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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 13:40

 

20 Minutes : le 16 septembre 2015

 

Le personnel de la bibliothèque Chaptal (IXe) a ressorti les affichettes appelant ses abonnés à plus de civisme après une série de vols de CD et de DVD…

 

« Vol de DVD, le retour ». Il ne s’agit pas du prochain film d’horreur à sortir dans les salles obscures mais du énième coup de gueule des bibliothécaires parisiens, lassés de retrouver des boitiers vides dans leurs rayons. « Le phénomène dure depuis au moins deux ans, évalue Bertrand Piéri, de la CGT Cuture à la ville de Paris. La première fois qu’on en avait beaucoup parlé, c’était à la bibliothèque Robert-Sabatier à Clignancourt ».

 

Depuis, ce sont une dizaine de bibliothèques sur la soixantaine que compte la capitale qui ont été victimes de ces vols récurrents. Leur point commun ? « Toutes proposent en prêt des films ou des CD musicaux », précise Bertrand Piéri. Le phénomène est lancinant et pousse régulièrement les bibliothécaires à sortir les affichettes appelant les Parisiens au civisme, comme à la bibliothèque Chaptal, dans le XIe arrondissement, ces derniers jours. « Des vols de DVD ont été constatés depuis quelques semaines (…) comme cela avait été le cas il y a quelques années », écrivent les employés sur des affichettes qui accueillent les visiteurs à l’entrée. Avant l’été, c’était la médiathèque Françoise-Sagan, dans le 10e arrondissement, qui faisait les frais de ces vols en série, un mois à peine après son ouverture.

 

Tout autant que le manque de civisme des voleurs, la CGT culture déplore l’inefficacité du système de sécurité instauré par la mairie de Paris dans les bibliothèques. « Il est basé sur des puces RFID collées aux CD et censées sonner lorsqu’elles passent les portiques de sécurité, précise Bertrand Piéri. La ville de Paris en est très fière, mais les voleurs contournent ces protections facilement ». Les bibliothécaires prônent du coup un retour aux anciennes techniques : le prêt indirect. « Il ne repose sur rien de technologique, mais il n’en est pas moins efficace, estime Bertrand Piéri. Il suffit de mettre en rayon uniquement des boitiers vides et obliger les abonnés à aller chercher le document désiré auprès du bibliothécaire ».

 

Une solution qu’écarte la mairie de Paris. « Le prêt indirect a deux limites, estime un collaborateur de Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo en charge de la culture. Elle nécessite d’avoir plus d’espaces de stockage, mais aussi d’avoir plus de personnel, ce que ne peut se permettre aujourd’hui Paris et son budget limité ». La mairie envisage en revanche une meilleure surveillance de ces rayons DVD et CD. « En les plaçant par exemple à proximité des bureaux des bibliothécaires ou en dégageant tous les recoins où les voleurs se sentiraient plus à l’aise pour commettre leurs méfaits », poursuit-on au cabinet de Bruno Julliard. Sans minimiser le phénomène, la mairie de Paris estime toutefois qu’il n’y a pas une explosion des vols dans les bibliothèques parisiennes. « Entre 250 et 350  documents volés chaque année, précise le collaborateur de Bruno Julliard. Le fonds de DVD des bibliothèques municipales de Paris s'élève à 190.000 documents ».

 

A la CGT culture, on souligne toutefois que ces actes de malveillance coûtent cher aux bibliothèques. « Nous achetons les DVD et CD à des prix bien plus chers que sur le marché en raison du droit des prêts », souligne Bertrand Piéri. Il faut compter 33 euros pour un DVD, précise-t-on ainsi au cabinet de Bruno Julliard qui estime le coût de ces vols pour la ville à environ 10.000 euros chaque année. 

 

Lire l’article de 20 Minutes

 

 

        Paris ne peut plus se permettre d'avoir plus de bibliothécaires avec son budget limité

Paris: Une nouvelle bibliothèque victime de vols en série

                                                       - Mince, je me suis démasqué

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 14:53

 

Elle devait pourtant rouvrir après plusieurs semaines de travaux de rénovation. Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !
 

On peut dire que le ciel est vraiment tombé sur la tête de la bibliothèque Parmentier, située à un jet de parapluie de la mairie du XIème arrondissement. Alors qu’elle devait de nouveau recevoir du public ce mardi après plusieurs semaines de travaux, voilà que les caprices de la météo retardent cette réouverture.

 

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale ont en effet touché la verrière de la bibliothèque. Et pas qu'un peu si l'on en croit la direction de l’établissement, laquelle a déclaré dans un communiqué qu’« à la suite d’une importante fuite d’eau au niveau de la verrière, la bibliothèque Parmentier ne pourra pas rouvrir ses portes. L’eau a envahi partiellement les deux niveaux ainsi que les locaux du personnel qui venaient d’être rénovés ! » Y a pas à dire, c’est vrai que c’est du gâchis pour Parmentier.

 

Par ailleurs, les bibliothécaires ont filmé le déluge. Des images édifiantes que l'on peut voir sur leur page Facebook. La bibliothèque attend donc l’intervention des plombiers (ou des pompiers) pour envisager une éventuelle réouverture. Une chose est sûre cependant : les lecteurs de Parmentier ne pourront pas se rabattre sur la bibliothèque Saint Eloi. En effet l’établissement situé dans le XIIème, l’arrondissement voisin, est fermé depuis quatre mois… pour cause de dégâts des eaux ! Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !

