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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 14:04

 

Pas grave, on en apprend quand même de bien bonnes

 

Nous étions en 2014 et l’affaire Cahuzac étant passée par là, tous les élus siégeant au Conseil de Paris avaient alors dû signer, la main sur le cœur, une charte de déontologie dans laquelle ils s’engageaient à rendre publique, entre autre, leur déclaration de patrimoine. 

 

Dix huit mois plus tard, seuls 55 des 163 conseillers de Paris ont accepté qu’elle soit publiée, selon un décompte effectué par Le Parisien. C'est vraiment pas beaucoup. Parmi les récalcitrants, on trouve l’immense majorité des maires d’arrondissement (droite, gauche et écolo confondus) qui doivent visiblement avoir de nombreux biens à cacher. Dans cette liste, on compte même cinq adjoints d’Anne Hidalgo dont l’inénarrable Jean-Louis Missika, l’adjoint en charge de l’urbanisme. Ce dernier ne voulait peut être pas détailler ses multiples participations dans les nombreux conseils d'administration qui en font un élu qui « aime vraiment l’entreprise » (lire ici) ! Le petit cachotier.

 

Malgré tout, en fouillant dans les déclarations des élus postées sur le site de la ville, on en apprend quand même de bien bonnes. Notamment concernant les deux élus qui ont eu successivement la charge de la culture à Paris. Et attention c’est du lourd.

 

Ainsi pour l’actuel détenteur de la Charge, Bruno Julliard nous apprenons tout simplement que ce dernier…. n’a jamais exercé de boulot avant d’être élu. Sauf un vague job de conseiller auprès du ministre de l’éducation, socialiste comme lui, donc ça compte pas. C’est même lui qui le dit en indiquant à la rubrique profession : néant (lire ici). Du coup, et c’est on ne peut plus normal, il n’a pas de patrimoine et peut donc se permettre de le déclarer là aussi comme « néant » (lire là). De quoi aviver les critiques sur le parcours de l'ancien syndicaliste étudiant devenu directement apparatchick…

 

Christophe Girard, son prédécesseur, lui se garde bien de dévoiler son patrimoine. On l’imagine toutefois assez bien garni car il se vante de posséder un vignoble (lire ici). Par contre côté activité professionnelle on frise presque l’apoplexie. Si notre Gigi l’amoroso, devenu depuis maire du IVe arrondisement, confesse être un jeune retraité de chez LVMH il n’en reste pas moins très actif puisque, à en croire sa déclaration, il exerce rien moins que la profession de « cinéaste », « metteur en scène de théatre » et  même « intermittent du spectacle » (lire ici). Chapeau l’artiste ! On n’en attendait pas moins de celui qui revendique comme principale bilan de son action à la culture dans la capitale la mise en place de ce grand happening qu'est Nuit Blanche.

 

 

    Culture d'entreprise : Anne Hidalgo entourée de Missika, Julliard et Girard

Ces petits cachotiers qui siègent à l’Hôtel de Ville de Paris

     - Je vous présente un ami du CAC 40, un ancien étudiant et un intermitent du spectacle.

                        - Euh Anne, n'oublie pas qu'il y a aussi un agriculteur-vigneron !

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 12:16

 

Challenge : le 18 janvier 2016

 

Lors d'un congrès extraordinaire, le syndicat du commerce SCID-CFDT, a voté sa désaffiliation de la CFDT centrale. En cause : un désaccord sur le travail du dimanche.

