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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 07:43

 

Le larcin, révélé par Le Canard enchaîné, a été découvert après qu'une personne extérieure à la bibliothèque a demandé à consulter des estampes

 

Quarante-trois gravures reproduisant des dessins du peintre flamand Brueghel l'Ancien conservées à la Bibliothèque nationale de France (BNF) à Paris et datant des XVIe et XVIIe siècles ont été volées, a indiqué mercredi l'institution. Vingt-et-une cartes, dont l'époque n'a pas été précisée, ont également été dérobées.

 

Le larcin, révélé par Le Canard enchaîné, a été découvert après qu'une personne extérieure à la bibliothèque a demandé à consulter des estampes reproduisant des dessins du peintre flamand Brueghel l'Ancien, conservées dans la réserve de la bibliothèque, rue Richelieu (IIe arrondissement). Le personnel de l'institution constate alors que le fascicule comportant les œuvres a été découpé au cutter. Selon la directrice générale de la BnF, Sylviane Tarsot-Gillery, ces pièces valent entre 3000 et 4000 euros pièce.

 

L'institution a déposé plainte en mars et les enquêteurs ont pu identifier l'agent fautif grâce à un marchand néerlandais qui lui avait acheté les gravures, avant de les revendre à un acheteur belge. Cet agent, qui travaillait dans les magasins et a reconnu les faits, a été arrêté le 3 juillet avant d'être mis en examen et son domicile a été placé sous scellés, une interpellation confirmée par la police.

 

Une autre disparition, donnant lieu à une plainte, a également été constatée rue Richelieu depuis. Elle concerne 21 cartes d'atlas dont l'époque n'a pas été précisée. « On n'a pas d'éléments pour le moment permettant de penser que c'est lié, mais l'enquête est en cours », a indiqué la directrice générale. 

 

Pour le syndicat CGT de la BNF, qui a rapidement réagi, ces vols ont un coupable commun : le ministère de la Culture. « Il faut dire que Richelieu, malgré l’énorme chantier de rénovation commencé il y a plusieurs années, reste une bibliothèque du XXe siècle, si ce n’est du XIXe siècle, avec ses fichiers et catalogues papiers, ses collections non référencées dans les catalogues informatiques, ses demandes de communication sur bulletins papiers, ses fonds non signalés qui s’accumulent faute de personnels », rappelle tout d'abord le syndicat.

 

D'après la CGT, les coupes budgétaires à répétition et la disparition d'effectifs ont rendu extrêmement difficile la mission de conservation de l'établissement. « Il est certain qu’avec la diminution historique de la subvention du Ministère de la Culture (moins 10 millions d’euros en 5 ans), la BnF et ses personnels ne parviendront pas à faire ce bond qualitatif, à savoir inscrire Richelieu et ses fabuleuses collections dans notre XXI siècle. Il en va, désormais, de la responsabilité du Ministère de la Culture », termine le syndicat, qui rappelle que 260 emplois ont été supprimés depuis 2009 (lire ici).

 

Vol à la BnF : un employé interpellé et mis en examen
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:54

 

Contre la numérisation à marche forcée — à laquelle les pouvoirs publics se plient d'ailleurs sans rechigner —, Virgile Stark, auteur-bibliothécaire, publie un essai vivifiant.

 

C’est un petit livre qui devrait intéresser tous ceux « qui ne se résignent pas à l'engloutissement de la pensée par la technique » nous annonce l’hebdomadaire Marianne à propos du livre de Virgile Stark intitulé, prophétiquement, Crépuscule des bibliothèques. Cet auteur, bibliothécaire de son état, il a passé plus de dix ans à la Bibliothèque nationale de France, au cœur des grandes mutations du livre et du projet numérique nous décrit « l'autodafé symbolique » des lieux de culture et de réflexion voués à la lecture et à la concentration qui se déploie, selon lui, sans résistance.

 

Pour Virgil Stark, « le destin des bibliothèques et les progrès de la liberté ont longtemps été étroitement liés ». Une assertion que partage le critique littéraire de l’hebdomadaire, Alexis Lacroix, pour qui « l'humanisme, l'encyclopédisme et la diffusion de la connaissance et des Lumières auraient été impossibles sans l'existence de ces lieux séparés ». Selon Alexis Lacroix, l'auteur  publie un essai vivifiant sur ce processus qui emporte nos sociétés : la numérisation à marche forcée. Avec pour funeste conséquence  « cette injonction de remplacer partout les vieux grimoires par les liseuses et les e-books — un commandement auquel se soumettent sans discussion les pouvoirs publics ».

