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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 14:43

 

Signe des temps, c’est sur Internet qu’est née  la fronde contre le projet de  loi El Khomri prenant de court le gouvernement …et les syndicats

 

Pages Facebook, mots dièses sur Twitter, blogs ou bien encore vidéos sur Youtube, ces nouveaux moyens de communications ont, semble-t-il remplacé les affiches ou les simples distributions de tract d’antan.

 

En tout cas, signe des temps, la riposte contre le projet de la ministre du travail, Myriam El Khomri ne se fait pour le moment pas dans la rue mais bien sur le Web comme l’illustre la pétition « Loi travail, non merci » mise en ligne sur le site change.org et qui bat tout les records en la matière en obtenant plus de 700 000 signataires en moins d’une semaine avant de caracoler très bientôt vers le million. Une initiative qui s'est faite sans les centrales syndicales même si des syndicalistes en provenance de plusieurs organisations - CGT, UNSA, FO, CGC ou Solidaires - en sont à l'origine.

 

C’est d’abord via twitter et Facebook que la pétition contre la loi Travail est devenue virale, avant d’être relayée par les médias. L'écho a été si puissant que la ministre a été contrainte de répondre aux pétitionnaires sur leur propre site (avec l’accord bien sûr de François Hollande et Manuel Valls, non mais !). Une première en la matière, de mémoire de spécialistes des mouvements sociaux même si la tentaive ministérielle n'a guère convaincu.

 

Mieux, le gouvernement a tenté lui aussi d’occuper le champs numérique en créant un compte twitter. Malheureusement ce dernier est devenu très vite la risée du net (lire ici). Même le renfort inattendu de Dominique Reynié, l’ancien politologue habitué des plateaux télé n’y a rien fait. Alors qu’il avait disparu de la circulation après sa déroute aux dernières élections régionales en tant que candidat des Républicains en Languedoc-Midi-Pyrénées il a voulu lancer lui aussi une pétition en ligne intitulée « Oui à la loi Travail ». Une initiative qui a vite tourné au flop, avec à peine quelques milliers de soutiens. malgré les signatures de Pierre Gattaz, de Laurence Parisot et de l’ensemble des dirigeants du Medef. Plus cruel encore, la majorité des signataires n'est même pas en faveur de cette initiative si l’on en croit les très nombreux commentaires humiliants pour Dominique Reynié et ses amis du patronat.

 

En fait rien ne semble arrêter la déferlante en cours contre la loi proposée par le gouvernent socialiste puisque des appels à manifester fleurissent sur Internet court-circuitant ainsi les syndicats qui il est vrai ne proposent aucune action à un pays qui semblerait pourtant pour une fois réceptif. En tout cas un événement Facebook a ainsi été crée pour appeler à la grève générale et au retrait de la loi El Khomri le 9 mars, jour de sa présentation en Conseil des Ministres. Des rassemblements sont déjà prévus à Annecy, Nice, Lille, Montpellier, Lyon, Marseille, Bordeaux, Bourges et bien sûr Paris. Des manifestations qui devraient être interdites pour cause d’état d’urgence et qui s’annoncent donc explosives. A moins que les syndicats….

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Loi travail : la mobilisation est venue de là où on ne l’attendait pas

                                                     - Ben, nous voilà pas dans la merde.....

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:14

 

Avec plus de 500 000 soutiens en quelques jours, la pétition citoyenne « Loi travail, non merci » vise désormais le million de signataires

 

C’est que l’on appelle un succès fulgurant. Et sur un terrain que l’on n’attendait plus, celui du social…En tout cas, en six jours à peine la pétition « Loi travail, non merci » lancée contre le projet de réforme du droit du travail a déjà récolté plus de 500 000 signataires. Un record en France pour une pétition mise en ligne. Un record qui pourrait crever tous les plafonds, car cette mobilisation citoyenne ne faiblissant pas, le million de signataires pourrait vite être atteint confirmant ainsi le rejet croissant du projet El Khomri dévoilé la semaine dernière.

