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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 14:47

 

La municipalité lyonnaise avait pourtant tout fait pour rester discrète

 

Voilà une nouvelle qui tombe bien mal pour François Hollande lequel vient à peine d’annoncer la mise en place d'une aide de l’État pour toutes les communes qui accepteraient d'ouvrir leurs bibliothèques le dimanche. Mais seulement le dimanche, non mais ! Car visiblement les promesses du Gouvernement ne concerneraient pas les bibliothèques municipales qui ont déjà du mal à ouvrir normalement en semaine (pour en avoir la liste cliquez là).

 

C’est notamment le cas à Lyon et la situation risque de ne pas s’arranger puisque les bibliothécaires ont découvert que la municipalité avait l’intention de supprimer, de nouveaux, des postes budgétaires. En douce, bien sûr. Une information qui est malgré tout arrivée à l’oreille des syndicats Sud et CGT de la capitale des Gaules. « Nous avons appris par des bruits de couloir que des postes allaient être supprimés dans plusieurs bibliothèques, sans qu'il y ait eu d'information officielle ni de concertation », a ainsi déclaré Thomas Renoud-Grappin, agent des bibliothèques et représentant du syndicat Sud au site d’information locale, Lyon Capitale.

 

Bien sûr, les syndicats ne sont pas vraiment surpris par ce projet car entre Rhône et Soane, comme ailleurs, la baisse drastique des dotations de l’État n’a pas fini de faire des ravages dans le fonctionnement des services publics. « Nous savons que les bibliothèques doivent faire des économies, comme les autres services municipaux » affirme d’ailleurs pas dupe Thomas Renoud-Grappin. Oui, mais voilà que les suppressions de poste pourraient être bien plus importantes que celles annoncées par la mise en place des automates des prêts et retours à la bibliothèque de la Part-Dieu. « Actuellement, il semble que les suppressions pourraient concerner d'autres postes » craignent les bibliothécaires.

 

Une mesure qui aurait alors pour conséquence de diminuer les horaires d’ouvertures de la quinzaine d’autres bibliothèques lyonnaises.On serait alors bien loin des fanfaronnades du président. De quoi surtout apporter de l'eau au moulin aux signataires du texte d'ouvrons mieux les bibliothèques (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

                                 Gérard Collomb, le maire de Lyon et le Président

Lyon : les bibliothécaires craignent de nouvelles suppressions de poste

                     -   Putain Gerard, t'es en train de ruiner mes annonces de fanfarons

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:11

 

La différence est tellement scandaleuse que leur grève est même soutenue par leur directrice

 

Ça gronde du côté des agents du musée des Beaux Arts de Rennes qui dénoncent le montant de leur prime dominicale. Un montant tellement bas, quatre euros seulement par dimanche, qu’ils se sont mis en grève ces deux derniers week-ends obligeant l’établissement à fermer complètement. Une première historique si l’on en croit les observateurs. « La mobilisation est d’autant plus exceptionnelle que le personnel n'a pas la culture de la grève» a d’ailleurs confirmé Dan Jensen, le porte parole du syndicat Sud au journal Le Figaro.

 

Il faut dire qu’au-delà du montant ridiculement bas de leur prime, les personnels de ce musée géré par la municipalité d’Ille et Vilaine trouvent la situation d’autant plus injuste que d’autres agents territoriaux rennais, qui comme eux travaillent le dimanche, perçoivent de leur côté… une prime de 100 euros ! Une différence de un à vingt qui s’expliquerait par le fait que ces derniers ne seraient pas employés par la ville de Rennes mais par… la communauté d'agglomération Rennes Métropole ! Une subtilité administrative que même Franz Kafka n’aurait pas imaginé. Il est vrai qu’il n’était pas Breton.

