui ne trompe pas aux yeux de nombreux observateurs.

 

Ceci dit, le renfort du patron des patrons ne devrait pas suffire au Gouvernement car à gauche ça tangue. Et bien au-delà du traditionnel camp des protestataires à la politique de François Hollande. Désormais c’est au cœur même du Parti Socialiste que la crise est étalée au grand jour avec la charge de Martine Aubry dans une tribune publiée par Le Monde. Un séisme politique qui n’a pas échappé à la presse nationale et régionale de ce pays (lire ici). D’autant que la tempête touche jusqu’à l’exécutif si l’on en croit les révélations du Parisien (lire ici).

 

Mais la pétition citoyenne a aussi un bouleversé les habitudes syndicales. Car faute de front commun, certaines organisations, notamment la CFDT, freinant des quatre fers, la protestation pourrait échapper aux centrales syndicales avec notamment une page Facebook invitant à manifester le 9 mars qui fait de plus en plus de bruit. Un message qui semble avoir été reçu cinq sur cinq au siège de la CGT, a révélé Libération puisque la centrale de Montreuil a dû envoyer dare-dare une note interne à ses militants annonçant une « journée d’action » le 31 mars, d’autant que du côté des syndiqués « ça commençait à gueuler ». Plusieurs centrales seraient prêtes à suivre le syndicat de Philippe Martinez, notamment la FIDL, FO, FSU, SUD, l’Unef ou encore l’UNL (lycéens). Comme un parfum de printemps ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                  Les signatures affluent contre la loi El Khomri sur le Code du Travail

La pétition contre la loi El Khomri sur la réforme du Code du travail bat tous les records
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:18

 

La pétition lancée contre la réforme du code du travail a déjà recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures. Un reflet de la vive opposition d'une large partie de la gauche à ce projet de loi porté par Myriam El Khomri

 

François Hollande et Manuel Valls, son premier ministre devaient pourtant s'y attendre. En tout cas, en quelques jours à peine, la pétition réclamant le retrait de la réforme du code du travail a déjà recueilli plus de 300.000 signatures, en attendant (beaucoup) mieux. Un succès important pour ces militants (syndicalistes, avocats, féministes, étudiants et associatifs) qui en sont à l'origine.

 

Le texte de la pétition qui s'intitule « Loi travail, non merci » répertorie plusieurs mesures phares de ce projet de loi controversé : « En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à quinze mois de salaire. Les onze heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées. Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail », rappelle notamment la page sur change.org. Un projet de loi décortiqué dans le détail et dont le décryptage est disponible ici.

 

Dans les commentaires, les signataires s'indignent, comme cet internaute qui écrit : « mieux que Sarkozy, c'est travailler plus pour gagner moins ! », ou encore ce chef d'entreprise qui affirme : « Je suis patron de 25 employés. Je trouve inadmissible de proposer de telles lois qui sont un retour en arrière social fondamental et qui encore une fois servira uniquement les grosses entreprises ». Cette offensive contre le texte de Myriam El Khomri a aussi une page Facebook et un hashtag sur Twitter, #loitravailnonmerci, qui commencent à faire des émules.

 

Ce week-end, la réforme a encore perdu un allié de poids, le leader de la CFDT, Laurent Berger, se disant dans Le Monde, en « désaccord ultra-profond » avec le texte qui sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres pour être examiné en avril à l'Assemblée.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Réforme du code du travail : la riposte du web, des syndicalistes et des militants de gauche

                                                  - La guigne, même la CFDT nous lâche....

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