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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 17:56

 

Pas très fluctuat ! Surtout dans une mairie dirigée par une ancienne inspectrice du travail

 

Les rapports sociaux à la direction de la communication de l’Hôtel de Ville de Paris (DICOM) sont on ne peu plus violents si l’on en croit les dernières révélations du syndicat UNSA des attachés d’administration parisiennes. Attention, certaines scènes peuvent choquer !

 

« Nous apprenons avec stupéfaction l’éviction brutale de l’attachée principale responsable des ressources humaines et de la logistique de cette direction. Jeudi dernier, 3 mars 2016, avant l’arrivée de notre collègue, son bureau a été ouvert avec un double des clés demandé au secrétariat. Lors de son arrivée, notre collègue a trouvé son «successeur» occupé à s’installer à son poste de travail. Ce dernier était en train de ranger le bureau à sa convenance, y compris les affaires personnelles de notre collègue » a ainsi dénoncé le syndicat sur son site. Des procédés qui rappellent ceux pratiqués dernièrement à l'Hôpital Georges Ponpidou ou encore il y a quelques années à France Télécom.

 

De plus, l’infortunée cadre ne s’y attendait vraiment pas car selon l’UNSA « aucune fiche de poste n’a été publiée sur l’Intranet, aucun arrêté administratif officiel n’a été pris aussi bien pour notre collègue que pour son "successeur" ». De quoi rester estomaqué en effet. Surtout dans une mairie dirigée par une ancienne inspectrice du travail. A moins que la municipalité parisienne soit décidé d'anticiper les effets de la Loi Travail proposée par la Gouvernement comme le remarque perfidement la CGT des pesonnels administratifs des admistrations parisiennes (voir ici).

 

En tout cas l’affaire ne devrait pas en rester là car, l’ensemble des syndicats (CFTC-CGT-FO-UCP) représentés au Comité Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de la DICOM, viennent de mettre ce point à l’ordre du jour en pointant des « pratiques brutales, indignes d’une mairie qui nous rabâche constamment ses actions en faveur du bien-être au travail ». Pour Anne Hidalgo, qui ne s’attendait sûrement pas à une telle réaction des représentants des personnels, c’est pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 A la mairie de Paris on anticipe déjà sur la Loi Travail en ejectant un cadre manu militari

Un cadre de la Mairie de Paris éjecté manu militari de son bureau

             - Tiens mon gars, voilà ton arrêté de mutation avant sa publication officielle....

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:09

 

Les Échos : le 2 mars 2016

 

L’organisation syndicale a dévoilé ses propres propositions pour « construire le Code du travail du XXIe siècle ». Elle insiste à nouveau sur la mise en place de la semaine de 32 heures

 

La CGT, qui rejette en bloc le projet de réforme du droit du travail, a formulé mardi ses propres propositions pour « construire le Code du travail du XXIe siècle ». l’organisation syndicale insiste à nouveau sur la mise en place de la semaine de 32 heures, son cheval de bataille. Elle souhaite également le lancement d’un nouveau statut du travail salarié, la mise en place du droit à la déconnexion (une idée prévue dans le projet de loi El Khomri mais lançée par la CGT il y a un an) ou un encadrement « rigoureux » des heures supplémentaires.

 

« Il s’agit de bâtir un Code du travail plus fort, plus solide pour tous les travailleurs d’aujourd’hui, plus engageant parce que sans surprise pour les employeurs », explique le premier syndicat français. « La flexibilité, il n’y en a que trop », ajoute l’organisation, mettant en avant « un chiffre : 8 salariés sur 10 sont recrutés sur des CDD, pour une période de plus en plus courte ».

 

Les accords d’entreprise dérogatoires, prévus dans le projet de loi El Khomri, « n’ont pas lieu d’être car ils font dépendre les droits et garanties collectives des salariés du rapport de force existant au niveau d’une branche et, de plus en plus, au niveau de l’entreprise ». La CGT préconise le principe majoritaire des accords où tout accord collectif est reconnu valide par la signature d’organisations représentatives ayant recueilli plus de 50% des voix aux élections professionnelles.