 

Surtout que les deux entités administratives sont étroitement mêlés et que les différentes structures qui en dépendent sont situées parfois à un jet de gallette-saucisse. « Ce n'est pas normal que 500 mètres plus loin, aux Champs Libres, qui regroupent notamment la bibliothèque de Rennes Métropole et le musée de Bretagne, le personnel qui travaille dix dimanches par an bénéficie de cette prime et pas les autres » pointe amer Dan Jensen. D’autant que le travail du dimanche, devenu l’alpha et l’oméga du gouvernement Hollande depuis la promulgation express de la loi Macron se retrouve sous les feux de la rampe. « À l'heure où le travail du dimanche pour tous et de plus en plus d'actualité, et où l'on entend ici ou là que ce travail doit être justement rémunéré, nous aimerions que pour ce qui existe déjà et notamment dans le secteur public les intentions se traduisent par des actes ! » déclarent d'ailleurs les grévistes à France 3 Bretagne.

 

L’argumentaire est tellement imparable que les agents sont soutenus par la directrice du Musée des Beaux Arts elle-même. « Je ne suis pas pour la grève mais je pense que c'est légitime que les agents du musée des Beaux-arts obtiennent cette prime, alors que d'autres agents du même niveau engagés par Rennes Métropole en bénéficient. Il est normal qu'on valorise leur travail » a ainsi déclaré Anne Dary au Figaro.Un soutien inédit qui n'a fait que renforcer la légitimité de ce mouvement social très suivi.

 

De quoi forcer Nathalie Apérré, la maire (socialiste) de la ville de Rennes, à promettre une négociation début octobre pour sortir de ce conflit. On ignore quelles propositions seront mises sur la table par un exécutif dont le slogan de campagne était « Rennes créative et solidaire ». Selon Ouest France, les élus de la Capitale d’Ille et Vilaine, ont précisé qu’ils trancheraient sur le sort des compensations attribuées aux agents ayant des horaires atypiques lors d'un comité technique paritaire qui doit se tenir courant novembre. Le travail du dimanche s'invite donc là ou ne l'attendait pas et à Rennes les élus marchent désormais sur des Breizh....

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                          Prime dominicale : la maire de Rennes sera-t-elle enfin créative et solidaire ?

Les personnels du musée des beaux arts de la Ville de Rennes veulent la même prime dominicale que leurs collègues de Rennes Métropole

                                    -Ouch, le musée des beaux arts me fait marcher sur des Breizh !

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 11:18

 

Après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont  finalement parvenus à un accord notamment sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Depuis le mardi 22 septembre, le Musée d’Orsay, à Paris, est fermé en raison d’une grève lancée par la CGT-Culture.. En cause, l’ouverture sept jours sur sept de l’établissement qui devait débuter le 2 novembre. Un projet du ministère de la Culture qui doit également concerner le musée du Louvre et le Château de Versailles et qui touchera sans doute à terme, une fois ces extentions entrées dans les moeurs, les musées gérés par la Ville de Paris comme le Petit Palais, Carnavalet ou encore le musée d'Art Moderne.

 

Les personnels du musée d’Orsay sont mobilisés « pour obtenir l’arrêt immédiat et l'annulation du projet imminent » d'ouverture du musée le lundi, actuellement jour de fermeture », indique la CGT-Culture dans un communiqué. Cette initiative d’ouvrir le lundi est bien sûr parée de bons sentiments par le Gouvernement puisqu’elle ne concernerait en principe que les scolaires. Un véritable cheval de Troie pour les syndicats qui craignent que cela soit ensuite généralisé à tous les publics.

 

De plus, pour la CGT-Culture, l’ouverture sept jours sur sept « suscitera chaque lundi des conflits aux entrées publiques, ouvertes pour certains visiteurs, fermées pour les autres » et va modifier « l’organisation du travail des services, ajouter de nombreuses contraintes pour des équipes déjà en sous-effectif chronique et dégrader fortement les conditions de travail des personnels déjà confrontés à une fréquentation saturée » précise le syndicat.

