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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:10

 

« En utilisant la batterie de biomarqueurs que nous avons investigué auprès de plus de 700 patients il est désormais possible de caractériser objectivement et d'identifier l'électrosensibilité » déclarent les auteurs de l’étude

 

La question de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques s’est invitée à de nombreuses reprises dans le débat public depuis l’émergence des technologies sans fils il y a maintenant quelques années notamment dans le cadre du travail. Toutefois, il pourrait bientôt y avoir du nouveau pour les salariés souffrant d’électrosensibillité.

 

En effet, selon une étude du Professeur Dominique Belpomme, publiée dans la revue scientifique Reviews on Environmental Health, il existe désormais des critères cliniques et des marqueurs biologiques permettant de diagnostiquer une électrosensibilité. Une première à ce jour. « En utilisant la batterie de biomarqueurs que nous avons investigué dans cette étude, il est désormais possible de caractériser objectivement et d'identifier l'électrosensibilité et la sensibilité chimique multiple » déclarent les auteurs de l’étude.

 

Selon les données de cette étude de plusieurs années qui porte sur 727 personnes, l’électrohypersqensibillité (ainsi que l’intolérance à de nombreux produits chimiques) implique « une hyperhistaminémie et un stress oxydant liés à une inflammation, une réponse auto-immune, une hypoperfusion dans la région capsulotalamique, une ouverture de la barrière hémato-encéphalique, ainsi qu’un déficit en mélatonine ». Traduit en bon français cela signifie que certains de ces symptômes, comme par exemple une histaminémie anormalement élevée, sont le signe d'une inflammation chronique.

 

« Il s’agit d’un phénomène inflammatoire qui siège dans le cerveau, une neuro-inflammation induite par les champs électromagnétiques. Ce n’est pas une maladie psychiatrique ou psychosomatique » a ainsi précisé Dominique Belpomme au mensuel Santé Magazine. Malgré les controverses de ces dernières années l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques semble d’ailleurs de plus en plus prise au sérieux par le corps médical. « Aujourd’hui, 30 % des malades nous sont adressés par des médecins. Le corps médical commence à bouger. Nous avons une liste d’environ mille praticiens qui nous ont adressé ou ont pris en charge des patients et ils remplissent eux-mêmes les demandes de reconnaissance du handicap » rappelle le professeur Belpomme.

 

Un handicap qui vient aussi d'être reconnu par la justice. Selon le journal Libération, une femme, qui expliquait être réduite à l’inactivité à cause du syndrome d’hypersensibilité électromagnétique s’est vu allouer une allocation adulte handicapé par les juges des contentieux de l’incapacité de Toulouse, lesquels ont  évoqué une « restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi ». Là aussi une première, du moins en France.

 

En tout cas, ces dernières avancées médicales issues de l'étude menée par le Professeur Belpomme devraient intéresser au plus haut point les représentants des personnels et médecins du travail qui interviennent au quotidien sur cette nouvelle question de santé au travail. Certains d’entre eux étaient même à l’avant-garde car il y a près de trois ans, des syndicalistes d'entreprises aussi variées que la RATP, la Ville de Paris, France-Télécom, Géodis, Renault, Bayard-Presse, Arkema ou encore le groupe L'Oréal avaient lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Les causes de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques identifiées par une étude scientifique

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:12

 

Miroir Social : le 13 janvier 2016

 

L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

 

Un « accord » de maintien dans l'emploi peut avoir cours même dans une TPE (toute petite entreprise). Le refuser, c'est risquer le licenciement pour cause économique. C'est ce qui est arrivé à Thierry, vendeur dans un sex-shop toulonnais depuis 1994. En 2012, le patron de la boutique lui a proposé un passage de ses horaires de travail de 151 heures à 83 heures par mois, en raison d'une baisse du chiffre d'affaires. Saisis, le conseil de prud'hommes de Toulon en 2013 puis la Cour d'appel d'Aix-en-Provence fin 2015 ont successivement débouté le salarié.

 

L'article L.1233-3 du code du Travail (motif économique) lui a été fatal. Le dirigeant de Sex' N Shop a fait savoir devant le tribunal que « le contexte de crise économique de ces derniers mois, doublé de l'interdiction de la vente de « Poppers », produit majeur pour nos ventes, depuis le mois de juillet 2011 en conséquence du décret du 7 juillet 2011, ont généré depuis une perte régulière de clientèle et de chiffre d'affaires ». Bref, en juillet 2011, l’État a interdit la vente de ce vasodilatateur aux vertus euphorisantes, notamment prisé de la communauté homosexuelle (les GIs envoyés au Vietnam en avaient aussi parfois dans leur paquetage !) et cela constitue la raison économique du licenciement.

