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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:07

 

« Si des salariés invoquaient un risque terroriste pour faire valoir leur droit de retrait et que c'était considéré comme recevable, cela ferait sans doute jurisprudence » affirme Eric Rochebave, avocat spécialisé en droit social

 

C'est une info qui a été révélée par le site d'information Paris-Tribune : des agents en charge de la surveillance des espaces verts de la Capitale qui comptent, outre les bois de Vincennes et le bois de Boulogne, plusieurs centaines de squares, ont décidé, dès le samedi, d'effectuer leur droit de retrait en raison des menaces qui pèsent sur l'ensemble du territoire parisien après les attentats de la veille.

 

Pourtant, alors que les musées et autres établissements municipaux de Paris sont fermés (piscines, gymnases, stades de football, terrains de basket), et que la Maire de Paris demande aux Parisiens de rester chez eux par prudence, la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement (DEVE) avait demandé à ses agents d'ouvrir les squares. « Malentendu ou mauvaise communication au lendemain de plusieurs attentats meurtriers ? » C'est la question que pose Paris-Tribune.

 

En tout cas, Benjamin Raka, délégué syndical CGT et membre du CHS-CT, ne comprend pas cette décision. Alors que des terroristes sont dans la nature, les agents d'accueil et de surveillance (AAS) des parcs et jardins n'ont ni gilets pare-balles ni armes pour défendre le public ou eux même. Dans cette situation d'état d'urgence, le délégué a d'ailleurs prévenu sa direction que de nombreux agents refusaient de s'exposer. « En tout état de cause, des collègues m'ont informé avoir procédé les ouvertures en civils et non en tenue règlementaire, d'autres ont fait valoir leur droit de retrait » a-t-i ainsi écrit dans une lettre officielle à la directrice des Parcs et Jardins, Carine Bernede.

Attentats à Paris : des agents en charge des squares municipaux ont exercé leur droit de retrait

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De son côté, la ville de Paris s'est contentée d'une réponse technocratique et comme souvent vide de sens. « Nous sommes totalement mobilisés face à cette situation exceptionnelle et nous devons agir avec discernement et avec toute l'attention qu'il se doit vis à vis de nos agents. Dans ce contexte et pour assurer la continuité du service public qui doit être un signal encore déterminant pour l'unité nationale, il a été retenu par la Maire de Paris que les jardins seront bien ouverts au public » ainsi a répondu, sans rire, la haut fonctionnaire en charge des pelouses parisiennes. La mairie a juste concédé le fait de fermer les squares un peut plus tôt ce dimanche.

 

Alors, pour les multiples droit de retrait, quelle va être l'attitude de la Ville de Paris ? En général la municipalité parisienne, pas toujours au fait de la réglementation, laisse courir. D'autant qu'elle serait obligée de convoquer un CHS-CT en urgence pour statuer sur la validité ou non de ce droit de retrait. Un exervice préilleux même si certains spécialistes  affirment difficile d'invoquer le droit de retrait dans ce cas précis tant le risque est imprévisible : « on ne peut affirmer qu'il y a, pour un attentat, plus de risque de se produire à un endroit qu'à un autre » estime au journal Le Parisien Maître Yalaoui, avocat à la cour.

 

Tsss, tsss...pas si vite. Pour d'autres juristes en droit social, la cause serait loin d'être entendue « C'est surtout que le cas ne s'est jamais présenté » déclare ainsi, toujours au Parisien, l'avocat Eric Rochebave. « Même après les attentats de janvier, cela ne s'était pas produit. Mais si des salariés invoquaient un risque terroriste pour faire valoir leur droit de retrait et que c'était considéré comme recevable par un juge prud'homal, cela ferait sans doute jurisprudence ».