 

 

    La bibliothèque Parmentier est vraiment bien innondée

Paris : Une importante inondation empêche la réouverture de la bibliothèque Parmentier (XIe)

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 - Purée...quel gâchis, faut tout refaire !

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 08:09

 

Après la médiathèque Françoise Sagan, c’est au tour de la bibliothèque Chaptal de voir ses collections de DVD disparaître. Un épisode qui remet une nouvelle fois en cause la technologie RFID

 

« Nous constatons à nouveau depuis quelques semaines des vols de DVD à la bibliothèque Chaptal. En effet, plusieurs boitiers de DVD ont été retrouvés vide en rayon, comme cela avait été le cas il y a quelques années  ». C’est par cette affichette qu'ont été cueillis les usagers de cette bibliothèque située dans le quartier de la Nouvelle Athènes dans le IXeme arrondissement de Paris. Des actes de malveillance qui coûtent cher à l’établissement. D’autant plus que les achats des DVD par les bibliothèques municipales ne correspondent pas au prix public des titres acquis, mais sont bien plus onéreux en raison du droit de prêt.

 

Avant l’été une autre bibliothèque parisienne avait, elle aussi, été victime d'une succession de vols dans ses rayons. « Nous déplorons de nombreux vols de DVD depuis l'ouverture de l’établissement » alertait alors la médiathèque Françoise Sagan située elle dans le quartier de la gare de l'Est (Xe). Il est vrai que le phénomène avait de quoi surprendre plus d’un observateur car l’établissement avait été inauguré à peine un mois auparavant. Evidemment les documents subtilisés n'ont pas été remplacés faute de budget. « Nous ne serons pas en mesure de les racheter » précise d'ailleurs la direction de la bibliothèque. Laquelle concluait dans une supplique aux usagers « soyez vigilants, aidez-nous à protéger vos collections » (lire ici).

 

Toutefois ces séries de vols n'ont pas vraiment surpris les spécialistes car les objets volés étaient équipés de puces RFID. Et si les DVD n’ont pas sonné aux portiques antivol c'est que les malfaiteurs connaissaient bien les failles de sécurité de cette technologie. Des failles pourtant connues de la Ville de Paris car dans un passé récent de nombreuses bibliothèques dont entre autres Robert Sabatier (XVIIIe), François Villon (Xe) ou Levi-Strauss (XIXe) avaient subi la même mésaventure que Françoise Sagan et Chaptal (lire ici).

 

« Effectivement, il existe un certain nombre de techniques qui permettent de contourner les protections RFID, qui sont apposées sur les boîtiers, mais aussi sur les CD et DVD que ces derniers contiennent » confirmait ainsi au site ActuaLitté,  Alexandre Walker, le directeur général de Bibliotheca, le prestataire technique choisi pour certains établissements par la Ville de Paris. « Une des solutions serait d’adjoindre à la sécurité RFID des boîtiers sécurisés, qui pourraient être déverrouillés sur l’automate de prêt, une fois l’enregistrement effectué », expliquait alors Alexandre Walker « mais cela génère bien entendu des coûts supplémentaires pour l’établissement, il faudra donc calculer le ratio entre le préjudice subi et le coût de cette sécurité » (lire ici).

 

Il existe toutefois une solution qui ne coûte rien et, de plus, techniquement très facile à mettre en place : le prêt indirect. L’usager choisit les documents disponibles en rayon, des documents qui ne sont autres que des boitiers vides, et va ensuite demander le DVD (ou le CD) directement auprès du bibliothécaire. La solution semble avoir déjà les faveurs de la bibliothèque Chaptal qui envisage « de bloquer l’accès direct à (ses) collections » comme on peut le lire sur l'affichette.

 

Paris : encore une bibliothèque victime de vols en série !

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:12

 

Le Républicain Lorrain : le 9 septembre 2015

 

Les agents ont répondu non à 82% à l'occasion d'un référendum organisé sur l'ouverture du dimanche. « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT

 

Plus de 82 % des agents des Bibliothèques-médiathèques de Metz (91 sur 113), venus voter hier sur l’un des trois sites (Verlaine au Pontiffroy, Le Sablon et Jean-Macé à Borny), ont répondu non à l’ouverture dominicale de la médiathèque Verlaine à l'occasion d'un référendum organisé pour l'occasion (lire ici). Parmi eux, 65 % ont toutefois coché en deuxième choix l’option « ouverture sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les catégories C et B, récupération et prime pour la catégorie A ». « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT tout en faisant remarquer que « les agents font la démonstration qu’ils ont une démarche de service public ».

