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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 14:18

 

ActuaLitté : le 8 avril 2016

 

Alors que les bibliothèques sans livres apparaissent aux États-Unis,  ils préconisent au contraire….. un retour au livre !

 

Le débat sur le bienfait des nouvelles technologies sur l’enfant est bien connu, mais il concernait principalement les écoles jusqu’ici. Pourtant, la lecture ne s’arrête pas aux salles de classe et la question ne concerne pas seulement l’école au sens strict. Doit-on revaloriser la lecture et offrir aux enfants un espace sans technologie ? C’est ce que des bibliothécaires parisiens croient.  

 

Dans une étude publiée par le Haut Conseil de l’Éducation, il est écrit que plus de 40 % des élèves n’ont pas réussi à acquérir une lecture fluide à leur entrée en 6e. Alors, faut-il empêcher les jeunes enfants d’avoir une prise illimitée sur tous ces objets technologiques ? 

 

L’idée a été expérimentée en France. Ainsi, en 2013, six établissements scolaires des Buttes-Chaumont (XIXe arrondissement) avaient fait l’expérience de la diète numérique. Une mère parisienne s’était inspirée d’une expérimentation faite au Québec et à Strasbourg.  Un an plus tard, en avril 2014, c’est le maire du XIXe arrondissement qui avait tenu une conférence sur le sujet, disponible sur Youtube.

 

C’est ce que plusieurs noms éminents de la Silicon Valley auraient testé, selon le New York Times. Dans un article assez surprenant, il est raconté que beaucoup de dirigeants écartent les nouvelles technologies lorsqu’ils sont avec leurs enfants.  Le fondateur d’Apple, feu Steve Jobs, aurait, lui, adopté une pédagogie stricte avec ses enfants. Evan Williams, un des cofondateurs de Twitter, n’autoriserait quant à lui que l’accès aux livres, mais pas aux tablettes. 

 

C’est ce qu’on appelle la pédagogie Steiner-Waldorf, une école qui s’applique dans plusieurs établissements non seulement américains, mais internationaux, notamment en France. Dans ces établissements, les enfants n’apprennent à maîtriser Google qu’en 4e et le mode d’apprentissage dans ses premières années n’inclut aucune forme de technologie, bien plutôt des outils traditionnels : tableaux noirs, craies, livres. 

 

Pour le moment, la méthode n’est toutefois pas très implantée en France, car les professionnels de l’éducation ont toujours craint que cette école soit sectaire. C’est sous Jack Lang que la méthode a été purgée de ces accusations… jusqu’en 2013-2014, date à laquelle une Commission de l’Assemblée nationale a remis un rapport sur les dérives sectaires en citant la méthode. 

 

Alors que les bibliothèques sans livres apparaissent aux États-Unis, des bibliothécaires parisiens préconisent un retour au livre, et pas de technologie dans les bibliothèques. Ils arguent l’idée que l’obsession ambiante pour le divertissement ne doit pas pâtir sur l’éducation des enfants à la culture. La bibliothèque serait ainsi un endroit idéal pour déconnecter l’enfant.

 

L’auteur de l’article rapporte les idées d’un collègue bibliothécaire : « Ce que je vois, en effet, c’est cet étrange glissement qui transforme les écoles en bibliothèques et les bibliothèques en ludothèques. Ce que je ressens, c’est cette impression bizarre que tout s’homogénéise, qu’on veut faire la guerre à l’ennui, peut-être même au fond à la difficulté de vivre, qu’on pense la gagner avec des tablettes, des ordinateurs ou des consoles, des images et des codes, des connexions illimitées. »  Peut-être l’enfant a-t-il besoin d’échapper un moment à la vague technologique... 

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

Des bibliothécaires parisiens veulent un espace de déconnexion pour l'enfant
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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 14:57

 

Le Parisien : le 9 avril 2016

 

Mais les syndicats qualifient ces ouvertures dominicales de « véritable provocation »

 

C’est avec beaucoup de précaution que la mairie de Paris a mis sur la table ce vendredi matin le dossier de l’ouverture des bibliothèques le dimanche. Au cours d’une réunion « prétechnique », le sous-directeur des affaires culturelles de la Ville a annoncé aux délégués syndicaux des personnels (CGT, FO, UCP, CFDT, Supap, Unsa) le calendrier prévu jusqu’à la fin de la mandature.