 

L'argumentaire a convaincu les juges que l'accord de maintien dans l'emploi (proposé sous la forme d'un avenant au contrat de travail) était fondé. Cruelle ironie de l'histoire, le Poppers a vu son interdiction levée par le Conseil d’État en 2013, pour le motif qu'aucune étude scientifique n'a permis d'établir que le produit présente un risque de pharmacodépendance ou d'abus.

 

Lire l'article de Robin Carcan sur Miroir Social

 

 

 

                           L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

Licencié d'un sex-shop pour raison économique à cause de la chute des ventes de Popper's

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:43

 

Le Parisien : le 10 janvier 2016

 

Les syndicats reprochent à la Ville de Paris de privilégier « une logique financière, dont le but est d'avoir le plus de visiteurs possible » quitte à ne pas rendre trop lourd le dispositif de contrôle.

 

Y a-t-il une faille dans la sécurité des musées de la Ville de Paris ? Pourquoi le visiteur est-il fouillé à l'entrée de certains établissements, passé au détecteur de métaux et au portillon alors que, dans d'autres, on entre avec son sac à dos et même sa petite valise fouillée « visuellement » — un simple coup d'œil parfois —, que l'on peut ensuite laisser dans une consigne.

 

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent. Selon Nadine Lemoule, secrétaire de la section CFDT de Paris Musées, il y a « un manque d'homogénéité dans le traitement de la sécurité et la sûreté des musées ». Le syndicat demande « une politique commune » des mesures. Fin novembre, un courrier de la CFDT, que nous nous sommes procuré, a été envoyé à Bruno Julliard, premier adjoint d'Anne Hidalgo, la maire (PS) Paris, chargé de la culture. « J'attends toujours sa réponse », se désole la syndicaliste. « Nous avons justement eu le 8 décembre un CHSCT (NDLR : comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) », se défend Bruno Julliard qui sera, le 12 janvier, au musée Carnavalet (IVe) lors de la cérémonie des vœux au personnel. Des employés comptent lui poser à nouveau la question. En attendant, cette semaine, nous avons testé la sécurité de quatre musées.

 

Face au Grand Palais, qui dépend, lui, de la Réunion des musées nationaux et donc de l’État, avec une sécurité renforcée, le Petit Palais, au bord des Champs-Elysées, n'a rien d'un Fort Knox. Nous sommes entrés avec une valise-cabine (moins de 80 cm). Si le visiteur passe par le portillon, le bagage, lui, est juste fouillé « visuellement » -- terme employé par la mairie -- de manière superficielle. Les pochettes intérieures et extérieures de notre bagage n'ont pas du tout été inspectées. On peut ensuite laisser celui-ci au vestiaire au sous-sol... ou pas. « Un peu léger dans le contexte actuel », s'alarme la CFDT. Delphine Lévy, directrice de Paris Musées, qui regroupe les quatorze établissements, avance un argument touristique : « C'est agréable pour certains visiteurs de pouvoir laisser son sac à dos ou sa petite valise au vestiaire d'un musée. » Ce jour-là, tous ne sont pas de cet avis : « Je préfère être retoquée d'un musée et fouillée de fond en comble, nous glisse Leslie, trentenaire américaine en visite au Petit Palais, plutôt que voir qu'on peut faire rentrer n'importe quoi ! »

 

 

 

                                                  Au Petit Palais, seuls les visiteurs avec cigare sont refoulés

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent.

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Au musée historique de la Ville de Paris-Carnavalet, en plein cœur du Marais, on est fouillé mais on peut laisser son bagage dans une consigne à l'intérieur. « Des placards », selon la CGT. Le syndicat a « demandé à plusieurs reprises de les fermer, pour des raisons de sécurité », rappelle Dominique Quénéhen, représentante du personnel pour Paris Musées. La syndicaliste reproche à cette entité de privilégier « une logique financière. Leur but est d'avoir le plus de visiteurs possible ». Quitte, sous-entend-elle, à ne pas rendre trop lourd le dispositif de contrôle.

