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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:18

 

La pétition lancée contre la réforme du code du travail a déjà recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures. Un reflet de la vive opposition d'une large partie de la gauche à ce projet de loi porté par Myriam El Khomri

 

François Hollande et Manuel Valls, son premier ministre devaient pourtant s'y attendre. En tout cas, en quelques jours à peine, la pétition réclamant le retrait de la réforme du code du travail a déjà recueilli plus de 300.000 signatures, en attendant (beaucoup) mieux. Un succès important pour ces militants (syndicalistes, avocats, féministes, étudiants et associatifs) qui en sont à l'origine.

 

Le texte de la pétition qui s'intitule « Loi travail, non merci » répertorie plusieurs mesures phares de ce projet de loi controversé : « En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à quinze mois de salaire. Les onze heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées. Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail », rappelle notamment la page sur change.org. Un projet de loi décortiqué dans le détail et dont le décryptage est disponible ici.

 

Dans les commentaires, les signataires s'indignent, comme cet internaute qui écrit : « mieux que Sarkozy, c'est travailler plus pour gagner moins ! », ou encore ce chef d'entreprise qui affirme : « Je suis patron de 25 employés. Je trouve inadmissible de proposer de telles lois qui sont un retour en arrière social fondamental et qui encore une fois servira uniquement les grosses entreprises ». Cette offensive contre le texte de Myriam El Khomri a aussi une page Facebook et un hashtag sur Twitter, #loitravailnonmerci, qui commencent à faire des émules.

 

Ce week-end, la réforme a encore perdu un allié de poids, le leader de la CFDT, Laurent Berger, se disant dans Le Monde, en « désaccord ultra-profond » avec le texte qui sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres pour être examiné en avril à l'Assemblée.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Réforme du code du travail : la riposte du web, des syndicalistes et des militants de gauche

                                                  - La guigne, même la CFDT nous lâche....

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:39

 

La direction ne peut pas jouer la surprise puisque dès 2014 les élus du comité d’entreprises avaient fait une déclaration sur l’impact des ondes électromagnétique sur la santé « tant pour les salariés que pour la clientèle »

 

La lettre a été envoyée il y a quelques jours à la direction du magasin Conforama de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) par le délégué du personnel et visiblement les deux parties ne sont pas sur la même longueur d’onde si l’on en croit la teneur de la missive : « en tant que délégué du personnel,  je vous informe que je met en œuvre le droit d’alerte de l’article L2313-2 du Code du Travail concernant l’installation du réseau Wifi dans la magasin» bien que le sujet ai été mis sur table depuis maintenant seize mois. Un comble quand on vend des meubles !

 

Pourtant la direction du magasin du boulevard Victor Hugo était on ne peut plus au courant puisque lors d’un comité d’entreprise en novembre 2014, les élus CFDT avaient fait une déclaration sur l’impact des ondes électromagnétique sur la santé « tant pour les salariés que pour la clientèle du magasin ». Toutefois du côté du Conforama audonien le réseau devait avoir du mal à passer car malgré de multiples relances, la CFDT n’a pu que déplorer « qu’aucune évaluation des risques n’avait été faites à ce sujet ». Gênant. D’autant que l’employeur a, en matière de santé et sécurité au travail, une obligation générale de résultat qui peut engager sa responsabilité civile, voire pénale.

 

Et les syndicalistes de demander « sans délais une enquête commune » avec désignation d’un organisme agrée « pour effectuer des mesures et des analyses du rayonnement des ondes électromagnétiques dans notre magasin ». En cas de refus de la part du magasin Conforama, la CFDT promet de saisir la justice en référé. Et recevoir probablement du soutien sur ce sujet qui ne laisse pas insensible le monde du travail puisque en 2013 plusieurs syndicalistes d'entreprises avaient alors lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Chez Conforama, la CFDT demande le confort pour la santé tant pour les salariés que les clients

Un syndicaliste CFDT de chez Conforama lance un droit d’alerte sur l’installation du Wifi dans le magasin de Saint-Ouen
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 13:39

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Durée maximale de travail, forfaits jour, accords compétitivité-emploi : le projet de loi El Khomri sur la négociation collective, le travail et l'emploi donne la main aux entreprises

 

Le projet de loi El Khomri va permettre demain aux entreprises de négocier à la carte le temps de travail. Car, s'il ne touche pas à la durée légale, il donnera la main aux employeurs qui pourront avoir recours facilement aux multiples exceptions qui entourent la règle des 35 heures en établissant des accords. Revue de détail...