 

A savoir : cette année, ouverture le dimanche de la bibliothèque Picpus (XIIe) ; en 2017, Aimé-Césaire (XIVe) et Edmond-Rostand (XVIIe) ; en 2018, Jean-Pierre-Melville (XIIIe) et Robert-Sabatier (XVIIIe) ; en 2019, Parmentier (XIe) et Germaine-Tillion (XVIe). Sachant qu’il y a 60 bibliothèques municipales, la Ville a visiblement choisi de prendre son temps pour ouvrir ces établissements sept jours sur sept, d’autant que la généralisation d’une telle mesure supposerait d’importants moyens.

 

Aujourd’hui, cinq bibliothèques ouvrent le dimanche : Marguerite-Duras depuis 2008 (XXe), Marguerite-Yourcenar depuis 2012 (XVe), Françoise-Sagan inaugurée en 2015 (Xe), François-Truffaut (Ier) et La Fontaine (Ier) sous la canopée des Halles (Ier). En vertu d’une délibération du Conseil de Paris, les bibliothécaires ne peuvent travailler qu’un dimanche sur cinq et perçoivent à ce titre une prime nette de 85 €. Selon ce texte, les effectifs le dimanche sont composés pour moitié de titulaires, pour moitié de contractuels, généralement des étudiants.

 

Qualifiant l’ouverture de ce chantier de « véritable provocation », Bertrand Pieri, représentant CGT du personnel des bibliothèques, rappelle que « certains établissements exsangues sont contraints de réduire leurs horaires d’ouverture en semaine. Quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ! » A ses yeux, « l’ouverture de sept nouvelles bibliothèques le dimanche nécessitera le recrutement de près de 100 bibliothécaires, étant entendu que le service rendu ce jour-là ne doit pas être de moindre qualité ».

 

Prochains rendez-vous le mardi 19 avril pour un comité technique présidé par Bruno Julliard, premier adjoint (PS) à la maire de Paris suivi le 21 avril d'une grande assemblée générale pour tous les bibliothécaires parisiens à la bourse du travail à l 'appel de tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, SUPAP , UNSA, UCP).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

          Dialogue social dans les bibliothèques parisiennes: Bruno Julliard demande conseil

Paris : un pas de plus vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

 - T'es sur Myriam que si je vais dans cette direction je vais me manger un grand conflit social ?

                                   - Sûr ! Et tu peux me faire confiance sur ce coup là....

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 18:08

 

20 Minutes : le 7 avril 2016

 

« On se moque de nous », s’exclament les syndicats. « Le contexte est déjà critique. Nous sommes dans une situation de restriction budgétaire avec des réductions de personnel qui amène actuellement à des réductions d’amplitude horaire dans certaines bibliothèques »

 

Lire, emprunter, étudier dans une bibliothèque, à côté de chez soi, le dimanche, sera bientôt possible. Du moins, c’est ce que souhaite la mairie de Paris, qui a lancé cette semaine une concertation avec les syndicats pour définir les modalités d’ouverture dominicale de bibliothèques dans la capitale. « C’était un engagement de campagne d’Anne Hidalgo. Nous préférons ouvrir des bibliothèques le dimanche que des grandes surfaces », rappelle à 20 Minutes  Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture, avant de détailler son plan de bataille.

 

A l’heure actuelle, quatre bibliothèques sont ouvertes le dimanche, de 13h à 18h : Marguerite Duras dans le 20e, Marguerite Yourcenar dans le 15e, Françoise Sagan dans le 10e et François Truffaut, dans le 1er arrondissement. Une cinquième vient d’ouvrir ses portes à la Canopée. Mais la Mairie souhaite que le système s’étende davantage d’ici 2019. « Nous programmons l’ouverture en 2016, d’une bibliothèque dans le 12e. Une dans le 14e et une dans le 17e en 2017. Une dans le 13e et une dans le 18e d’ici 2018. Enfin, une dans le 11e et une dans le 16e, en 2019 ». Au total, dans trois ans, il y aurait douze bibliothèques ouvertes le dimanche dans la capitale. Un plan qui répond à une attente, selon Bruno Julliard.

 

« Les bibliothèques sont actuellement très fréquentées. Sur les 72 existantes à Paris, il y a 13 millions de prêts chaque année, 300.000 inscrits et plus de 7 millions de visiteurs par an dans le réseau », détaille l’adjoint. Et selon la Mairie, cette demande ne fait que croître : « Le public souhaite un élargissement des horaires et une ouverture le dimanche. D’autant que le public qui vient le dimanche n’est pas le même que celui de la semaine. Il est plus familial ». D’après Bruno Julliard, « ces ouvertures permettront de couvrir les grands secteurs de la capitale. Ainsi, l’ensemble des Parisiens auront une bibliothèque à côté de chez eux ». Mais les syndicats, eux, ne l’entendent pas de cette oreille.