 

Au musée de la mode Galliera, voisin du Palais de Tokyo (XVIe), un pictogramme à l'entrée prévient le visiteur : « En application du plan Vigipirate, les bagages ne sont pas acceptés. » Mais on rentre quand même avec la valise fouillée « visuellement » et rapidement. Delphine Lévy, la patronne de l'ensemble des musées, concède un dysfonctionnement : « Vous n'auriez pas dû pouvoir entrer à Galliera avec une valise ». 

 

Également dans le même quartier magique des établissements culturels près du Trocadéro, le musée d'Art moderne de la Ville de Paris (XVIe) cartonne avec son exposition « Warhol Unlimited ». Ici, on est refoulé illico presto avec notre valise. On s'étonne d'une telle différence de traitement entre deux musées voisins et municipaux. « Ce n'est pas le même directeur ! », justifie un employé. Pour Delphine Lévy, cette disparité est « normale ». La directrice de Paris Musées se raccroche aux consignes du ministère de la Culture de novembre dernier, que martèle également Bruno Julliard, l'adjoint au maire : « Nous considérons que la sécurité est assurée quand le bagage est inspecté visuellement, rappelle ce dernier. Si la préfecture de police nous le demande, nous passerons sacs et valises au scanner. »

 

Pour finir, les syndicats pointent une disparité avec les grands musées nationaux, qui eux dépendent du ministère de la Culture. Après les attentats, les conseillers sûreté ont présenté une note demandant d'interdire tout simplement l'accès des sacs et bagages. Devant le musée d'Orsay, qui reçoit 3,5 millions de visiteurs par an, les valises ne sont pas acceptées et des militaires patrouillent régulièrement, fusil d'assaut en bandoulière, tout comme autour de la Pyramide du Louvre.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

       Sécurité: Les syndicats de Paris-Musées pointent une disparité avec les musées nationaux

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent.
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 17:01

 

Pour les professionnels de la petite enfance et les bibliothécaires, la marche est actuellement trop haute

 

C'est probablement une première à Paris. Une bibliothèque a pris la décision d’arrêter les accueils de crèche et d'école maternelle. La direction de l'établissement va même faire un courrier en ce sens à toutes les structures petite enfance du secteur.

 

Il faut dire que la bibliothèque en question, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement, est victime d'une panne d'ascenseur depuis de nombreuses semaines. Et comme les collections sont réparties sur six étages (la section jeunesse est par exemple logée au quatrième), la bibliothèque est de fait « inaccessible depuis plusieurs mois aux handicapés, aux personnes âgées ou encore aux parents accompagnés d'enfants en bas âge » comme le révèle un communiqué de la CGT culture de la Ville de Paris.

 

D'après les bibliothécaires qui travaillent sur place, si la panne de l’ascenseur persiste depuis si longtemps c'est parce que la société Thyssen, en charge des réparation, aurait perdu le bon de commande nécessaire pour changer les pièces défectueuses de l’appareil.

 

Une situation rocambolesque qui a fait des remous au sein de la municpalité parisienne, car d'après plusieurs sources la mairie du XIIeme arrondissement, furieuse, aurait poussé une gueulante auprès de Bruno Julliard, l'adjoint au maire en charge de la culture et de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris pour que la bibliothèque de la rue de Picpus puisse de nouveaux être accessible aux usagers.

 

Aux dernières nouvelles, les élus de l'arrondissement et le cabinet du maire devraient contacter directement la société Thyssen pour faire pression et accélérer la réparation. Les lecteurs et les bibliothécaires d'Hélène Berr espèrent vivement que ce soit dans les dans les jours qui viennent. A moins que pour la mairie de Paris la marche ne soit trop haute ?

 

 

Une bibliothèque parisienne renonce à accueillir des crèches et des maternelles

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 12:52

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                              Pour une année 2016 prise à pleines dents

Pour une année 2016 prise à pleines dents

                    Social nec mergitur vous présente ses meilleurs voeux

 

 

 

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 10:03

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                                 Social Nec Mergitur vous souhaite un joyeux Noël 

Joyeux Noël 2015

 

 

 

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 16:47

 

Une véritable onde de choc pour ces questions sensibles de santé au travail

 

C’était il y a près de trois ans : des syndicalistes d'entreprises aussi variées que la RATP, la Ville de Paris, France Télécom ou le groupe L'Oréal avaient lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail (lire ici). Depuis cette question sensible de santé au travail a aussi poussé la porte des tribunaux.