 

Actuellement, pour être valide, l’accord doit être soit majoritaire, soit recueillir la signature de syndicats représentant 30% des salariés sans que des syndicats représentant 50% des salariés ne s’y opposent. Le projet de loi El Khomri propose une autre possibilité : que des syndicats représentant au moins 30% des salariés puissent recourir à des référendums pour valider des accords.

 

La CGT réclame à nouveau que les négociations interprofessionnelles (assurance-chômage, retraites complémentaires, formation) se tiennent dans un « lieu neutre ». Aujourd’hui, elles ont lieu au siège du Medef et sont présidées par le patronat, qui écrit également le projet d’accord. La centrale demande aussi que la présidence de séance soit assurée soit « par une ou plusieurs personnalités qualifiées et reconnues comme telles », soit par une coprésidence syndicale et patronale.

 

Alors que le projet de loi El Khomri propose le compte personnel d’activité, qui attache des droits sociaux (formation, pénibilité) à la personne et non au statut, la CGT met sur la table un « nouveau statut du travail salarié » (NSTS). Il s’agirait d’un « socle » de droits « cumulatifs, progressifs et transférables » d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, de la sortie du système scolaire à la fin de la carrière professionnelle.

 

Lire l'article des Échos

 


 

                       Code du Travail : la CGT présente ses hommages à la ministre du travail

Code du Travail  : les contre-propositions de la CGT

                                  - Si vous voulez je peux même vous faire des propositions

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 16:53

 

France 24 : le 2 mars 2016

 

La ministre Myriam El Khomri n'en finit plus d'être critiquée pour son projet de loi Travail. Dans une tribune, son ancien conseiller Pierre Jacquemain dénonce « une trahison historique de la gauche »

 

C’est une nouvelle fronde que Myriam El Khomri subit de plein fouet. Alors que depuis deux semaines, elle essuie des critiques de tous bords au sujet de son projet de loi travail, elle fait face à une attaque de l’un de ses proches. Dans une tribune publiée ce mardi par le site Le Monde, son ancien conseiller stratégie Pierre Jacquemain, qui a choisi de quitter son cabinet début février explique les raisons de son départ.

 

Âgé de 33 ans, l'ex-plume de la ministre estime que la réforme portée par Myriam El Khomri n’incarne pas les revendications des travailleurs. « Ce devait être une réforme de progrès, ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères », dénonce-t-il. Même s’il reconnaît la valeur de la ministre, ancienne militante socialiste, il souligne publiquement leur désaccord. « Cette réforme nous entraîne collectivement dans le mur, parce que j’ai la conviction qu’elle sert les intérêts politiques de quelques-uns et les intérêts économiques de quelques autres », explique-t-il en vilipendant une « réforme libérale qui déshonore la gauche ».

 

Cette attaque rejoint une cohorte d’oppositions déjà existante au projet de loi travail, allant d’une tribune incendiaire, signée par des figures de gauche, dont Martine Aubry, à une pétition rassemblant plus de 850 000 signatures en ligne. Face à ces turbulences, le gouvernement a décidé lundi de reporter du 9 au 24 mars la présentation du texte en conseil des ministres. Interrogé à ce sujet, le Premier ministre, Manuel Valls, a toutefois estimé mardi à l’Assemblée nationale qu’il était « exagéré » de parler de « reculade ». « Avons-nous depuis que nous gouvernons, depuis que je suis Premier ministre, dû reculer sur tel ou tel texte, avons-nous dû changer telle ou telle position, après le débat nécessaire ? », a-t-il insisté.