 

Durée maximale de travail : jusqu'à 60 heures par semaine en cas d'accord. Le projet de loi stipule que la durée quotidienne de travail pourra être portée à 12 heures par accord d'entreprise. Cette possibilité existe déjà dans le Code du travail. Mais, pour la mettre en place, il faut aujourd'hui des « dérogations accordées dans des conditions fixées par décret », autrement dit dans des cas très rares.

 

Autre changement, la durée moyenne de 44 heures maximum de travail par semaine peut être portée à 46 heures désormais par accord d'entreprise. Avant il fallait un accord de branche, mais aussi un décret, ce qui là encore était très rare. Nouvelle subtilité : cette durée de 44 heures maximum ne court plus sur une période de douze semaines consécutives, mais seize semaines.

 

Enfin, la durée hebdomadaire peut être portée, en cas de circonstances exceptionnelles, à 60 heures, toujours par accord. Là encore, cette durée est déjà prévue. Mais aujourd'hui, il faut une autorisation de la Direction du travail, ce qui n'arrive quasiment jamais. D'autre part, le texte actuel stipule que les 60 heures concernent « certaines entreprises ». Une notion qui disparaît.

 

 

                                                                                         Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette

 

Apprentis : l'inspection du travail hors jeu. Selon le projet de loi, les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour (au lieu de 8 heures) et 40 heures (contre 35) par semaine, si des « raisons objectives le justifient ». Aujourd'hui, c'est déjà possible, mais l'entreprise doit demander l'autorisation à l'inspection du travail « après avis conforme du médecin du travail ». Alors qu'avec ce texte l'employeur devra simplement en informer les deux.

Les astreintes sur les temps de repos. Le projet de loi prévoit que les temps d'astreinte s'imputent sur les temps de repos lorsqu'ils ne sont pas travaillés effectivement. Le Comité européen des droits sociaux (qui s'appuie sur la Charte sociale européenne) a pourtant condamné le fait qu'ils s'imputent sur le temps de repos. Selon cette charte, toutes les heures de présence (travail ou « inactivité ») sont du travail effectif à prendre en compte pour les durées maximales et les repos, seule une différence de rémunération étant admise.


Coup de canif sur le forfait jour.  A l'heure actuelle, un cadre sur deux travaille sans compter ses heures, malgré les 35 heures, mais dans la limite de 235 jours par an. C'est le système du forfait jour appliqué, aux salariés autonomes. Il prévoit 11 heures de repos consécutives. C'est fini. Ces 11 heures de repos pourront être fractionnées. Autre brèche ouverte : dans les entreprises de moins de 50 salariés, plus besoin d'accord collectif. Il suffira que l'employeur se mette d'accord avec son salarié pour le passer au forfait jour.

 

LIre l'article du Parisien

 

 

 

                                                                  Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:21

 

Plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance

 

La scène se passe à Lambeth, une ville de 250 000 habitants située dans la région du Grand Londres. Mais ça pourrait être n’importe où ailleurs en Angleterre, en Écosse ou encore au Pays de Galle. A Lambeth, les bibliothécaires ont décidé de perturber la tenue du conseil municipal en lisant des livres à voix hautes. A l’ordre du jour : la disparition de cinq bibliothèques sur les dix que compte la commune. Détail savoureux : si deux vont être fermées complètement, les trois autres, ce n’est pas une blague, vont être transformées….en salles de sport payantes gérées par la société GLL, spécialisée dans le marché des loisirs, nous apprend le site South London Press. Même nos promoteurs de la bibliothèque comme troisième lieu n’y avaient pas pensé, indeed !