 

En effet, selon le journal Libération, pour la première fois en France, une femme, qui expliquait être réduite à l’inactivité à cause du syndrome d’hypersensibilité électromagnétique vient de bénéficier d’une allocation adulte handicapé sur décision de justice. Cette aide lui avait été une première fois refusée par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Ariège mais après avoir été saisis, les juges des contentieux de l’incapacité de Toulouse ont donné raison à la requérante en août, en évoquant une « restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi ».

 

Mieux, la décision a été validée en appel cet automne et elle pourrait ouvrir la voie à d’autres. Une affaire similaire est d’ailleurs en cours d’instruction selon le quotidien de la rue Béranger. En 2014, un homme s’était aussi vu accorder une aide par la MDPH de l’Essonne pour ces mêmes maux, mais à l’amiable d'après Libération.

 

La question de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques s’est invitée à de nombreuses reprises dans le débat public depuis l’émergence des technologies sans fils il y a maintenant quelques années. D’ailleurs dès 2005, l’Organisation mondiale de la santé avait reconnu l’existence de « divers symptômes » liés à l’électrosensibilité. Mais le développement des appareils qui fonctionnent via les ondes électromagnétiques étant devenu exponentiel jusque dans les entreprises ou les services publics, cette problématique est devenue aussi une question de santé au travail.

 

« Il existe une réelle prise de conscience de la part des salariés et nous sommes de plus en plus saisis par les CHSCT pour des demandes d’expertise sur le rayonnement des ondes électromagnétiques. L’utilisation de la wifi et des téléphones portables sont au centre des demandes » avait d’ailleurs déclaré à Bakchich Info Patricia Mouysset du cabinet Technologia, une entreprise d’évaluation et de prévention des risques professionnels agréée par le ministère du Travail.

 

Désormais les syndicalistes sensibles aux effets des ondes électromagnétiques pourront s'appuyer sur plusieurs décisions des tribunaux. Cela pourrait constituer une véritable onde de choc.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                            Ondes et santé au travail : la justice ouvre une brèche

Électrosensibilité au travail : la justice accorde à un salarié une allocation adulte handicapé
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 13:42

 

ActuaLitté : le 18 décembre 2015

 

Lors d’un comité technique, tous les syndicats ont voté contre la fermeture de la bibliothèque Château d’Eau et ont proposé un avis développé avec des contre-arguments à ceux de la Mairie

 

L'annonce n'a surpris qu'à moitié, tant la politique parisienne des bibliothèques est déjà passée par là pour d'autres établissements : la bibliothèque Château d'Eau, du Xe arrondissement, est promise à la fermeture d'ici à l’été 2016. Le public attiré par la récente médiathèque Françoise Sagan est à l'origine de cette décision, Château d'Eau ne couvrant plus suffisamment d'usagers, selon la mairie. Les syndicats, opposés à ce projet, dénoncent des conclusions tirées à la va-vite.

 

Le sujet était à l'ordre du jour du Comité technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, et inutile de souligner que la présentation du projet de fermeture était attendue de pied ferme par les personnels. La Mairie de Paris avait prévenu : avec l'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, en mai dernier, fréquentation et emprunts au sein de la bibliothèque Château d'Eau auraient chuté au point de ne plus justifier le maintien de son activité.

 

Les deux établissements sont situés à moins d'un kilomètre l'un de l'autre, mais les représentants des personnels CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA avaient soumis au vote un avis demandant le maintien de la bibliothèque. « La véritable raison de cette fermeture est budgétaire, l'objectif est simplement de récupérer des budgets d'acquisition et de personnels », explique un représentant syndical. 

 

« La médiathèque Sagan est très satisfaisante en termes de fréquentation », souligne de son côté Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, « avec 50.000 prêts en novembre, ce qui la classe quatrième établissement du réseau parisien. La fréquentation est bien répartie sur la semaine, et la médiathèque accueille aussi bien les enfants et les nounous, avec une fréquentation de quartier autant que familiale en fin de semaine ou le mercredi, et une importante part de nouveaux usagers ».

 

Le bilan de la médiathèque Françoise Sagan est indéniablement bon, et la Mairie de Paris assure qu'il influence celui de Château d'Eau : « Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En sept mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois. » Des chiffres exacts, mais qu'il s'agit de mettre en perspective. 

 

Les représentants des personnels dénoncent ainsi les critères d'évaluation choisis par la Mairie, qu'ils estiment biaisés : par la période courte choisie pour évaluer les résultats de Château d'Eau, la préférence aux emprunts face à la fréquentation toujours « importante », ainsi que le passage des usagers de Château d'Eau à François Sagan, qu'ils ne jugent pas du tout certain. Noël Corbin reconnaît que des usagers qui viennent lire sur place, sans emprunter, ne sont pas représentés dans les statistiques d'emprunt : « Ce sont ces usagers que nous allons accompagner plus particulièrement », assure-t-il.