 

Mais si ce projet de loi a été baptisé du nom de la ministre du travail, Myriam El Khomri, le terme est toutefois un peu impropre puisque le texte a en réalité été écrit directement à Matignon par l’équipe de Manuel Valls. Un texte jugé tellement favorable aux entreprises que Pierre Gattaz, a même été obligé d’avouer son bonheur au journal Les Échos (lire ici) . Un signe qui ne trompe pas aux yeux de nombreux observateurs.

 

Ceci dit, le renfort du patron des patrons ne devrait pas suffire au Gouvernement car à gauche ça tangue. Et bien au-delà du traditionnel camp des protestataires à la politique de François Hollande. Désormais c’est au cœur même du Parti Socialiste que la crise est étalée au grand jour avec la charge de Martine Aubry dans une tribune publiée par Le Monde. Un séisme politique qui n’a pas échappé à la presse nationale et régionale de ce pays (lire ici). D’autant que la tempête touche jusqu’à l’exécutif si l’on en croit les révélations du Parisien (lire ici).

 

Mais la pétition citoyenne a aussi un bouleversé les habitudes syndicales. Car faute de front commun, certaines organisations, notamment la CFDT, freinant des quatre fers, la protestation pourrait échapper aux centrales syndicales avec notamment une page Facebook invitant à manifester le 9 mars qui fait de plus en plus de bruit. Un message qui semble avoir été reçu cinq sur cinq au siège de la CGT, a révélé Libération puisque la centrale de Montreuil a dû envoyer dare-dare une note interne à ses militants annonçant une « journée d’action » le 31 mars, d’autant que du côté des syndiqués « ça commençait à gueuler ». Plusieurs centrales seraient prêtes à suivre le syndicat de Philippe Martinez, notamment la FIDL, FO, FSU, SUD, l’Unef ou encore l’UNL (lycéens). Comme un parfum de printemps ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                  Les signatures affluent contre la loi El Khomri sur le Code du Travail

La pétition contre la loi El Khomri sur la réforme du Code du travail bat tous les records
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:18

 

La pétition lancée contre la réforme du code du travail a déjà recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures. Un reflet de la vive opposition d'une large partie de la gauche à ce projet de loi porté par Myriam El Khomri

 

François Hollande et Manuel Valls, son premier ministre devaient pourtant s'y attendre. En tout cas, en quelques jours à peine, la pétition réclamant le retrait de la réforme du code du travail a déjà recueilli plus de 300.000 signatures, en attendant (beaucoup) mieux. Un succès important pour ces militants (syndicalistes, avocats, féministes, étudiants et associatifs) qui en sont à l'origine.

 

Le texte de la pétition qui s'intitule « Loi travail, non merci » répertorie plusieurs mesures phares de ce projet de loi controversé : « En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à quinze mois de salaire. Les onze heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées. Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail », rappelle notamment la page sur change.org. Un projet de loi décortiqué dans le détail et dont le décryptage est disponible ici.

 

Dans les commentaires, les signataires s'indignent, comme cet internaute qui écrit : « mieux que Sarkozy, c'est travailler plus pour gagner moins ! », ou encore ce chef d'entreprise qui affirme : « Je suis patron de 25 employés. Je trouve inadmissible de proposer de telles lois qui sont un retour en arrière social fondamental et qui encore une fois servira uniquement les grosses entreprises ». Cette offensive contre le texte de Myriam El Khomri a aussi une page Facebook et un hashtag sur Twitter, #loitravailnonmerci, qui commencent à faire des émules.

 

Ce week-end, la réforme a encore perdu un allié de poids, le leader de la CFDT, Laurent Berger, se disant dans Le Monde, en « désaccord ultra-profond » avec le texte qui sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres pour être examiné en avril à l'Assemblée.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Réforme du code du travail : la riposte du web, des syndicalistes et des militants de gauche

                                                  - La guigne, même la CFDT nous lâche....