 

Une illustration de la catastrophe qui est en cours car plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance. Quand à celles qui restent, elles sont unfortunately obligées de faire appel à des bénévoles pour continuer à fonctionner. Il est vrai que depuis 2010, sur décision du gouvernement conservateur de David Cameron, le budget alloué aux bibliothèques a été réduit de 180 M£, soit une baisse de 16 %. Ces destructions de bibliothèques se font désormais quelque soit la couleur politique des élus puisque autant les conservateurs (Tory) que les travaillistes (Labour) se retranchent derrière les contraintes budgétaires pour fermer les lieux de lecture britannique. Mais la colère commence à monter.

 

Ainsi à Lewisham, une autre commune du Grand Londres où l’administration travailliste planifie là aussi des fermetures de bibliothèques, les membres du parti ne l’entendent pas de cette oreille selon un reportage du journal L'Humanité. « Dans le Labour, la fronde monte, des sections, des comités votent des motions pour sauver nos bibliothèques » remarque Tim O’ Donnel, bibliothécaire et membre du syndicat Unison des services publics (il faut savoir qu’en Angleterre les syndicats sont membres de droit du parti travailliste). « Un conseil municipal tenu par le Labour ne peut se rendre complice de cette politique » (lire ici).

 

 

                                           Au royaume uni les bibliothéques sont à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                    - Godamn, allez me cacher tout ça dans une salle de sport

 

 

Autre marque de cette défiance, la mobilisation organisée devant le parlement de Westminster par la coalition Speak Up For Libraries (donnez de la voix pour nos bibliothèques). Après avoir publiés un manifeste regroupant leurs revendications, les défenseurs de la lecture publique demandent désormais aux députés de la Couronne que la loi de 1964, le Public libraries and museums act, qui obligeait le seul gouvernement à fournir un service de bibliothèque « complet et efficace », soit maintenant aussi étendu aux collectivités locales.

 

Parmi les auteurs les ayant rejoints, l’auteure jeunesse Cathy Cassidy déclare, amère, au journal, The Guardian : « malheureusement, la première bibliothèque que j’ai fréquentée, à Coventry, est menacée. Les Bibliothèques que je fréquentais pendant mes études à Liverpool le sont aussi. Les bibliothèques d’Écosse où vont désormais mes enfants le sont aussi. C’est toujours et toujours la même histoire ».  À ses côtés, Philip Ardagh lui aussi écrivain, n’est pas en reste : « Les bonnes bibliothèques locales ont toujours été au cœur des communautés, et c’est pourquoi les coupes budgétaires sont si dévastatrices ». Les écrivains ne sont pas seuls dans ce combat puisque l'acteur Mark Rylance a de son côté publié une tribune au vitriol sur le site du célèbre Bookseller.

 

Le mot de la fin sera laissé à un autre auteur pour la jeunesse, John Dougherty : « Nos hommes politiques n’ont pas honte de dire des choses parfaitement contradictoires ; Quand ils brandissent l’austérité, tous nous disent qu’on ne va hypothéquer l’avenir de nos enfants, que ça serait vraiment immoral… mais quand ils ferment une bibliothèque qu’est ce qu’ils font d’autre, précisément, que d’hypothéquer l’avenir de nos enfant ? ». On ne peut pas dire mieux. Rules britania...

 

 

                                        Au royaume-uni les bibliothéques sont vraiment à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                               - Keep calm and rule britannia

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 19:56

 

ActuaLitté : le 17 février 2016

 

Pourtant Les Républicains et les communistes en avaient chacun déposé un autre vœu, un peu plus franc du collier

 

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, d'abord présentée comme un fait accompli par la Mairie de Paris, aura finalement été remise en question, d'abord par les élus du Xe arrondissement, puis par le Conseil de Paris. Le vœu des élus PS et écologistes, qui réclame une évaluation avant toute fermeture de l'établissement, a été adopté, tandis que les Républicains et communistes en avaient chacun déposé un autre, un peu plus franc du collier. Quoi qu'il en soit, l'avenir de la bibliothèque reste sous surveillance.