 

 

           Ouverture des bibliothèques le dimanche : Bruno Julliard va se frotter aux syndicats

La Mairie de Paris veut ouvrir plus de bibliothèques le dimanche dans la capitale, mais à marche forcée

 

« La Mairie se moque de nous », s’exclame Bertrand Pieri, délégué CGT des bibliothèques parisiennes. « Le contexte est déjà critique. Nous sommes dans une situation de restriction budgétaire avec des réductions de personnel qui amène actuellement à des réductions d’amplitude horaire dans certaines bibliothèques », poursuit-il. « Nous sommes donc opposés en bloc à ces ouvertures le dimanche », lâche-t-il. Même son de cloche chez Force Ouvrière. « Nous sommes contre ce projet. Les moyens de le faire n’existent pas », réagit Bertrand Vincent, secrétaire générale FO des personnels de la Ville de Paris.

 

Dans les quatre bibliothèques fonctionnant déjà le dimanche une délibération municipale fixe les conditions d’ouverture. Soit, pas plus d’un dimanche travaillé sur cinq, « sur la base du volontariat », avec une prime de 85 euros, rappelle Bruno Julliard. Et ce, avec un effectif composé à 50 % de bibliothécaires titulaires et 50 % de contractuels. Et c’est ce même dispositif, qui est prévu par la Mairie pour les prochaines ouvertures. « Ça n’a aucun sens », selon Bertrand Pieri. « La délibération municipale est bafouée dans la plupart des équipements déjà ouverts ».

 

Côté agenda, les représentants du personnel des sept bibliothèques et les syndicats qui ont été mis au courant mercredi du plan de la mairie doivent participer ce vendredi à réunion pré-technique avant le début des négociations, mi-avril. Les bibliothèques : Nouveau terrain d’affrontement social parisien ? « Je suis confiant », indique Bruno Julliard. De son côté, la CGT et FO comptent se mobiliser « le plus vite possible » pour « mener des actions ». Avec un premier rendez-vous le jeudi 21 avril puisque, avec tous les autres syndicats, ils appellent l'ensemble des bibliothécaires parisiens à une grande assemblée générale à la bourse du Travail (Xe).

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

                                Ouverture du dimanche : Bruno Julliard se déclare confiant

La Mairie de Paris veut ouvrir plus de bibliothèques le dimanche dans la capitale, mais à marche forcée
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 18:27

 

Les occupants de la place de la République auraient dû s’inscrire à « la nuit des débats »

 

C'était une première pour la France. A l'issue de la manifestation contre la loi travail le jeudi 31 mars, plusieurs milliers de personnes ont lancé une occupation jour et nuit de la place de la République. Un mouvement, baptisé Nuit debout, qui se veut dans la lignée de celui de Occupy Wall Street aux États-Unis ou encore celui des indignés en Espagne.

 

Et qui ne fait guère plaisir à Anna Hidalgo, la maire de Paris. En effet, cette dernière qui se présente pourtant comme une « frondeuse » à l'égard du Gouvernement n'a pas hésité à déclarer dans le Parisien que « les lieux publics ne peuvent pas être privatisés ». Une déclaration étonnante de la part de la première magistrate d'une ville qui n'hésite pas justement à privatiser l'espace public à hue et à dia comme Paris-Plage, les Catacombes ou encore le sous-sols du Canal Saint Martin (voir ici et). D'autant que l’occupation de la place de la République par les manifestants n'a pas jusqu'à nouvel ordre de caractère commercial hormis peut être celui des stands de merguez..

 

Autre saillie de la maire de Paris pour s'indigner contre la présence de ces indignés à la française : « on est obligé de faire respecter un peu d'ordre dans cette ville ». Pourtant la présence nocturne de parisiens sur la Place de la République en train de débattre devrait ravir Anne Hidalgo car cette dernière vient juste de déclarer toujours au Parisien : « j'ai fait de la conquête de nouveaux espaces de démocratie une priorité et c'est toujours un plaisir de voir qu'ils seront très nombreux la nuit à se rencontrer, échanger et refaire le monde. Cela me conforte d'aller encore plus loin avec eux ». Encore mieux que Podemos.