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

         Attentats: certains agents ont refusé d'ouvrir les squares à Paris

Attentats à Paris : des agents en charge des squares municipaux ont exercé leur droit de retrait

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:48

 

Livres-Hebdo : le 13 novembre 2015

 

« Ces situations vont tellement loin que nous avons été obligés de réagir » lance la responsable d’une médiathèque, en banlieue lyonnaise, à l’origine d’un appel à la solidarité anticensure culturelle

 

Les bibliothèques françaises victimes de pressions, voire de censures ? Récemment, plusieurs alertes ont été lancées en ce sens. La semaine dernière, l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis a exprimé dans un communiqué son inquiétude face à de nouveaux cas de censure dans les établissements de son réseau : « L’association souhaite alerter élu(e)s et professionnel(le)s […] sur ces dérives, qui prennent des formes diverses : contrôle des listes d’acquisition, censure complète ou partielle d’expositions, de rencontres […] et vont à l’encontre du travail des bibliothécaires ».

 

Ainsi, une exposition sur les « jeux de genre » a été annulée en catastrophe dans une bibliothèque du 93, suite à une série de textos conduite par l’enseignante Farida Belghoul, qui avait pris parti contre l’enseignement de la théorie du genre à l’école. Une rencontre prévue avec le géopolitologue Pascal Boniface à la bibliothèque des Lilas a été annulée à la demande de la mairie (PS) de la ville, en mars 2015, en pleine campagne pour les élections municipales. Ainsi que le constate une bibliothécaire, qui souhaite rester anonyme : « Nous assistons à un glissement inquiétant où la communication et les enjeux politiques s’immiscent dans notre travail de bibliothécaire. C’est d’autant plus dommage que cela émane souvent, en Seine-Saint-Denis, de municipalités ancrées à gauche ».

 

Difficile d’en savoir plus. « Je sors de mon devoir de réserve si j’en parle, indique une bibliothécaire. « Je prends de gros risques pour mon emploi », s’inquiète un autre. « Ces réactions constituent un indicateur du climat d’inquiétude dans lequel travaillent un certain nombre de professionnels » assure Pauline Maître, de l’association Bibliothèques de Seine-Saint-Denis.

 

« Ces situations vont tellement loin que nous avons été obligés de réagir » lance la responsable d’une médiathèque, en banlieue lyonnaise, à l’origine d’un appel à la solidarité anticensure culturelle. « Depuis le changement de municipalité [du PS aux Républicains, NDLR], je suis confrontée à des consignes politiques qui me sont faites, comme de ne pas valoriser des thématiques telles que l’homosexualité et le racisme. Cela a conduit à la suppression de plusieurs projets interculturels ».

 

Cette responsable est à l’origine d’une lettre ouverte qui sera prochainement envoyée au maire de sa commune. La coordination syndicale CGT du Rhône coordonne quant à elle une soirée de mobilisation pour un service public démocratique, intitulée « Même pas peur », samedi 21 novembre à Vénissieux (lire ici).

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

Retour des censures dans les bibliothèques municipales
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 18:31

 

Le recyclage de deux ancien verts devenus zélateurs de la politique gouvernementale au CESE rend enfin justice à sa nouvelle dénomination adoptée en 2008

 

Nombre de proches du président ou du pouvoir ont été nommés dernièrement à des postes importants. La pratique n'est certes pas nouvelle, mais elle ne cadre pas vraiment avec la promesse de « République exemplaire ». Et visiblement cette mauvaise habitude est appelée à perdurer jusqu’à la fin du quinquennat car François Hollande vient de nommer dernièrement  deux écologistes en rupture de ban mais fervents zélateurs de la politique gouvernementale (Pour le Pacte de responsabilité et pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) au conseil économique et Social (CESE) lors du dernier conseil des ministres.

 

A tout seigneur tout honneur, commençons par Jean-Luc Bennahmias, ancien secrétaire national des verts. Après un passage au Modem, il vient de lancer le Front démocrate, parti qui s'affiche « pro gouvernemental». Il est un des plus réguliers visiteurs du soir qui hantent l'Elysée (lire ici). Il a également créé avec les démissionnaires d'EELV, Jean-Vincent Placé et François de Rugy, l'Union des démocrates et des écologistes qui se veut  un soutien sans faille du PS et qui se déclare notamment en faveur du Pacte de responsabilité et même pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est dire le sans faille.