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:39

 

La direction ne peut pas jouer la surprise puisque dès 2014 les élus du comité d’entreprises avaient fait une déclaration sur l’impact des ondes électromagnétique sur la santé « tant pour les salariés que pour la clientèle »

 

La lettre a été envoyée il y a quelques jours à la direction du magasin Conforama de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) par le délégué du personnel et visiblement les deux parties ne sont pas sur la même longueur d’onde si l’on en croit la teneur de la missive : « en tant que délégué du personnel,  je vous informe que je met en œuvre le droit d’alerte de l’article L2313-2 du Code du Travail concernant l’installation du réseau Wifi dans la magasin» bien que le sujet ai été mis sur table depuis maintenant seize mois. Un comble quand on vend des meubles !

 

Pourtant la direction du magasin du boulevard Victor Hugo était on ne peut plus au courant puisque lors d’un comité d’entreprise en novembre 2014, les élus CFDT avaient fait une déclaration sur l’impact des ondes électromagnétique sur la santé « tant pour les salariés que pour la clientèle du magasin ». Toutefois du côté du Conforama audonien le réseau devait avoir du mal à passer car malgré de multiples relances, la CFDT n’a pu que déplorer « qu’aucune évaluation des risques n’avait été faites à ce sujet ». Gênant. D’autant que l’employeur a, en matière de santé et sécurité au travail, une obligation générale de résultat qui peut engager sa responsabilité civile, voire pénale.

 

Et les syndicalistes de demander « sans délais une enquête commune » avec désignation d’un organisme agrée « pour effectuer des mesures et des analyses du rayonnement des ondes électromagnétiques dans notre magasin ». En cas de refus de la part du magasin Conforama, la CFDT promet de saisir la justice en référé. Et recevoir probablement du soutien sur ce sujet qui ne laisse pas insensible le monde du travail puisque en 2013 plusieurs syndicalistes d'entreprises avaient alors lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Chez Conforama, la CFDT demande le confort pour la santé tant pour les salariés que les clients

Un syndicaliste CFDT de chez Conforama lance un droit d’alerte sur l’installation du Wifi dans le magasin de Saint-Ouen
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 13:39

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Durée maximale de travail, forfaits jour, accords compétitivité-emploi : le projet de loi El Khomri sur la négociation collective, le travail et l'emploi donne la main aux entreprises

 

Le projet de loi El Khomri va permettre demain aux entreprises de négocier à la carte le temps de travail. Car, s'il ne touche pas à la durée légale, il donnera la main aux employeurs qui pourront avoir recours facilement aux multiples exceptions qui entourent la règle des 35 heures en établissant des accords. Revue de détail...

 

Durée maximale de travail : jusqu'à 60 heures par semaine en cas d'accord. Le projet de loi stipule que la durée quotidienne de travail pourra être portée à 12 heures par accord d'entreprise. Cette possibilité existe déjà dans le Code du travail. Mais, pour la mettre en place, il faut aujourd'hui des « dérogations accordées dans des conditions fixées par décret », autrement dit dans des cas très rares.

 

Autre changement, la durée moyenne de 44 heures maximum de travail par semaine peut être portée à 46 heures désormais par accord d'entreprise. Avant il fallait un accord de branche, mais aussi un décret, ce qui là encore était très rare. Nouvelle subtilité : cette durée de 44 heures maximum ne court plus sur une période de douze semaines consécutives, mais seize semaines.

 

Enfin, la durée hebdomadaire peut être portée, en cas de circonstances exceptionnelles, à 60 heures, toujours par accord. Là encore, cette durée est déjà prévue. Mais aujourd'hui, il faut une autorisation de la Direction du travail, ce qui n'arrive quasiment jamais. D'autre part, le texte actuel stipule que les 60 heures concernent « certaines entreprises ». Une notion qui disparaît.

 

 

                                                                                         Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette

 

Apprentis : l'inspection du travail hors jeu. Selon le projet de loi, les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour (au lieu de 8 heures) et 40 heures (contre 35) par semaine, si des « raisons objectives le justifient ». Aujourd'hui, c'est déjà possible, mais l'entreprise doit demander l'autorisation à l'inspection du travail « après avis conforme du médecin du travail ». Alors qu'avec ce texte l'employeur devra simplement en informer les deux.