 

Alors, les indignés parisiens sont donc les bienvenus sur la Place de la République ? Pas tout à fait car Anne Hidalgo ne parlait pas de Nuit debout mais uniquement de sa nouvelle invention appelée « la nuit des débats ». Un événement estampillé mairie de Paris qui consiste à se réunir dans quelques lieux comme des cafés pour parler de tout et (surtout) de rien. Et oui, quand la capitale se veut moderne, elle réinvente tout simplement la veillée. Du pur mergitur.

 

 

                     Anne Hidalgo indignée par les indignés qui ne se sont pas inscrits à sa veillée

Les « indignés » parisiens indignent Anne Hidalgo

                        - Comprends pas, mais que fabrique mon adjoint en charge de la nuit

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 18:52

 

Mais les dés ne sont pas encore tout à fait jetés car la concurrence est rude. D'autant que ces nominations sont toujours le fait du prince malgré les promesses de François Hollande de faire de son quinquennat une « république exemplaire »

 

Le monde est petit. Très petit. Du moins celui de la culture. En effet, selon Le Figaro, la nouvelle patronne de la Bibliothèque Nationale de France (BnF) pourrait bien être.... Laurence Engel, l'ancienne chef de Cabinet d'Aurélie Fillipetti au ministère de la Culture. Et oui, le monde est vraiment petit puisque avant d'atterrir rue de Valois, Laurence Engel avait d'abord été membre du cabinet de Bertrand Delanoë et d'être ensuite nommée par le même...directrice des affaires culturelles de la ville de Paris.

 

Il faut dire que depuis son départ forcé du ministère, prise dans la tourmente de l'affaire Acquilino Morelle, son mari qui se faisait cirer les pompes à l'Elysée, Laurence Engel était dans l'attente d'un poste à sa mesure. Oh bien sûr, après son exfiltration de la rue de Valois, elle ne s'était pas retrouvée à la rue car elle était retournée pantoufler tranquillement à la cour des comptes, son corps d'origine (lire ici). Toutefois,.Laurence Engel devait s’ennuyer ferme sous les ors et les lambris de la rue Cambon car à peine quatre mois après son arrivée elle se retrouvait nommée médiatrice du livre..... sur proposition de son ancienne supérieure hiérarchique, Aurélie Fillipéti. Le monde est vraiment très, très petit, n'est ce pas ?.

 

Une petite récompense sûrement car cette mission, effectuée pendant ses heures de travail à la Cour des Comptes, était loin d'être bénévole car tout de même payée 2 010 euros (brut) par mois (en plus évidemment de son traitement de haut fonctionnaire) selon le décret ministériel. Ironie du sort, c'est la même Cour des comptes qui épingle les dérives des comptes publics. Pour Laurence Engel, le poste de présidente de la BNF est donc la bonne pointure

 

En effet, lustre, entregent et rémunérations rondelettes caractérisent la fonction puisque le poste de direction de la BNF est classé « Hors échelle E ». Ce qui, dans le dernier échelon de la grille indiciaire, équivaut à 6 112 euros brut par mois, un traitement qui, grâce aux diverses primes et négociations avec Bercy, est souvent multiplié par... deux, selon une source gouvernementale citée par le magazine Le Point.

 

Même si, selon Le Figaro, Laurence Engel est favorite pour le poste puisque elle serait la candidate du premier ministre, Manuel Valls, il se peut que les dés ne soient pas encore tout à fait jetés car la concurrence est rude. D'autant que ces nominations sont toujours le fait du prince malgré les promesses de François Hollande de faire de son quinquennat une « république exemplaire ». Encore une promesse non tenue.

 

 

Laurence Engel favorite pour la présidence de la BnF ?

                                   Culture :  Laurence Engel avec deux cireurs de pompes

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:37

 

Les Inrockuptibles : le 26 mars 2016

 

La mairie de Paris envisage de supprimer les cours de musique individuels dans ses Centres d’animation. Un sale coup pour la culture, et une menace pour l’emploi de nombreux professeurs

 

Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête des édiles de la mairie de Paris, qui se targuent pourtant de mettre au premier plan la culture, facteur indispensable de lien social et de développement individuel ?

 

En annonçant la suppression à partir de la rentrée de septembre 2016 des cours de musique individuels et semi-collectifs dans ses Centres d’animation, pour les remplacer par des cours collectifs d’au moins six élèves par heure, la ville de Paris fait un sale coup à la musique en général et à de nombreux enseignants en particulier, qui risquent de se retrouver au chômage.