 

Mais du côté des protestataires, la pression prend de l’ampleur. Plusieurs organisations de jeunesse, dont le premier syndicat étudiant, l'Unef, ont ainsi appelé à une journée d'action, le 9 mars, avec un rassemblement place de la République, à Paris. « À travers le projet de loi travail, le gouvernement vient de déclencher une guerre sans précédent contre les jeunes et les salariés », ont-elles écrit dans un communiqué commun. Pour ces organisations, le report ne suffit pas, elles réclament le retrait pur et simple du texte.

 

Quant aux syndicats, ils seront une dizaine à participer jeudi à deux réunions pour tenter de se mettre d'accord sur les modifications à réclamer à l'exécutif et discuter d'une mobilisation qui aurait lieu fin mars. Certaines, comme la CGT et FO, exigent le retrait du projet. D'autres, comme la CFDT, qui a jusqu'ici accompagné la plupart des réformes du quinquennat, pointent de « vrais désaccords » et veulent modifier le texte, notamment sur la définition du licenciement économique.

 

Lire l'aticle de France 24

 

 

 

                                   Manuel Valls va-t-il lâcher sa ministre du travail ?

Réforme du Code du travail : l'ancien conseiller de Myriam El Khomri dénonce une « trahison historique »

                                                        - Moi, je ne recule jamais !

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 13:45

 

ActuaLitté : le 1er mars 2016

 

Fondée en 1998. L.I.R.E à Paris regroupe quinze lecteurs professionnels, qui interviennent auprès des plus jeunes, pour leur proposer la découverte de livres 

 

Le 25 février dernier, l’association L.I.R.E, basée à Paris, a fait part de mauvaises nouvelles. Son acronyme, porté depuis 17 années, n’est autre que « Le Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion ». Or, l’association a appris que sa subvention serait cette année fortement réduite, de quoi mettre en danger toute l’activité. 

 

Initiative portée par un réseau de bibliothécaires et de professionnels de la petite enfance, ainsi que l’ACCES, Actions Culturelles Contre les Exclusions et les Ségrégations, l’association L.I.R.E a été fondée en 1998. Elle regroupe quinze lecteurs professionnels, qui interviennent auprès des plus jeunes, pour leur proposer la découverte de livres.  Les lecteurs s’impliquent dans différents projets liés aux livres avec leurs partenaires de terrain. Ils s’investissent dans différents groupes de travail internes à l’association : pôle littérature jeunesse, pôle communication, pôle formation, pôle recherche qui leur permettent de prendre du recul sur leurs pratiques et renforcer leurs compétences.

 

Dans le cadre du pôle formation de l’association, certains lecteurs assurent avec la directrice, des formations proposées à des publics variés et de plus en plus nombreux – dépassant les frontières de Paris intra-muros. À travers l’association, c’est un mouvement social de lecture individualisée qui est proposé. L’intention reste de faire partager un livre avec un enfant, en présence de ses parents, pour stimuler le goût de la lecture, et encourager à l’appropriation.

 

L’association « a su développer une dynamique d’éveil au livre avec les bébés, les jeunes enfants et leurs parents, en partenariat avec les professionnels du secteur de la santé, du social et de la culture. Elle a su faire reconnaître la valeur de ses actions, autant sur le terrain, que dans le cadre de ses formations et de ses publications », explique-t-on. 

 

Une association qui combat l’exclusion par le livre menacée par la baisse drastique de sa subvention par la mairie de Paris

Et les témoignages de solidarité, autant que les messages de soutien se sont alors multipliés. Les éditions Grasset jeunesse, saluent ainsi un « travail de médiateurs et passeurs professionnels et passionnés est extrêmement précieux ». Travaillant pour les éditions Albin Michel Jeunesse, Lucette Savier, éditrice et auteure, insiste : « Vous priver de moyens alors que l’insertion est une formidable action, chaleureuse et immensément utile, aujourd’hui…, quelle absurdité ! Quel gâchis ! Vive la communauté des lecteurs, de tous les lecteurs, vive tous les appétits de lire et de vivre ensemble ».