Les astreintes sur les temps de repos. Le projet de loi prévoit que les temps d'astreinte s'imputent sur les temps de repos lorsqu'ils ne sont pas travaillés effectivement. Le Comité européen des droits sociaux (qui s'appuie sur la Charte sociale européenne) a pourtant condamné le fait qu'ils s'imputent sur le temps de repos. Selon cette charte, toutes les heures de présence (travail ou « inactivité ») sont du travail effectif à prendre en compte pour les durées maximales et les repos, seule une différence de rémunération étant admise.


Coup de canif sur le forfait jour.  A l'heure actuelle, un cadre sur deux travaille sans compter ses heures, malgré les 35 heures, mais dans la limite de 235 jours par an. C'est le système du forfait jour appliqué, aux salariés autonomes. Il prévoit 11 heures de repos consécutives. C'est fini. Ces 11 heures de repos pourront être fractionnées. Autre brèche ouverte : dans les entreprises de moins de 50 salariés, plus besoin d'accord collectif. Il suffira que l'employeur se mette d'accord avec son salarié pour le passer au forfait jour.

 

LIre l'article du Parisien

 

 

 

                                                                  Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:21

 

Plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance

 

La scène se passe à Lambeth, une ville de 250 000 habitants située dans la région du Grand Londres. Mais ça pourrait être n’importe où ailleurs en Angleterre, en Écosse ou encore au Pays de Galle. A Lambeth, les bibliothécaires ont décidé de perturber la tenue du conseil municipal en lisant des livres à voix hautes. A l’ordre du jour : la disparition de cinq bibliothèques sur les dix que compte la commune. Détail savoureux : si deux vont être fermées complètement, les trois autres, ce n’est pas une blague, vont être transformées….en salles de sport payantes gérées par la société GLL, spécialisée dans le marché des loisirs, nous apprend le site South London Press. Même nos promoteurs de la bibliothèque comme troisième lieu n’y avaient pas pensé, indeed !

 

Une illustration de la catastrophe qui est en cours car plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance. Quand à celles qui restent, elles sont unfortunately obligées de faire appel à des bénévoles pour continuer à fonctionner. Il est vrai que depuis 2010, sur décision du gouvernement conservateur de David Cameron, le budget alloué aux bibliothèques a été réduit de 180 M£, soit une baisse de 16 %. Ces destructions de bibliothèques se font désormais quelque soit la couleur politique des élus puisque autant les conservateurs (Tory) que les travaillistes (Labour) se retranchent derrière les contraintes budgétaires pour fermer les lieux de lecture britannique. Mais la colère commence à monter.

 

Ainsi à Lewisham, une autre commune du Grand Londres où l’administration travailliste planifie là aussi des fermetures de bibliothèques, les membres du parti ne l’entendent pas de cette oreille selon un reportage du journal L'Humanité. « Dans le Labour, la fronde monte, des sections, des comités votent des motions pour sauver nos bibliothèques » remarque Tim O’ Donnel, bibliothécaire et membre du syndicat Unison des services publics (il faut savoir qu’en Angleterre les syndicats sont membres de droit du parti travailliste). « Un conseil municipal tenu par le Labour ne peut se rendre complice de cette politique » (lire ici).

 

 

                                           Au royaume uni les bibliothéques sont à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                    - Godamn, allez me cacher tout ça dans une salle de sport

 

 

Autre marque de cette défiance, la mobilisation organisée devant le parlement de Westminster par la coalition Speak Up For Libraries (donnez de la voix pour nos bibliothèques). Après avoir publiés un manifeste regroupant leurs revendications, les défenseurs de la lecture publique demandent désormais aux députés de la Couronne que la loi de 1964, le Public libraries and museums act, qui obligeait le seul gouvernement à fournir un service de bibliothèque « complet et efficace », soit maintenant aussi étendu aux collectivités locales.