 

La Mairie de Paris avait fait part de sa décision à la fin du mois de décembre : Château d'Eau était voué à la fermeture, d'ici la moitié de l'année 2016, en raison d'une forte chute de sa fréquentation. L'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, dans le même arrondissement, faisait office d'explication : les prêts avaient connu une importante chute depuis l'ouverture de cet important établissement.

 

« Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En sept mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois. », expliquait alors le directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris à ActuaLitté. Les représentants des personnels et syndicats avaient contesté cette analyse, effectuée selon eux « à la va-vite » sur seulement quelques semaines de cohabitation, qui plus est au cours d'une période particulièrement difficile, entre les vacances d'été et les attentats parisiens (lire ici). 

 

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau remise en question par le Conseil de Paris

Des élus du Xe arrondissement s'étaient rangés de leur côté à l'occasion d'un conseil municipal : les élus communistes Didier Le Reste, Dante Bassino et Dominique Tourte soulignaient le rôle d'établissement de proximité de la bibliothèque Château d'Eau, tandis que Déborah Pawlik, du groupe Les Républicains, réclamait la réalisation d'une étude « par un groupe de travail paritaire sur les possibilités de développement de complémentarités entre les différentes bibliothèques de l'arrondissement ». Seuls les socialistes votaient contre le maintien de l'établissement (en cohérence avec la position du maire socialiste, Rémi Féraud), tandis que les écologistes s'étaient abstenus.

 

Le Conseil de Paris a confirmé l'opposition des élus : socialistes et écologistes se sont entendus pour soumettre un voeu qui a été adopté hier après-midi, sans grande surprise qui demande entre autre que durant les prochains mois, l’activité de la bibliothèque Château d’Eau et les pratiques de ces usagers soient étudiées avec la plus grande attention et que la fermeture prévue de l’établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l’activité mais aussi qu’une solution soit trouvée pour accueillir le fonds d’ouvrages photographiques à la médiathèque Françoise Sagan si possible ou à défaut dans un autre établissement à Paris.

 

D'autre part le vote dés élus stipule que « Les Rencontres photographiques du Xe » continuent à être organisées, avec le concours de la Direction des Affaires Culturelles et de la Mairie du Xe. Enfin, last but not least, la ville s'est surpassée en demandant qu’un accompagnement personnalisé puisse être mis en place par les équipes – notamment les jeunes en service civique – pour les plus fidèles usagers et notamment les personnes âgées et que des visites des bibliothèques avoisinantes leur soient proposées, afin de faciliter la transition une proposition qui s'est attiré les railleries (lire ici)

 

Les élus Les Républicains et communistes avaient chacun proposé un vœu contre la fermeture de l'établissement, qui n'a pas été adopté. Si les vœux des élus reflètent leurs avis, et donc ceux des citoyens, ils ne sont pas contraignants juridiquement pour la municipalité, qui a malgré tout intérêt, politiquement, à les suivre.

 

Certains élus du Xe ne cachent pas leur frustration d'avoir été mis, en décembre, devant le fait accompli, au moment de l'annonce de la fermeture programmée pour juin 2016 aux syndicats. Si le vœu adopté permettra d'évaluer plus en profondeur l'activité de la bibliothèque, la formulation selon laquelle « la fermeture prévue de l’établissement [sera] conditionnée à la poursuite du déclin de l’activité » soulève également quelques critiques : « On peut tout à fait organiser ce déclin de l'activité, et nous serons vigilants sur ce point », souligne un des élus.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

 

                                                               Mairie de Paris : une certaine idée de la culture

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau remise en question par le Conseil de Paris
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 18:14

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Danielle Simonnet (Parti de gauche) a toutefois demandé à ce que la Ville renonce à cette fermeture décidée « pour des raisons purement comptables »

 

La bibliothèque Château-d'Eau, installée dans les locaux de la mairie du Xe depuis 1896, fermera-t-elle comme prévu en juin ou bénéficiera-t-elle d'un sursis ?