 

Tellement sans discussions d’ailleurs que certains s’étonnent que les mêmes pouvoirs publics en pleine austérité budgétaire acceptent le coût prohibitif du prêt des livres numériques dans les bibliothèques de lecture publique. Des e-book qu’il faut en plus racheter tout les trente emprunts (lire ici).  « Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des livres numériques qu’en en fin de compte nous ne possédons même pas » déclare dépitée une directrice de bibliothèque qui a expérimenté ce système. Avec une telle politique, c’est bien des bibliothèques qu’on est en train d’abattre.

 

 

Ces bibliothèques qu'on veut abattre
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 10:42

 

Le Parisien : le 8 juillet 2015

 

Le vote unanime et intersyndical du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de la Direction des affaires culturelles de Paris ranime le débat

 

Les bibliothèques municipales parisiennes vont-elles devoir revenir au bon vieux « filaire » et aux câbles de connexion, pour permettre aux usagers de surfer sur la toile Internet, sur les tablettes ou même leur téléphone portable ?

 

Loin s’en faut, mais à l’heure du wi-fi généralisé et de la cité hyper-connectée, le vote unanime et intersyndical du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la Direction des affaires culturelles de Paris, vendredi dernier, ranime le débat sur les effets potentiellement néfastes des ondes électromagnétiques : le CHSCT demande l’application de la « loi Abeille » qui préconise « la sobriété et la transparence » en matière d’exposition aux ondes dans toutes les bibliothèques jeunesse de la Ville (lire ici).

 

Les élus du personnel réclament que ces espaces dédiés aux enfants, mais où le personnel de bibliothèque est aussi exposé, deviennent en quelque sorte des « zones blanches » préservées des ondes. « Nous ne réclamons par l’interdiction et la fin du wi-fi mais la sobriété, telle que la prône cette loi en matière d’ondes magnétiques », défend Agnès Dutrévis, secrétaire du CHSCT des affaires culturelles.

 

« Cela devrait passer par l’équipement filaire partout où cela est possible, par l’installation préalable de logiciels pédagogiques dans les tablettes des enfants, pour mieux les protéger, mettre les agents à l’abri et permettre aux personnes électro-hypersensibles de fréquenter ou de travailler dans ces bibliothèques », insiste la représentante du personnel. « Nous baignons déjà dans un grand bain d’ondes, inutile d’en surajouter… ».

 

La Mairie de Paris a deux mois pour répondre à cette demande du CHSCT, mais sa position ne fait pas mystère : « La Direction des affaires culturelles respecte déjà la loi, puisqu’il a été décidé, depuis plusieurs années, de ne pas déployer les bornes wi-fi dans les espaces jeunesse des bibliothèques », souligne un collaborateur de l’adjoint à la culture, Bruno Julliard. « Toutefois on peu difficilement éviter l’intrusion d’ondes wi-fi par d’autres sources, ou dans ces petits espaces ! Nous sommes conscients des inquiétudes. L’idée n’est pas du tout d’amplifier le phénomène des ondes, mais le principe est d’appliquer la loi. Celle-ci ne demande pas de faire de nos bibliothèques des zones blanches ! »

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

   Ondes électromagnétiques : la position de la ville ne fait pas mystère

Paris : Ils veulent la fin du « tout wi-fi » dans les bibliothèques jeunesse
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 16:14

 

ActuaLitté : Le 6  juillet 2015

 

Des « zones blanches », préservées des ondes, pourront également être mises en place au sein de l'administration parisienne selon l’avis voté à l’unanimité

 

Le Comité d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Direction des Affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris s’est déclaré à l’unanimité en faveur de la déclinaison de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques de la capitale. La loi Abeille, qui tire son nom de la députée du Val de Marne Laurence Abeille, a été adoptée en février dernier, et vise à modérer l’exposition du public aux ondes électromagnétiques, dont le Wi-Fi.

 

La technologie sans fil a rapidement intégré les espaces privés comme publics, mais des interrogations — et des polémiques — persistent quant aux effets des ondes radio qui permettent de relier plusieurs appareils entre eux, ou d'accéder à Internet. Les personnes qui présentent une électro-hypersensibilité, notamment, sont particulièrement exposées, et des effets secondaires peuvent également se faire sentir chez les autres usagers, comme des maux de tête ou des troubles de la concentration.