 

La perte de la subvention impliquerait que cinq lecteurs de moins sont disponibles. L’association intervient dans une multitude d’endroits, que ce soit les maisons de l’enfance, les centres d’hébergement, ou encore les établissements scolaires. Elle propose également des formations de médiations thématiques. Chloé Seguret, lectrice formatrice et représentante du personnel de LIRE à Paris, nous précise : « Cette subvention nous est accordée dans le cadre d’une convention triennale par le Département, et la direction Famille et petite enfance. Elle intervient dans le cadre de notre travail dans les PMI [Protection Maternelle et infantile, NdR]. Cette dernière était reconduite chaque année depuis 14 ans, pour un montant de 360.000 €. Et cette année, nous avons appris qu’elle serait amputée de 40 % ».

 

Selon les conclusions de l’association, le département privilégierait une solution de reclassement à l’interne des personnels de la ville. « Des professionnels de la petite enfance reprendraient notre activité, mais sans avoir notre champ d’action », indique-t-elle. Quant à la diminution de la subvention, le département était lié par un engagement de financement, pas de montant.

 

« Nous avons été prévenus en février d’une décision déjà actée, sans préavis. On nous répond pour le moment que le département n’est pas engagé sur le long terme, et qu’il n’y a jamais eu de garanties de montant. » Or, la décision prise pour 2016 laisse craindre pour les années suivantes : « Notre enveloppe s’achève début 2017. Et l’on sent bien que le département souhaite que nous puissions travailler sur nos fonds propres – ce qui est notre volonté. Nous demandons simplement de disposer d’un peu plus de temps, pour réorganiser notre travail »; L’association a rendez-vous prochainement, le 21 mars, pour tenter de faire entendre raison à l’administration.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

Une association qui combat l’exclusion par le livre menacée par la baisse drastique de sa subvention par la mairie de Paris
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 14:43

 

Signe des temps, c’est sur Internet qu’est née  la fronde contre le projet de  loi El Khomri prenant de court le gouvernement …et les syndicats

 

Pages Facebook, mots dièses sur Twitter, blogs ou bien encore vidéos sur Youtube, ces nouveaux moyens de communications ont, semble-t-il remplacé les affiches ou les simples distributions de tract d’antan.

 

En tout cas, signe des temps, la riposte contre le projet de la ministre du travail, Myriam El Khomri ne se fait pour le moment pas dans la rue mais bien sur le Web comme l’illustre la pétition « Loi travail, non merci » mise en ligne sur le site change.org et qui bat tout les records en la matière en obtenant plus de 700 000 signataires en moins d’une semaine avant de caracoler très bientôt vers le million. Une initiative qui s'est faite sans les centrales syndicales même si des syndicalistes en provenance de plusieurs organisations - CGT, UNSA, FO, CGC ou Solidaires - en sont à l'origine.

 

C’est d’abord via twitter et Facebook que la pétition contre la loi Travail est devenue virale, avant d’être relayée par les médias. L'écho a été si puissant que la ministre a été contrainte de répondre aux pétitionnaires sur leur propre site (avec l’accord bien sûr de François Hollande et Manuel Valls, non mais !). Une première en la matière, de mémoire de spécialistes des mouvements sociaux même si la tentaive ministérielle n'a guère convaincu.

 

Mieux, le gouvernement a tenté lui aussi d’occuper le champs numérique en créant un compte twitter. Malheureusement ce dernier est devenu très vite la risée du net (lire ici). Même le renfort inattendu de Dominique Reynié, l’ancien politologue habitué des plateaux télé n’y a rien fait. Alors qu’il avait disparu de la circulation après sa déroute aux dernières élections régionales en tant que candidat des Républicains en Languedoc-Midi-Pyrénées il a voulu lancer lui aussi une pétition en ligne intitulée « Oui à la loi Travail ». Une initiative qui a vite tourné au flop, avec à peine quelques milliers de soutiens. malgré les signatures de Pierre Gattaz, de Laurence Parisot et de l’ensemble des dirigeants du Medef. Plus cruel encore, la majorité des signataires n'est même pas en faveur de cette initiative si l’on en croit les très nombreux commentaires humiliants pour Dominique Reynié et ses amis du patronat.