 

En tout au cours du dernier Conseil de Paris, le vœu de l'exécutif a été voté. Il prévoit que « durant les prochains mois, l'activité de cette bibliothèque soit étudiée avec la plus grande attention et la fermeture prévue de l'établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l'activité ».

 

De son son côté, Danielle Simonnet (Parti de gauche) a appelé la Ville à renoncer à cette fermeture décidée, selon elle, « pour des raisons purement comptables ».

 

Lire l’article du Parisien

 

Le Conseil de Paris a-t-il accordé un sursis à la bibliothèque Château-d'Eau ?

                                  - Avec Hidalgo, la culture tombe à l'eau....

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 10:12

 

Paris-Normandie : le 15 février 2016

 

« Nous n’avons plus les moyens de remplir nos missions et dans le même temps on fait de l’esbroufe à grands coups de com’» déclarent les bibliothécaires

 

Le torchon brûle entre une partie du personnel des sept bibliothèques rouennaises qui comptent environ 90 agents et leur encadrement. Même si Christelle Di Pietro, la nouvelle directrice arrivée cet été, semble épargnée pour l’heure par les critiques. Un préavis de grève a été déposé pour le mercredi 24 février et un second appel à la mobilisation est déjà dans les tuyaux pour le mercredi 2 mars. « Une réunion est prévue avec le maire le 23 février, mais nous n’en espérons pas grand-chose », assure François Botté, secrétaire de la CGT, l’une des trois organisations syndicales, avec SUD et FO, qui soutient ce mouvement.

 

Réunis dernièrement en mairie, plusieurs agents municipaux et représentants syndicaux listaient leurs griefs qui, selon eux, ne datent pas d’hier. « Mais la goutte d’eau, c’est le non-renouvellement de la conservatrice d’État [en charge notamment de la gestion du Fonds patrimonial de la Ville, NDLR], reconnue pour ses qualités humaines et professionnelles, dont nous avons appris en janvier que le contrat ne serait pas reconduit », explique José Marin, le représentant de SUD.

 

Pour lui, cette décision n’est que l’illustration des tensions qui minent le service des bibliothèques depuis de longs mois, voire même des années puisqu’en 2011 un précédent mouvement, pour des motifs similaires, s’était déroulé. « Il y a un management qui génère de la souffrance au travail et qui n’accepte pas la discussion, ni la contradiction. Une réunion extraordinaire du CHSCT [comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, NDLR] le 15 novembre dernier, en présence de l’adjoint en charge du personnel, Olivier Mouret, et du DGS [directeur général des services, NDLR] l’avait même mis en lumière. Mais depuis rien n’a bougé », continue José Marin qui prend également l’exemple de la directrice de la bibliothèque Parment, en arrêt de travail depuis qu’elle a dû prendre en plus la gestion de celle des Capucins.

 

« Les compétences des bibliothécaires ne sont plus reconnues. Aujourd’hui, le mot d’ordre c’est l’événementiel, ce n'est plus la culture, ni la politique de lecture publique. Nous n’avons plus les moyens de remplir nos missions et dans le même temps on fait de l’esbroufe à grands coups de com’», s’agace l’une des membres du personnel des bibliothèques. L’être ou le paraître, telle est la question... à laquelle la Ville n’a pas souhaité répondre officiellement. Préférant sans doute réserver ses commentaires pour la prochaine réunion.