 

« Pour moi, ce vote n’est pas une surprise », poursuit son homologue de la CFDT, Bruno Meyer. « L’option choisie par les agents nous conforte puisque c’était notre choix. On voit bien qu’il ne faut pas banaliser le dimanche et, surtout, qu’il faut le sortir des 36 heures ». « Nous avons déjà des difficultés de plannings », rappelle Jocelyne Barthel de la FA-FPT, évoquant « dix-neuf agents non remplacés ». Sans grande surprise non plus, la question ajoutée en bas du bulletin de vote demandant aux agents s’ils sont « favorables à l’organisation d’animations le dimanche sans moyens supplémentaires », a, elle aussi, vu le non l’emporter très largement. « On envisage des animations avec zéro euro de budget, mais si on fait intervenir une personne extérieure, il faudra la payer plus que si elle travaillait un jour normal », estime Jocelyne Barthel.

 

Prenant acte de ce scrutin, Christophe Lafoux confiait, hier, « réserver ses commentaires pour la réunion du 15 septembre prévue avec les syndicats avant la tenue du scrutin ». Le directeur général des services de la Ville rappelait cependant l’existence d’une « décision de principe prise par le maire de Metz » et d’une « volonté de sa part de renforcer le service public. » « Il va falloir concilier tout cela, renforcer le service public, adapter les modes de fonctionnement et tenir compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Si l’option choisie par la majorité des agents entrait en vigueur – les autres propositions consistaient à choisir le volontariat sans recourir à des vacataires ou à intégrer le dimanche dans les 36 heures de travail hebdomadaire –, il faudrait douze personnes présentes le dimanche à la médiathèque Verlaine, dont six agents et six vacataires pour un coût d’environ 50 000 €. « Nous n’avons pas encore définitivement arrêté les modalités », prévient Christophe Lafoux qui envisage une ouverture « fin octobre-début novembre, une fois le comité technique passé et renforcer le service public en tenant compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Lire l'article du Républicain Lorrain

 

 

                                   Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Metz : Pour les bibliothécaires, le dimanche travaillé, c’est non

                         - 82% de non à ton sous amendement je reconnais que c'est rude !

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 10:23

 

De leur côté, les organisations syndicales ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ».

 

C'était une idée lancée par Aurélie Filippeti. L'ancienne ministre redevenue députée avait proposé un sous-amendement pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement.

 

Une initiative reprise au bond par Dominique Gros, le maire de Metz. Une ville qui compte parmi ses élus…. rien moins qu’Aurélie Filippetti. Dans la ligne de mire de Dominique Gros l’ouverture le dimanche de la bibliothèque Verlaine, dans le quartier du Pontiffroy. Problème : l'édile ne sait pas trop comment s'y prendre, hésitant entre volontariat ou intégration dans le cycle de travail. Quand à la rémunération, là aussi, ça flotte dans la Moselle car la mairie de Metz propose soit des heures supplémentaires, soit une prime (non encore définie) voire une simple récupération pour les cadres. Enfin, pour faire tourner la boutique, la municipalité oscille entre embauche de vacataires et pas de vacataires du tout. Bref, tout ça sent un peu l'amateurisme.

 

Ces curieuses propositions révélées par Le Républicain Lorrain seront soumises par les syndicats au vote des personnels concernés par ce projet, à savoir les agents de toutes les bibliothèques du secteur, les agents d’entretien ainsi que les informaticiens. Ils devront choisir l'une de ces quatre propositions : La première consistant à ouvrir « sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les agents et récupération pour les cadres » alors que la seconde option évacue elle l'embauche de vacataire. La troisième propose l’intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires avec embauche de vacataires et primes. Enfin la dernière repose, elle aussi, sur l'intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires  mais, là encore sans embauche de vacataires (lire ici).

 

Comme on le voit, la Ville de Metz ne sait pas trop sur quel pied danser, ses propositions se faisant sans embauche supplémentaire et à moyen constant. Par exemple, le volontariat est un principe absurde pour faire fonctionner un équipement public. Et qui suppose que les jours où l'on manque de volontaires, le service cesse d’exister ? Quand à intégrer l’ouverture du dimanche dans le cycle de travail hebdomadaire, cela impliquerait de fermer un autre jour ou réduire l'activité en semaine. A moins de casser le code du travail en supprimant les deux jours de repos hebdmadaire. On se demande bien ce qu'en penserait la frondeuse Aurélie Filippetti.

 

En fait, il existe une cinquième proposition qui sera soumise aux bibliothécaires messins qui pourrait mettre tout le monde d'accord : c'est le « non à l’ouverture du dimanche ». Une position soutenue par les organisations syndicales CGT, CFDT et FADPT, lesquelles ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ». Résultat du vote dans la semaine (le résultat est ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                  Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Pour ouvrir ses bibliothèques le dimanche, la Ville de Metz fait preuve d’amateurisme

                            - Dominique, mon sous-amendement est en train de tourner au fiasco

                   - Pleure pas Aurélie, c'est pas la première fois qu'on fait preuve d'amateurisme

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 10:27

 

Une fois le ministère vidé de son administration centrale, il ne restera plus alors qu’à brader l’immeuble de la rue de Valois.

 

C’est une information qui a mis le feu aux poudres autour de la rue de Valois et du quartier du Palais Royal. Les personnels du ministère de la culture, près de mille sept cent agents, vont-ils devoir quitter la capitale ?

