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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:24

 

ActuaLitté : le 27 mars 2017

 

La manifestation des bibliothécaires de Grenoble, soutenus par de nombreux collègues, au salon Livre Paris, a finalement abouti sur un constat : l'ABF ne représente plus correctement la parole de ceux qui exercent ce métier. La création d'un collectif est à l'étude

 

Les critiques se sont fait entendre alors que les bibliothécaires de Grenoble, mais aussi de Clamart, Sevran, Nantes ou encore Paris venaient de présenter les difficultés de moyens et de personnels auxquels ils doivent faire face l’ocasion d’une conférence donnée au Salon du livre le 24 mars. Mais alors que Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'Association des Bibliothèques de France et directrice de la bibliothèque municipale de Chenôve, prenait la parole pour assurer du soutien de l'ABF, plusieurs bibliothécaires de l'assemblée ont mis en cause l'association et le soutien qu'elle apporte — ou n'apporte pas — au métier.

 

« Arrêtez de prendre contact uniquement avec les directeurs, rapprochez-vous plutôt des agents, sur le terrain », reprochaient notamment certains manifestants, tandis que Chantal Ferreux défendait l'association et son travail : « Nous ne sommes pas hors sol, mais nous ne sommes pas une organisation syndicale non plus. » À l'issue de la conférence de presser organisée à Livre Paris, la création d'un collectif national avait été proposée : « Cela va prendre un peu de temps à mettre en place, mais nous voulons créer ce collectif, en dehors de toute étiquette, politique comme syndicale, et hors du carcan de l'ABF », nous explique-t-on. Le collectif a bien sûr pour objectif de rassembler un maximum de de bibliothécaires, mais aussi, pourquoi pas, des soutiens issus de la société civile.

 

L'une des missions de ce collectif sera aussi de faciliter la transmission d'informations entre les bibliothécaires de toute la France, et « peut-être, un jour, de permettre l'organisation d'un mouvement national de toutes les bibliothèques. Pour protester contre les réductions de moyens, rien ne vaut une fermeture, et si ce mouvement est national, l'impact sera réel ». En effet, si le rassemblement proposé par les bibliothécaires de Grenoble à Livre Paris est « une première étape qui a permis de se rencontrer », les relais médiatiques se comptent sur les doigts d'une main. « Le fait que les bibliothécaires n'aient pas tous le même employeur, finalement, rend difficile ce type d'action collective », explique un bibliothécaire. « Le collectif pourra démarrer à travers la création d'un site, d'un groupe de discussion, et pas forcément à travers une structure ». Évidemment, pas question de créer une association, à moins de reproduire la structure de l'ABF.

 

Ce collectif se distinguera aussi des organisations syndicales, en adoptant un mode d'action similaire à celui du Collectif Notre Petite Bibliothèque Ronde, qui soutient l'établissement de lecture publique de Clamart. « Le fait qu'il y ait parfois trop de syndicats ralentit l'exécution des actions — mais un seul syndicat ne serait pas la solution, évidemment. Le problème, c'est que les syndicats de bibliothécaires n'existent pas en France, il s'agit de syndicats culturels, tous reliés à leur syndicat local, ou à leur commune », nous précise-t-on. Ici aussi, l'appareil serait parfois devenu trop lourd pour coordonner une action rapide et efficace.

 

Lire l’article d’ ActuaLitté

 

 

 

Un collectif « pour réunir et fédérer des bibliothécaires de toute la France »
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 18:43

    

Pan sur le bec de celui qui promettait « de la culture pour tous et partout » !

Le Canard Enchainé se déchaine sur les fermetures de bibliothèques à Grenoble
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:11

 

Le candidat insoumis avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que ces défenseurs de la lecture publique attendaient sa présence

 

C'était pourtant une occasion rêvée. De nombreux bibliothécaires venus de plusieurs communes de France (Grenoble, Amiens, Clamart, Plaine-Communes, Vitry-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Paris...) s'étaient donnés rendez-vous le vendredi 24 mars au Salon du Livre de Paris pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. Des bibliothécaires qui dénoncent les fermetures d'établissement ou les restrictions budgétaires qui ont cours ces dernières années dans de nombreuses municipalités souvent sous couvert de politiques d'austérité consécutives aux baisses de dotation de l’État.