 

 

                La mairie de Paris propose d'accompagner les usagers de Chateau d'Eau

Quand la mairie de Paris ferme une bibliothèque uniquement pour des raisons comptables

                                               - ben quoi, il est pas bien ce mur  ?

 

 

Il est difficile de retrouver des statistiques précises sur les bibliothèques parisiennes, individuellement. Mais un jeu de données en accès libre permet d'évaluer les prêts de Château d'Eau sur les années 2010 et 2011, respectivement à 54.541 et 64.246 documents prêtés dans l'année. Si l'on considère uniquement les mêmes 7 mois utilisés par la Mairie en 2015, Château d'Eau prêtait 33.478 documents sur cette période en 2011. 

 

Le petit jeu des mesures comptables est floué, soulignent les représentants du personnel : « On compare des établissements de tailles différentes, et, surtout, avec des offres différentes : le public familial de Sagan emprunte beaucoup plus. Les enfants et adolescents qui lisent des mangas en empruntent 20 d'un coup, et les rendent 2 jours plus tard, ce qui gonfle les statistiques ». Forcément, face à Sagan, Château d'Eau ne tient pas la distance. 

 

D'après la Mairie de Paris, la décision ne relève pas d'une vue à court terme : « Quand nous avons recruté le directeur de la bibliothèque Château d'Eau, Frédéric Dumas, on l'a informé de la possible fermeture de son établissement » assure Noël Corbin. Neuf agents sont mobilisés par l'établissement, et les six prochains mois permettront de leur proposer des réaffectations, dans les établissements de leur choix si des postes sont disponibles, et « sans forcer, car c'est mauvais pour la cohésion des équipes ». Quelques agents, ainsi que le directeur de la bibliothèque, partiront en retraite (Ndr. Déclaration étonnante car le responsable de Chateau d'Eau n'a même pas 50 ans).

 

Le fonds de la bibliothèque, qui comprend 28 090 monographies, 2070 bandes dessinées, 440 ouvrages en langue étrangère et 390 titres en gros caractères sera réparti en différentes bibliothèques, selon les besoins. La bibliothèque Château d'Eau avait pour particularité de mettre en avant l'art photographique, à travers un fonds spécialisé de 3000 ouvrages environ : « Il est en cours d'analyse, mais il sera maintenu, et consultable, nous étudions deux ou trois pistes pour le réimplanter », explique Noël Corbin, « car il subit aussi la baisse de fréquentation de Château d'Eau : moins de 500 personnes par an se déplaçaient exclusivement pour ce fonds », souligne-t-il.

 

Les Rencontres de la Photographie, organisées par la bibliothèque, seraient reprises par une association, dont le nom n'a pas encore été précisé, et sans que l'on sache si des subventions seront versées pour cet événement.

 

Le maire PS du Xe arrondissement, Rémi Féraud, est lui aussi dans une « logique de satisfaction des usagers », explique la Mairie de Paris, et n'est donc pas opposé à cette fermeture de l'établissement. Lors du comité technique, tous les représentants des personnels ont voté contre la fermeture de l'établissement, et ont proposé un avis développé avec des contre-arguments à ceux de la Mairie (voir ici). Les syndicats proposent par exemple de développer l'ouverture de la bibliothèque le lundi, puisque Château d'Eau est implantée dans la même structure que la mairie d'arrondissement. 

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

 

La mairie de Paris veut accorder au jeune directeur de Chateau d'Eau une retraite bien mérité

Quand la mairie de Paris ferme une bibliothèque uniquement pour des raisons comptables

                - Tu vois Bernard, je viens d'inventer les régimes spéciaux pour bibliothécaires

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 10:15

 

Archimag : le 9 décembre 2015

 

Deux bibliothèques municipales parisiennes fermeront leurs portes dans les mois prochains. Bien que ces fermetures soient couplées avec la création de nouveaux établissement, certains s'en émeuvent

 

« Toute l'équipe vous remercie pour votre présence et pour la richesse de nos échanges », peut-on lire sur l'affiche placardée depuis le 13 novembre dernier sur la porte d'entrée de la bibliothèque Louvre, située au rez-de-chaussée de la mairie du 1er arrondissement de Paris, place du Louvre. L'émoi est grand chez les élus de l'arrondissement, comme chez les représentants syndicaux du personnel. En effet, l'établissement fermera ses portes le 31 décembre prochain, avant même l'ouverture de la médiathèque des Halles, dont l'inauguration n'est prévue qu'en mars 2016. 