 

L’information n’a, en tout cas, rien d’une rumeur puisque la source vient, rien moins, … que du site officiel du ministère des finances !  « L'État recherche une solution immobilière pour le relogement des services de l'administration centrale du Ministère de la culture » peut-on en effet lire sur le portail de Bercy. « La recherche porte sur une surface maximale de 27 000 m² à la location (avec option d’achat) dans un immeuble bien desservi par les transports en commun, situé à environ 30 minutes du site de la rue de Valois, Paris 1er » précisent même les services d’Emmanuel Macron (lire ici).

 

Ce déménagement ne concernerait toutefois pas tout le monde car la ministre, Fleur Pellerin et sa garde rapprochée resteraient sous les lambris dorés de la rue de Valois. Une situation qui ne manque pas d’étonner le syndicat CGT du ministère de la culture. « Les chefs, ceux qui sont si souvent en réunion au cabinet, seront payés pour faire du métro et du RER. À moins que les chefs passent leur temps en visioconférence (on est aussi le ministère de la communication !) … tandis que la ministre et son cabinet resteront dans leur tour d’ivoire rue de Valois » raille la CGT Culture sur son site.

 

 

Fleur Pellerin, Michel Sapin et Macron présentent le mandat de vente du ministère de la culture

Emmanuel Macron veut bouter les personnels du ministère de la culture hors de Paris

    - Comme on est sympa, on a aussi pensé à mettre une clause pour le Pass Navigo !

 

 

A moins que les chefs en question, au lieu de prendre les transports en commun, utilisent plutôt les voitures avec chauffeurs qui seront mises à leur disposition pour venir s’engouffrer dans les embouteillages du quartier de l’Opéra et de la rue de Rivoli. Pas très écolo tout ça. A croire que Fleur Pellerin et Emmanuel Macron ont décidé de saboter la future conférence climat (COP21) présidée par François Hollande.

 

De leur côté, les syndicats CGT, SUD et UNSA voient dans cette manœuvre une façon d’affaiblir un peu plus le secteur de la culture. « Quelle meilleure façon de fragiliser encore plus le ministère de la Culture que d’éloigner la Ministre de son administration et de détériorer encore plus les conditions de travail des personnels » demandent les syndicats qui ont décidé de mobiliser les personnels. Une première pétition papier a recueilli plus d'un millier de signatures (soit 60% des agents), un chiffre considérable compte tenu de la période estivale. Une pétition qui va être remise au Premier Ministre, Manuel Valls pour lui demander de stopper ce projet de déménagement. Pour ceux qui étaient encore en vacances l’intersyndicale l’a également mise en ligne (lire ici).

 

En réalité, les observateurs se demandent quel peut être l’intérêt de l’État à vouloir vider les locaux occupés par les personnels du ministère de la culture, actuellement détenus en pleine propriété, sachant que généralement celui-ci est un bien piètre vendeur. Les exemples ne manquent d’ailleurs pas comme le rappelle L’express : « en 2003, l’État vend l'un de ses fleurons, l'Imprimerie nationale, au fonds américain Carlyle, pour 85 millions d'euros. Moins de quatre ans plus tard, le ministère des Affaires étrangères, à l'étroit dans ses locaux, recherche un lieu et décide de racheter la vénérable institution au même fonds, mais pas au même prix : le chèque s'élève, cette fois, à 376 millions d'euros. Soit, pour l'État, une perte sèche de 291 millions ! » conclu l’hebdomadaire. Une gestion en effet pas très fluctuat.

 

Le déménagement du ministère de la culture effectué à grand frais présente un risque similaire pour les finances publiques avec la mise à l’encan de ce foncier situé au cœur de Paris à proximité du Louvre et de la Comédie Française. Ce serait alors le jack pot garanti pour les éventuels acheteurs qui n’attendent qu’un geste de l’État pour s’emparer de ses bijoux de famille comme le rappelle mergitur une commission d’enquête du Sénat (lire ici). Et une fois les services du ministère de la culture vidés de son administration centrale, il ne restera plus alors qu’à brader l’immeuble de la rue de Valois.

 

Publié egalement sur Miroir Social

 

 

 Fleur Pellerin va-elle bientôt, elle aussi, être réléguée en grande banlieue ?

Emmanuel Macron veut bouter les personnels du ministère de la culture hors de Paris

  - Je crois mon cher Manuel, qu'elle se doute encore de rien

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 08:12

 

L'ancienne capitale européenne de la culture est obligée de fermer toutes ses bibliothèques le samedi. La deuxième ville de France n'ayant, semble-t-il, plus les moyens d’ouvrir plus de quatre jours par semaine.

 

Les affiches placardées sur la porte d'entrée de l'Alcazar, la plus grande bibliothèque publique de Marseille ont fait le tour du Vieux Port « Nous vous prions de rester tranquillement devant votre téléviseur », « Nous vous informons que les terrasses du Port sont ouvertes 7 jours sur 7 » ou encore « Nous vous remercions de ne pas trop profiter du service public marseillais », pouvait-on lire dès début août sur la porte de l'établissement. Mieux, « pour la presse, allez au PMU du coin » était-il conseillé aux marseillais en quête de lecture. Des messages ponctués d'un « Merci de votre compréhension » et (faussement) signés « La Municipalité ».