 

Autre source d'agacement pour les écologistes, la présence de Laure Lechatellier sur cette liste de  promus dans un des plus beau fromage de la république. Inconnue du grand public, Laure Lechatellier l’est également des observateurs de l’actualité sociale (ce n’est pas la seule au CESE) mais il se trouve qu’elle aussi  vient de démissionner avec fracas d’Europe-Écologie - les Vert et de rejoindre les nouveaux soutiens de François Hollande. En tout cas nos deux écolos en rupture de ban ne se retrouvent pas sans rien puisque l’indemnité du Conseil Économique et Social se monte à 3 767,91€ (certes brut).

 

« Certaines nominations ne correspondent pas à des récompenses de compétence, s'agace auprès du Parisien l'eurodéputé Yannick Jadot. On est davantage dans des récompenses pour allégeance et petites magouilles ». « Tout cela rajoute au discrédit de la politique, regrette cet élu EELV. C'est triste pour le Cese qui mérite mieux que cela ». En tout cas, le conseil économique et social avait vu ajouter le mot environnemental à son intitulé en 2008. Le recyclage de ces deux anciens verts devenus zélateurs de la politique gouvernementale au CESE rend enfin justice à sa nouvelle dénomination adoptée en 2008.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                         François Hollande graisse la patte de Jean-Luc Bennahmias

Le Conseil Économique et Social devient enfin Environnemental

                                 - J'avais promis de fluidfifier les relations sociales

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 15:58

 

« C'est vrai que je ne connais pas ce monsieur » a avoué Jean-Philippe Thiellay, directeur à l'Opéra de Paris, lequel verse quand même 2500 euros net par mois à l’heureux bénéficiaire.

 

Le mystérieux fantôme de l’Opéra qui a inspiré Gaston Leroux vient, semble-t-il, d’être retrouvé. Et il est syndicaliste si l’on en croit les révélations du journal Le Parisien lequel affirme que l'Opéra national de Paris aurait versé 40.000 euros par an depuis 2013 à la CGT pour indemniser un de ses adhérents. Problème : le syndicaliste en question n'apparaît pas dans les registres de l'établissement et le quotidien phare de l’Ile-de-France raconte qu'au standard aucun numéro n'existe à son nom et que la direction de l'établissement ignore jusqu’à son existence. « C'est vrai que je ne connais pas ce monsieur a même avoué à l’AFP, Jean-Philippe Thiellay, le directeur général adjoint de l'Opéra mais son indemnisation ressort d'un cadre légal » affirme sans rire le haut fonctionnaire qui se réfugie derrière un document officiel signé avec la CGT et...soutenu par la CFDT et Force Ouvrière !

 

Un cadre légal qui n'a visiblement pas convaincu tout le monde du côté de l’Opéra Garnier puisque dès sa mise en place, un administrateur de l'établissement public avait alerté le parquet de Paris s'étonnant, au titre « de l’article 40 », qu'un organisme public verse de l'argent à une structure syndicale pour payer le salaire d'une personne qui n'y est pas salariée. Un signalement curieusement classé sans suite. Et en 2014, c’est au tour du syndicat FSU de dénoncer, dans une lettre adressée à la direction, ce versement qui « pourrait constituer un détournement de fonds ». il est vrai que la somme est plutôt coquette puisque cela représente environ 2500 euros net par mois pour l’heureux syndicaliste fantôme de l’Opéra.

 

Mais, du côté de Garnier, il n’y a pas que la CGT qui se trouve dans la tourmente car au même moment, c’est un délégué syndical FSU qui a été épinglé pour avoir utilisé son téléphone portable lors de ses vacances en Espagne. Une douloureuse à 52 000 euros pour les mois de juillet et août 2015. « La ligne n'était pas bridée », se défend le premier intéressé dans les colonnes du Parisien, qui, là aussi, a révélé l'affaire. Et le syndicaliste de dénoncer le contrat passé entre la direction et l’opérateur lequel facture 5 000 euros le giga de données téléchargé à l'étranger. Une défense qui toutefois explique mal pourquoi les téléphones portables des représentants des personnels sont fournit par l’employeur. Ni sur le fait de passer deux mois de vacances dans la péninsule ibérique.