 

« Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » pouvait-ton d'ailleurs lire dans le manifeste de ces bibliothécaires publié sur leur page Facebook. De quoi en principe attirer l'attention de nombreux politiques en cette période électorale.

 

Justement, hasard du calendrier, Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle sous l’étiquette de la France Insoumise et ardent partisan d'une ligne anti-austérité était lui aussi ce même vendredi 24 mars en visite au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L'occasion pour lui d'aller à le rencontre des « bibliothécaires en lutte » et de leur apporter un soutien sans faille ?

 

En fait, pas vraiment. Car il y avait un os dans cette bataille des défenseurs de la lecture publique. En effet, les initiateurs de cette manifestation sont les bibliothécaires de Grenoble, lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres qui ont eu pour conséquence la fermeture de plusieurs établissements (lire ici). Seulement problème, l'équipe municipale qui applique ce programme de « casse du service public » a été élue sur une liste Gauche Alternative et « anti-austérité » qui comprenait notamment ….. le Parti de Gauche ! Oui, celui là même qui a été fondé par Jean-Luc Mélenchon. ! Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

Si bien que le candidat insoumis qui avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que les bibliothécaires en lutte de France et de Navarre attendaient sa présence (et son soutien), s'est bien gardé d'aller à leur rencontre et aura ainsi évité soigneusement les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre. Pas même par hologramme. D'après plusieurs sources, il ne voulait pas être contraint de devoir expliquer la politique d'austérité menée pas ses amis à Grenoble. Heureusement ce jour là, il avait trouvé un plan B. Comme battre en retraite.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Au Salon du Livre, Jean-Luc Mélenchon sera resté insoumis avec les bibliothécaires en lutte

Pourquoi Mélenchon a-t-il soigneusement évité les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre

- T'inquiètes Jean-Luc nous on est des vrais soumis et on va pas t'emmerder sur la politique de tes amis à Grenoble

- Bon quand même vous me prévenez si vous voyez arriver ces "bibliothécaires en lutte" que je puisse me carapater !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:27

 

ActuaLitté : le 24 mars 2017

 

C'est une revendication inattendue qui s'est fait entendre au salon Livre Paris pendant la manifestation des bibliothécaires venus alerter de moyens en baisse et de conditions de travail dégradées. Et l'Association des Bibliothécaires de France en a également pris pour son grade, les manifestants jugeant l'organisation trop éloignée des agents et de leurs préoccupations

 

« Très honnêtement ? On s'attendait un peu à ce que la question survienne, parce que cela commence vraiment à peser sur les agents. » L'Association des bibliothécaires de France (ABF), principal organe de représentation du métier, a été sévèrement chahutée lors de la manifestation des bibliothécaires à Livre Paris, ce vendredi matin. Alors que Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'association et directrice de la bibliothèque municipale de Chenôve, prenait la parole pour déclarer que « l'ABF était très attentive aux difficultés rencontrées par la profession », elle a été prise à parti par quelques manifestants présents dans la salle Connexions. « Arrêtez de prendre contact uniquement avec les directeurs, rapprochez-vous plutôt des agents, sur le terrain », soulignent des bibliothécaires.

 

« Nous ne sommes pas hors sol, mais nous ne sommes pas une organisation syndicale non plus », se défend Chantal Ferreux. « On le sait, il y a des pressions, nous faisons de notre mieux », a-t-elle souligné en rappelant que le bureau de l'association ne comprenait que quatre personnes. L'invitation du maire de Grenoble Éric Piolle (Europe Écologie Les Verts) au prochain Congrès de l'ABF, à Paris en juin, a également soulevé les protestations dans l'assistance, puisque ce même Éric Piolle est justement critiqué par les personnels pour son plan d'austérité à Grenoble, entraînant la fermeture de trois établissements.

 

L'ABF avait dépêché une délégation pour accompagner les bibliothécaires manifestants à Livre Paris, mais les personnels mobilisés reprochent à l'association un manque de soutien, et de fermeté vis-à-vis des responsables politiques. Des incompréhensions ont également été générées face aux soutiens importants accordés à certains, comme la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ou le réseau de Sevran, quand d'autres luttes, notamment à Grenoble ou à Paris, sont moins suivies par l'ABF.

