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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 17:14

 

Métronews : le 13 octobre 2015

 

« Mais comment la mairie de Paris peut-elle dévoyer à ce point le domaine public ? » interroge la CGT Culture. « Peut-on, pour se faire du fric, laisser faire n’importe quoi ? », questionne, de son côté, La Tribune de l'Art.

 

Qui a dit qu’Halloween était has been ? Pas Airbnb en tout cas. Pour fêter la fête des morts, le site de location d’appartements entre particuliers s’offre un beau coup de pub. Il lance un jeu concours permettant de gagner… une soirée et une nuit dans les Catacombes de Paris, 20 mètres sous terre, au milieu de crânes et d’ossements. Le tout agrémenté d’une « expérience culinaire hors du commun », et d’un concert privé dans cet endroit « à l’acoustique remarquable », ainsi qu’un réveil « en compagnie des morts ». Bref, Airbnb vous garantit « un vrai cauchemar ». Ce qui, pour Halloween, est tout de même la moindre des choses.

 

Reste que cette privatisation - le site est loué à la Ville de Paris - fait tiquer. « Mais comment la mairie de Paris peut-elle dévoyer à ce point le domaine public ? » interroge la CGT Culture qui accuse la municipalité de transformer l’ossuaire en « vulgaire chambre d’hôtel » et « dénonce cette privatisation rampante du patrimoine municipal ». Le syndicat s’interroge aussi sur les relations de la Ville avec Airbnb : pendant longtemps, le site, accusé de vider la capitale de ses habitants au profit des touristes, et de retirer du marché locatif de nombreux appartements, n’était pas en odeur de sainteté dans la Ville lumière. Mais les relations semblent s’être apaisées.  « Cela tient peut-être au fait qu’Airbnb a choisi la Paris pour y tenir, en novembre prochain, son événement annuel, un raout qui devrait attirer plus de 6 000 participants », note, acide, le syndicat. En tout cas, la promo est belle pour la capitale française.

 

Le parti Les Républicains s’engouffre lui aussi dans la brèche. Dans un communiqué intitulé de l'atrait des Catacombes à la profanation ils déplorent le fait que le sujet n’ait pas été porté devant le Conseil de Paris. « Nous sommes conscients que les catacombes attirent, qu’elles se visitent », écrivent-ils. Mais « une telle décision aurait dû être prise par les élus en Conseil de Paris afin que tout ne soit pas monétisé et commercialisé comme un produit de consommation, que cela ne soit pas le 'client' qui décide de tout cela sans que des règles aient été fixées ». « Peut-on, pour financer un aménagement culturel, laisser faire n’importe quoi ? », questionne, de son côté, le site spécialisé La Tribune de l'Art, qui rappelle les épisodes de vandalisme passés, le plus grave datant de 2009.

 

Sur tous les points, la municipalité assume, et se veut rassurante. « Pour nous, c’est une privatisation parmi d’autres. La Ville est propriétaire de beaucoup d’établissements publics, ce type de fait est courant », indique-t-elle à metronews. Elle reconnaît que « c’est un peu plus rare pour les Catacombes, mais ça arrive. Il y a eu des autorisations de tournage, un petit défilé de mode ». La privatisation des lieux culturels publics est en fait tout à fait encouragée : « Notre démarche aujourd’hui est de dire que ces établissements publics sont financés par des fonds publics, mais ils doivent aussi développer leurs fonds propres », explique la Ville. « Cela passe par du mécénat, mais aussi des solutions de privatisation, à condition que cela ne desserve pas l’accès du public, et que cela se fasse dans le respect du lieu ».

 

Surtout, cette privatisation va apporter un beau petit chèque à la Ville, aux alentours de 350 000 euros. « Cela va générer des retombées financières importantes, qui permettront la restauration et le réaménagement des lieux »

 

Lire l'article de « MétroNews »

 

 

                                 Catacombes : Quand la Ville de Paris paraphrase Michel Audiard....