 

Autre conséquence de l’ouverture du lundi : la maintenance du musée et la conservation des œuvres. Cité par Libération, le délégué CGT-Culture Orsay-Orangerie Frédéric Sorbier affirme  ainsi que  « le lundi c’est une journée qui n’est pas de trop pour prendre soin de la collection d’œuvres d’art et du monument historique ».  Un argument qui semble avoir porté auprès du ministère de la Culture car après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont finalement parvenus à un accord notamment sur la mise en œuvre retardée (cet hiver plutôt que l’automne), et sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                          Social : L'orage menace au musée d'Orsay

Au  musée d’Orsay, les personnels protestent contre une ouverture sept jours sur sept
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 12:04

 

Contre toute attente, la direction de la BnF s’est dite prête à considérer de manière favorable cette proposition

 

Vingt ans après son inauguration, la bibliothèque François Mitterrand située dans le quartier de Tolbiac dans le XIIIeme arrondissement de Paris doit désormais, après des années de forte croissance, faire face à une baisse significative de sa fréquentation. Peut être une question d'argent. En effet, pour pénétrer dans la très grande bibliothèque, ce bâtiment voulu par François Mitterrand lors de son premier mandat, il faut payer un droit d'entrée : 3,50 euros pour la journée ou bien 30 euros pour un abonnement annuel. Un tarif qui rebute désormais de nombreux lecteurs potentiels

 

Une situation qui ne manque pas d’inquiéter la CGT de la BnF, laquelle propose une solution pour enrayer le déclin de l'établissement : la gratuité d'accès. Et le syndicat n'est pas en manque d'argument. A commercer par le manifeste de l’UNESCO qui affirme que « les bibliothèques sont un instrument essentiel du développement du progrès et de la paix et pose leur gratuité comme principe ». D'autres institutions et non des moindres défendent elles aussi la gratuité puisque qu'en 2009 un rapport de l’Inspection générale des finances considérait que « la gratuité de la bibliothèque du Haut-de-jardin est une condition indispensable à son renouveau », comme le rappelle le syndicat sur son site.

 

Et la CGT de la BnF d'enfoncer le clou sur la gratuité en prenant l' exemple faite par la perfide Albion : « En faisant ce choix la British Library, avec une amplitude horaire moindre que celle de la BnF et trois fois moins de places, a vu sa fréquentation augmenter de façon significative et dépasser celle de notre établissement ! » Game, set et match...

 

Contre toute attente, la direction de l'établissement public s’est dite prête à considérer de manière favorable cette proposition faite lors d'un Comité technique l'an dernier et aurait pour cela lancé une étude de faisabilité. De quoi mettre du baume au cœur à feu François Mitterrand lequel voulait faire de son grand chantier présidentiel une « vaste bibliothèque populaire et instrument du droit des peuples et des individus au savoir ». Des propos repris, rien moins, que par.... l'actuelle ministre de la culture, Fleur Pellerin à l'occasion du vingtième anniversaire du site de Tolbiac. . Des propos désormais repris au bond par tous les syndicats de la BnF (CFDT, CGT, FSU et Sud Culture) ainsi que plusieurs associations de lecteurs lesquels ont envoyé une lettre ouverte à la ministre sur ce sujet (lire ici). La réponse de Fleur Pellerin (et de la BnF) devrait donc arriver sous peu.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                   Des potentiels lecteurs repartent de la BnF en raison des tarifs

La CGT propose la gratuité de l'accès  à la Bibliothèque Nationale de France (BnF)

                                            - Bon allez, on se casse à Melville

                                        

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 13:40

 

20 Minutes : le 16 septembre 2015

 

Le personnel de la bibliothèque Chaptal (IXe) a ressorti les affichettes appelant ses abonnés à plus de civisme après une série de vols de CD et de DVD…

 

« Vol de DVD, le retour ». Il ne s’agit pas du prochain film d’horreur à sortir dans les salles obscures mais du énième coup de gueule des bibliothécaires parisiens, lassés de retrouver des boitiers vides dans leurs rayons. « Le phénomène dure depuis au moins deux ans, évalue Bertrand Piéri, de la CGT Cuture à la ville de Paris. La première fois qu’on en avait beaucoup parlé, c’était à la bibliothèque Robert-Sabatier à Clignancourt ».