 

Un syndicaliste qui s’estime néanmoins « piégé » non seulement par la nature du contrat dont il ignorait des clauses, il est vrai léonines, mais aussi sur le fait d’être le seul à avoir ce genre de facture.  « Je m’interroge sur le fait que la ligne d’autres collègues soit bridée en consommation et non la ligne Opéra FSU » a-t-il écrit dans une lettre rendue publique.  En tout cas la direction de l’Opéra de Paris a, semble-t-il, sauté sur l’occasion puisque elle envisage une procédure de licenciement envers le syndicaliste féru de 4G. Le climat social est donc explosif du côté de l’académie de la musique alors que les élections professionnelles sont prévues dans trois mois.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Les syndicats en pleine tourmente à l'Opéra de Paris

Le syndicaliste fantôme de l’Opéra

                                                      - Tudiou, ça secoue fort !

                                            - Ouch, c'est soit le fantôme, soit la 4G

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 15:51

 

Avec sa carte Club 2000, le patron de la CFDT s'envoie luxueusement en l'air toutes prestations comprises

 

Un vol aller retour Paris Nouméa effectué en partie en classe Première pour le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, voilà de quoi hérisser les plumes du Canard Enchaîné. « Pendant que le syndicat de base négociait pied à pied une réduction du nombre de suppressions d'emplois (…) Laurent Berger présentait, lui une revendication d'une autre nature: un surclassement de son vol pour la Nouvelle-Calédonie », a ainsi révélé l'hebdomadaire satirique dans son édition du 3 novembre.
 

Une différence de traitement qui a un prix. Normalement un vol coûte environ 2 800 euros en classe économique, 6 500 euros en classe affaires et près de 12 000 euros en classe appelée La Première. Selon le Canard enchaîné, c'est une intervention du PDG d'Air France, Alexandre de Juniac qui a permis au leader syndical de voyager dans cette classe très haut de gamme. Une faveur que le journal relie à la présence de Laurent Berger à une table ronde en janvier 2015 aux cotés du patron d'Air France. Une bonne compagnie entre un PDG qui dénonce le progrès social après plusieurs digestifs (voir ici) et un syndicaliste qui déplore que ses troupes ne soient pas « plus souples » sur la question du travail du dimanche et de nuit (lire ici).

 

Sommé de se justifier, Laurent Berger a expliqué à l'AFP qu'à son escale de Tokyo, sa carte d'embarquement avait « sonné rouge » à cause d'un problème de surbooking (?). « Au guichet la seule option proposée pour rejoindre Paris était le surclassement », a-t-il précisé, qualifiant les informations de Canard enchaîné « d'archi-fausses ». « ll n'y a eu aucun surcoût pour la CFDT ou pour la compagnie », a-t-il ajouté. Le patron de la CFDT, qui avoue bien voyager au frais de la princesse, nous explique donc que se retrouver par le plus grand des hasard dans un palace volant avec des prestations de première, c'est gratos ! Une défense qui rappelle par bien des écarts celle de Thierry Lepaon pour qui les frais engagés par la CGT pour assurer son train de vie l'avaient été à l'insu de son plein gré.

 

Surtout que le patron de la CFDT, comme son ancien camarade de Montreuil, a lui aussi vite été rattrapé par la patrouille. En effet, selon le Figaro, qui a eu accès aux fichiers d'enregistrements des passagers, Laurent Berger a bien été surclassé en place deluxe car heureux possesseur d'une carte Club 2000, « un cercle de voyageurs fréquents choyés par la compagnie » précisent les connaisseurs. Bref, Laurent Berger apparemment détenteur de nombreuses cartes de fidélité pour VIP aime lui aussi faire le paon.

 

La CFDT qui est l'un des rares syndicats a ne pas prendre part à l'intersyndicale dans le conflit d'Air France, et défend au niveau national des positions régulièrement jugées trop favorables envers le patronat par ses détracteurs semble donc dans cette histoire fidèle à sa célèbre devise : des choix, des actes.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Laurent Berger fait le paon (lui aussi)

                                                    - A moi tout seul !