 

Une situation soulevée par le site Achilmag qui dévoile que cet été l'ancienne capitale européenne de la culture est obligée de fermer toutes ses bibliothèques le samedi. La deuxième ville de France n'ayant semble-t-il plus les moyens d’ouvrir plus de quatre jours par semaine. Un vrai pastis. Pourtant, la cité phocéenne ne compte qu'un faible réseau de 8 bibliothèques (contre 15 à Lyon, 14 à Montpellier, 10 à Bordeaux...et 60 à Paris !)

 

 

                  L'affiche posée sur la devanture de la bibliothèque de l'Alcazar

A Marseille, les bibliothèques sont en plein pastis

   Pour la presse, allez au PMU du coin. Merci de votre compréhension

 

 

La municipalité phocéenne tente de se défausser en affirmant au quotidien La Provence « qu' en cette période, on a beaucoup moins de monde; les gens sont plus attirés vers les plages [...] Dans les autres grandes villes, ça se passe exactement de la même manière ». Ce qui est faux, affirme le site Archimag « puisque à Lyon et Paris, les grands établissement restent ouverts 5 jours sur 7 ». Précisons toutefois à Archimag que pour la capitale, bien qu'elles soient ouvertes effectivement sur cinq jours, les bibliothèques parisiennes réduisent, elles aussi, drastiquement leurs horaires d'ouverture, faute de moyens. Certaines sont même fermées tout les matins, y compris le samedi. Pas très fluctuat.

 

En tout cas, pour les syndicats de la capitale des Bouche-du-Rhône, les arguments de la municipalité marseillaise ne valent pas une bouillabaisse et dans une déclaration également à La Provence, vont droit au but : « les usagers sont là, mais la vérité, c'est que la ville se refuse à prendre le nombre de vacataires ou de saisonniers suffisants pour faire tourner les services alors que, dans le même temps, on oblige les permanents à prendre leurs quatre semaines au cœur de l'été. Avant de vouloir ouvrir plus, on demande déjà que l'on ouvre mieux. Mais avec 50 départs à la retraite non remplacés, c'est impossible » affirme ainsi Raymond Romano pour le syndicat CGT.

 

Pendant ce temps là, Fleur Pellerin, la ministre de la culture a dans un éclair de démagogie missioné la sénatrice d'Ile et Vilaine, Sylvie Robert pour étudier.... les extensions d'horaires des bibliothèques ! Entendez par là surtout les ouvrir le dimanche et le soir. On ignore si elle aura inclus la situation de Marseille (mais aussi de Nantes, du Havre, de Brest, de Levallois ou de Paris, liste non exhaustive) dans le rapport sénatorial qu'elle doit remettre prochainement à la ministre..

 

En tout cas comme le dit si bien le bibliothécaire marseillais «  Avant de vouloir ouvrir plus, on demande déjà que l'on ouvre mieux ». Justement il existe une pétition et elle là. A signez massivement. Oh peuchère !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 Avec le maire de Marseille les bibliothèques phocéenes sont en plein pastis

A Marseille, les bibliothèques sont en plein pastis

 - Alors collègues, je vois que vous avez lu les affiches posées sur la porte de l'Alcazar !

 

 

 

 

Lire aussi

Bibliothèques : Ouvrir plus ou ouvrir mieux ?

Et notre rubrique BM nec mergitur

 

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 11:47

 

Laurent Berger, le patron de la confédération, a assuré ce mardi sur France Inter que son syndicat ne fait pas partie du Clic-P, l’intersyndicale parisienne qui ferraille contre les ouvertures de magasins le dimanche et le soir.

 

Opposé à l'extension du travail de nuit et du dimanche, le Clic-P (Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris) a été créé début 2010 à l'initiative de plusieurs syndicats, dont la CGT, la CFDT, le Seci-Unsa et SUD. Il a mené une vingtaine de procès par an contre de nombreuses enseignes (Galeries Lafayette, Apple, Monoprix, Carrefour City et Sephora) et a souvent obtenu gain de cause. 

 

Cette stratégie de guérilla juridique n'est pas du goût de la CFDT. La « judiciarisation excessive » du Clic-P et son « fonctionnement autour de pénalités obtenues auprès de la justice nous posent question », a ainsi affirmé auprès de l'AFP Thierry Cadart, responsable de la politique organisationnelle à la confédération.  « La CFDT n'est pas dans le collectif en question, même s'il y a des personnes qui s'en réclament », a rajouté Laurent Berger sur France Inter.

 

« Faux ! », a immédiatement réagi Alexandre Torgomian, membre du Clic-P et ex-secrétaire général de la SCID, la section commerce Ile-de-France de la CFDT, au cœur d’un litige judiciaire avec la confédération. Dans un communiqué, le Clic-P a accusé Laurent Berger de « déni évident de démocratie » par « une tentative de déstabiliser le Clic-P en muselant un de ses membres, le SCID ». Un nouvelle pierre dans le jardin de la CFDT qui semble de plus en plus oublier les valeurs qui fondent le syndicalisme.