 

Depuis, ce sont une dizaine de bibliothèques sur la soixantaine que compte la capitale qui ont été victimes de ces vols récurrents. Leur point commun ? « Toutes proposent en prêt des films ou des CD musicaux », précise Bertrand Piéri. Le phénomène est lancinant et pousse régulièrement les bibliothécaires à sortir les affichettes appelant les Parisiens au civisme, comme à la bibliothèque Chaptal, dans le XIe arrondissement, ces derniers jours. « Des vols de DVD ont été constatés depuis quelques semaines (…) comme cela avait été le cas il y a quelques années », écrivent les employés sur des affichettes qui accueillent les visiteurs à l’entrée. Avant l’été, c’était la médiathèque Françoise-Sagan, dans le 10e arrondissement, qui faisait les frais de ces vols en série, un mois à peine après son ouverture.

 

Tout autant que le manque de civisme des voleurs, la CGT culture déplore l’inefficacité du système de sécurité instauré par la mairie de Paris dans les bibliothèques. « Il est basé sur des puces RFID collées aux CD et censées sonner lorsqu’elles passent les portiques de sécurité, précise Bertrand Piéri. La ville de Paris en est très fière, mais les voleurs contournent ces protections facilement ». Les bibliothécaires prônent du coup un retour aux anciennes techniques : le prêt indirect. « Il ne repose sur rien de technologique, mais il n’en est pas moins efficace, estime Bertrand Piéri. Il suffit de mettre en rayon uniquement des boitiers vides et obliger les abonnés à aller chercher le document désiré auprès du bibliothécaire ».

 

Une solution qu’écarte la mairie de Paris. « Le prêt indirect a deux limites, estime un collaborateur de Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo en charge de la culture. Elle nécessite d’avoir plus d’espaces de stockage, mais aussi d’avoir plus de personnel, ce que ne peut se permettre aujourd’hui Paris et son budget limité ». La mairie envisage en revanche une meilleure surveillance de ces rayons DVD et CD. « En les plaçant par exemple à proximité des bureaux des bibliothécaires ou en dégageant tous les recoins où les voleurs se sentiraient plus à l’aise pour commettre leurs méfaits », poursuit-on au cabinet de Bruno Julliard. Sans minimiser le phénomène, la mairie de Paris estime toutefois qu’il n’y a pas une explosion des vols dans les bibliothèques parisiennes. « Entre 250 et 350  documents volés chaque année, précise le collaborateur de Bruno Julliard. Le fonds de DVD des bibliothèques municipales de Paris s'élève à 190.000 documents ».

 

A la CGT culture, on souligne toutefois que ces actes de malveillance coûtent cher aux bibliothèques. « Nous achetons les DVD et CD à des prix bien plus chers que sur le marché en raison du droit des prêts », souligne Bertrand Piéri. Il faut compter 33 euros pour un DVD, précise-t-on ainsi au cabinet de Bruno Julliard qui estime le coût de ces vols pour la ville à environ 10.000 euros chaque année. 

 

Lire l’article de 20 Minutes

 

 

        Paris ne peut plus se permettre d'avoir plus de bibliothécaires avec son budget limité

Paris: Une nouvelle bibliothèque victime de vols en série

                                                       - Mince, je me suis démasqué

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 14:53

 

Elle devait pourtant rouvrir après plusieurs semaines de travaux de rénovation. Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !
 

On peut dire que le ciel est vraiment tombé sur la tête de la bibliothèque Parmentier, située à un jet de parapluie de la mairie du XIème arrondissement. Alors qu’elle devait de nouveau recevoir du public ce mardi après plusieurs semaines de travaux, voilà que les caprices de la météo retardent cette réouverture.