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 14:29

 

Il fallait au moins ça pour que la mairie de Paris de Paris vende son âme aux diables qui bien que numériques n’en sont pas moins capitalistes

 

Suite au scandale de la location des Catacombes de Paris pour une vulgaire opération publicitaire au profit de la société Airbnb, l’équipe d’Anne Hidalgo a été contrainte de proposer qu’une charte encadrant le recours au mécénat ou à la privatisation temporaire de son patrimoine « soit présentée et discutée » lors d’une prochaine séance du Conseil de Paris. Il faut dire que les élus de la Capitale avaient dénoncé dans la presse une décision « arbitraire et opaque » et avaient jugé « anormal » que cette location ait été décidée « sans discussion et sans vote préalable ».

 

Toutefois, si le Conseil de Paris a été squeezé pour cette location, que dire du Conseil d’Administration de Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale et des Catacombes, lequel a lui été carrément enfoui six pieds sous terre avant d’être jeté directement dans l’ossuaire municipal situé à Denfert-Rochereau (XIVe).

 

En effet, alors que l’accord entre la mairie de Paris et Airbnb pour cette privatisation nocturne avait été dévoilée dès le 7 octobre par la Tribune de l’Art, le conseil d’administration de l'établissement public n’a été convoqué…. que dix jours plus tard. Et encore probablement suite aux protestations qui venaient aussi bien de la majorité que de l’opposition municipale. Alors que d’aucuns croyaient que cette institution composée d’élus et de personnalités « qualifiées » avait pour but de décider des grandes orientations stratégiques des musées municipaux parisiens, l’épisode Airbnb a mis en lumière qu’elle n’était finalement qu’une simple chambre d’enregistrement. 

 

Un sort funeste qui n’a pas été du goût de tous les participants. « Ce vote est une mauvaise plaisanterie, on nous demande de nous prononcer sur un dossier déjà plié depuis des semaines. Je voterai contre cette décision arbitraire et opaque » avait ainsi déclaré dans un communiqué, Sandrine Mées, Conseillère de Paris représentant les écologistes au Conseil d’administration de Paris-Musées. Mais plus que le lieu, c’est le prix qui interroge les Verts parisiens. « 350.000 euros, c’est trop peu, estime David Belliard, coprésident du groupe au journal 20 Minutes. Ce n’est pas tant la somme qu’il faut regarder mais à qui on la demande. Airbnb est une entreprise qui pratique l’optimisation fiscale et qui paie très peu d’impôts en France. L’opération nous laisse perplexe, mais quitte à la faire, la ville de Paris aurait dû demander bien plus ». D'autant que Airbnb devrait engranger quelque 900 millions de dollars de chiffre d’affaires cette année. Une pudeur municipale pour ne pas effrayer les morts sans doute.

 

Si bien que la CGT Culture de la Ville de Paris a émis, elle aussi, une hypothèse. Et le syndicat de s’interroger ainsi sur les relations de la Ville avec Airbnb, cette société qui met en ligne des annonces de location d’appartements et qui pendant un temps était accusé par la mairie non seulement de vider la capitale de ses habitants au profit des touristes mais aussi de retirer du marché locatif de nombreux appartements. Mais les relations semblent s’être apaisées. « Cela tient peut-être au fait qu’Airbnb a choisi Paris pour y tenir, en novembre prochain, son événement annuel, un raout qui devrait attirer plus de 6 000 participants », notait, acide, la CGT sur son site (lire ici).

 

Finalement cette histoire de Catacombes révèle au monde des vivants le visage de la majorité socialiste qui est aux affaires à la mairie de Paris : celui de vendre son âme aux diables qui bien que numériques n’en sont pas moins capitalistes.

 

 

Anne HIdalgo et Bruno Julliard devant le cadavre du Conseil d'Administration de Paris-musées

Affaire Catacombes-Airbnb : Le conseil d’administration de Paris-Musées n’a pas fait de vieux os

  - Je crois qu'il reste encore de la place du côté de Denfert-Rochereau

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 12:18

 

L'adjoint en charge de l'urbanisme « a même réussi à vendre de l’air », s’amuse-t-on du côté de l'Hôtel de Ville

 

Allez hop, on liquide tout dans la capitale. Entre 500 et 800 millions d’euros, voire plus : c’est ce que pourrait rapporter à la Mairie de Paris la vente de 23 de ses sites, dont l’immeuble du boulevard Morland, l’hôtel de Coulanges rue des Francs-Bourgeois ou encore l’hôtel particulier de la rue de la Bûcherie. «.De quoi apporter un bol d’oxygène pour les finances tendues de la capitale, tout en redonnant un coup de jeune à l’aménagement parisien.» commente Les Échos.