 

Pour M. Torgomian, le frondeur, « Laurent Berger se trompe de combat, il devrait s'attaquer au patronat plutôt qu'à ses propres équipes, surtout avec ce qui se passe en ce moment », en allusion au projet de décret du ministre de l'Economie Emmanuel Macron de créer de nombreuses Zones touristiques internationales (ZTI) susceptibles d'ouvrir le dimanche et le soir jusqu'à minuit. Effectivement les observateurs constatent que la CFDT reste on ne plus muette sur la question. Pour mieux rester fidèle à sa devise : « des choix, des actes » sans doute ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                       Laurent Berger et la CFDT toujours fidèle à leur devise

Ouverture le dimanche et le soir : Ça chauffe à la CFDT

                                                             - Pourquoi vous me regardez comme ça ?

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 12:34

 

Pour privilégier un public, la Ville de Paris va-t-elle en exclure tous les autres ? 

 

Les bibliothèques, c’est un fait, subissent de plein fouet l’apparition des nouvelles technologies et la dématérialisation des supports. Pour certains professionnels, cette révolution numérique qui est loin d’être terminée, remet en cause, sinon leur existence même, du moins l’usage et la destination du lieu.

 

Comment les bibliothèques peuvent-elles répondre à ce défi si l’on a plus besoin de s’y rendre, et que l’on peut tout consulter à distance ? Doit-on segmenter ou privilégier des publics ? Présenter des collections plus ludiques ? Transformer la bibliothèque en « lieu de vie » ? C’est, semble t-il, les réponses que tente d’apporter la Mairie de Paris avec l’inauguration en 2016 de la future bibliothèque du Forum des Halles (Ier arrondissement) baptisée pour le moment « Canopée ».

 

Cet espace serait dédié à un seul type d’usager : « la génération Y » ou les « digital natives » selon le jargon consacré. Et les autres, ceux de la génération W, XXX ou β : où iront-ils ? Peut-on les exclure d’un projet aussi central ? Cette expérience, si elle est menée à terme, signe peut-être l’abandon du concept de « bibliothèque pour tous ».

 

 

 

                                                                                 Paris: le Forum des Halles en 2015

 Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?

           - La future bibliothèque devrait se trouver quelque part par là !

 

 

 

1. Le lectorat rejoindra-t-il l’électorat ?   Selon la Mairie de Paris « la future  bibliothèque de la Canopée vise à répondre aux demandes et usages d’un public de jeunes adultes (« Génération Y » ou « Digital natives ») avec une activité d’animation importante (actions culturelles mais aussi ateliers divers liés au numérique), une salle modulable selon les besoins et une animation de communauté sur Internet ».  Mais qu’elle est donc cette génération Y ?

   

C’est une génération qui a grandi dans un monde où l'ordinateur personnel, le jeu vidéo et Internet sont devenus de plus en plus importants, accessibles partout et qui en maitrisent tous les usages. Toutefois cette particularité n’est pas suffisante en soit pour justifier qu’une bibliothèque lui soit exclusivement dédiée. D’autant que la notion de génération n’est consensuelle qu’en démographie et que le lien entre appartenance générationnelle et comportements est controversé au sein de la communauté des sciences sociales. En effet, il est excessif d’attribuer systématiquement un comportement et des habitudes socio-techniques à une tranche d’âge donnée, qui plus est la tranche des jeunes dont l’hétérogénéité est particulièrement forte tant sur le point social que culturel.

 

Si l’on considère que la « génération Y » est constituée de personnes nées approximativement entre 1980 et 2000, difficile de conclure à des attentes identiques de 14 ans à 34 ans !

 

En quoi une génération dont le seul point commun serait l’usage des nouvelles technologies constitue un seul et même bloc ? Et quand bien même, pourquoi réduire cette génération à son seul dénominateur commun ? Pourquoi tenter d’isoler un public par nature très mouvant et dont les centres d’intérêts sont également très variables ? A ces interrogations la Ville de Paris n’apporte pas de réponse.

 

A moins qu’un premier tri ne soit déjà fait pour se focaliser sur un public de « jeunes adultes » (20-35) ans selon les termes même de la municipalité ? Tous, bien sur, avec le même profil sociologique ?

 

Il est vrai que la situation géographique de la bibliothèque en plein centre de la capitale, dans un quartier où le prix de l’immobilier a explosé, permet à la Mairie de faire le pari de toucher une cible homogène. Ainsi, le (jeune) lectorat rejoindrait l’électorat. Mais quid des très nombreux franciliens qui passent chaque jour aux Halles ? Car pour eux, c’est de nouveau l’exclusion…

 

 

 Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?

 

2. De la bibliothèque à la ludothèque ?   Pour ce nouveau lectorat, cette nouvelle bibliothèque doit inventer de nouvelles offres. « La bibliothèque, de manière générale, offrira des collections d’actualité, avec un fort taux de renouvellement et selon une présentation favorisant la découverte et la lecture confortable et détendue. Elle inclura aussi un grand nombre de revues et de postes Internet et multimédia. » Dixit la Mairie de Paris.

  

C’est donc décidé, la bibliothèque ne doit plus être l’occasion de découvrir ou d’acquérir une certaine culture, elle ne doit offrir dans le cas présent que des « collections d’actualité ». Hors du temps présent point de salut semble t-il. C’est la disparition de la « bibliothèque encyclopédique » qui se dessine. La BnF qui incarnait cet esprit au plus haut niveau, voit elle aussi disparaître des dizaines de milliers de livres de ses rayonnages (lire ici).