 

En fait rien ne semble arrêter la déferlante en cours contre la loi proposée par le gouvernent socialiste puisque des appels à manifester fleurissent sur Internet court-circuitant ainsi les syndicats qui il est vrai ne proposent aucune action à un pays qui semblerait pourtant pour une fois réceptif. En tout cas un événement Facebook a ainsi été crée pour appeler à la grève générale et au retrait de la loi El Khomri le 9 mars, jour de sa présentation en Conseil des Ministres. Des rassemblements sont déjà prévus à Annecy, Nice, Lille, Montpellier, Lyon, Marseille, Bordeaux, Bourges et bien sûr Paris. Des manifestations qui devraient être interdites pour cause d’état d’urgence et qui s’annoncent donc explosives. A moins que les syndicats….

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Loi travail : la mobilisation est venue de là où on ne l’attendait pas

                                                     - Ben, nous voilà pas dans la merde.....

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:14

 

Avec plus de 500 000 soutiens en quelques jours, la pétition citoyenne « Loi travail, non merci » vise désormais le million de signataires

 

C’est que l’on appelle un succès fulgurant. Et sur un terrain que l’on n’attendait plus, celui du social…En tout cas, en six jours à peine la pétition « Loi travail, non merci » lancée contre le projet de réforme du droit du travail a déjà récolté plus de 500 000 signataires. Un record en France pour une pétition mise en ligne. Un record qui pourrait crever tous les plafonds, car cette mobilisation citoyenne ne faiblissant pas, le million de signataires pourrait vite être atteint confirmant ainsi le rejet croissant du projet El Khomri dévoilé la semaine dernière.

 

Mais si ce projet de loi a été baptisé du nom de la ministre du travail, Myriam El Khomri, le terme est toutefois un peu impropre puisque le texte a en réalité été écrit directement à Matignon par l’équipe de Manuel Valls. Un texte jugé tellement favorable aux entreprises que Pierre Gattaz, a même été obligé d’avouer son bonheur au journal Les Échos (lire ici) . Un signe qui ne trompe pas aux yeux de nombreux observateurs.

 

Ceci dit, le renfort du patron des patrons ne devrait pas suffire au Gouvernement car à gauche ça tangue. Et bien au-delà du traditionnel camp des protestataires à la politique de François Hollande. Désormais c’est au cœur même du Parti Socialiste que la crise est étalée au grand jour avec la charge de Martine Aubry dans une tribune publiée par Le Monde. Un séisme politique qui n’a pas échappé à la presse nationale et régionale de ce pays (lire ici). D’autant que la tempête touche jusqu’à l’exécutif si l’on en croit les révélations du Parisien (lire ici).

 

Mais la pétition citoyenne a aussi un bouleversé les habitudes syndicales. Car faute de front commun, certaines organisations, notamment la CFDT, freinant des quatre fers, la protestation pourrait échapper aux centrales syndicales avec notamment une page Facebook invitant à manifester le 9 mars qui fait de plus en plus de bruit. Un message qui semble avoir été reçu cinq sur cinq au siège de la CGT, a révélé Libération puisque la centrale de Montreuil a dû envoyer dare-dare une note interne à ses militants annonçant une « journée d’action » le 31 mars, d’autant que du côté des syndiqués « ça commençait à gueuler ». Plusieurs centrales seraient prêtes à suivre le syndicat de Philippe Martinez, notamment la FIDL, FO, FSU, SUD, l’Unef ou encore l’UNL (lycéens). Comme un parfum de printemps ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                  Les signatures affluent contre la loi El Khomri sur le Code du Travail