 

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale ont en effet touché la verrière de la bibliothèque. Et pas qu'un peu si l'on en croit la direction de l’établissement, laquelle a déclaré dans un communiqué qu’« à la suite d’une importante fuite d’eau au niveau de la verrière, la bibliothèque Parmentier ne pourra pas rouvrir ses portes. L’eau a envahi partiellement les deux niveaux ainsi que les locaux du personnel qui venaient d’être rénovés ! » Y a pas à dire, c’est vrai que c’est du gâchis pour Parmentier.

 

Par ailleurs, les bibliothécaires ont filmé le déluge. Des images édifiantes que l'on peut voir sur leur page Facebook. La bibliothèque attend donc l’intervention des plombiers (ou des pompiers) pour envisager une éventuelle réouverture. Une chose est sûre cependant : les lecteurs de Parmentier ne pourront pas se rabattre sur la bibliothèque Saint Eloi. En effet l’établissement situé dans le XIIème, l’arrondissement voisin, est fermé depuis quatre mois… pour cause de dégâts des eaux ! Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !

 

 

    La bibliothèque Parmentier est vraiment bien innondée

Paris : Une importante inondation empêche la réouverture de la bibliothèque Parmentier (XIe)

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 - Purée...quel gâchis, faut tout refaire !

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 08:09

 

Après la médiathèque Françoise Sagan, c’est au tour de la bibliothèque Chaptal de voir ses collections de DVD disparaître. Un épisode qui remet une nouvelle fois en cause la technologie RFID

 

« Nous constatons à nouveau depuis quelques semaines des vols de DVD à la bibliothèque Chaptal. En effet, plusieurs boitiers de DVD ont été retrouvés vide en rayon, comme cela avait été le cas il y a quelques années  ». C’est par cette affichette qu'ont été cueillis les usagers de cette bibliothèque située dans le quartier de la Nouvelle Athènes dans le IXeme arrondissement de Paris. Des actes de malveillance qui coûtent cher à l’établissement. D’autant plus que les achats des DVD par les bibliothèques municipales ne correspondent pas au prix public des titres acquis, mais sont bien plus onéreux en raison du droit de prêt.

 

Avant l’été une autre bibliothèque parisienne avait, elle aussi, été victime d'une succession de vols dans ses rayons. « Nous déplorons de nombreux vols de DVD depuis l'ouverture de l’établissement » alertait alors la médiathèque Françoise Sagan située elle dans le quartier de la gare de l'Est (Xe). Il est vrai que le phénomène avait de quoi surprendre plus d’un observateur car l’établissement avait été inauguré à peine un mois auparavant. Evidemment les documents subtilisés n'ont pas été remplacés faute de budget. « Nous ne serons pas en mesure de les racheter » précise d'ailleurs la direction de la bibliothèque. Laquelle concluait dans une supplique aux usagers « soyez vigilants, aidez-nous à protéger vos collections » (lire ici).

 

Toutefois ces séries de vols n'ont pas vraiment surpris les spécialistes car les objets volés étaient équipés de puces RFID. Et si les DVD n’ont pas sonné aux portiques antivol c'est que les malfaiteurs connaissaient bien les failles de sécurité de cette technologie. Des failles pourtant connues de la Ville de Paris car dans un passé récent de nombreuses bibliothèques dont entre autres Robert Sabatier (XVIIIe), François Villon (Xe) ou Levi-Strauss (XIXe) avaient subi la même mésaventure que Françoise Sagan et Chaptal (lire ici).