 

A l’annexe Turbigo de la Bourse du travail, ce lundi 18 janvier, l’atmosphère est grave. Une cinquantaine de représentants syndicaux sont assis derrière des bureaux d'écoliers alignés, dans une pièce austère aux allures de salle de classe défraîchie. Beaucoup de ces syndicalistes sont venus d’Ile-de-France comme Elisabeth Petiot, du siège de Monoprix, et quelques-uns de plus loin, tel Maxime Forestier, délégué Ikea à Saint-Etienne. Tous appartiennent au SCID-CFDT, la branche commerce francilienne de la CFDT, qui compte près de 4.000 adhérents. Historiquement cantonné à l’Ile-de-France, le SCID a décidé lors d’un congrès extraordinaire en novembre d’élargir sa couverture à la France entière, et de changer l’intitulé de son nom. SCID ne signifie plus Syndicat Commerce Interdépartemental d'Ile-de-France mais Syndicat Commerce Indépendant et Démocratique.

 

Le but avec le deuxième congrès du 18 janvier: devenir pour de bon indépendant en quittant la CFDT, afin de pouvoir mieux lutter contre le travail du dimanche. Depuis deux ans, la CFDT centrale et sa branche commerce s’étripent. Après avoir fermé les locaux du SCID, la CFDT l’a suspendu en mai 2014 pour « non-respect par le syndicat des règles de fonctionnement interne à la CFDT ». Pour Alexandre Torgomian, secrétaire général de SCID-CFDT, la véritable raison, c’est le travail du dimanche et de nuit. Le SCID s’y oppose fermement, à l’inverse de la CFDT, plus complaisante envers le patronat. Résultat: des visions divergentes.

 

En outre, la CFDT ne verrait pas d’un bon œil que, dans le cadre de la lutte contre le travail dominical, le SCID-CFDT ait rejoint l’intersyndicale Clic-P, aux côtés de CGT, UNSA, CFE-CGC et SUD. Le SCID, à l’inverse, dénonce les pratiques anti-démocratiques de la confédération, comme au Printemps-Haussmann où les élus SCID -CFDT se plaignent d’avoir été dépossédés de leur pouvoir de négociation, se voyant imposer une déléguée syndicale venue du Havre... et donc peu concernée par les problématiques liées au tourisme parisien et ses ZTI (Zones touristiques internationales) qui permettent de déroger au code du travail.

 

 

              Laurent Berger a demandé à un gars du Havre de représenter la CFDT

Scission à la CFDT sur le travail du dimanche

                        - T'es sûr Laurent que personne ne va me reconnaître ?

 

 

Le congrès de ce 18 janvier a pour but de soumettre au vote la scission du SCID de la CFDT. Une date choisie au hasard ? Non. C’est ce même jour que le Tribunal de Grande Iinstance de Créteil devait déterminer si la mise sous tutelle du SCID par la CFDT est légale. Finalement, le tribunal s’est jugé incompétent, renvoyant au TGI de Paris. Mais ce n’est que partie remise pour le SCID. Surtout que très récemment, « la CFDT a changé ses statuts », dénonce Alexandre Torgomian. « Désormais, elle peut mettre un syndicat sous tutelle ». Même si la justice donne finalement raison au SCID, celui-ci risque de rester sous l’emprise de la CFDT. Résolu à en finir avec cette situation, Alexandre Torgomian énumère devant l’assemblée les modifications apportées aux statuts, et soumises au vote. Toute mention à la CFDT est supprimée. Quelques minutes plus tard, le résultat est sans appel: les représentants approuvent à 95,70% la désaffiliation du syndicat de la CFDT. Le SCID devient indépendant.

 

Les patrons du commerce doivent-ils s’en inquiéter ? Oui, selon Alexandre Torgomian. « Dans les entreprises, il y aura moins de risques que la CFDT signe un accord sur le travail du dimanche. Il faut l’accord de 50% des syndicats. Nous pourrons nous allier aux autres syndicats ». Avec une limite cependant: une représentativité fragile pour le SCID, tout du moins au début. « Les élus syndicaux exercent leur mandat jusqu’aux prochaines élections », explique Dahbia Mesbahi, avocate du SCID. « Mais leur représentativité risque d’être comptabilisée pour la confédération, car ils ont été élus sous la bannière CFDT. Quant aux délégués syndicaux, qui n’ont pas été élus mais mandatés par la CFDT, ils risquent d’être dé-mandatés ».