 

Selon le quotidien économique, l’immeuble du boulevard Morland serait avec ses 40 000 mètres carrés de surface valorisée plus de 130 millions d’euros. Pour Les Échos, «.installé entre l’île Saint-Louis et le Marais, le site a une vocation hôtelière naturelle.». Un peu comme la Samaritaine quoi.

 

Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme, semble en tout cas avoir bien rempli son rôle de promoteur immobilier. Ainsi, des acheteurs ont proposé entre 50 et 60 millions d’euros pour une parcelle de 2 200 mètres carrés située dans le quartier Clichy-Batignolles alors que la ZAC l’avait estimée seulement à 30 millions d’euros dans son bilan. Xavier Niel, fondateur de Free et principal actionnaire du journal Le Monde, proposerait quant à lui 12 millions d’euros pour une petite parcelle située aux alentours de la porte de Clichy : le double des propositions des autres acheteurs !

 

Parmi les autres sites historiques de la Mairie figurent l’hôtel de Coulanges rue des Francs-Bourgeois, un hôtel particulier avenue de Villiers, la gare Massena, des bains-douches dans le XVe arrondissement. S’y ajoutent un ancien conservatoire de l’Est parisien et une petite dent creuse en friche dans le XXe arrondissement. Sans oublier l’hôtel particulier de la rue de la Bûcherie (.hôtel Colbert.), monument classé construit au XVe siècle pour accueillir la faculté de médecine et situé à proximité de la cathédrale Notre-Dame

 

Deux sites poussent très loin l’opportunisme de la mairie. Près du Palais des Congrès, porte Maillot, l’hôtel de ville invite à construire deux immeubles-ponts enjambant le périphérique. « Un volume cessible au-dessus du périphérique », indique le règlement de l’appel à projets. « Missika a même réussi à vendre de l’air », s’amuse-t-on à la mairie.  (voir ici les 23 sites mis à le vente sur le site de la mairie... écrit en anglais)

 

Au niveau politique, le groupe Les Républicains souligne la contradiction de la Mairie qui a signé cet été une charte contre la spéculation immobilière et qui désormais spécule à tout va sur ses bijoux de famille (lire ici). Du côté de la gauche municipale, Danièle Simonnet (Front de gauche.) dénonce la privatisation de l’urbanisme parisien, alors que les communistes regrettent eux la place trop limitée des logements sociaux dans les différentes propositions.

 

Toutefois tout ces immeubles municipaux sont actuellement occupées par des agents de la Ville et ces derniers devront de toutes façons êtres relogés. Des déménagements toujours très coûteux pour les finances publiques. Pas sûr donc que la mairie fasse des économies. Mais peut être que le but de l'opération n'est autre que donner les plus beaux emplacements de la capitale aux milliardaires de tout poil.

 

 

 

 

    Paris :Jean-Louis Missika (à gauche) vend les bijoux de famille et cherche un point de chute

La mairie de Paris joue les spéculateurs immobiliers pour remplir ses caisses

                 - Personnels de la ville de Paris, bienvenue dans le neuf-trois

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 10:13

 

Livres-Hebdo : le 22 octobre 2015

 

Le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines remportait en 2013 le Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques. Visiblement en 2015 il l'a perdu !

 

Les bibliothécaires de la communauté d’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines dénoncent la paupérisation et la dégradation du service des huit médiathèques de l'agglomération, et appellent à la grève générale samedi 24 octobre, après une première très suivie le 17 octobre, à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, qui avait eu pour conséquence la fermeture de tous les établissements.
 

Les bibliothécaires réitèrent leurs revendications et demandent à Michel Laugier, président de la communauté d'agglomération, le recrutement de 14 professionnels sur les postes vacants et en remplacement des arrêts maladie longue durée, ainsi que la titularisation des 13 contractuels occupant des postes permanents. Un pétition est lancée sur le site change.org pour soutenir les exigences des bibliothécaires.