 

Lire l'article de Paris-Normandie

 

 

                            Yvon Robert le maire (PS) de Rouen à côté de Laurent Fabius

Grève dans les bibliothèques municipales de Rouen contre le bling-bling

                                                - Pour une fois le bling-bling c'est pas moi, c'est lui

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 17:10

 

Le Parisien : le 15 février 2016

 

« Malgré ses grands discours sur la culture accessible à tous, la Ville rend les catacombes inaccessibles aux Parisiens fauchés » tacle la CGT de Paris-Musées

 

Les amateurs de squelettes vont devoir mettre la main au porte-monnaie ! D’après la CGT culture, le ticket d’entrée aux catacombes a augmenté de 40 % en un an et demi ! « La mairie de Paris s’en met plein les fouilles », s’étrangle les syndicalistes qui le dénoncent sur leur site Web… Fin 2013, le prix d’entrée de l’ossuaire parisien de la place Denfert-Rochereau était de 8 €. Il est désormais de 12 € au guichet ! Si l’on préfère réserver un billet coupe-file ni échangeable ni remboursable mais avec un audio guide (cassette de 30 minutes, NDR), c’est 27 € et avec un « vrai » guide conférencier, c’est 35 €.

 

Les catacombes, cimetière municipal à 20 m sous terre qui expose six millions de squelettes, géré par la Mairie de Paris, via l’établissement public Paris Musées, ont reçu 352 614 visiteurs en 2014, soit 13,4 % de plus qu’un an plus tôt. En 2015, il a atteint les 500 000. Depuis six mois, le site fait l’objet d’un plan de rénovation, notamment la ventilation et les éclairages. Pour faire face à son succès, les horaires d’ouverture ont été élargis, 20 heures à la place de 16 heures. Enfin, il est prévu en 2019, une nouvelle sortie, avenue René-Coty, équipée de sanitaires et d’une librairie-magasin de souvenirs.

 

« La Ville et Paris Musées considèrent les catacombes comme une pompe à fric ! regrette Dominique Quenehen, représentante du personnel à la CGT Musée de Paris. Le syndicat avait déjà épinglé la ville en octobre dernier. Elle avait loué au site Airbnb qui voulait faire une soirée privée Halloween une nuit à 350 000 € (lire ici) ! « Au final, tacle Dominique Quenehen, malgré ses grands discours sur la culture accessible à tous, la Ville rend les catacombes inaccessibles aux Parisiens fauchés. »

 

« L’accessibilité des équipements culturels de Paris est reconnue par tous. Améliorer les services au bénéfice des Parisiens, et de ceux qui viennent visiter notre ville, est un travail que la Ville entend mener et qui a un coût », explique de son côté Bruno Julliard premier adjoint.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                                                          Catacombes : Bruno Julliard s'explique

Paris : les catacombes une mine d’or pour la Ville
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:54

 

Le Monde : le 24 janvier 2016

 

Pour certains spécialistes de la santé au travail, les risques psychosociaux ont été instrumentalisés et ont masqué l’enjeu politique des conflits en entreprise

 

Entre 2007 et 2014, la psychologue du travail Lise Gaignard  a rédigé des chroniques à partir d’entretiens menés dans son cabinet. Elle soulignait alors les phrases les plus affligeantes, les retapait, et changeait les prénoms. Aujourd’hui réunis dans un ouvrage, Chroniques de la souffrance au travail, ces textes sont poignants : la psychanalyste a du mal à relire son livre. Elle n’est pas la seule : « On m’a reproché de dire du mal des travailleurs », raconte-t-elle.

 

Si son texte suscite des réactions vives, c’est qu’il critique la dépolitisation de la souffrance au travail : à ses yeux, le changement le plus frappant dans le monde du travail en France n’est pas « la transformation – pourtant importante – des modes de management, ni les catastrophiques techniques d’évaluation pipées, ni la mondialisation. Pour moi, la différence majeure, c’est qu’en France, quand on est victime d’une injustice épouvantable au travail… on demande à aller chez le psy ! ».