 

Alexandre Torgomian rassure l’auditoire: « Nous vous re-mandaterons sous l’effigie SCID ». Le véritable défi sera de gagner des voix lors des élections professionnelles, et ce, entreprise par entreprise. « Il y a des élections en permanence. Nous comptons grappiller dans la représentativité de la CFDT, jusqu’à être représentatifs », prévient le secrétaire général. « Et même s’il y a un accord signé, nous avons l’action syndicale, nous pouvons faire grève le dimanche ». Premières élections dans le calendrier: Carrefour en janvier, Cora peu après, Monoprix en mai.

 

Lire l’article de Challenge

 

 

                 Travail du dimanche : le MEDEF s'interroge sur la stratégie à suivre

Scission à la CFDT sur le travail du dimanche

                                          - Va falloir que je me débarrasse de ce charlot......

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 09:08

 

Le Parisien : le 15 janvier 2016

 

La directrice d’astreinte de Paris Musées avait confirmé aux agents : « pas d’armes dans le musée »

 

Ils étaient venus visiter Carnavalet en famille samedi dernier. Mais ce couple de policiers s’est fait refouler à l’entrée de ce musée municipal sur l’histoire de Paris. La raison : ils avaient sur eux leur arme de service. Ce qui est pourtant autorisé depuis les attentats du 13 novembre.

 

Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT-Police, a aussitôt écrit à Colombe Brossel, l’adjointe (PS) à la sécurité de la maire de Paris, pour s’en émouvoir. Dans ce courrier, que nous nous sommes procuré, le syndicaliste rappelle que le port d’arme hors du temps de travail est « une contrainte lourde à laquelle nous nous soumettons afin de garantir autant que possible la sécurité des citoyens présents avec nous dans les transports, les lieux publics… ».

 

Le couple était accompagné de sa fillette de huit ans lorsqu’il s’est présenté à l’entrée de Carnavalet. Avant de passer au portillon, les deux officiers ont prévenu les agents de sécurité qu’ils avaient leur arme de service et ont présenté leur carte professionnelle. « Nous avons appelé la directrice d’astreinte de Paris Musées (NDLR : l’établissement public qui chapeaute les 14 musées municipaux), précise un agent. Elle a confirmé : pas d’armes dans le musée ». « Les policiers étaient en civil, ajoute l’agent. C’est difficile pour nous de savoir si ce sont de vrais policiers et si c’est une vraie carte ».

 

« On les a pris pour des malfrats », s’étrangle un proche des fonctionnaires, qui précise que l’un des officiers travaille à la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), l’antigang : « Il était l’un des premiers à entrer au Bataclan et à l’Hyper Cacher ». Ce même jour, dans la file, un autre visiteur, que le couple ne connaît pas, policier en civil, armé lui aussi, a également été refusé.

 

« La direction de Paris Musées aurait dû donner des consignes claires et prévenir les agents que depuis l’état d’urgence, les policiers peuvent garder leur arme. En même temps, ironise Dominique Quenehen, représentante CGT de Paris Musées, il y a un vrai problème de sécurité dans les musées de la Ville. On refuse l’entrée de ces policiers mais on laisse passer des valises vite fouillées sans les scanner ! ».

 

Bruno Juliard, le premier adjoint de la maire de Paris, en charge de la culture, assure que « la direction de Paris Musées n’avait pas reçu de consignes du ministère de la Culture. Pour les agents, cette situation était une première ». Et de les soutenir : « Je préfère un excès de zèle que le contraire, même si je regrette ce qui s’est passé pour ces deux policiers ». Reste que la mésaventure ne se reproduira pas. L’élu vient de faire partir une note à la direction des musées « effective à partir de ce week-end ». Les policiers seront désormais autorisés à entrer dans les musées municipaux avec leur arme, « en présentant leur carte d’identité et leur carte professionnelle ».