 

Alors que les conservatoires municipaux sont submergés de demandes d’inscriptions non satisfaites, au point qu’on envisage des inscriptions par tirage au sort, alors que souvent ils ne proposent pas d’enseignements spécifiques pour des styles contemporains comme le jazz, le rock ou la pop, les centres d’animation représentent une excellente alternative pour répondre à la demande des très nombreux Parisiens, de tous les âges, qui souhaitent débuter ou améliorer la pratique d’un instrument.

 

Car avant de monter son groupe de rock, son quintet de jazz ou son quatuor à cordes, il est indispensable d’apprendre à maîtriser son instrument et donc de prendre des leçons avec des profs expérimentés. Et on voit mal comment un enseignant motivé pourrait s’occuper sérieusement, en une heure de cours, de six élèves à la fois, allant du gamin débutant amené par ses parents, à l’étudiant surbooké ou au préretraité qui veut profiter de son temps retrouvé pour renouer enfin avec sa passion.

 

Cours de musique : une politique culturelle au rabais à la mairie de Paris ?

 

 

Depuis l’annonce de cette décision, une pétition pour le maintien des cours individuels d’instruments a déjà reçu plus de cinq mille signatures, une manifestation a eu lieu en février et une autre est prévue demain, dimanche 27 mars, place du Châtelet, afin de peser sur le vote prévu au conseil de Paris la semaine prochaine.

 

Selon Pauline Véron, adjointe à la Maire de Paris en charge notamment de la vie associative et de la jeunesse, interrogée par Le Parisien, les centres d’animation sont destinés à étendre leurs activités et à accueillir davantage de participants : « Pour cela, nous devons supprimer les cours individuels afin d’augmenter nos capacités d’accueil”.

 

Pourtant cette décision ne fait pas l’unanimité à la mairie, même parmi les élus de gauche. Ainsi pour Eric Thébault, maire-adjoint chargé de la culture et membre du groupe des élu-es écologistes et citoyen-nes du XIXe, « la suppression brutale des cours individuels de musique dans les centres d’animation ne peut tenir lieu de réforme ».

 

Plus généralement, les enseignants s’interrogent sur les choix fondamentaux concernant la culture et l’éducation. Comme l’affirme sur France Culture un professeur qui tient à garder l’anonymat : « Ce qui est en plus très dangereux, c’est de confondre ‘éducation populaire’ et ‘éducation au rabais’. Parce que ce qui est un véritable enseignement populaire, c’est d’assurer aux amateurs une formation de qualité ».

 

Lire l'article des Inrockuptibles

 

 

 

 

                      A la mairie de Paris, les cours individuels de musique prennent l'eau

Cours de musique : une politique culturelle au rabais à la mairie de Paris ?
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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 19:00

 

Comment organiser les travailleurs précaires ? Les réponses de Peter Zschiesche, fondateur de l’ONG d'appui aux syndicats de San Diego, The Employee Rights Center (ERC)  

 

Partir des besoins des travailleurs hors des questions de travail, construire des liens entre les mouvements de travailleurs et les communautés, ancrer le travail syndical dans la société civile, autant de stratégies développées par l’ERC à San Diego qui ont permis d’organiser en dix ans des milliers d’intérimaires, de chauffeurs Uber ou de travailleurs migrants. Un véritable exemple à suivre pour tout ceux qui s'interessent à l'action syndicale sous toutes ses formes

 

Les campagnes menées ont également amené l’adoption par la ville de San Diego de nouvelles réglementations pour faciliter la syndicalisation des précaires et l’obtention de dizaines de millions de dollars de cotisations sociales et d'heures supplémentaires enfin payées. Comme quoi l'action syndicale est encore une idée neuve synonyme de progrès. Et ça se passe en Amérique !

 

Mais qui sont donc les olibriius qui sont derrière tout ça ? Parmi-eux, Peter Zschiesche qui après vingt ans en tant que Président du syndicat IAM (AFL-CIO) des chantiers navals de San Diego, a créée l’Employee Rights Center comme une ONG d’appui aux syndicats qui est dédiée à la défense des travailleurs précaires et immigrés de San Diego (voir ici). Il sera à Paris le mardi 5 avril 2016 à 20h30 au Centre International de Culture Populaire (CICP) - 21ter rue Voltaire, Paris XIe - Métro rue des Boulets.

 

En fin de réunion Peter nous invitera à discuter de la pertinence du modèle de l’ERC pour organiser les travailleurs précaires en France, en présence des membres de l’association ReAct et du collectif Pouvoir d’agir.  Le ReAct est un réseau d'appui de l’organisation locale et transnationale des travailleurs et citoyens confrontés au pouvoir excessif des grandes entreprises (voir ici).