 Nuit d'Halloween dans les Catacombes : pour la Ville de Paris, il y a comme un os..
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 13:34

 

Le Parisien : le 13 octobre 2015

 

Seul problème : Le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, limitée dans le temps et plafonnée au nombre d'emprunts.

 

Cela fera peut-être date dans la révolution numérique en cours. « Nous lançons mardi (NDLR : aujourd'hui) le service de prêt de livres numériques entièrement gratuit », nous annonce Bruno Julliard, premier adjoint (PS) chargé de la culture. Les 300 000 inscrits dans les 74 bibliothèques municipales recevront aujourd'hui un courriel les informant de la nouvelle. « C'est la première fois en France qu'un service de prêt d'ouvrages numériques est développé à cette échelle, sachant que 1 % seulement des bibliothèques publiques proposent le livre numérique », fait valoir Bruno Julliard.


Toute personne, inscrite dans une bibliothèque de la Ville est invitée à se connecter sur le site dédié*. Parmi 2 250 ebooks, chacun pourra emprunter, c'est-à-dire télécharger, « trois documents par mois dont deux simultanément », précise-t-on au cabinet de l'élu. Début 2016, cette bibliothèque numérique comptera 4 000 références supplémentaires, l'objectif étant d'arriver à 15 000 ebooks en 2018. Un budget de 1 M€ (ventilés de 2014 à 2018) est affecté au lancement du prêt numérique (lire ci-dessous). Ce service de prêt d'ebooks est mis en œuvre dans le cadre de la plateforme du Centre national du livre, qui permet aux municipalités d'acquérir la licence temporaire pour tel ou tel ouvrage auprès des éditeurs.

Seul problème, aux yeux de Bertrand Pieri, représentant CGT des bibliothèques de la Ville : « Le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, limitée dans le temps (six ans à Paris) et qui est plafonnée au nombre d'emprunts (30 à 40 prêts) ». Au-delà de 30 à 40 emprunteurs, le livre électronique doit donc être racheté à l'éditeur qui, de toute façon, réexpédie la facture à la municipalité tous les six ans. D'où la formule de la CGT : « Au bout de 30 ou 40 emprunts, votre document s'autodétruira ! » (
lire ici).

Tout en soulignant que « le taux de renouvellement des ouvrages papier est important », Bruno Julliard conclut : « Le livre numérique est une offre complémentaire dotée d'un budget spécifique. Il ne s'agit pas de diminuer la somme affectée à l'achat de livres classiques ».

 

Lire l’article du  Parisien

 

 

 

                   Prêt numérique : La mairie de Paris entravée par les éditeurs

Les bibliothèques parisiennes se mettent à l'heure du numérique
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 11:56

 

Une unanimité « historique » selon les observateurs de l’actualité sociale dans la Capitale

 

L’automne est décidément chaud sur le plan social à la mairie de Paris. Alors que la grève des éboueurs vient à peine de se terminer, tous les syndicats de la Ville, sans exeption, (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UNSA et UCP) appellent les 50 000 agents municipaux à la grève le 15 octobre prochain pour obtenir des revalorisations de salaire. Un rassemblement à l'Hôtel de Ville devrait être organisé dans la matinée.

 

L’objectif affiché par les syndicats est d’obtenir de la municipalité dirigée par Anne Hidalgo l’augmentation des ratios de promotion, corps par corps, et ce dans chaque direction, pour la période 2016-2018. Les syndicats font ainsi valoir « que l’augmentation des ratios est le seul levier pour augmenter leur rémunération alors que la valeur du point d’indice des agents de la fonction publique est gelée depuis 2010 ». Il est vrai que la situation est particulièrement tendue car dans le même temps les hauts fonctionnaires prochent du pouvoir socialiste sont particulièrement choyés. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à railler ces faveurs en lançant pour mot d’ordre : « comme pour les énarque de la Ville de Paris, obtenons 100% de promotions » (lire ici).