 

Lire l’article du Parisien

 

 

Paris : des policiers armés refoulés du musée Carnavalet !

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:10

 

« En utilisant la batterie de biomarqueurs que nous avons investigué auprès de plus de 700 patients il est désormais possible de caractériser objectivement et d'identifier l'électrosensibilité » déclarent les auteurs de l’étude

 

La question de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques s’est invitée à de nombreuses reprises dans le débat public depuis l’émergence des technologies sans fils il y a maintenant quelques années notamment dans le cadre du travail. Toutefois, il pourrait bientôt y avoir du nouveau pour les salariés souffrant d’électrosensibillité.

 

En effet, selon une étude du Professeur Dominique Belpomme, publiée dans la revue scientifique Reviews on Environmental Health, il existe désormais des critères cliniques et des marqueurs biologiques permettant de diagnostiquer une électrosensibilité. Une première à ce jour. « En utilisant la batterie de biomarqueurs que nous avons investigué dans cette étude, il est désormais possible de caractériser objectivement et d'identifier l'électrosensibilité et la sensibilité chimique multiple » déclarent les auteurs de l’étude.

 

Selon les données de cette étude de plusieurs années qui porte sur 727 personnes, l’électrohypersqensibillité (ainsi que l’intolérance à de nombreux produits chimiques) implique « une hyperhistaminémie et un stress oxydant liés à une inflammation, une réponse auto-immune, une hypoperfusion dans la région capsulotalamique, une ouverture de la barrière hémato-encéphalique, ainsi qu’un déficit en mélatonine ». Traduit en bon français cela signifie que certains de ces symptômes, comme par exemple une histaminémie anormalement élevée, sont le signe d'une inflammation chronique.

 

« Il s’agit d’un phénomène inflammatoire qui siège dans le cerveau, une neuro-inflammation induite par les champs électromagnétiques. Ce n’est pas une maladie psychiatrique ou psychosomatique » a ainsi précisé Dominique Belpomme au mensuel Santé Magazine. Malgré les controverses de ces dernières années l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques semble d’ailleurs de plus en plus prise au sérieux par le corps médical. « Aujourd’hui, 30 % des malades nous sont adressés par des médecins. Le corps médical commence à bouger. Nous avons une liste d’environ mille praticiens qui nous ont adressé ou ont pris en charge des patients et ils remplissent eux-mêmes les demandes de reconnaissance du handicap » rappelle le professeur Belpomme.

 

Un handicap qui vient aussi d'être reconnu par la justice. Selon le journal Libération, une femme, qui expliquait être réduite à l’inactivité à cause du syndrome d’hypersensibilité électromagnétique s’est vu allouer une allocation adulte handicapé par les juges des contentieux de l’incapacité de Toulouse, lesquels ont  évoqué une « restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi ». Là aussi une première, du moins en France.

 

En tout cas, ces dernières avancées médicales issues de l'étude menée par le Professeur Belpomme devraient intéresser au plus haut point les représentants des personnels et médecins du travail qui interviennent au quotidien sur cette nouvelle question de santé au travail. Certains d’entre eux étaient même à l’avant-garde car il y a près de trois ans, des syndicalistes d'entreprises aussi variées que la RATP, la Ville de Paris, France-Télécom, Géodis, Renault, Bayard-Presse, Arkema ou encore le groupe L'Oréal avaient lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Les causes de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques identifiées par une étude scientifique

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:12

 

Miroir Social : le 13 janvier 2016

 

L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

 

Un « accord » de maintien dans l'emploi peut avoir cours même dans une TPE (toute petite entreprise). Le refuser, c'est risquer le licenciement pour cause économique. C'est ce qui est arrivé à Thierry, vendeur dans un sex-shop toulonnais depuis 1994. En 2012, le patron de la boutique lui a proposé un passage de ses horaires de travail de 151 heures à 83 heures par mois, en raison d'une baisse du chiffre d'affaires. Saisis, le conseil de prud'hommes de Toulon en 2013 puis la Cour d'appel d'Aix-en-Provence fin 2015 ont successivement débouté le salarié.