 

D’après la psychologue du travail, c’est en 1998 que tout commence, avec la sortie de Souffrance en France, de Christophe Dejours, et Le Harcèlement moral, de Marie-France Hirigoyen. Deux ouvrages qui connaissent un succès retentissant : « Soudainement, tout le monde est harcelé, tout le monde a un pervers narcissique dans son entourage ! Le ministère du travail va même introduire le harcèlement moral dans la loi de 2002. » Lise Gaignard n’a pas de mots tendres pour cette loi qui « arrange les entreprises : pendant qu’on consulte sur les risques psychosociaux, on ne s’interroge pas sur les modalités de production ».

 

Les risques psychosociaux auraient-ils été instrumentalisés ? En tout cas, de nombreux médecins se plaignent d’avoir à régler des problèmes qui relèvent du management plus que de la santé. « Quand on a commencé à parler de harcèlement, c’était miraculeux : finalement, on comprenait ce qui se passait, on pouvait s’en prendre au pervers narcissique », se souvient Fabienne Bardot. Mais cette médecin du travail porte aujourd’hui un regard plus amer sur la question, et refuse de mettre ses patients en inaptitude médicale. « C’est ce que tout le monde leur dit de faire, et c’est grave ! Le problème n’est pas médical, il est lié au travail. Je préfère la rupture conventionnelle : au moins, c’est le salarié qui la demande, qui décide de mettre un terme à une situation qui ne lui convient pas ».

 

Une façon de lutter contre l’hypocrisie d’une société qui gomme les conflits sociaux pour ne pas avoir à les aborder : « On ne dit plus un salarié, on dit un collaborateur, comme si dans l’entreprise tout le monde était égal. On ne dit plus licenciement, mais plan de sauvegarde de l’emploi. Même après les attentats du 13 novembre, on ne parle que de la souffrance des gens ! On met en place des cellules d’urgence, mais personne ne se demande comment on a pu produire des monstres pareils ».

 

 

Souffrance au travail : oubliez le psychologue !

Si la psychologisation de la souffrance au travail s’est autant développée, c’est aussi qu’elle constitue une niche rémunératrice pour les médecins, consultants et experts qui se sont spécialisés sur la question.« Même les syndicats envoient les salariés chez le psy ! La souffrance ne pousse plus à l’action, elle est vécue de façon individuelle et désespérante », regrette Anne Flottes, auteur de Travailler, quel boulot ! Les conflits du travail, enjeux politiques du quotidien. « Bien sûr qu’il y a des gens qui vont mal et que le travail joue un rôle majeur dans ce malaise. Sauf qu’on utilise le psychologue pour faire du contrôle social, pour adapter les humains à des contextes hostiles ! », renchérit la professeure de psychologie sociale Pascale Molinier.

 

Le psychologue Yves Clot parle d’une approche hygiéniste des risques psychosociaux, qui transforme la fragilité des situations en fragilité des personnes. Stress, burn-out, pervers narcissique, sont des termes qu’il prend avec beaucoup de recul : « Le vocabulaire est glissant parce qu’il traduit une angoisse sociale d’appeler les choses par leur nom. Il y a quelque chose de profondément déréglé dans le travail. On assiste alors à une obsolescence programmée des mots. On passe des plans d’action contre les risques psychosociaux à la qualité de vie au travail, et pendant ce temps les symptômes s’aggravent ».

 

Le cœur du problème est ailleurs. Il se trouve dans l’impossibilité du travail bien fait. Des personnes qui souhaitent travailler dans les règles de l’art se heurtent à des organisations qui sacrifient la qualité du travail, dans tous les secteurs : l’industrie, les services ou encore le milieu universitaire. Ces conflits de critères refoulés viennent s’enkyster dans le corps et la tête de chacun. Le problème devient alors personnel, mais il est politique dans ses causes, tout comme dans ses conséquences.

 

L’auteur de Le travail peut-il devenir supportable ? évoque le cas Volkswagen, « une organisation du travail qui fonctionne comme la Corée du Nord : on ne peut pas parler sous peine d’être éliminé, et on finit par abîmer l’entreprise, ainsi que la planète. Et là, on accorde aux salariés le droit de faire des aveux : c’est le comble de la perversion politique ! On les contraint à ravaler leur expérience, et quand on arrive au drame on leur demande de confesser des tricheries qu’ils ont été amenés à faire justement parce que la parole était censurée ».