 

Adolescents et enfants sont plus sensibles aux ondes électromagnétiques, et la loi Abeille vise donc à prévenir tout problème sanitaire : l'interdiction du Wi-Fi dans les crèches et sa limitation dans les écoles faisait partie des mesures de la loi Abeille. 

 

Les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes ont adopté cette mesure de précaution, et le filaire sera donc préféré aux connexions sans fil dans les espaces accueillant des bambins, dans un souci de « baisse générale de l’exposition aux ondes ». L'avis adopté lors du CHSCT précise que « tant pour le personnel que pour les usagers doivent exister des lieux publics et des lieux de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale ». Des « zones blanches », préservées des ondes, pourront également être mises en place au sein de l'administration parisienne (lire ici).

 

La question d'une protection des usagers avait été évoquée en février dernier par la Bibliothèque nationale de France, qui évoquait la mise en place du Wi-Fi dans certains espaces de travail, pour relancer une fréquentation moribonde. Les organisations syndicales de l'établissement ont toutes voté contre l'installation du WiFi, et l'établissement devrait prochainement présenter des solutions intermédiaires, pour offrir ce service aux usagers tout en préservant la santé des agents, exposés toute la journée aux ondes.

 

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

Le Wi-Fi banni des espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes par le CHSCT
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 16:42

 

Le deuxième syndicat de la ville de Paris refuse de rencontrer Anne Hidalgo « compte tenu du climat social qui sévit à la Mairie de Paris »

 

La dégradation du climat social s’accélère à la Mairie de Paris. Alors que la grève qui a touché les équipements sportifs durant 18 mois, vient à peine de s’achever, c’est désormais une série de boycotts qui touche l’administration parisienne. En effet, depuis quelques semaines, plusieurs CHSCT de direction ont été annulés faute de participants. Pire, les élus de la CAP des attachés d’administration parisienne ont quitté la salle avant la fin de la séance. Du jamais vu parmi ces représentants du personnel de catégorie A et preuve d’un véritable malaise.

 

Une défiance qui ne fait que s’accentuer car après les instances du dialogue social, c’est désormais au tour de la maire de Paris, Anne Hidalgo de se prendre un camouflet syndical puisque le syndicat UNSA, le deuxième en terme de représentativité à la ville, a décidé de boycotter l’ancienne inspectrice du travail. « Anne Hidalgo souhaite rencontrer un à un tous les syndicats représentatifs de la Ville. Invitée le 7 juillet, l’UNSA refuse de se rendre à cette rencontre compte tenu du climat social qui sévit à la Mairie de Paris » a ainsi déclaré l’organisation dans un communiqué.

 

Car l’UNSA y va franco pour justifier ce boycott : « Depuis maintenant de longs mois, la Maire de Paris a mis en place une politique de casse du service public et refuse toute légitimité aux syndicats. Elle s’est lancée dans une opération de grande ampleur visant à restructurer toutes les Directions de la Ville. Ces restructurations n’ont qu’un but : augmenter considérablement la masse de travail tout en diminuant de façon très sensible le nombre de fonctionnaires. Elles visent également à externaliser un certain nombre d’activités, c’est-à-dire à privatiser le service public ».

 

Un discours que ne renierais pas Jean Marc Germain, un des chefs de file des frondeurs contre le Gouvernement Hollande à l’Assemblée Nationale et par ailleurs..... conjoint d’Anne Hidalgo. Les discussions autour de la table familiale doivent sans doute être animées (lire ici).

 

 

                        L'UNSA oblige Anne Hidalgo à chercher du réconfort auprès de Marc Olivier

Social : Anne Hidalgo se prend un camouflet syndical de la part de l'UNSA

 - Franchement docteur, me faire ça à moi !

 

 

Mais ce qui oppose les syndicats, et pas seulement l’UNSA, et la mairie de Paris, c’est la notion même de dialogue social et la façon dont sont considérés les corps intermédiaires par l’équipe dirigée par Anne Hidalgo. Pour la Municipalité qui a une vision étroite de la démocratie, seuls les élus issus du suffrage universel disposeraient d’un pouvoir légitime. Les autres qui voudraient avoir leur mot à dire devenant très vite des parasites. Une situation dont ne souffrent pas seulement les syndicats mais aussi les associations voire les élus du conseil municipal, y compris membres de la majorité.