 

Parmi les auteurs les ayant rejoints, l’auteure jeunesse Cathy Cassidy déclare, amère, au journal, The Guardian : « malheureusement, la première bibliothèque que j’ai fréquentée, à Coventry, est menacée. Les Bibliothèques que je fréquentais pendant mes études à Liverpool le sont aussi. Les bibliothèques d’Écosse où vont désormais mes enfants le sont aussi. C’est toujours et toujours la même histoire ».  À ses côtés, Philip Ardagh lui aussi écrivain, n’est pas en reste : « Les bonnes bibliothèques locales ont toujours été au cœur des communautés, et c’est pourquoi les coupes budgétaires sont si dévastatrices ». Les écrivains ne sont pas seuls dans ce combat puisque l'acteur Mark Rylance a de son côté publié une tribune au vitriol sur le site du célèbre Bookseller.

 

Le mot de la fin sera laissé à un autre auteur pour la jeunesse, John Dougherty : « Nos hommes politiques n’ont pas honte de dire des choses parfaitement contradictoires ; Quand ils brandissent l’austérité, tous nous disent qu’on ne va hypothéquer l’avenir de nos enfants, que ça serait vraiment immoral… mais quand ils ferment une bibliothèque qu’est ce qu’ils font d’autre, précisément, que d’hypothéquer l’avenir de nos enfant ? ». On ne peut pas dire mieux. Rules britania...

 

 

                                        Au royaume-uni les bibliothéques sont vraiment à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                               - Keep calm and rule britannia

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 19:56

 

ActuaLitté : le 17 février 2016

 

Pourtant Les Républicains et les communistes en avaient chacun déposé un autre vœu, un peu plus franc du collier

 

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, d'abord présentée comme un fait accompli par la Mairie de Paris, aura finalement été remise en question, d'abord par les élus du Xe arrondissement, puis par le Conseil de Paris. Le vœu des élus PS et écologistes, qui réclame une évaluation avant toute fermeture de l'établissement, a été adopté, tandis que les Républicains et communistes en avaient chacun déposé un autre, un peu plus franc du collier. Quoi qu'il en soit, l'avenir de la bibliothèque reste sous surveillance.

 

La Mairie de Paris avait fait part de sa décision à la fin du mois de décembre : Château d'Eau était voué à la fermeture, d'ici la moitié de l'année 2016, en raison d'une forte chute de sa fréquentation. L'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, dans le même arrondissement, faisait office d'explication : les prêts avaient connu une importante chute depuis l'ouverture de cet important établissement.

 

« Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En sept mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois. », expliquait alors le directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris à ActuaLitté. Les représentants des personnels et syndicats avaient contesté cette analyse, effectuée selon eux « à la va-vite » sur seulement quelques semaines de cohabitation, qui plus est au cours d'une période particulièrement difficile, entre les vacances d'été et les attentats parisiens (lire ici). 

 

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau remise en question par le Conseil de Paris

Des élus du Xe arrondissement s'étaient rangés de leur côté à l'occasion d'un conseil municipal : les élus communistes Didier Le Reste, Dante Bassino et Dominique Tourte soulignaient le rôle d'établissement de proximité de la bibliothèque Château d'Eau, tandis que Déborah Pawlik, du groupe Les Républicains, réclamait la réalisation d'une étude « par un groupe de travail paritaire sur les possibilités de développement de complémentarités entre les différentes bibliothèques de l'arrondissement ». Seuls les socialistes votaient contre le maintien de l'établissement (en cohérence avec la position du maire socialiste, Rémi Féraud), tandis que les écologistes s'étaient abstenus.

 

Le Conseil de Paris a confirmé l'opposition des élus : socialistes et écologistes se sont entendus pour soumettre un voeu qui a été adopté hier après-midi, sans grande surprise qui demande entre autre que durant les prochains mois, l’activité de la bibliothèque Château d’Eau et les pratiques de ces usagers soient étudiées avec la plus grande attention et que la fermeture prévue de l’établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l’activité mais aussi qu’une solution soit trouvée pour accueillir le fonds d’ouvrages photographiques à la médiathèque Françoise Sagan si possible ou à défaut dans un autre établissement à Paris.