 

Lire l’article du Monde

 

Souffrance au travail : oubliez le psychologue !
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 10:40

 

Pauline Veron, l’adjointe en charge de la politique de la ville et…. de la démocratie et de la participation citoyenne, refuse de respecter une décision pourtant votée à l'unanimité par le CHSCT

 

C’est une direction de la Ville de Paris qui porte vraiment bien mal son nom, celui de « démocratie », tant les conflits sont exacerbés entre l’adjointe en charge du secteur, Pauline Veron et les syndicats au sein des instances représentatives des personnels la Direction de la Démocratie,des Citoyens et des Territoires (DDTC). Une direction qui assure entre autres le fonctionnement interne du Conseil de Paris, celui des cabinets des Adjoints au Maire ou encore des relations avec les mairies d'arrondissement et les associations de la capitale. Bref, un secteur sensible du côté de l’Hôtel de Ville.

 

Après un Comité hygiène et sécurité (CHSCT) très mouvementé en novembre dernier qui avait vu Pauline Veron hurler au scandale (lire ici),  on pensait que le conflit allait s’apaiser puisque les organisations syndicales, toutes tendances confondues, avaient fini par obtenir une expertise indépendante avec un cabinet agréé par le Ministère du Travail pour analyser les conditions de travail dans le sevice dit de la politique de la ville (rattaché à la DDTC) et dont nombre d'agents se trouvent en grande souffrance depuis plusieurs années déjà. « Il s’agit d’analyser concrètement les risques organisationnels et la combinaison de ces risques pour les agents : Intensité du travail, l’augmentation de la charge de travail sans moyens suffisants, conflits de valeur... » précisaient ainsi les représentants des personnels dans un communiqué (lire ici). C'était même « du jamais vu à la Ville de Paris pour une reconnaissance de la souffrance au travail et des risques psycho-sociaux » selon les organisations syndicales.

 

Oui, mais voilà, la mairie de Paris a décidé de s’assoir sur les décisions du CHSCT au risque de provoquer une nouvelle fronde sociale, voire de se coltiner une plainte pour « entraves syndicales » en refusant que le cabinet désigné puisse commencer son enquête sur les risques psycho-sociaux dans le service concerné. Selon plusieurs sources, la ville craindrait les conclusions à venir. Et la municipalité socialiste de choisir un cabinet moins regardant pour mieux lui dicter la marche à suivre en prévision des prochaines reorganisations et restructurations. Heureusement que la mairie est désormais dirigée par une ancienne inspectrice du travail...

 

Une procédure qui met même le nouveau cabinet d’expertise dans l’embarras puisque celui-ci a déclaré devant les représentants des personnels « qu’une expertise décidée par les élus du CHSCT ne se passe pas comme cela, et qu’il n’y a pas de comité de pilotage d’habitude ». Pan sur le bec d’Anne Hidalgo et de son équipe. Si le projet budget participatif avec les parisiens, dirigé lui aussi par Pauline Veron et forment médiatisé par la mairie, se passe dans les mêmes conditions ça promet d’être sportif.

 

Enfin détail qui tue : le Conseil de Paris s’est vu présenté une délibération municipale pour commander un logiciel sur la « gestion de la santé au travail et la prévention des risques professionnelles pour l’ensemble des agents de la Ville ». Du pur mergitur. Pas de doute, à la mairie de Paris, le travail est vraiment au bord de la crise de nerf. De quoi relancer les maigres ventes du livre d'Anne Hidalgo, malgré des critiques dithyrambiques (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

A la mairie de Paris, le travail est vraiment au bord de la crise de nerf

                       - Pas d'inquiétude les amis, j'ai plein d'exemplaires en stock

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Published by Social Nec Mergitur - dans Santé au travail: C'est HS !
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