 

Venez nombreux. Inscriptions : kent.khnet@gmail.com 

 

 

 

 

Peter Zschiesche (à droite) sera à Paris le 5 avril pour parler des nouvelles formes de syndicalisme

Un colloque sur les nouvelles formes de syndicalisme le 5 Avril à Paris

- Et à ceux qui restent jusqu'au bout je leur paye un coup avec l'argent de la Ville de San Diego

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 09:37

 

ActuaLitté : le 22 mars 2016

 

Pour le moment cette mesure, si elle est adoptée au Conseil de Paris, sera réservée aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux

 

Le paradoxe a été remarqué depuis plusieurs années : si l'inscription et les emprunts de livres sont gratuits depuis longtemps au sein du réseau de lecture publique de la Ville de Paris, ce n'est pas le cas des CD et des DVD. Le Conseil de Paris avait adopté un vœu pour étendre la gratuité à ces objets culturels en 2014, et la Mairie prévoyait de l'appliquer aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux dès 2015. Finalement, la gratuité des prêts de CD-DVD pourrait être effective entre mai et septembre 2016.

 

La mesure de gratuité a été révélée par le blog CGT Culture : il rappelle que, si l'emprunt des livres et des revues est gratuit dans le réseau parisien, celui des CD est facturé 30 € pour l'année, et celui des DVD (qui permet également l'emprunt des CD) 61 € pour l'année. Les questions relatives à la gratuité des emprunts de CD et de DVD sont étudiées depuis longtemps : un rapport sur « L'avenir de la musique dans les bibliothèques de la ville de Paris », publié en janvier 2012, abordait déjà le sujet de la gratuité. 

 

« Nous constatons que le réseau parisien est l'un des rares à percevoir des droits spécifiques sur les supports musicaux. Une situation d'autant plus paradoxale que l'emprunt des livres est gratuit. La gratuité, cette doctrine immuable à la Ville de Paris est pourtant loin d'être la règle générale dans les autres collectivités. Ce traitement différencié a un effet stigmatisant, laissant penser que la musique est soumise à droit tandis que seule la lecture serait un droit fondamental », pouvait-on lire dans le document.

 

 

Paris consent à la gratuité des prêts des CD et DVD dans ses bibliothèques, mais pour certains usagers seulement

                         A la Ville de Paris, seule la lecture est gratuite, pas la musique

 

 

 

Pour le moment, donc, la gratuité de ces emprunts, si elle est adoptée au Conseil de Paris, sera réservée aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux (RSA, RMI, API, ASS, AER, ATA, ASPA, AV, ainsi que l'allocation aux adultes handicapés et l'allocation supplémentaire d'invalidité). « C'est une mesure sociale, qui concerne ceux qui ont le plus de mal à payer les forfaits », souligne Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « L'exécutif a suivi un vœu du Conseil de Paris, déposé en décembre 2014, et il sera toujours intéressant d'en observer les effets sur les prêts », ajoute Noël Corbin. Pour le moment, évidemment, l'extension de cette mesure à d'autres catégories d'usagers, voire à tous les usagers, n'a pas encore été abordée. 

 

Elle était pourtant au cœur de ce fameux premier vœu déposé en juin 2014 par Nicolas Bonnet-Oulaldj et Raphaëlle Primet (Communiste-Front de Gauche), qui demandait à l'origine la gratuité du prêt des disques, tout court. Le vœu avait été amendé sur proposition de l'exécutif, justement, pour ne concerner que les mineurs et les bénéficiaires des minimas sociaux. Rappelons au passage que la mairie de Bordeaux avait pris la décision de rendre gratuites toutes ses bibliothèques en octobre 2015.

 

« Il s'agit d'une première avancée », nous explique Raphaëlle Primet, « et je demanderai au prochain Conseil qu'un bilan soit fait d'ici un an, pour que cette mesure puisse être élargie à tous les usagers. Nous ne voudrions pas que les discothèques soient pénalisées [par rapport aux bibliothèques] parce qu'il y a moins d'usagers, et que l'on décide ensuite de les fermer pour cette raison ». Ce point a déjà été évoqué parmi les autres arguments avancés pour défendre une gratuité totale des prêts de CD. Certains évoquaient ainsi la nécessité de repeupler les discothèques de la Ville de Paris : « L'ensemble des petites discothèques offre des fonds qui sont sous-utilisés (Amélie, Saint-Simon, Europe, Batignolles, Aimé Césaire et Vaugirard) », notait ainsi le groupe de travail à l'origine du rapport cité précédemment, et disponible ci-dessous. 