 

L'article L.1233-3 du code du Travail (motif économique) lui a été fatal. Le dirigeant de Sex' N Shop a fait savoir devant le tribunal que « le contexte de crise économique de ces derniers mois, doublé de l'interdiction de la vente de « Poppers », produit majeur pour nos ventes, depuis le mois de juillet 2011 en conséquence du décret du 7 juillet 2011, ont généré depuis une perte régulière de clientèle et de chiffre d'affaires ». Bref, en juillet 2011, l’État a interdit la vente de ce vasodilatateur aux vertus euphorisantes, notamment prisé de la communauté homosexuelle (les GIs envoyés au Vietnam en avaient aussi parfois dans leur paquetage !) et cela constitue la raison économique du licenciement.

 

L'argumentaire a convaincu les juges que l'accord de maintien dans l'emploi (proposé sous la forme d'un avenant au contrat de travail) était fondé. Cruelle ironie de l'histoire, le Poppers a vu son interdiction levée par le Conseil d’État en 2013, pour le motif qu'aucune étude scientifique n'a permis d'établir que le produit présente un risque de pharmacodépendance ou d'abus.

 

Lire l'article de Robin Carcan sur Miroir Social

 

 

 

                           L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

Licencié d'un sex-shop pour raison économique à cause de la chute des ventes de Popper's

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:43

 

Le Parisien : le 10 janvier 2016

 

Les syndicats reprochent à la Ville de Paris de privilégier « une logique financière, dont le but est d'avoir le plus de visiteurs possible » quitte à ne pas rendre trop lourd le dispositif de contrôle.

 

Y a-t-il une faille dans la sécurité des musées de la Ville de Paris ? Pourquoi le visiteur est-il fouillé à l'entrée de certains établissements, passé au détecteur de métaux et au portillon alors que, dans d'autres, on entre avec son sac à dos et même sa petite valise fouillée « visuellement » — un simple coup d'œil parfois —, que l'on peut ensuite laisser dans une consigne.

 

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent. Selon Nadine Lemoule, secrétaire de la section CFDT de Paris Musées, il y a « un manque d'homogénéité dans le traitement de la sécurité et la sûreté des musées ». Le syndicat demande « une politique commune » des mesures. Fin novembre, un courrier de la CFDT, que nous nous sommes procuré, a été envoyé à Bruno Julliard, premier adjoint d'Anne Hidalgo, la maire (PS) Paris, chargé de la culture. « J'attends toujours sa réponse », se désole la syndicaliste. « Nous avons justement eu le 8 décembre un CHSCT (NDLR : comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) », se défend Bruno Julliard qui sera, le 12 janvier, au musée Carnavalet (IVe) lors de la cérémonie des vœux au personnel. Des employés comptent lui poser à nouveau la question. En attendant, cette semaine, nous avons testé la sécurité de quatre musées.

 

Face au Grand Palais, qui dépend, lui, de la Réunion des musées nationaux et donc de l’État, avec une sécurité renforcée, le Petit Palais, au bord des Champs-Elysées, n'a rien d'un Fort Knox. Nous sommes entrés avec une valise-cabine (moins de 80 cm). Si le visiteur passe par le portillon, le bagage, lui, est juste fouillé « visuellement » -- terme employé par la mairie -- de manière superficielle. Les pochettes intérieures et extérieures de notre bagage n'ont pas du tout été inspectées. On peut ensuite laisser celui-ci au vestiaire au sous-sol... ou pas. « Un peu léger dans le contexte actuel », s'alarme la CFDT. Delphine Lévy, directrice de Paris Musées, qui regroupe les quatorze établissements, avance un argument touristique : « C'est agréable pour certains visiteurs de pouvoir laisser son sac à dos ou sa petite valise au vestiaire d'un musée. » Ce jour-là, tous ne sont pas de cet avis : « Je préfère être retoquée d'un musée et fouillée de fond en comble, nous glisse Leslie, trentenaire américaine en visite au Petit Palais, plutôt que voir qu'on peut faire rentrer n'importe quoi ! »

 

 

 

                                                  Au Petit Palais, seuls les visiteurs avec cigare sont refoulés

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent.