 

« Je pense que la voix de l'Association des Bibliothécaires de France doit être plus ferme, plus affirmée », résume un responsable syndicaliste. L'Association, qui a la réputation d'accueillir essentiellement des cadres, des directeurs d'établissements et des conservateurs, avait pourtant mis en place une campagne pour attirer de nouveau des agents parmi ses adhérents. « Je me souviens de congrès, il y a quelques années, c'était beaucoup plus engagé », nous confie un manifestant. « Je préfère l'action en organisation syndicale, car faire partie d'une organisation corporatiste, cela ne m'intéresse pas », tranche tout de suite une bibliothécaire.

 

En conséquence, la création d'un collectif national de bibliothécaires se profile, pour mieux coordonner une action voulue plus franche que celle de l'ABF. En attendant, certains manifestants ont donné rendez-vous à l'ABF à son Congrès, en juin prochain, en espérant être bien accueillis. Réponse de l'association : « Nous en avons discuté, mais je ne peux pas vous donner de réponse dans l'immédiat ».

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

« La voix de l'Association des Bibliothécaires de France doit être plus ferme »
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:27

 

ActuaLitté : le 24 mars 2017

 

L'appel de Grenoble, lancé fin février par des bibliothécaires de la ville, aura porté ses fruits : des personnels d'établissements de Grenoble, Clamart, Paris, Sevran, Amiens, Lille et d'autres villes de France se sont retrouvés au salon Livre Paris pour protester contre les mesures d'austérité des municipalités et du gouvernement, qui dégradent selon eux leurs conditions de travail

 

Le rendez-vous était pris à la Porte de Versailles : avec l'accord des organisateurs du Salon du livre de Paris, qui leur ont fourni la salle Connexions, des bibliothécaires de plusieurs villes de France étaient réunis pour évoquer des situations critiques, de réductions de budgets, de suppressions de postes, d'extensions des horaires d'ouverture, y compris les dimanches. Le discours des bibliothécaires est clair, bien rodé, et pour cause : la plupart mènent des luttes dans leurs villes respectives depuis plusieurs mois, comme à Clamart, à Grenoble ou à Paris.

 

À Grenoble, le départ s'est fait cette nuit, à minuit, dans un bus pour la capitale : si une trentaine de bibliothécaires sont montés à Paris, c'est aujourd'hui grève générale des services publics à Grenoble. « L'austérité touche tout le monde, c'est évident », observe simplement une manifestante. « Depuis six mois, nous avons au moins un préavis de grève par mois, dont les revendications sont systématiquement rejetées par l'administration ». Car ce contexte d'austérité est très souvent mal vécu par les personnels, à cause d'un dialogue difficile, quand il n'est pas inexistant, avec les élus. « Il n'y a aucun échange sur le ressenti des agents, et aucune remise en cause du plan de sauvegarde proposé par la mairie.»

 

À Clamart, autour de la Petite Bibliothèque Ronde, le dialogue est lui aussi au point mort : une réunion prévue le 30 mars entretient l'espoir de le ranimer, en présence du préfet, de l'association de la Petite Bibliothèque Ronde, de la mairie et de la DRAC. Selon la mairie, le bâtiment actuel de la PBR, icône d'une politique de lecture publique tournée vers une pédagogie attentive à l'enfant, doit être rénové. L'association ne le nie pas, mais dénonce un plan de réhabilitation obscur et sans garantie. La réunion du 30 mars a justement pour objectif d'évoquer la rénovation, mais aussi le projet d'établissement, qui reste justement indissociable de la PBR.

 

Parmi les intervenants, les personnels de la Bibliothèque nationale de France qui, si elle n'est pas municipale, se dit solidaire de la lutte des bibliothécaires mobilisés. Ou encore les établissements de la Plaine Commune, Vitry-sur-Seine ou Boulogne-Billancourt. Sur la scène Connexions, les bibliothécaires, qui étaient au total entre 150 et 200, ont échangé sur leurs situations respectives, à la fois particulières et réunies par une cause commune, la réduction des budgets et un dialogue difficile avec les élus. Qui, d'ailleurs, sont de tous bords : de la droite à la gauche, la culture est partout malmenée, déplorent les bibliothécaires.