 

En tout cas, pour les observateurs de l’actualité sociale dans la Capitale, le fait que tous les syndicats de la ville de Paris entament une action revendicative commune, eux qui sont habituellement très divisés, est tellement rare qu’il en est même qualifié « d’historique » (lire ici). Une performance des plus fluctuat qui ne pouvait être mise en œuvre qu’avec l’aide d’une ancienne inspectrice du travail. Il est vrai que cette dernière est désormais à la tête de la première (et de la plus riche) collectivité du pays. Du pur mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Paris : Anne hidalgo réussit à faire l'union syndicale

Tous les syndicats de la Ville de Paris lancent un appel général à la grève le 15 octobre

                                    - Bravo ma chère Anne, tu as même un ratio de 100%

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 16:07

 

Quelques réflexions faites après un excellent déjeuner selon Alexandre de Juniac lui même. Visiblement, vue la prestation de notre PDG, à table il n'y avait pas que de l'eau.

 

Lors des Entretiens de Royaumont de 2014, devant un parterre de dirigeants d'entreprise, Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France s'est interrogé en public, dans une vidéo dont l'existence a été révélée par Médiapart, sur la notion d'acquis sociaux, l'âge de la retraite, par exemple, mais aussi sur l'âge du travail des enfants... édifiants. Il faut dire que le discours c'est fait après un excellent déjeuner selon Alexandre de Juniac lui même. Visiblement, vue la prestation de notre PDG, à table il n'y avait pas que de l'eau.

 

 

 

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 11:22

 

Tellement rare que même le groupe Les Républicains au Conseil de Paris juge que cela « témoigne de la rupture profonde entre la maire de Paris et son personnel ouvrier »

 

Les observateurs de l’actualité sociale parisienne n’en ont pas cru leurs yeux. Toutes les organisations syndicales sans exception – CGT, CFDT, CFTC, FO, UNSA, UCP, UNSA, SUD - .ont signé un communiqué commun. Mieux, elles ont décidé de boycotter un comité technique central pourtant présidé par Anne Hidalgo en personne qui n’en est pas non plus revenue. Un événement rarissime tant les divisions syndicales sont nombreuses habituellement dans la capitale.

 

Il faut dire que les revendications ont pour une fois fait l’unanimité : un taux de promotion de 100% pour tous les corps des fonctionnaires territoriaux parisiens. Car contrairement à une idée répandue dans le grand public, les promotions dans la fonction publique ne sont pas automatiques. Et dans le cas précis, c’est la mairie de Paris qui décide un peu arbitrairement du nombre d’avancement. « Rappelons que la valeur du point d'indice de la Fonction Publique est bloquée depuis 2010, il s'agit du seul levier dont dispose notre employeur (la Ville de Paris) pour augmenter la rémunération de ses agents » on déclaré les syndicats dans un communiqué « Nous ne pouvons donc pas accepter les ratios promus/ promouvables, pour la période 2016/2018 que l'Administration veut nous imposer, sans réagir » a conclu, pas très fluctuat pour Anne Hidalgo et son équipe, l’intersyndicale parisienne.

 

Face à cette fronde inédite, la maire de Paris a pris sa plus belle plume pour envoyer un communiqué explicatif à l’ensemble des cinquante mille agents de la collectivité parisienne. Là aussi une première. mais c’est pour aussitôt rejeter toutes les fautes sur les syndicats : J’ai fait part de mon profond respect pour ce que représentent les organisations syndicales. Nos points de vue divergent, à ce stade, sur les discussions engagées concernant les taux de promotions pour les trois années à venir. La collectivité a fait une proposition positive avec une augmentation des promotions que les organisations syndicales refusent pour l’instant de discuter ». Les ingrats !

 

Anne hidalgo créée l’union syndicale. Un événement rarissime à la mairie de Paris

                                                 Pourtant mes propositions étaient épaisses comme ça

 

 

Ce fut ensuite au tour du Gouvernement d’en prendre pour son grade : « Dans un contexte national difficile, j’ai également rappelé que notre collectivité était l’une des seules à toujours créer de l’emploi public, malgré la diminution constante de la participation de l’État au budget de la Ville. En effet, entre 2008 et 2017, Paris aura perçu 800 millions d’euros en moins de dotations de l’État alors que, sur la même période, notre contribution au titre des péréquations aura augmenté d’environ 400 millions d’euros ». Quand Anne Hidalgo fronde contre François Hollande, ça donne une déclaration on ne peut plus mergitur.