  

Or, si on parcourt le Manifeste de la Fédération Internationale des Bibliothécaires,l’IFLA on peut y lire : « La bibliothèque publique doit répondre aux besoins de tous les groupes d’âge.[…] Elle doit être à la fois reflet des tendances du moment et de l’évolution de la société, et mémoire de l’entreprise et de l’imagination humaines. » 

 

C’est également le sort qui a été réservé à la bibliothèque Goutte d’Or (XVIIIème). Elle a ainsi connu un réaménagement où l’on a pensé les flux du public pour favoriser la rotation des documents dont on estime qu’ils doivent sortir le plus rapidement et reléguer en fond de bâtiment les collections considérées comme les plus difficiles d’accès. Un peu comme dans hypermarché, avec ses têtes de gondole et ses promotions !

 

Le public n’adhère pas forcement à la vision de la bibliothèque du Futur que défend Paris si l’on en croit l’étude américaine « Perceptions of Libraries and Information Resources », portant sur les perceptions et les comportements du grand public vis-à-vis des bibliothèques et des sources d’information. La perception de la bibliothèque comme lieu de référence du savoir livresque est toujours aussi tenace : En 2005, la plupart des Américains (69 %) associe le terme "livre" à celui de "bibliothèque"; en 2010, ils sont 75 %. Ce grand public il est vrai ne correspond pas forcément à celui dont rêve la Mairie de Paris.

En plus d’être ludique la nouvelle bibliothèque doit d’être numérique puisque « Elle inclura aussi un grand nombre de postes Internet et multimédia. »  Mais est on sûr que l’installation massive de postes internet et multimédia, instruments bientôt obsolètes selon certains, est le seul horizon indépassable des bibliothèques ?  

La connexion massive à Internet à partir de postes informatiques de la bibliothèque ou de manière plus étonnante à partir de connexion Wifi n’est elle pas paradoxale ? Si c’est bien la dématérialisation de l’information qui remet en cause le lieu physique qu’est la bibliothèque, pourquoi s’y rendre pour consulter Internet alors que l’on peut le faire de n’importe où, et surtout de chez soi ?

C’est le paradoxe du connecté : un nomade tellement peu mobile qu’il doit venir à la bibliothèque qui n’est pourtant pas spécialement un lieu de passage (au contraire d’une gare ou d’un aéroport) pour se connecter, en réalité pour se fournir gratuitement en électricité, pour recharger son téléphone et faire marcher son ordinateur portable. Ce qui n’est en principe pas l’objectif d’un service public. D’autant que rien n’est fait par ailleurs à Paris pour réduire les inégalités liées à la « fracture numérique ». Dans la capitale, assurément, le social et le culturel ne font pas bon ménage  

 Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?

 

3. La bibliothèque, un nouveau lieu de vie au service exclusif d’un certain public ?  La réalité c’est que la mairie de Paris veut élargir le champ des concepts de la bibliothèque du futur en y intégrant la notion de cohabitation des publics.

 

Celle du Forum des Halles « compte tenu de son environnement sera fondée sur la cohabitation des publics et des espaces, « espaces froids » pour les publics en quête de silence  et « espaces chauds » plus conviviaux. » insiste la municipalité parisienne.

 

Elle s’inscrit en ce sens dans un courant de pensée de plus en plus développé qui laisse à croire que les bibliothèques ne sont aujourd'hui fréquentées que par une majorité d'usagers ne s'intéressant non pas aux collections, mais cherchant un espace convivial - un lieu à vivre : c'est le concept de la bibliothèque « troisième lieu » . Ce concept n’est d’ailleurs guère éloigné de celui de « lieu de vie » développé par certaines enseignes commerciales. (Lire ici l'article publié par marketing.fr ) 

   

Pour les défenseurs du troisième lieu vouloir continuer à travailler sur le modèle traditionnel de la bibliothèque encyclopédique, sans s'apercevoir que les pratiques de la lecture ne sont plus les mêmes qu'il y a trente ans, c'est refuser les réalités et l'évolution du monde extérieur.

 

Pour être digne de ce « troisième lieu » les bibliothèques doivent donc s’adapter et privilégier des collections ludiques (guide de voyage notamment), avoir une cafétéria en son sein, des endroits pour consommer, téléphoner, d’où l’idée « d’espace chaud » qui avait suscité la réaction de la CGT des affaires culturelles. Lire ici son texte intitulé une bibliothèque qui souflera le chaud et le froid .

 

La Mairie de Paris pense également à développer la réservation et la livraison à domicile des livres par internet comme si une bibliothèque se réduisait à une simple filiale d’Amazon. Mais comment caser dans 1 000 m² une cafétéria, un cyber café, un salon de lecture, des tables de travail, des bornes de recharge pour PC et portable et… des livres ?

 

Du « service public » au « service aux publics » et maintenant au « service exclusif d’un certain public », est-ce l’évolution souhaitable de la lecture publique à Paris ? Pas sûr que les bibliothécaires et les usagers y gagnent. Surtout que dans le même temps on observe une baisse continue des budgets d’acquisition, et qu’on sent poindre la volonté de fermer une partie des « petites bibliothèques » de proximité.

 

 

 Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?

                                                                                                                    Le « troisième lieu » !