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Au musée historique de la Ville de Paris-Carnavalet, en plein cœur du Marais, on est fouillé mais on peut laisser son bagage dans une consigne à l'intérieur. « Des placards », selon la CGT. Le syndicat a « demandé à plusieurs reprises de les fermer, pour des raisons de sécurité », rappelle Dominique Quénéhen, représentante du personnel pour Paris Musées. La syndicaliste reproche à cette entité de privilégier « une logique financière. Leur but est d'avoir le plus de visiteurs possible ». Quitte, sous-entend-elle, à ne pas rendre trop lourd le dispositif de contrôle.

 

Au musée de la mode Galliera, voisin du Palais de Tokyo (XVIe), un pictogramme à l'entrée prévient le visiteur : « En application du plan Vigipirate, les bagages ne sont pas acceptés. » Mais on rentre quand même avec la valise fouillée « visuellement » et rapidement. Delphine Lévy, la patronne de l'ensemble des musées, concède un dysfonctionnement : « Vous n'auriez pas dû pouvoir entrer à Galliera avec une valise ». 

 

Également dans le même quartier magique des établissements culturels près du Trocadéro, le musée d'Art moderne de la Ville de Paris (XVIe) cartonne avec son exposition « Warhol Unlimited ». Ici, on est refoulé illico presto avec notre valise. On s'étonne d'une telle différence de traitement entre deux musées voisins et municipaux. « Ce n'est pas le même directeur ! », justifie un employé. Pour Delphine Lévy, cette disparité est « normale ». La directrice de Paris Musées se raccroche aux consignes du ministère de la Culture de novembre dernier, que martèle également Bruno Julliard, l'adjoint au maire : « Nous considérons que la sécurité est assurée quand le bagage est inspecté visuellement, rappelle ce dernier. Si la préfecture de police nous le demande, nous passerons sacs et valises au scanner. »

 

Pour finir, les syndicats pointent une disparité avec les grands musées nationaux, qui eux dépendent du ministère de la Culture. Après les attentats, les conseillers sûreté ont présenté une note demandant d'interdire tout simplement l'accès des sacs et bagages. Devant le musée d'Orsay, qui reçoit 3,5 millions de visiteurs par an, les valises ne sont pas acceptées et des militaires patrouillent régulièrement, fusil d'assaut en bandoulière, tout comme autour de la Pyramide du Louvre.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

       Sécurité: Les syndicats de Paris-Musées pointent une disparité avec les musées nationaux

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent.
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 17:01

 

Pour les professionnels de la petite enfance et les bibliothécaires, la marche est actuellement trop haute

 

C'est probablement une première à Paris. Une bibliothèque a pris la décision d’arrêter les accueils de crèche et d'école maternelle. La direction de l'établissement va même faire un courrier en ce sens à toutes les structures petite enfance du secteur.

 

Il faut dire que la bibliothèque en question, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement, est victime d'une panne d'ascenseur depuis de nombreuses semaines. Et comme les collections sont réparties sur six étages (la section jeunesse est par exemple logée au quatrième), la bibliothèque est de fait « inaccessible depuis plusieurs mois aux handicapés, aux personnes âgées ou encore aux parents accompagnés d'enfants en bas âge » comme le révèle un communiqué de la CGT culture de la Ville de Paris.