 

« Effectivement, il existe un certain nombre de techniques qui permettent de contourner les protections RFID, qui sont apposées sur les boîtiers, mais aussi sur les CD et DVD que ces derniers contiennent » confirmait ainsi au site ActuaLitté,  Alexandre Walker, le directeur général de Bibliotheca, le prestataire technique choisi pour certains établissements par la Ville de Paris. « Une des solutions serait d’adjoindre à la sécurité RFID des boîtiers sécurisés, qui pourraient être déverrouillés sur l’automate de prêt, une fois l’enregistrement effectué », expliquait alors Alexandre Walker « mais cela génère bien entendu des coûts supplémentaires pour l’établissement, il faudra donc calculer le ratio entre le préjudice subi et le coût de cette sécurité » (lire ici).

 

Il existe toutefois une solution qui ne coûte rien et, de plus, techniquement très facile à mettre en place : le prêt indirect. L’usager choisit les documents disponibles en rayon, des documents qui ne sont autres que des boitiers vides, et va ensuite demander le DVD (ou le CD) directement auprès du bibliothécaire. La solution semble avoir déjà les faveurs de la bibliothèque Chaptal qui envisage « de bloquer l’accès direct à (ses) collections » comme on peut le lire sur l'affichette.

 

Paris : encore une bibliothèque victime de vols en série !

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:12

 

Le Républicain Lorrain : le 9 septembre 2015

 

Les agents ont répondu non à 82% à l'occasion d'un référendum organisé sur l'ouverture du dimanche. « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT

 

Plus de 82 % des agents des Bibliothèques-médiathèques de Metz (91 sur 113), venus voter hier sur l’un des trois sites (Verlaine au Pontiffroy, Le Sablon et Jean-Macé à Borny), ont répondu non à l’ouverture dominicale de la médiathèque Verlaine à l'occasion d'un référendum organisé pour l'occasion (lire ici). Parmi eux, 65 % ont toutefois coché en deuxième choix l’option « ouverture sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les catégories C et B, récupération et prime pour la catégorie A ». « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT tout en faisant remarquer que « les agents font la démonstration qu’ils ont une démarche de service public ».

 

« Pour moi, ce vote n’est pas une surprise », poursuit son homologue de la CFDT, Bruno Meyer. « L’option choisie par les agents nous conforte puisque c’était notre choix. On voit bien qu’il ne faut pas banaliser le dimanche et, surtout, qu’il faut le sortir des 36 heures ». « Nous avons déjà des difficultés de plannings », rappelle Jocelyne Barthel de la FA-FPT, évoquant « dix-neuf agents non remplacés ». Sans grande surprise non plus, la question ajoutée en bas du bulletin de vote demandant aux agents s’ils sont « favorables à l’organisation d’animations le dimanche sans moyens supplémentaires », a, elle aussi, vu le non l’emporter très largement. « On envisage des animations avec zéro euro de budget, mais si on fait intervenir une personne extérieure, il faudra la payer plus que si elle travaillait un jour normal », estime Jocelyne Barthel.

 

Prenant acte de ce scrutin, Christophe Lafoux confiait, hier, « réserver ses commentaires pour la réunion du 15 septembre prévue avec les syndicats avant la tenue du scrutin ». Le directeur général des services de la Ville rappelait cependant l’existence d’une « décision de principe prise par le maire de Metz » et d’une « volonté de sa part de renforcer le service public. » « Il va falloir concilier tout cela, renforcer le service public, adapter les modes de fonctionnement et tenir compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Si l’option choisie par la majorité des agents entrait en vigueur – les autres propositions consistaient à choisir le volontariat sans recourir à des vacataires ou à intégrer le dimanche dans les 36 heures de travail hebdomadaire –, il faudrait douze personnes présentes le dimanche à la médiathèque Verlaine, dont six agents et six vacataires pour un coût d’environ 50 000 €. « Nous n’avons pas encore définitivement arrêté les modalités », prévient Christophe Lafoux qui envisage une ouverture « fin octobre-début novembre, une fois le comité technique passé et renforcer le service public en tenant compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Lire l'article du Républicain Lorrain

 

 

                                   Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Metz : Pour les bibliothécaires, le dimanche travaillé, c’est non

                         - 82% de non à ton sous amendement je reconnais que c'est rude !