 

De leur côté, les syndicats ont renvoyé la balle à la frondeuse « Nous rappelons fermement que c’est la Maire de Paris et elle seule, qui a la main sur les ratios de promotion. L’actuel gouvernement, quoique l’on en pense, n’a aucune compétence réglementaire sur ce sujet ! » Et toc pour l’ancienne inspectrice du travail.

 

En plus de ce camouflet syndical, la municipalité parisienne n'a pu échappé à un mouvement social de grande ampleur car la CGT, faisant un peu cavalier seul, avait décidé de longue date, donc bien avant la constitution de cette intersyndicale miraculeuse, de déposer un préavis de grève pour dénoncer la politique de la mairie. Résultat, les grévistes ont réussi à bloquer, outre une mairie d'arrondissement, quatre centres de retraitement des déchets, empêchant ainsi les services de ramassage des ordures de vider leurs camions. D'ailleurs, les poubelles pleines sont restées sur les trottoirs dans la moitié des arrondissements parisiens.

 

A l’Hôtel de Ville, qui a compté jusqu'à 58 % de grévistes chez les éboueurs, on a vite mesuré l’ampleur du mouvement. « Les syndicats ont été reçus à la mi-journée par l’adjoint aux ressources humaines, le directeur de la propreté et celui des ressources humaines qui va de nouveau les rencontrer mercredi puis vendredi », a déclaré la mairie au journal Le Parisien.

 

Un malheur n'arrivant jamais seul et histoire de rajouter un peu de sel sur les plaies, l’opposition à Anne Hidalgo par la voix du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, a jugé dans un communiqué que cette grève « témoigne de la rupture profonde entre la maire de Paris et son personnel ouvrier ». Comme dirait Lacan un vrai coup de pied de l'âne ! Quand aux syndicats, c'est plutôt de pied ferme qu'ils attendent les propositions municipales.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Social : Anne Hidalgo fait l'unamimité auprès de tous les syndicats

Anne hidalgo créée l’union syndicale. Un événement rarissime à la mairie de Paris

                                - Je ne comprends docteur, c'est un véritable coup de pied de l'âne

                                    - Mmmm.. du Lacan, je vois, ma chère Anne qu'on progresse

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 16:47

 

Pour les syndicats, le maire de Lyon, Gérard Collomb,  joue à guignol en matière de dialogue social

 

Le mouvement de grève avait été lancé à l'appel des syndicats Sud et CGT. Il a visiblement été très suivi puisque plusieurs bibliothèque municipales de la ville de Lyon ont été fermées au public le jeudi 1er octobre. Parmi les établissements touchés, citons, entre autres, les bibliothèques de la Part Dieu, du Point du Jour, de Saint-Jean Enfants ou encore de celle de Saint-Rambert;

 

En cause : l'annonce par la Ville de Lyon de plusieurs suppressions de postes, « sans aucune concertation ni négociation », regrette Thomas Renoud-Grappin, représentant syndical Sud. « Lors d'une réunion avec la Ville hier, poursuit-il, nous avons d'abord eu confirmation que, dans le cadre du plan d'économies municipal, les bibliothèques seraient mises à contribution à hauteur de 400 000 euros sur le mandat. Cela représente 10 postes » a déclaré le syndicaliste au site Lyon Capitale.

 

On connaît déjà les noms des premières bibliothèques qui seront directement touchées par ces baisses des effectifs : celles de la Croix-Rousse, Vaise et Bachut. « Les agents sont dépités et en colère, reprend Thomas Renoud-Grappin. On leur a vendu l'automatisation des prêts et retours comme une amélioration du service aux usagers, en leur donnant plus de temps pour l'accueil et les opérations de médiation. Ils y croyaient et la présentaient comme telle aux lecteurs ! En leur retirant ces postes maintenant, ils ne savent plus quoi penser ». Bref, en matière de dialogue social, le maire de Lyon, Gérard Collomb joue à guignol. Un hommage sans doute à cette figure de la capitale des Gaules.