 

Pendant la conférence de presse au salon Livre Paris, une délégation de bibliothécaires se rendait au ministère de la Fonction publique pour une réunion. « Elle s'est bien passée, nous avons été reçus par la directrice de cabinet, qui a priori découvrait l'ensemble des situations que nous lui avons exposées. La bonne nouvelle, c'est qu'elle nous a demandé de faire remonter les cas ville par ville, pour pouvoir les étudier, parce que la problématique était différente entre les communes. La mauvaise, c'est que ces interlocuteurs risquent de changer dans les prochains mois. Mais nous avons fait passer le message que l'argument principal des collectivités pour justifier ces politiques, c'était la baisse des dotations de l'État ». En somme, un bilan pour le quinquennat Hollande au salon Livre Paris ?

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

Les bibliothécaires à Livre Paris : « Il faut défendre notre métier au niveau national »
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 19:09

 

Livres-Hebdo : le 24 mars 2017

 

A l’appel de leurs confrères de Grenoble, de nombreux bibliothécaires venus de plusieurs villes de France se sont retrouvés au salon de la Porte de Versailles pour exprimer leur inquiétude face à la dégradation de leurs conditions de travail

 

Près d’une centaine de professionnels de la lecture publique ont répondu à l’appel au rassemblement proposé vendredi 24 mars à Livre Paris par le collectif des bibliothécaires en lutte de Grenoble. « Le salon du livre est un moment propice pour donner écho aux problèmes que connaissent les bibliothèques partout en France et notamment au combat emblématique des bibliothécaires de Grenoble », a souligné un représentant national de la CGT en ouverture de la conférence de presse qui se tenait dans une salle mise à disposition par les organisateurs de Livre Paris.

 

Les délégués syndicaux de Grenoble, qui s’opposent depuis le mois de juin 2016 à la fermeture de trois bibliothèques de quartier programmée par la mairie dans le cadre de son plan d’économie, ont dénoncé une logique purement comptable. « Avant, chaque quartier de la ville possédait sa bibliothèque qui était un outil majeur de la lutte contre les inégalités sociales, a martelé une bibliothécaire à la tribune. L’absence de moyens attribués à la culture ne se fait sentir que des années plus tard. C'est cette invisibilité des effets à court terme qui fait que la culture est souvent la cible première des restrictions budgétaires. Au niveau local, nous resterons mobilisés jusqu’à la victoire ».

 

Des représentants des personnels ou des collectifs de soutien de la Bibliothèque nationale de France, de la Petite bibliothèque ronde de Clamart, des bibliothèques de Plaine Commune, de Vitry-sur-Seine, de Nantes (qui, n’ayant pas pu faire le déplacement, avaient envoyé un message de soutien à leurs confrères), ont fait entendre successivement leurs voix. Malgré les spécificités propres à chaque réseau, tous les intervenants ont souligné la dégradation des moyens humains et financiers consacrés à la lecture publique dans leurs établissements, au moment même où on demande aux équipes des efforts supplémentaires, notamment pour élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques, et en particulier le dimanche. « Nous voulons lutter contre la vague libérale qui conduit à la disparition programmée de la culture de proximité », a alerté un agent de la Ville de Paris.

 

En parallèle de la conférence de presse, une délégation d’une vingtaine d’agents s’est rendue dans la matinée au ministère de la Fonction publique. Les bibliothécaires y ont rencontré la directrice de cabinet de la ministre, Annick Girardin, et ont pu évoquer les situations préoccupantes dans leurs collectivités territoriales respectives.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

Une centaine de bibliothécaires manifestent à Livre Paris
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:13

 

Grenoble, Amiens, Clamart, Paris… ils se donnent rendez-vous le 24 mars à 10 heures à la Porte de Versailles

 

Ces initiateurs n’en espéraient pas tant. C’est que les bibliothécaires de Grenoble se battent depuis des mois contre les coupes sombres entraînant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre » sans avoir l’impression d’être entendus. Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle, a été élu sur une liste gauche alternative et un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

C’est alors que les bibliothécaires Isérois ont eu l’idée de profiter de la tenue du Salon du Livre à Paris pour lancer un appel à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. « Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook.