 

D'autre part le vote dés élus stipule que « Les Rencontres photographiques du Xe » continuent à être organisées, avec le concours de la Direction des Affaires Culturelles et de la Mairie du Xe. Enfin, last but not least, la ville s'est surpassée en demandant qu’un accompagnement personnalisé puisse être mis en place par les équipes – notamment les jeunes en service civique – pour les plus fidèles usagers et notamment les personnes âgées et que des visites des bibliothèques avoisinantes leur soient proposées, afin de faciliter la transition une proposition qui s'est attiré les railleries (lire ici)

 

Les élus Les Républicains et communistes avaient chacun proposé un vœu contre la fermeture de l'établissement, qui n'a pas été adopté. Si les vœux des élus reflètent leurs avis, et donc ceux des citoyens, ils ne sont pas contraignants juridiquement pour la municipalité, qui a malgré tout intérêt, politiquement, à les suivre.

 

Certains élus du Xe ne cachent pas leur frustration d'avoir été mis, en décembre, devant le fait accompli, au moment de l'annonce de la fermeture programmée pour juin 2016 aux syndicats. Si le vœu adopté permettra d'évaluer plus en profondeur l'activité de la bibliothèque, la formulation selon laquelle « la fermeture prévue de l’établissement [sera] conditionnée à la poursuite du déclin de l’activité » soulève également quelques critiques : « On peut tout à fait organiser ce déclin de l'activité, et nous serons vigilants sur ce point », souligne un des élus.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

 

                                                               Mairie de Paris : une certaine idée de la culture

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau remise en question par le Conseil de Paris
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 18:14

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Danielle Simonnet (Parti de gauche) a toutefois demandé à ce que la Ville renonce à cette fermeture décidée « pour des raisons purement comptables »

 

La bibliothèque Château-d'Eau, installée dans les locaux de la mairie du Xe depuis 1896, fermera-t-elle comme prévu en juin ou bénéficiera-t-elle d'un sursis ?

 

En tout au cours du dernier Conseil de Paris, le vœu de l'exécutif a été voté. Il prévoit que « durant les prochains mois, l'activité de cette bibliothèque soit étudiée avec la plus grande attention et la fermeture prévue de l'établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l'activité ».

 

De son son côté, Danielle Simonnet (Parti de gauche) a appelé la Ville à renoncer à cette fermeture décidée, selon elle, « pour des raisons purement comptables ».

 

Lire l’article du Parisien

 

Le Conseil de Paris a-t-il accordé un sursis à la bibliothèque Château-d'Eau ?

                                  - Avec Hidalgo, la culture tombe à l'eau....

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 10:12

 

Paris-Normandie : le 15 février 2016

 

« Nous n’avons plus les moyens de remplir nos missions et dans le même temps on fait de l’esbroufe à grands coups de com’» déclarent les bibliothécaires

 

Le torchon brûle entre une partie du personnel des sept bibliothèques rouennaises qui comptent environ 90 agents et leur encadrement. Même si Christelle Di Pietro, la nouvelle directrice arrivée cet été, semble épargnée pour l’heure par les critiques. Un préavis de grève a été déposé pour le mercredi 24 février et un second appel à la mobilisation est déjà dans les tuyaux pour le mercredi 2 mars. « Une réunion est prévue avec le maire le 23 février, mais nous n’en espérons pas grand-chose », assure François Botté, secrétaire de la CGT, l’une des trois organisations syndicales, avec SUD et FO, qui soutient ce mouvement.

 

Réunis dernièrement en mairie, plusieurs agents municipaux et représentants syndicaux listaient leurs griefs qui, selon eux, ne datent pas d’hier. « Mais la goutte d’eau, c’est le non-renouvellement de la conservatrice d’État [en charge notamment de la gestion du Fonds patrimonial de la Ville, NDLR], reconnue pour ses qualités humaines et professionnelles, dont nous avons appris en janvier que le contrat ne serait pas reconduit », explique José Marin, le représentant de SUD.