 

« J'ai appris la nouvelle par un coup de fil », a déclaré Jean-François Legaret, maire d'arrondissement au Parisien. « Il aurait été préférable d’attendre l’ouverture de la médiathèque de la canopée pour fermer la bibliothèque du Louvre où travaillent quatre bibliothécaires, s'insurge de son côté Bertrand Pieri, représentant CGT du personnel des bibliothèques municipales ; de plus, les inscrits du Louvre, plutôt traditionnels, ne se retrouveront pas dans l’offre de la médiathèque des Halles qui s’adresse aux 18-35 ans ».

 

Ces plaintes s'ajoutent à celles suscitées par la probable fermeture de la bibliothèque Château d'eau, située rue du Faubourg Saint-Martin, dans le Xème arrondissement de la capitale. Dommage collatéral du succès de sa presque voisine, la nouvelle médiathèque Françoise Sagan, inaugurée le 16 mai dernier rue Léon Schwartzenberg, sa fermeture figurerait à l'ordre du jour du comité technique de la direction des affaires culturelles du 17 décembre prochain à l'Hôtel de Ville. Une perspective que semble confirmer le maire du Xème arrondissement, Rémi Féraud, qui affirme au Parisien : « il a toujours été envisagé que l’ouverture de la médiathèque Françoise Sagan s’accompagnerait de la fermeture de Château d’Eau ».

 

Lire l'article d'Archimag

 

 

 

Jean-François Legaret a appris la fermeture de la bibliothèque Louvre par un simple coup de fil

Fermeture annoncée des bibliothèques parisiennes Louvre et Château d'eau

           - Et encore, c'est parce ce que j'avais l'oeil dessus et qu'il restait un peu de batterie

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 10:53

 

Le Parisien : le 8 décembre 2015

 

Une décision regrettable. D'autant que les inscrits du Louvre, plutôt traditionnels, ne se retrouveront pas dans l’offre de la nouvelle médiathèque des Halles qui s’adresse aux 18-35 ans.

 

Avant même la fermeture de la bibliothèque Château d’eau à la mairie du Xe (lire ici), une autre va fermer ses portes dès le 31 décembre 2015 : c’est la bibliothèque du Louvre, installée au rez-de-chaussée de la mairie du Ier (place du Louvre). Maire de l’arrondissement, Jean-François Legaret (LR) déplore le choix de l’Hôtel de Ville : « J’ai appris la nouvelle par un coup de fil. J’aurais préféré que la bibliothèque du Louvre joue les prolongations jusqu’à l’ouverture de la médiathèque des Halles sous la canopée qui ne sera inaugurée qu’en mars. Résultat : pendant trois mois, nous vivrons avec zéro bibliothèque dans le Ier ! »

 

Tout en confirmant l’information, on explique au cabinet de Bruno Julliard (PS), premier adjoint à la maire de Paris, que la situation est due au retard de l’ouverture de la canopée, initialement prévue pour décembre 2015. On fait aussi remarquer : « le Ier, où sont installées la bibliothèque musicale, la bibliothèque du cinéma François Truffaut et le forum des images aux Halles, n’est tout de même pas dénué d’équipements culturels de prêts… »

 

Représentant CGT du personnel des bibliothèques municipales, Bertrand Pieri, à l’unisson avec le maire du Ier, déclare : « Il aurait été préférable d’attendre l’ouverture de la médiathèque de la canopée pour fermer la bibliothèque du Louvre où travaillent quatre bibliothécaires. De plus, les inscrits du Louvre, plutôt traditionnels, ne se retrouveront pas dans l’offre de la médiathèque des Halles qui s’adresse aux 18-35 ans ». Un projet raillé pour son concept d'espace chaud et d'espace froid (lire ici) et qui, pour d'autres, signe, rien moins, que la fin de la bibliothèque pour tous (lire ici).

 

Lire l'article du  Parisien

 

 

Jean-François Legaret après la fermeture de la bibliothèque Louvre ira-t-il à la Canopée ?

Paris : La bibliothèque du Louvre fermera définitivement le 31 décembre

- Viens François, faut quand même qu'on aille voir ce que c'est que des espaces chaud et froid

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