La baisse des effectifs de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a affecté le réseau des médiathèques, avec la fermeture de la Maison de la Poésie, de la Maison de l'Environnement et de la médiathèque Jean-Jaurès, rappelle l’intersyndicale CGT-CFDT sur la pétition mise en ligne.


Le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines remportait en 2013 le 4e Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques, qui distingue chaque année depuis 2010 les établissements proposant des services particulièrement novateurs et efficaces pour prendre en compte la diversité des publics desservis et développer la fréquentation des bibliothèques (visiblement en 2015, ce prix n'est plus d'actualité NdR).

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

 

 

Michel Laugier (2ème à gauche), le président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines

Les bibliothécaires de la communauté d’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines seront, de nouveau, en grève pour dénoncer la dégradation de leur condition de travail

  - Je vous présente mon prix Livres-Hebdo 2015

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 14:15

 

Après une grève très suivie le 17 octobre à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, les bibliothécaires remettent ça ce samedi

 

Les bibliothèques municipales vont mal. Très mal même malgré les annonces de François Hollande promettant un soutien financier aux bibliothèques... mais seulement pour celles qui décideront d'ouvrir le dimanche. Une annonce évidemment pleine de démagogie car pour le reste de la semaine...

 

Cette fois, c'est au tour des bibliothécaires de Saint-Quentin-en-Yvelines de dénoncer la paupérisation des huit médiathèques de l'agglomération (Elancourt, Trappes, Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux...). Après une grève très suivie, à près de 95%, le 17 octobre à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT avec pour conséquence la fermeture de tous les établissements, les bibliothécaires remettent ça ce samedi 24 octobre.

 

« Nous protestons contre le non-remplacement de 14 agents qui sont partis en retraite ou étaient en fin de contrat, a déclaré au Parisien, Sandra Tahot, représentante de l’intersyndicale. Cela a augmenté la charge de travail et l’accueil du public ne se fait pas dans des conditions optimales. » Les syndicats réclament également la titularisation de 13 contractuels et l’abandon du projet de réduction du nombre de jours de congés. Le président de la communauté de communes, Michel Laugier (DVD) voulant en effet sucrer 13 jours aux agents dans le cadre de la nouvelle reconfiguration de l'agglomération, avec l'absortion de quatre nouvelles communes, qui doit être effective au 1er janvier 2016.

 

Lors du mouvement du samedi 17 octobre la saturation était palpable parmi les bibliothécaires. « Nous passons beaucoup de temps à mettre en place des animations pour les enfants, les personnes âgées. Mais aussi à gérer les réservations et les retours de prêts. Ce manque de personnel pèse sur notre charge de travail » ont déclaré des agents au Parisien. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition papier « contre la dégradation du service des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines » qui a circulé dès la fin de matinée lors du rassemblement de certains grévistes devant le centre commercial Sqy Ouest à Montigny-le-Bretonneux ou par ceux qui sont restés aux abords de leurs propres bibliothèques fermées ce jour là. Une action qui a fait mouche auprès des usagers puisque elle a atteint le résultat remarquable de 852 signatures en quelques heures.

 

Pour les défenseurs de la lecture publique qui n'étaient pas présents ce jour là, une version de cette pétition a également été mise en ligne. Pour la signer c'est ici. Nul doute que tous les élus de France et de Navarre qui sur tout les tons clament « adorer les bibliothèques » devraient apposer leur signature fissa.

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

             Saint-Quentin-en-Yvelines : Pour les syndicats, le réseaux des médiathèques se fissure

Les médiathèques de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines seront encore en grève le samedi 24 octobre

 

 

 

 

Lire aussi

Ouvrons mieux les bibliothèques

 

 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 16:49

 

ActuaLitté : Le 20 octobre 2015

 

« Nous considérons que les agents de la ville ne peuvent s’exprimer sur les réseaux sociaux que seulement dans les limites du raisonnable » affirme le cabinet de Bruno Julliard

 

Ce vendredi 16 octobre, l’Association des Bibliothécaires de France (ABF) nous faisait parvenir, et publiait dans la foulée, une tribune baptisée « L’ABF alerte sur le dispositif Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) ». Comme son nom l’indique, le billet remet en cause sur certains points le système de prêt numérique prévu par l’espace bibliothèque numérique de la Ville de Paris. Selon la CGT, plusieurs bibliothécaires parisiens ayant relayé l’information sur les réseaux sociaux se seraient vus contraints de le retirer dans l’heure, sur ordre du cabinet de Bruno Julliard, Premier adjoint à la maire de Paris, chargé de la culture. Une manœuvre démentie par la Mairie de Paris qui a une tout autre version des faits. 