 

De leur côté les syndicats ont annoncé de prochaines réunions avec les personnels pour décider de nouvelles actions. Le mois d'octobre risque d'être agité entre Rhône et Saône.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                   Social : Dans les bibliothèques lyonnaises Gérard Collomb joue à Guignol

Les bibliothèques de Lyon se sont fortement mobilisées contre les suppressions de poste
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 14:47

 

La municipalité lyonnaise avait pourtant tout fait pour rester discrète

 

Voilà une nouvelle qui tombe bien mal pour François Hollande lequel vient à peine d’annoncer la mise en place d'une aide de l’État pour toutes les communes qui accepteraient d'ouvrir leurs bibliothèques le dimanche. Mais seulement le dimanche, non mais ! Car visiblement les promesses du Gouvernement ne concerneraient pas les bibliothèques municipales qui ont déjà du mal à ouvrir normalement en semaine (pour en avoir la liste cliquez là).

 

C’est notamment le cas à Lyon et la situation risque de ne pas s’arranger puisque les bibliothécaires ont découvert que la municipalité avait l’intention de supprimer, de nouveaux, des postes budgétaires. En douce, bien sûr. Une information qui est malgré tout arrivée à l’oreille des syndicats Sud et CGT de la capitale des Gaules. « Nous avons appris par des bruits de couloir que des postes allaient être supprimés dans plusieurs bibliothèques, sans qu'il y ait eu d'information officielle ni de concertation », a ainsi déclaré Thomas Renoud-Grappin, agent des bibliothèques et représentant du syndicat Sud au site d’information locale, Lyon Capitale.

 

Bien sûr, les syndicats ne sont pas vraiment surpris par ce projet car entre Rhône et Soane, comme ailleurs, la baisse drastique des dotations de l’État n’a pas fini de faire des ravages dans le fonctionnement des services publics. « Nous savons que les bibliothèques doivent faire des économies, comme les autres services municipaux » affirme d’ailleurs pas dupe Thomas Renoud-Grappin. Oui, mais voilà que les suppressions de poste pourraient être bien plus importantes que celles annoncées par la mise en place des automates des prêts et retours à la bibliothèque de la Part-Dieu. « Actuellement, il semble que les suppressions pourraient concerner d'autres postes » craignent les bibliothécaires.

 

Une mesure qui aurait alors pour conséquence de diminuer les horaires d’ouvertures de la quinzaine d’autres bibliothèques lyonnaises.On serait alors bien loin des fanfaronnades du président. De quoi surtout apporter de l'eau au moulin aux signataires du texte d'ouvrons mieux les bibliothèques (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

                                 Gérard Collomb, le maire de Lyon et le Président

Lyon : les bibliothécaires craignent de nouvelles suppressions de poste

                     -   Putain Gerard, t'es en train de ruiner mes annonces de fanfarons

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:11

 

La différence est tellement scandaleuse que leur grève est même soutenue par leur directrice

 

Ça gronde du côté des agents du musée des Beaux Arts de Rennes qui dénoncent le montant de leur prime dominicale. Un montant tellement bas, quatre euros seulement par dimanche, qu’ils se sont mis en grève ces deux derniers week-ends obligeant l’établissement à fermer complètement. Une première historique si l’on en croit les observateurs. « La mobilisation est d’autant plus exceptionnelle que le personnel n'a pas la culture de la grève» a d’ailleurs confirmé Dan Jensen, le porte parole du syndicat Sud au journal Le Figaro.