 

Un appel qui a, semble-t-il, été entendu par de nombreux acteurs de la lecture publique puisqu’ils devraient se déplacer en nombre pour manifester à la Porte de Versailles. En effet, outre ceux de Grenoble, des bibliothécaires de la Ville d’Amiens (Sommes) ont annoncé leur présence ainsi que d’autres en provenance de l’Île-de-France. Ils ne seront pas seuls puisque les agents de la « Petite bibliothèque ronde » de Clamart ont lancé eux aussi un appel de soutien (lire ici) ainsi que le syndicat CGT culture à l’adresse des personnels du réseau parisien (lire là) pour participer au rassemblement prévu vers 10 heures.

 

Toutefois, les « bibliothécaires en lutte » ne seront pas seulement cantonnés aux abords du Parc des Expositions car surprise… les organisateurs du Salon du Livre ont décidé de leur accorder une salle pour tenir une conférence de presse dans la foulée (lire ici). Une première dans ce haut lieu institutionnel qui évite soigneusement la question sociale et qui a de quoi rendre fiers les initiateurs de « l’appel de Grenoble ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                               Le 24 mars y aura du monde au Salon du Livre

Les organisateurs du Salon du Livre de Paris offrent une tribune aux « Bibliothécaires en Lutte »
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:46

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

L'appel de Grenoble aura été largement entendu : Une conférence de presse sera organisée le vendredi 24 mars, à l'attention des journalistes et des responsables politiques

 

Les bibliothécaires de Grenoble espéraient le soutien de la profession et une tribune au salon Livre Paris : visiblement, leur pari est relevé. Une conférence de presse sera en effet organisée le vendredi 24 mars, dans la foulée du rassemblement prévu à l'ouverture du salon, à 9h30, devant l'entrée principale du Pavillon 1, boulevard Victor, dans le XVe arrondissement de Paris.

 

À 11h, en salle « Connexions », allée B20, près du stand Radio France, « des bibliothécaires venus de toute la France prendront successivement la parole devant les journalistes et responsables politiques ». Des bibliothécaires de la ville de Grenoble, mais aussi de la Ville de Paris et d’autres communes de la région Ile–de-France (Yvelines, Seine-et-Marne, Plaine Commune, Sevran...), ainsi des bibliothécaires de la ville d'Amiens seront présents. Les personnels de la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ont eux aussi confirmés leur participation au rassemblement.

 

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre Paris, devrait, selon nos informations, eux aussi envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession. « Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. À l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société », soulignaient les personnels de la ville de Grenoble dans leur appel.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

                Salon du Livre : les journalistes prêts pour le 24 mars

Les bibliothécaires en lutte organisent une conférence de presse au Salon du Livre de Paris
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:10

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

Les personnels annoncent qu'ils exerceront leur droit de retrait si la municipalité ne propose pas une autre solution

 

Les élections présidentielles s'approchent et, à la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement de Paris, la tension monte. La mairie souhaite en effet organiser les scrutins des deux tours présidentielles dans l'enceinte de l'établissement. Alors que celui-ci reste ouvert aux usagers. Les personnels dénoncent une prise de risques inconsidérée.

 

En décembre 2015, pour les élections régionales, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras avait fermé les yeux : elle avait accepté d'accueillir en ses murs l'organisation des deux scrutins, tout en assurant le service aux usagers. En 2017, la mairie du XXe « a désigné la médiathèque Marguerite Duras comme bureau de vote, cette fois pour les élections présidentielles et législatives d’avril-juin 2017 », ce qui représente donc quatre dimanches pour lesquels l'établissement se transforme en bureau de vote.