 

Dès vendredi dernier, peu de temps après la diffusion du communiqué de l'ABF, la CGT Culture dénonçait ce qu’elle appelle une « censure des bibliothécaires parisiens » par Bruno Julliard. « La mise en place de la bibliothèque numérique de la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs », annonce le syndicat. 

 

Selon l’organisation, certains bibliothécaires parisiens auraient retweeté, dans la journée de vendredi, la tribune de l’ABF remettant en cause le PNB et donc l’espace bibliothèque numérique de la Ville de Paris, ouvert le 13 octobre. « Un an après le début de l’expérimentation de PNB, l’ABF s’inquiète du manque de transparence concernant cette expérimentation », peut-on lire dès les premières lignes du communiqué. Dans son papier, l’ABF s’inquiète également « d’un risque de fracture territoriale que risque de provoquer PNB à l’échelle du territoire » ou encore de la complexité d’un « modèle conditionné par la présence de DRM ».

 

Toujours selon la CGT Culture, la reprise de ce billet n’aurait ainsi pas plu à la mairie de Paris qui aurait « sommé les bibliothécaires de la capitale de retire in petto leurs tweets trop critiques ». Dans un communiqué publié aujourd’hui, la CFDT embraye et dénonce des bibliothécaires « muselés ».  « L’information nous vient directement des bibliothécaires. La mairie a appelé l’administration qui a refait passer l’information aux bibliothécaires parisiens », explique à ActuaLitté la CGT Culture. « C’est l’histoire de l’arroseur arrosé : c’est la mairie de Paris qui a insisté pour que les bibliothèques soient sur Twitter, et aient des comptes officiels ». Pour le syndicat, « le fait qu’il n’y ait pas eu de démenti dans l’heure, contrairement à leur habitude, prouve que la mairie est fautive ».

 

Contacté par ActuaLitté, le cabinet de Bruno Julliard nous a expliqué sa version des faits. « Bruno Julliard n’est pas intervenu ni directement ni indirectement pour censurer quoi que ce soit », nous a précisé la mairie. « En réalité, il s’agit seulement d’une bibliothécaire et d’une directrice dans un seul établissement. La première a retweeté le billet de l’ABF sur le compte officiel de la bibliothèque. Ce qui a suscité l’envoi d’un mail par la directrice de l’établissement à l’ensemble des agents leur sommant de ne pas s’exprimer sur le sujet. Nous n’allons pas l’accabler, mais en effet, elle a eu une erreur d’appréciation, elle a exagéré surtout pour le papier de l’ABF qui expose ses arguments de manière raisonnable. Nous l’avons alors rappelé à l’ordre et expliqué que ce n’était pas dans la ligne de la municipalité. Les bibliothécaires peuvent parfaitement s’exprimer à ce sujet sur leur compte personnel », nous explique la mairie de Paris. 

 

« Nous considérons qu’à titre personnel et dans les limites du raisonnable les agents de la ville peuvent s’exprimer sur les réseaux sociaux ou ailleurs sur tel ou tel aspect du secteur dans lequel ils évoluent. Cependant, sur le compte officiel de la bibliothèque, cela relève de l’obligation de réserve étant donné qu’il est destiné au grand public et non pas aux bibliothécaires » rajoute quand même le cabinet de l'adjoint en charge de la culture.

 

À ce jour, le communiqué de l’ABF a été retweeté, à partir de son compte officiel, une vingtaine de fois, notamment par les comptes officiels de la bibliothèque patrimoniale de Dijon et la Bibliothèque départementale de la Meuse.

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

 

                           Censure sur Twitter : Bruno Julliard, l'arroseur arrosé

À Paris, le prêt numérique parasite les relations entre les bibliothécaires et la mairie

                           - Bon je crois qu'il va faloir me télécharger un parapluie

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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