 

Il faut dire qu’au-delà du montant ridiculement bas de leur prime, les personnels de ce musée géré par la municipalité d’Ille et Vilaine trouvent la situation d’autant plus injuste que d’autres agents territoriaux rennais, qui comme eux travaillent le dimanche, perçoivent de leur côté… une prime de 100 euros ! Une différence de un à vingt qui s’expliquerait par le fait que ces derniers ne seraient pas employés par la ville de Rennes mais par… la communauté d'agglomération Rennes Métropole ! Une subtilité administrative que même Franz Kafka n’aurait pas imaginé. Il est vrai qu’il n’était pas Breton.

 

Surtout que les deux entités administratives sont étroitement mêlés et que les différentes structures qui en dépendent sont situées parfois à un jet de gallette-saucisse. « Ce n'est pas normal que 500 mètres plus loin, aux Champs Libres, qui regroupent notamment la bibliothèque de Rennes Métropole et le musée de Bretagne, le personnel qui travaille dix dimanches par an bénéficie de cette prime et pas les autres » pointe amer Dan Jensen. D’autant que le travail du dimanche, devenu l’alpha et l’oméga du gouvernement Hollande depuis la promulgation express de la loi Macron se retrouve sous les feux de la rampe. « À l'heure où le travail du dimanche pour tous et de plus en plus d'actualité, et où l'on entend ici ou là que ce travail doit être justement rémunéré, nous aimerions que pour ce qui existe déjà et notamment dans le secteur public les intentions se traduisent par des actes ! » déclarent d'ailleurs les grévistes à France 3 Bretagne.

 

L’argumentaire est tellement imparable que les agents sont soutenus par la directrice du Musée des Beaux Arts elle-même. « Je ne suis pas pour la grève mais je pense que c'est légitime que les agents du musée des Beaux-arts obtiennent cette prime, alors que d'autres agents du même niveau engagés par Rennes Métropole en bénéficient. Il est normal qu'on valorise leur travail » a ainsi déclaré Anne Dary au Figaro.Un soutien inédit qui n'a fait que renforcer la légitimité de ce mouvement social très suivi.

 

De quoi forcer Nathalie Apérré, la maire (socialiste) de la ville de Rennes, à promettre une négociation début octobre pour sortir de ce conflit. On ignore quelles propositions seront mises sur la table par un exécutif dont le slogan de campagne était « Rennes créative et solidaire ». Selon Ouest France, les élus de la Capitale d’Ille et Vilaine, ont précisé qu’ils trancheraient sur le sort des compensations attribuées aux agents ayant des horaires atypiques lors d'un comité technique paritaire qui doit se tenir courant novembre. Le travail du dimanche s'invite donc là ou ne l'attendait pas et à Rennes les élus marchent désormais sur des Breizh....

 

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                          Prime dominicale : la maire de Rennes sera-t-elle enfin créative et solidaire ?

Les personnels du musée des beaux arts de la Ville de Rennes veulent la même prime dominicale que leurs collègues de Rennes Métropole

                                    -Ouch, le musée des beaux arts me fait marcher sur des Breizh !

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 11:18

 

Après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont  finalement parvenus à un accord notamment sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Depuis le mardi 22 septembre, le Musée d’Orsay, à Paris, est fermé en raison d’une grève lancée par la CGT-Culture.. En cause, l’ouverture sept jours sur sept de l’établissement qui devait débuter le 2 novembre. Un projet du ministère de la Culture qui doit également concerner le musée du Louvre et le Château de Versailles et qui touchera sans doute à terme, une fois ces extentions entrées dans les moeurs, les musées gérés par la Ville de Paris comme le Petit Palais, Carnavalet ou encore le musée d'Art Moderne.

 

Les personnels du musée d’Orsay sont mobilisés « pour obtenir l’arrêt immédiat et l'annulation du projet imminent » d'ouverture du musée le lundi, actuellement jour de fermeture », indique la CGT-Culture dans un communiqué. Cette initiative d’ouvrir le lundi est bien sûr parée de bons sentiments par le Gouvernement puisqu’elle ne concernerait en principe que les scolaires. Un véritable cheval de Troie pour les syndicats qui craignent que cela soit ensuite généralisé à tous les publics.