 

Pour lui, cette décision n’est que l’illustration des tensions qui minent le service des bibliothèques depuis de longs mois, voire même des années puisqu’en 2011 un précédent mouvement, pour des motifs similaires, s’était déroulé. « Il y a un management qui génère de la souffrance au travail et qui n’accepte pas la discussion, ni la contradiction. Une réunion extraordinaire du CHSCT [comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, NDLR] le 15 novembre dernier, en présence de l’adjoint en charge du personnel, Olivier Mouret, et du DGS [directeur général des services, NDLR] l’avait même mis en lumière. Mais depuis rien n’a bougé », continue José Marin qui prend également l’exemple de la directrice de la bibliothèque Parment, en arrêt de travail depuis qu’elle a dû prendre en plus la gestion de celle des Capucins.

 

« Les compétences des bibliothécaires ne sont plus reconnues. Aujourd’hui, le mot d’ordre c’est l’événementiel, ce n'est plus la culture, ni la politique de lecture publique. Nous n’avons plus les moyens de remplir nos missions et dans le même temps on fait de l’esbroufe à grands coups de com’», s’agace l’une des membres du personnel des bibliothèques. L’être ou le paraître, telle est la question... à laquelle la Ville n’a pas souhaité répondre officiellement. Préférant sans doute réserver ses commentaires pour la prochaine réunion.

 

Lire l'article de Paris-Normandie

 

 

                            Yvon Robert le maire (PS) de Rouen à côté de Laurent Fabius

Grève dans les bibliothèques municipales de Rouen contre le bling-bling

                                                - Pour une fois le bling-bling c'est pas moi, c'est lui

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 17:10

 

Le Parisien : le 15 février 2016

 

« Malgré ses grands discours sur la culture accessible à tous, la Ville rend les catacombes inaccessibles aux Parisiens fauchés » tacle la CGT de Paris-Musées

 

Les amateurs de squelettes vont devoir mettre la main au porte-monnaie ! D’après la CGT culture, le ticket d’entrée aux catacombes a augmenté de 40 % en un an et demi ! « La mairie de Paris s’en met plein les fouilles », s’étrangle les syndicalistes qui le dénoncent sur leur site Web… Fin 2013, le prix d’entrée de l’ossuaire parisien de la place Denfert-Rochereau était de 8 €. Il est désormais de 12 € au guichet ! Si l’on préfère réserver un billet coupe-file ni échangeable ni remboursable mais avec un audio guide (cassette de 30 minutes, NDR), c’est 27 € et avec un « vrai » guide conférencier, c’est 35 €.

 

Les catacombes, cimetière municipal à 20 m sous terre qui expose six millions de squelettes, géré par la Mairie de Paris, via l’établissement public Paris Musées, ont reçu 352 614 visiteurs en 2014, soit 13,4 % de plus qu’un an plus tôt. En 2015, il a atteint les 500 000. Depuis six mois, le site fait l’objet d’un plan de rénovation, notamment la ventilation et les éclairages. Pour faire face à son succès, les horaires d’ouverture ont été élargis, 20 heures à la place de 16 heures. Enfin, il est prévu en 2019, une nouvelle sortie, avenue René-Coty, équipée de sanitaires et d’une librairie-magasin de souvenirs.

 

« La Ville et Paris Musées considèrent les catacombes comme une pompe à fric ! regrette Dominique Quenehen, représentante du personnel à la CGT Musée de Paris. Le syndicat avait déjà épinglé la ville en octobre dernier. Elle avait loué au site Airbnb qui voulait faire une soirée privée Halloween une nuit à 350 000 € (lire ici) ! « Au final, tacle Dominique Quenehen, malgré ses grands discours sur la culture accessible à tous, la Ville rend les catacombes inaccessibles aux Parisiens fauchés. »

 

« L’accessibilité des équipements culturels de Paris est reconnue par tous. Améliorer les services au bénéfice des Parisiens, et de ceux qui viennent visiter notre ville, est un travail que la Ville entend mener et qui a un coût », explique de son côté Bruno Julliard premier adjoint.

 

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                                                          Catacombes : Bruno Julliard s'explique

Paris : les catacombes une mine d’or pour la Ville
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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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