 

 

4. La bibliothèque pour tous ou la bibliothèque pour chacun ?  Si le projet de cette nouvelle bibliothèque du Forum des Halles, qui cible très clairement une frange supposée (et idéalisée ?) de la population en en excluant de facto une large partie était vraiment mis en œuvre, ce serait sans aucun doute le premier pas de la remise en cause de la bibliothèque pour tous.

 

On ne peut pas réduire un public à une simple appartenance générationnelle ou communautaire, ou alors il faut également des bibliothèques pour séniors, pour jeunes bretons et vieux corses et inversement. On passerait alors de la bibliothèque pour tous à la bibliothèque pour chacun, selon un mot d’ordre en vogue dans les milieux culturels ? (Lire ici une mémoire sur ce sujet publié par l'ENSSIB)

 

Il semble plutôt que ce projet ne réponde qu’à une volonté d’affichage électoral pour faire oublier les difficultés que rencontrent les professionnels ainsi que les usagers des bibliothèques parisiennes. Car aujourd’hui, si Paris est bien la Capitale de la France, elle a perdu depuis longtemps son rôle moteur dans l’innovation bibliothéconomique et l’excellence culturelle. Les grandes métropoles telles que Bordeaux, Lille, Lyon ou Toulouse pourraient donner des leçons d’humilité aux responsables du projet de la Canopée…

 

Il est toujours possible que la création de cette future « bibliothèque métropolitaine » qui s’insère dans le projet pharaonique de rénovation du Forum des Halles » (autour d’un milliard d’euros) ne se réduise finalement qu’à un simple cyber-café, amélioré de « collections d’actualité » histoire de justifier ce gaspillage d’argent public. 

 

Rappelons que la Mairie de Paris s’était engagée lors de la création de la BPI (bibliothèque Publique d'Information) au centre Pompidou, à construire parallèlement une grande bibliothèque publique, sur le modèle des bibliothèques centrales métropolitaines, afin de fédérer réellement un réseau de bibliothèques de proximité. Cela aurait eu l’avantage de mieux servir le territoire et ses usagers, de répondre à une demande croissante d’un grand espace central et de développer par la suite des unités de quartier, plus ou moins spécialisées, sans renoncer ni à l’encyclopédisme des collections ni à la convivialité tout en répondant aux défis de l’ère numérique.

 

Maintenant, si la Canopée est le futur de la bibliothèque alors ce futur est bien peu ambitieux…

 

 

 

 Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 12:45

 

Le Parisien : le 18 août 2015

 

« Le XIXe est le dernier des grands arrondissements et le seul arrondissement populaire à ne disposer d’aucune médiathèque : c’est une carence qu’il faut combler de toute urgence », exige son maire François Dagnaud

 

L’installation surprise, le 31 juillet, d’une centaine de migrants dans l’ancien lycée hôtelier Jean-Quarré (XIXe) menace-t-il la transformation du bâtiment désaffecté en grande médiathèque aux horaires élargis, projet acté il y a tout juste un an au Conseil de Paris ? La question est en tout cas clairement posée par les riverains de l’établissement, vide depuis 2006.

 

La semaine dernière, après la décision de la Ville de Paris de transformer le lieu en centre d’hébergement provisoire pendant « plusieurs années », l’association les Amis de la place des Fêtes a fait part de son inquiétude. Dans une lettre ouverte, elle estime que l’annonce de l’exécutif parisien « va à l’encontre des projets annoncés par la mairie du XIXe pour l’avenir du site, notamment l’installation d’une médiathèque, source d’un nouveau souffle pour le quartier, attendue avec impatience et profitable à tous ».

 

A l’Hôtel de Ville, on assure néanmoins que la création du centre d’hébergement (sans doute officiellement à l’automne, après quelques travaux) ne remet pas en cause ou ne diffère pas le projet de médiathèque. « Les travaux ne sont pas prévus pour débuter pas avant la fin de la mandature, c’est-à-dire en 2019 ou 2020 : cela laisse donc une période intercalaire de plusieurs années pour accueillir le centre », fait valoir un porte-parole de l’exécutif.

 

François Dagnaud, le maire (PS) du XIXe, s’interroge lui aussi sur un possible report du futur équipement, initialement prévu à la porte des Lilas. « Le XIXe est le dernier des grands arrondissements et le seul arrondissement populaire à ne disposer d’aucune médiathèque : c’est une carence qu’il faut combler de toute urgence », souligne-t-il.

 

L’élu, qui rappelle que le projet figure dans le plan d’investissement de la mandature présenté fin 2014 par Anne Hidalgo, réclame donc des initiatives concrètes de la part de l’exécutif : « Il faut que soit lancée dès le début de l’année 2016 une procédure de concours d’architectes. J’envisage de déposer un vœu en ce sens au conseil d’arrondissement de septembre. Cela laissera au moins deux ans pour accueillir aussi dignement que possible les réfugiés ».

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

 

Bibliothèque de la Place des Fêtes : Dagnaud réclame des initiatives concrètes de l’exécutif

Paris : Le projet de la future médiathèque de la Place des Fêtes sème la zizanie entre la mairie centrale et les élus du XIXe arrondissement

   - J'envisage même de déposer un vœu en septembre, non de dieu !

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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