 

Une bibliothèque comme bureau de vote, pourquoi pas, puisque des écoles sont réquisitionnées à cette fin. Sauf que « les lieux de vote en France sont habituellement fermés au public », signale l'équipe de la médiathèque dans un courrier envoyé à la direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris, dont ActuaLitté a pu prendre connaissance. « Depuis l'annonce de cette réquisition, on assiste à une véritable fronde », nous indique un proche du dossier. C'est bien l'ouverture maintenue de l'établissement ces quatre dimanches qui irrite les personnels, dans un contexte où l'ouverture du dimanche de bibliothèques parisiennes a suscité une lutte sociale sans précédent avec la mairie de Paris.

 

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », indique l'équipe de la médiathèque. L'organisation de scrutins n'est pas à prendre à la légère, et nécessite une attention de premier ordre, mais c'est aussi pour des raisons de sécurité que l'équipe de la médiathèque ne souhaite pas accueillir ces scrutins : l'établissement peut accueillir au maximum 662 personnes, et l'effectif d'usagers se chiffre déjà à près de 500 personnes le dimanche.

 

« Ceci dans un contexte de plan Vigipirate en alerte maximale, où les médiathèques, comme tout lieu public, sont des cibles d’attaques potentielles », ajoute l'équipe de Marguerite Duras. Et pour cause : un projet déjoué d'attentat visait une médiathèque du réseau parisien. Selon nos informations, aucune réunion préalable avec les personnels n'a eu lieu. La direction des Affaires culturelles n'a pas encore répondu à nos appels, et nous ne sommes pas non plus parvenus à joindre la mairie du XXe. Fait exceptionnel pour une situation qui ne l'est pas moins, les personnels annoncent qu'ils exerceront leur droit de retrait si la mairie ne propose pas une autre solution. Autrement dit, les dimanches 23 avril, 7 mai, 4 juin et 18 juin 2017, les habitants du XXe devraient peut-être éviter la médiathèque pour exercer leur droit de vote...

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:07

 

Livres-Hebdo : le 16 mars 2017

 

Suscité par le projet, annoncé en juin 2016 par la municipalité, de fermer trois bibliothèques grenobloises, le mouvement de protestation compte désormais fédérer le mécontentement général de la profession, sur fond de contrainte budgétaire

 

Une trentaine de bibliothécaires de Grenoble se rendra à Livre Paris, porte de Versailles, le 24 mars, pour poursuivre le combat contre la fermeture de trois bibliothèques municipales, annoncée par la mairie en juin 2016 dans le cadre d'un plan d’austérité.

« Ces fermetures ont un impact significatif sur l’ensemble des bibliothèques du réseau entraînant une détérioration de nos conditions de travail ainsi qu’une dégradation du service rendu à la population », a alerté le collectif grenoblois lors de sa conférence de presse du 13 mars. Et d'ajouter : « Dans une société où l’espace est de plus en plus privatisé, les bibliothèques publiques demeurent des lieux d’accueil, ouverts à tous, gratuits, qui contribuent à lutter contre l’isolement et la fragmentation sociale ».

Les professionnels grenoblois, soutenus par l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, demandent à leurs collègues de toute la France de les rejoindre lors de Livre Paris pour dénoncer plus globalement la dégradation de leurs conditions de travail et du service de lecture publique rendu aux usagers. Les salariés de la Petite bibliothèque ronde de Clamart, en fort désaccord avec la mairie de Clamart sur les modalités du programme de rénovation et l'avenir de leur établissement, de même que les professionnels parisiens, ont déjà annoncé leur participation au rassemblement prévu le vendredi 24 mars à partir de 10 heures porte de Versailles (lire
ici et ).

La délégation de Grenoble a programmé une conférence de presse le même jour à 11 heures dans une salle mise à disposition par les organisateurs de Livre Paris. Des représentants des personnels se rendront ensuite au ministère de la Fonction publique. Un préavis de grève, touchant l’ensemble des agents municipaux, a également été déposé pour les 24 et 25 mars à Grenoble. Les protestataires demandent la réouverture des deux bibliothèques déjà fermées et le maintien en l’état du troisième établissement que la mairie prévoit de transformer en « troisième lieu ».

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

 Les bibliothécaires de Grenoble appellent à la mobilisation le 24 mars au salon Livre Paris

 Les bibliothécaires de Grenoble appellent à la mobilisation le 24 mars au Salon du Livre de Paris
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