 

Interrogée sur les différences entre usagers que créera cette mesure, Raphaëlle Primet explique que « l'égalité n'exclue pas la solidarité pour des publics en difficulté, comme c'est déjà le cas pour les entrées au musée par exemple. Par contre, dans l'absolu, nous ne comprenons pas la différence établie entre les livres, dont l'emprunt est gratuit, par rapport aux CD et aux DVD. C'est pour cela que la gratuité totale des prêts est l'objectif final ».

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

            A Paris pour certains il faudra encore chosir entre les livres et les disques

Paris consent à la gratuité des prêts des CD et DVD dans ses bibliothèques, mais pour certains usagers seulement
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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 11:08

 

Le Monde : le 21 mars 2016

 

Et seulement 10 % des établissements où la négociation est obligatoire signent des accords

 

En proposant de modifier les règles de licenciement et du temps de travail, le projet de loi El Khomri agite deux « chiffons rouges » qui attirent justement l'attention, mais au risque de faire oublier l'objectif affiché du projet. Selon Mme El  Khomri, il s'agit de « permettre à nos entreprises de s'adapter face à la concurrence en donnant plus de pouvoir à la négociation collective pour répondre aux besoins du terrain. C'est par des accords signés par les syndicats dans l'entreprise que doit être donnée de la souplesse dans l'organisation et le temps de travail (…). C'est par le collectif que le salarié est mieux défendu et que des solutions novatrices peuvent être trouvées ».

 

Faire en sorte que salariés et employeurs puissent mieux négocier est un objectif louable. Cependant, le projet de loi ne propose pas d'améliorer l'organisation de la négociation au niveau de l'entreprise, mais plutôt d'en étendre le champ. Il passe ainsi largement à côté du problème majeur : aujourd'hui, on ne négocie que très rarement dans les entreprises où, pourtant, la loi prévoit déjà des dispositifs formels pour ce faire.

 

La législation française sépare les représentants du personnel ayant un rôle de consultation et ceux ayant vocation à négocier. Les représentants élus lors des élections professionnelles siègent au sein d'instances consultatives telles que le comité d'entreprise, la délégation du personnel ou le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Ces instances peuvent parfois être fusionnées, elles peuvent comporter des représentants syndiqués et non syndiqués, et elles n'ont, sauf cas dérogatoires, pas vocation à négocier.

 

La négociation est en principe le monopole des délégués syndicaux (DS). Ceux-ci sont désignés par les syndicats représentatifs, ceux qui ont obtenu au moins 10  % des votes aux élections professionnelles. Les employeurs de tous les établissements d'entreprise de plus de dix salariés doivent négocier avec les délégués syndicaux au moins une fois par an lors des  négociations annuelles obligatoires sur les salaires et les conditions de travail.

 

Premier problème : dans deux tiers de ces établissements, il n'y a pas de délégués syndicaux. C'est quasiment la règle dans les établissements de 10 à 20  salariés et dans la majorité des établissements de 50 à 100 salariés. Second problème : dans un établissement sur trois où il y a des délégués syndicaux, les négociations, bien qu'obligatoires, n'ont pas lieu. Les causes données par les employeurs sont l'application d'un accord de branche, une décision de la direction ou l'absence de demande des salariés. Troisième problème : lorsqu'il y a des négociations, elles n'aboutissent à un accord que dans deux cas sur trois. Mises bout à bout, ces statistiques impliquent que seuls 10 % des entreprises qui pourraient le faire signent des accords. On négocie en fait très peu dans les entreprises françaises.

 

 

 

                En France, les syndicats ne sont toujours pas les bienvenus dans l'entreprise

En France, les syndicats ne sont toujours pas les bienvenus dans l'entreprise

                          - Par contre pour toi Manu, on aura toujours une petite place

 

 

La raison principale en est la discrimination syndicale. Les salariés renoncent à s'engager dans les instances représentatives parce qu'ils craignent pour leur carrière. Plus d'un tiers des salariés mentionnent la peur des représailles comme une raison de la faible syndicalisation en France (sondage TNS Sofres).