La pétition contre la loi El Khomri sur la réforme du Code du travail bat tous les records
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:18

 

La pétition lancée contre la réforme du code du travail a déjà recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures. Un reflet de la vive opposition d'une large partie de la gauche à ce projet de loi porté par Myriam El Khomri

 

François Hollande et Manuel Valls, son premier ministre devaient pourtant s'y attendre. En tout cas, en quelques jours à peine, la pétition réclamant le retrait de la réforme du code du travail a déjà recueilli plus de 300.000 signatures, en attendant (beaucoup) mieux. Un succès important pour ces militants (syndicalistes, avocats, féministes, étudiants et associatifs) qui en sont à l'origine.

 

Le texte de la pétition qui s'intitule « Loi travail, non merci » répertorie plusieurs mesures phares de ce projet de loi controversé : « En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à quinze mois de salaire. Les onze heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées. Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail », rappelle notamment la page sur change.org. Un projet de loi décortiqué dans le détail et dont le décryptage est disponible ici.

 

Dans les commentaires, les signataires s'indignent, comme cet internaute qui écrit : « mieux que Sarkozy, c'est travailler plus pour gagner moins ! », ou encore ce chef d'entreprise qui affirme : « Je suis patron de 25 employés. Je trouve inadmissible de proposer de telles lois qui sont un retour en arrière social fondamental et qui encore une fois servira uniquement les grosses entreprises ». Cette offensive contre le texte de Myriam El Khomri a aussi une page Facebook et un hashtag sur Twitter, #loitravailnonmerci, qui commencent à faire des émules.

 

Ce week-end, la réforme a encore perdu un allié de poids, le leader de la CFDT, Laurent Berger, se disant dans Le Monde, en « désaccord ultra-profond » avec le texte qui sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres pour être examiné en avril à l'Assemblée.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Réforme du code du travail : la riposte du web, des syndicalistes et des militants de gauche

                                                  - La guigne, même la CFDT nous lâche....

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:39

 

La direction ne peut pas jouer la surprise puisque dès 2014 les élus du comité d’entreprises avaient fait une déclaration sur l’impact des ondes électromagnétique sur la santé « tant pour les salariés que pour la clientèle »

 

La lettre a été envoyée il y a quelques jours à la direction du magasin Conforama de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) par le délégué du personnel et visiblement les deux parties ne sont pas sur la même longueur d’onde si l’on en croit la teneur de la missive : « en tant que délégué du personnel,  je vous informe que je met en œuvre le droit d’alerte de l’article L2313-2 du Code du Travail concernant l’installation du réseau Wifi dans la magasin» bien que le sujet ai été mis sur table depuis maintenant seize mois. Un comble quand on vend des meubles !

 

Pourtant la direction du magasin du boulevard Victor Hugo était on ne peut plus au courant puisque lors d’un comité d’entreprise en novembre 2014, les élus CFDT avaient fait une déclaration sur l’impact des ondes électromagnétique sur la santé « tant pour les salariés que pour la clientèle du magasin ». Toutefois du côté du Conforama audonien le réseau devait avoir du mal à passer car malgré de multiples relances, la CFDT n’a pu que déplorer « qu’aucune évaluation des risques n’avait été faites à ce sujet ». Gênant. D’autant que l’employeur a, en matière de santé et sécurité au travail, une obligation générale de résultat qui peut engager sa responsabilité civile, voire pénale.