 

D'après les bibliothécaires qui travaillent sur place, si la panne de l’ascenseur persiste depuis si longtemps c'est parce que la société Thyssen, en charge des réparation, aurait perdu le bon de commande nécessaire pour changer les pièces défectueuses de l’appareil.

 

Une situation rocambolesque qui a fait des remous au sein de la municpalité parisienne, car d'après plusieurs sources la mairie du XIIeme arrondissement, furieuse, aurait poussé une gueulante auprès de Bruno Julliard, l'adjoint au maire en charge de la culture et de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris pour que la bibliothèque de la rue de Picpus puisse de nouveaux être accessible aux usagers.

 

Aux dernières nouvelles, les élus de l'arrondissement et le cabinet du maire devraient contacter directement la société Thyssen pour faire pression et accélérer la réparation. Les lecteurs et les bibliothécaires d'Hélène Berr espèrent vivement que ce soit dans les dans les jours qui viennent. A moins que pour la mairie de Paris la marche ne soit trop haute ?

 

 

Une bibliothèque parisienne renonce à accueillir des crèches et des maternelles

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 12:52

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                              Pour une année 2016 prise à pleines dents

Pour une année 2016 prise à pleines dents

                    Social nec mergitur vous présente ses meilleurs voeux

 

 

 

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 10:03

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                                 Social Nec Mergitur vous souhaite un joyeux Noël 

Joyeux Noël 2015

 

 

 

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 16:47

 

Une véritable onde de choc pour ces questions sensibles de santé au travail

 

C’était il y a près de trois ans : des syndicalistes d'entreprises aussi variées que la RATP, la Ville de Paris, France Télécom ou le groupe L'Oréal avaient lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail (lire ici). Depuis cette question sensible de santé au travail a aussi poussé la porte des tribunaux.

 

En effet, selon le journal Libération, pour la première fois en France, une femme, qui expliquait être réduite à l’inactivité à cause du syndrome d’hypersensibilité électromagnétique vient de bénéficier d’une allocation adulte handicapé sur décision de justice. Cette aide lui avait été une première fois refusée par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Ariège mais après avoir été saisis, les juges des contentieux de l’incapacité de Toulouse ont donné raison à la requérante en août, en évoquant une « restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi ».

 

Mieux, la décision a été validée en appel cet automne et elle pourrait ouvrir la voie à d’autres. Une affaire similaire est d’ailleurs en cours d’instruction selon le quotidien de la rue Béranger. En 2014, un homme s’était aussi vu accorder une aide par la MDPH de l’Essonne pour ces mêmes maux, mais à l’amiable d'après Libération.

 

La question de l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques s’est invitée à de nombreuses reprises dans le débat public depuis l’émergence des technologies sans fils il y a maintenant quelques années. D’ailleurs dès 2005, l’Organisation mondiale de la santé avait reconnu l’existence de « divers symptômes » liés à l’électrosensibilité. Mais le développement des appareils qui fonctionnent via les ondes électromagnétiques étant devenu exponentiel jusque dans les entreprises ou les services publics, cette problématique est devenue aussi une question de santé au travail.

 

« Il existe une réelle prise de conscience de la part des salariés et nous sommes de plus en plus saisis par les CHSCT pour des demandes d’expertise sur le rayonnement des ondes électromagnétiques. L’utilisation de la wifi et des téléphones portables sont au centre des demandes » avait d’ailleurs déclaré à Bakchich Info Patricia Mouysset du cabinet Technologia, une entreprise d’évaluation et de prévention des risques professionnels agréée par le ministère du Travail.

 

Désormais les syndicalistes sensibles aux effets des ondes électromagnétiques pourront s'appuyer sur plusieurs décisions des tribunaux. Cela pourrait constituer une véritable onde de choc.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                            Ondes et santé au travail : la justice ouvre une brèche

Électrosensibilité au travail : la justice accorde à un salarié une allocation adulte handicapé
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