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 10:23

 

De leur côté, les organisations syndicales ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ».

 

C'était une idée lancée par Aurélie Filippeti. L'ancienne ministre redevenue députée avait proposé un sous-amendement pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement.

 

Une initiative reprise au bond par Dominique Gros, le maire de Metz. Une ville qui compte parmi ses élus…. rien moins qu’Aurélie Filippetti. Dans la ligne de mire de Dominique Gros l’ouverture le dimanche de la bibliothèque Verlaine, dans le quartier du Pontiffroy. Problème : l'édile ne sait pas trop comment s'y prendre, hésitant entre volontariat ou intégration dans le cycle de travail. Quand à la rémunération, là aussi, ça flotte dans la Moselle car la mairie de Metz propose soit des heures supplémentaires, soit une prime (non encore définie) voire une simple récupération pour les cadres. Enfin, pour faire tourner la boutique, la municipalité oscille entre embauche de vacataires et pas de vacataires du tout. Bref, tout ça sent un peu l'amateurisme.

 

Ces curieuses propositions révélées par Le Républicain Lorrain seront soumises par les syndicats au vote des personnels concernés par ce projet, à savoir les agents de toutes les bibliothèques du secteur, les agents d’entretien ainsi que les informaticiens. Ils devront choisir l'une de ces quatre propositions : La première consistant à ouvrir « sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les agents et récupération pour les cadres » alors que la seconde option évacue elle l'embauche de vacataire. La troisième propose l’intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires avec embauche de vacataires et primes. Enfin la dernière repose, elle aussi, sur l'intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires  mais, là encore sans embauche de vacataires (lire ici).

 

Comme on le voit, la Ville de Metz ne sait pas trop sur quel pied danser, ses propositions se faisant sans embauche supplémentaire et à moyen constant. Par exemple, le volontariat est un principe absurde pour faire fonctionner un équipement public. Et qui suppose que les jours où l'on manque de volontaires, le service cesse d’exister ? Quand à intégrer l’ouverture du dimanche dans le cycle de travail hebdomadaire, cela impliquerait de fermer un autre jour ou réduire l'activité en semaine. A moins de casser le code du travail en supprimant les deux jours de repos hebdmadaire. On se demande bien ce qu'en penserait la frondeuse Aurélie Filippetti.

 

En fait, il existe une cinquième proposition qui sera soumise aux bibliothécaires messins qui pourrait mettre tout le monde d'accord : c'est le « non à l’ouverture du dimanche ». Une position soutenue par les organisations syndicales CGT, CFDT et FADPT, lesquelles ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ». Résultat du vote dans la semaine (le résultat est ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                  Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Pour ouvrir ses bibliothèques le dimanche, la Ville de Metz fait preuve d’amateurisme

                            - Dominique, mon sous-amendement est en train de tourner au fiasco

                   - Pleure pas Aurélie, c'est pas la première fois qu'on fait preuve d'amateurisme

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 10:27

 

Une fois le ministère vidé de son administration centrale, il ne restera plus alors qu’à brader l’immeuble de la rue de Valois.

 

C’est une information qui a mis le feu aux poudres autour de la rue de Valois et du quartier du Palais Royal. Les personnels du ministère de la culture, près de mille sept cent agents, vont-ils devoir quitter la capitale ?

 

L’information n’a, en tout cas, rien d’une rumeur puisque la source vient, rien moins, … que du site officiel du ministère des finances !  « L'État recherche une solution immobilière pour le relogement des services de l'administration centrale du Ministère de la culture » peut-on en effet lire sur le portail de Bercy. « La recherche porte sur une surface maximale de 27 000 m² à la location (avec option d’achat) dans un immeuble bien desservi par les transports en commun, situé à environ 30 minutes du site de la rue de Valois, Paris 1er » précisent même les services d’Emmanuel Macron (lire ici).