 

Et les syndicalistes de demander « sans délais une enquête commune » avec désignation d’un organisme agrée « pour effectuer des mesures et des analyses du rayonnement des ondes électromagnétiques dans notre magasin ». En cas de refus de la part du magasin Conforama, la CFDT promet de saisir la justice en référé. Et recevoir probablement du soutien sur ce sujet qui ne laisse pas insensible le monde du travail puisque en 2013 plusieurs syndicalistes d'entreprises avaient alors lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Chez Conforama, la CFDT demande le confort pour la santé tant pour les salariés que les clients

Un syndicaliste CFDT de chez Conforama lance un droit d’alerte sur l’installation du Wifi dans le magasin de Saint-Ouen
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 13:39

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Durée maximale de travail, forfaits jour, accords compétitivité-emploi : le projet de loi El Khomri sur la négociation collective, le travail et l'emploi donne la main aux entreprises

 

Le projet de loi El Khomri va permettre demain aux entreprises de négocier à la carte le temps de travail. Car, s'il ne touche pas à la durée légale, il donnera la main aux employeurs qui pourront avoir recours facilement aux multiples exceptions qui entourent la règle des 35 heures en établissant des accords. Revue de détail...

 

Durée maximale de travail : jusqu'à 60 heures par semaine en cas d'accord. Le projet de loi stipule que la durée quotidienne de travail pourra être portée à 12 heures par accord d'entreprise. Cette possibilité existe déjà dans le Code du travail. Mais, pour la mettre en place, il faut aujourd'hui des « dérogations accordées dans des conditions fixées par décret », autrement dit dans des cas très rares.

 

Autre changement, la durée moyenne de 44 heures maximum de travail par semaine peut être portée à 46 heures désormais par accord d'entreprise. Avant il fallait un accord de branche, mais aussi un décret, ce qui là encore était très rare. Nouvelle subtilité : cette durée de 44 heures maximum ne court plus sur une période de douze semaines consécutives, mais seize semaines.

 

Enfin, la durée hebdomadaire peut être portée, en cas de circonstances exceptionnelles, à 60 heures, toujours par accord. Là encore, cette durée est déjà prévue. Mais aujourd'hui, il faut une autorisation de la Direction du travail, ce qui n'arrive quasiment jamais. D'autre part, le texte actuel stipule que les 60 heures concernent « certaines entreprises ». Une notion qui disparaît.

 

 

                                                                                         Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette

 

Apprentis : l'inspection du travail hors jeu. Selon le projet de loi, les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour (au lieu de 8 heures) et 40 heures (contre 35) par semaine, si des « raisons objectives le justifient ». Aujourd'hui, c'est déjà possible, mais l'entreprise doit demander l'autorisation à l'inspection du travail « après avis conforme du médecin du travail ». Alors qu'avec ce texte l'employeur devra simplement en informer les deux.

Les astreintes sur les temps de repos. Le projet de loi prévoit que les temps d'astreinte s'imputent sur les temps de repos lorsqu'ils ne sont pas travaillés effectivement. Le Comité européen des droits sociaux (qui s'appuie sur la Charte sociale européenne) a pourtant condamné le fait qu'ils s'imputent sur le temps de repos. Selon cette charte, toutes les heures de présence (travail ou « inactivité ») sont du travail effectif à prendre en compte pour les durées maximales et les repos, seule une différence de rémunération étant admise.


Coup de canif sur le forfait jour.  A l'heure actuelle, un cadre sur deux travaille sans compter ses heures, malgré les 35 heures, mais dans la limite de 235 jours par an. C'est le système du forfait jour appliqué, aux salariés autonomes. Il prévoit 11 heures de repos consécutives. C'est fini. Ces 11 heures de repos pourront être fractionnées. Autre brèche ouverte : dans les entreprises de moins de 50 salariés, plus besoin d'accord collectif. Il suffira que l'employeur se mette d'accord avec son salarié pour le passer au forfait jour.