 

De plus, pour la CGT-Culture, l’ouverture sept jours sur sept « suscitera chaque lundi des conflits aux entrées publiques, ouvertes pour certains visiteurs, fermées pour les autres » et va modifier « l’organisation du travail des services, ajouter de nombreuses contraintes pour des équipes déjà en sous-effectif chronique et dégrader fortement les conditions de travail des personnels déjà confrontés à une fréquentation saturée » précise le syndicat.

 

Autre conséquence de l’ouverture du lundi : la maintenance du musée et la conservation des œuvres. Cité par Libération, le délégué CGT-Culture Orsay-Orangerie Frédéric Sorbier affirme  ainsi que  « le lundi c’est une journée qui n’est pas de trop pour prendre soin de la collection d’œuvres d’art et du monument historique ».  Un argument qui semble avoir porté auprès du ministère de la Culture car après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont finalement parvenus à un accord notamment sur la mise en œuvre retardée (cet hiver plutôt que l’automne), et sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

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                                                          Social : L'orage menace au musée d'Orsay

Au  musée d’Orsay, les personnels protestent contre une ouverture sept jours sur sept
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 12:04

 

Contre toute attente, la direction de la BnF s’est dite prête à considérer de manière favorable cette proposition

 

Vingt ans après son inauguration, la bibliothèque François Mitterrand située dans le quartier de Tolbiac dans le XIIIeme arrondissement de Paris doit désormais, après des années de forte croissance, faire face à une baisse significative de sa fréquentation. Peut être une question d'argent. En effet, pour pénétrer dans la très grande bibliothèque, ce bâtiment voulu par François Mitterrand lors de son premier mandat, il faut payer un droit d'entrée : 3,50 euros pour la journée ou bien 30 euros pour un abonnement annuel. Un tarif qui rebute désormais de nombreux lecteurs potentiels

 

Une situation qui ne manque pas d’inquiéter la CGT de la BnF, laquelle propose une solution pour enrayer le déclin de l'établissement : la gratuité d'accès. Et le syndicat n'est pas en manque d'argument. A commercer par le manifeste de l’UNESCO qui affirme que « les bibliothèques sont un instrument essentiel du développement du progrès et de la paix et pose leur gratuité comme principe ». D'autres institutions et non des moindres défendent elles aussi la gratuité puisque qu'en 2009 un rapport de l’Inspection générale des finances considérait que « la gratuité de la bibliothèque du Haut-de-jardin est une condition indispensable à son renouveau », comme le rappelle le syndicat sur son site.

 

Et la CGT de la BnF d'enfoncer le clou sur la gratuité en prenant l' exemple faite par la perfide Albion : « En faisant ce choix la British Library, avec une amplitude horaire moindre que celle de la BnF et trois fois moins de places, a vu sa fréquentation augmenter de façon significative et dépasser celle de notre établissement ! » Game, set et match...

 

Contre toute attente, la direction de l'établissement public s’est dite prête à considérer de manière favorable cette proposition faite lors d'un Comité technique l'an dernier et aurait pour cela lancé une étude de faisabilité. De quoi mettre du baume au cœur à feu François Mitterrand lequel voulait faire de son grand chantier présidentiel une « vaste bibliothèque populaire et instrument du droit des peuples et des individus au savoir ». Des propos repris, rien moins, que par.... l'actuelle ministre de la culture, Fleur Pellerin à l'occasion du vingtième anniversaire du site de Tolbiac. . Des propos désormais repris au bond par tous les syndicats de la BnF (CFDT, CGT, FSU et Sud Culture) ainsi que plusieurs associations de lecteurs lesquels ont envoyé une lettre ouverte à la ministre sur ce sujet (lire ici). La réponse de Fleur Pellerin (et de la BnF) devrait donc arriver sous peu.

 

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                   Des potentiels lecteurs repartent de la BnF en raison des tarifs

La CGT propose la gratuité de l'accès  à la Bibliothèque Nationale de France (BnF)

                                            - Bon allez, on se casse à Melville

                                        

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