 

Ce déménagement ne concernerait toutefois pas tout le monde car la ministre, Fleur Pellerin et sa garde rapprochée resteraient sous les lambris dorés de la rue de Valois. Une situation qui ne manque pas d’étonner le syndicat CGT du ministère de la culture. « Les chefs, ceux qui sont si souvent en réunion au cabinet, seront payés pour faire du métro et du RER. À moins que les chefs passent leur temps en visioconférence (on est aussi le ministère de la communication !) … tandis que la ministre et son cabinet resteront dans leur tour d’ivoire rue de Valois » raille la CGT Culture sur son site.

 

 

Fleur Pellerin, Michel Sapin et Macron présentent le mandat de vente du ministère de la culture

Emmanuel Macron veut bouter les personnels du ministère de la culture hors de Paris

    - Comme on est sympa, on a aussi pensé à mettre une clause pour le Pass Navigo !

 

 

A moins que les chefs en question, au lieu de prendre les transports en commun, utilisent plutôt les voitures avec chauffeurs qui seront mises à leur disposition pour venir s’engouffrer dans les embouteillages du quartier de l’Opéra et de la rue de Rivoli. Pas très écolo tout ça. A croire que Fleur Pellerin et Emmanuel Macron ont décidé de saboter la future conférence climat (COP21) présidée par François Hollande.

 

De leur côté, les syndicats CGT, SUD et UNSA voient dans cette manœuvre une façon d’affaiblir un peu plus le secteur de la culture. « Quelle meilleure façon de fragiliser encore plus le ministère de la Culture que d’éloigner la Ministre de son administration et de détériorer encore plus les conditions de travail des personnels » demandent les syndicats qui ont décidé de mobiliser les personnels. Une première pétition papier a recueilli plus d'un millier de signatures (soit 60% des agents), un chiffre considérable compte tenu de la période estivale. Une pétition qui va être remise au Premier Ministre, Manuel Valls pour lui demander de stopper ce projet de déménagement. Pour ceux qui étaient encore en vacances l’intersyndicale l’a également mise en ligne (lire ici).

 

En réalité, les observateurs se demandent quel peut être l’intérêt de l’État à vouloir vider les locaux occupés par les personnels du ministère de la culture, actuellement détenus en pleine propriété, sachant que généralement celui-ci est un bien piètre vendeur. Les exemples ne manquent d’ailleurs pas comme le rappelle L’express : « en 2003, l’État vend l'un de ses fleurons, l'Imprimerie nationale, au fonds américain Carlyle, pour 85 millions d'euros. Moins de quatre ans plus tard, le ministère des Affaires étrangères, à l'étroit dans ses locaux, recherche un lieu et décide de racheter la vénérable institution au même fonds, mais pas au même prix : le chèque s'élève, cette fois, à 376 millions d'euros. Soit, pour l'État, une perte sèche de 291 millions ! » conclu l’hebdomadaire. Une gestion en effet pas très fluctuat.

 

Le déménagement du ministère de la culture effectué à grand frais présente un risque similaire pour les finances publiques avec la mise à l’encan de ce foncier situé au cœur de Paris à proximité du Louvre et de la Comédie Française. Ce serait alors le jack pot garanti pour les éventuels acheteurs qui n’attendent qu’un geste de l’État pour s’emparer de ses bijoux de famille comme le rappelle mergitur une commission d’enquête du Sénat (lire ici). Et une fois les services du ministère de la culture vidés de son administration centrale, il ne restera plus alors qu’à brader l’immeuble de la rue de Valois.

 

Publié egalement sur Miroir Social

 

 

 Fleur Pellerin va-elle bientôt, elle aussi, être réléguée en grande banlieue ?

Emmanuel Macron veut bouter les personnels du ministère de la culture hors de Paris

  - Je crois mon cher Manuel, qu'elle se doute encore de rien

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