 

LIre l'article du Parisien

 

 

 

                                                                  Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:21

 

Plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance

 

La scène se passe à Lambeth, une ville de 250 000 habitants située dans la région du Grand Londres. Mais ça pourrait être n’importe où ailleurs en Angleterre, en Écosse ou encore au Pays de Galle. A Lambeth, les bibliothécaires ont décidé de perturber la tenue du conseil municipal en lisant des livres à voix hautes. A l’ordre du jour : la disparition de cinq bibliothèques sur les dix que compte la commune. Détail savoureux : si deux vont être fermées complètement, les trois autres, ce n’est pas une blague, vont être transformées….en salles de sport payantes gérées par la société GLL, spécialisée dans le marché des loisirs, nous apprend le site South London Press. Même nos promoteurs de la bibliothèque comme troisième lieu n’y avaient pas pensé, indeed !

 

Une illustration de la catastrophe qui est en cours car plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance. Quand à celles qui restent, elles sont unfortunately obligées de faire appel à des bénévoles pour continuer à fonctionner. Il est vrai que depuis 2010, sur décision du gouvernement conservateur de David Cameron, le budget alloué aux bibliothèques a été réduit de 180 M£, soit une baisse de 16 %. Ces destructions de bibliothèques se font désormais quelque soit la couleur politique des élus puisque autant les conservateurs (Tory) que les travaillistes (Labour) se retranchent derrière les contraintes budgétaires pour fermer les lieux de lecture britannique. Mais la colère commence à monter.

 

Ainsi à Lewisham, une autre commune du Grand Londres où l’administration travailliste planifie là aussi des fermetures de bibliothèques, les membres du parti ne l’entendent pas de cette oreille selon un reportage du journal L'Humanité. « Dans le Labour, la fronde monte, des sections, des comités votent des motions pour sauver nos bibliothèques » remarque Tim O’ Donnel, bibliothécaire et membre du syndicat Unison des services publics (il faut savoir qu’en Angleterre les syndicats sont membres de droit du parti travailliste). « Un conseil municipal tenu par le Labour ne peut se rendre complice de cette politique » (lire ici).

 

 

                                           Au royaume uni les bibliothéques sont à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                    - Godamn, allez me cacher tout ça dans une salle de sport

 

 

Autre marque de cette défiance, la mobilisation organisée devant le parlement de Westminster par la coalition Speak Up For Libraries (donnez de la voix pour nos bibliothèques). Après avoir publiés un manifeste regroupant leurs revendications, les défenseurs de la lecture publique demandent désormais aux députés de la Couronne que la loi de 1964, le Public libraries and museums act, qui obligeait le seul gouvernement à fournir un service de bibliothèque « complet et efficace », soit maintenant aussi étendu aux collectivités locales.

 

Parmi les auteurs les ayant rejoints, l’auteure jeunesse Cathy Cassidy déclare, amère, au journal, The Guardian : « malheureusement, la première bibliothèque que j’ai fréquentée, à Coventry, est menacée. Les Bibliothèques que je fréquentais pendant mes études à Liverpool le sont aussi. Les bibliothèques d’Écosse où vont désormais mes enfants le sont aussi. C’est toujours et toujours la même histoire ».  À ses côtés, Philip Ardagh lui aussi écrivain, n’est pas en reste : « Les bonnes bibliothèques locales ont toujours été au cœur des communautés, et c’est pourquoi les coupes budgétaires sont si dévastatrices ». Les écrivains ne sont pas seuls dans ce combat puisque l'acteur Mark Rylance a de son côté publié une tribune au vitriol sur le site du célèbre Bookseller.

 

Le mot de la fin sera laissé à un autre auteur pour la jeunesse, John Dougherty : « Nos hommes politiques n’ont pas honte de dire des choses parfaitement contradictoires ; Quand ils brandissent l’austérité, tous nous disent qu’on ne va hypothéquer l’avenir de nos enfants, que ça serait vraiment immoral… mais quand ils ferment une bibliothèque qu’est ce qu’ils font d’autre, précisément, que d’hypothéquer l’avenir de nos enfant ? ». On ne peut pas dire mieux. Rules britania...

 

 

                                        Au royaume-uni les bibliothéques sont vraiment à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                               - Keep calm and rule britannia

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