 

Ces craintes ne semblent pas infondées : 40 % des délégués syndicaux estiment que leur mandat a été un frein pour leur carrière. L'étude de leur salaire révèle qu'à diplôme, ancienneté et âge égaux ils sont payés en moyenne 10 % de moins que leurs collègues non syndiqués. Elle révèle également que tous les délégués syndicaux ne sont pas logés à la même enseigne : ceux qui ne négocient pas avec leur employeur ne subissent aucune pénalité salariale, et sont même parfois mieux rémunérés que les salariés non syndiqués. A l'inverse, les délégués des syndicats qui négocient sans parvenir à un accord subissent de très lourdes pénalités salariales. On comprend mieux pourquoi un tiers des délégués syndicaux rechignent à négocier.

 

Les cas avérés de discrimination ou de répression se sont tellement accumulés qu'en  2013 la CFTC, la CGT, FO, la FSU et Solidaires, ainsi que le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature, ont créé un Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales. Il se crée ainsi dans les entreprises un cercle vicieux.

 

La rareté des salariés prêts à prendre le risque d'un mandat rend impossible la tenue d'élections professionnelles. Et la boucle est bouclée. Moins les syndicats sont représentatifs et soutenus, plus il est facile de les discriminer, moins il y a de candidats aux élections professionnelles, et moins les syndicats sont représentatifs…

 

Lire l'article du Monde

 

 

             En France, les syndicats ne sont toujours pas les bienvenus dans l'entreprise

En France, les syndicats ne sont toujours pas les bienvenus dans l'entreprise
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 16:16

 

Le Soir de Bruxelles : le 21 mars 2016

 

La réforme du travail lancée par le gouvernement français est plus libérale que jamais

 

François Hollande avait prévenu la semaine dernière  : entre ceux qui ne veulent « rien faire » et ceux qui veulent « tout défaire », il s’emploierait, lui, à « bien faire ». Les Français étaient donc avisés : jusqu’à la fin de son quinquennat, il s’efforcerait de réformer le pays englué dans la crise pour qu’il se remette sur les rails.

 

Mais comment ? Ce serait la surprise du chef. Après le tournant social-démocrate de l’hiver 2013-2014 qui, avec le pacte de responsabilité, donnait le coup d’envoi d’une politique de l’offre plutôt que de la demande, voici la saison 2 du « changement, c’est maintenant ! ». La réforme annoncée du Code du travail, qui aboutira de facto à un déverrouillage des 35 heures et à des licenciements facilités, offre davantage de flexibilité aux entreprises qu’elle ne garantit de stabilité aux salariés. «  Du thatchérisme ! », s’épouvante jusqu’à l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qui n’a rien d’un dangereux gauchiste.

 

On ne va pas lui reprocher ce volontarisme. Après tout, il faut un certain courage pour annoncer aux salariés, à quatorze mois d’une élection, que les temps vont être encore plus durs, plutôt que de leur promettre qu’on va raser gratis. Le problème, c’est que sa nouvelle politique ne chamboule pas seulement les droits sociaux en accroissant l’inquiétude des salariés, qui ne seront pas forcément enclins à consommer davantage. Elle repose en outre sur un pari aléatoire : espérer que les entreprises, ainsi aidées, créeront de nouveaux postes, et cela même si la croissance reste quasi inexistante. Rien n’est moins sûr. Manuel Valls vient lui-même de sermonner le patronat parce que celui-ci n’avait pas joué le jeu du pacte de responsabilité : pas assez d’emplois créés en contrepartie des allégements de charges consentis.

 

Surtout, on peut s’interroger sur le timing d’une telle réforme. François Hollande, qui s’est longuement expliqué vendredi soir sur France Inter lors d’une émission spéciale, peut très bien vanter les modèles suédois ou finlandais en faisant un grand plaidoyer pour le dialogue social. Mais pour un pareil big bang, il aurait fallu un mandat. Or le candidat de 2012, celui qui disait que son seul ennemi serait la finance, n’avait pas annoncé cette couleur.

 

Ses électeurs, qui se sentent trahis, se demandent si François Hollande est toujours de gauche. « Toute ma vie a été un engagement pour l’égalité, la dignité humaine et le progrès », leur a répondu le président français, même s’il revendique, de par sa fonction, ne plus être un militant. La question n’est en fait même plus celle-là. Qu’elle soit de gauche ou qu’elle soit de droite, le problème dramatique de la politique de François Hollande est surtout qu’après quatre ans d’efforts, elle ne porte désespérément pas ses fruits.

 

Lire l'article du Soir de Bruxelles

 

 

 

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François Hollande est-il encore de gauche? Même la presse belge s’interroge

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