 

Pour l’équipe d'Anne Hidalgo, les syndicats n’ont même plus aucun rôle à jouer, au motif qu’ils n’ont recueilli au total que 38 % des suffrages des personnels inscrits aux dernières élections professionnelles. Un argument pas très fluctuat que le syndicat renvoie dare-dare directement dans les dents d' Anne Hidalgo en rappelant avec justesse « qu'elle a été élue Maire de Paris au printemps 2014 avec moins de 25.% des inscrits  ». L'arroseuse arrosée (lire ici). L'UNSA aurait même pu ajouter que la maire de Paris a été battue dans son propre arrondissement par Philippe Goujon. Du pur mergitur.

 

Selon de nombreuses sources, la rentrée sociale pourrait être très mouvementée dans la capitale car plusieurs syndicats réfléchissent à des actions communes. Il est certain que depuis plusieurs mois, on ne compte plus les mouvements sociaux qui touchent pêle-mêle les crèches, les bibliothèques, les personnels de l'aide sociale jusqu'aux ingénieurs et architectes en charge des bâtiments municipaux.

 

En décembre 2009, tous les syndicats sans exception, CGT, CFDT, CFTC, SUPAP, FO, UNSA et UCP avaient mis sur pied une intersyndicale historique pour protester contre la politique sociale de Bertrand Delanoë, le prédécesseur d'Anne Hidalgo. Quelques semaines plus tard le maire de Paris se faisait hué par un grand nombre d'agents lors de ses vœux aux personnels comme en témoigna le journal Le Parisien (lire ici et voir la vidéo là). Six ans après, le climat semble être encore plus dégradé. Quasiment un exploit de la part des socialistes parisiens.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 Frondeurs : Anne Hidalgo et Jean-Marc Germain votent quand même en famille

Social : Anne Hidalgo se prend un camouflet syndical de la part de l'UNSA

                 - Et hop, deux voix en plus pour atteindre les 25 %

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 09:14

 

On pensait qu'elle rouvrirait avant l'été, finalement ce sera pour fin septembre. Reste plus alors à la bibliothèque Saint Eloi de se rebaptiser en Saint Vincent Ferrier, …saint patron des plombiers !

 

« Suite à un important dégât des eaux, des travaux ont lieu à la bibliothèque Saint -Eloi qui sera fermée tout l’été ». Voire même au delà. Les usagers de cette bibliothèque, située entre la rue de Reuilly et le boulevard Diderot dans le XIIème arrondissement de Paris, viennent de recevoir en urgence cette alerte par le biais de la newsletter de l'établissement. Pas très fluctuat.

 

En réalité, les usagers ne sont guère surpris par cette annonce car la bibliothèque Saint Eloi est en fait fermée.... depuis déjà cinq semaines pour le même dégât des eaux ! L’événement qui date du 26 mai dernier avait non seulement rendu le bâtiment inaccessible pour un bout de temps et avait également coupé toutes les voies de communication (lire ici). On pensait que le site rouvrirait avant l'été, finalement ce sera pour la fin septembre. Au mieux. Du pur mergitur.

 

La bibliothèque Saint-Eloi est logée dans un ensemble d’immeubles, géré par la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), construit au tout début des années soixante-dix. Visiblement, le bâtiment a mal vieilli, comme beaucoup datant de cette époque, puisque un équipement public est désormais contraint de fermer plusieurs mois pour des problèmes d’étanchéité. Bref, il n'y a pas que les eaux qui sont usées. Reste plus alors à la bibliothèque Saint Eloi de se rebaptiser en Saint Vincent Ferrier, …saint patron des plombiers !

 

La bibliothèque Saint Eloi (XIIe) fermée plus de quatre mois pour cause d’inondation
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 20:39

 

Le syndicat FSU de la bibliothèque Nationale de France parle même de « travail malmené »

 

C’est une véritable douche froide qui s’est abattue sur le dernier Comité Hygiène,Sécurité et Conditions de Travail (CHS-Ct) de la bibliothèque Nationale de France (BnF), l’établissement public qui chapeaute notamment la grande bibliothèque François-Mitterrand dans le XIIIème arrondissement de Paris et le site historique de la rue de Richelieu (IIe).

 

Il faut dire que le rapport présenté en séance par le service médical de prévention est on ne peut plus accablant si l’on en croit le compte rendu fait par syndicat FSU sur son site. Les médecins font clairement état « d’une augmentation de la souffrance au travail » et dénoncent notamment la situation des agents en situation de handicap. Des personnels qui ne semblent guère considérés par la direction de la BnF puisque les médecins pointent « le délaissement, le rejet et la relégation ». Autre symptôme de ce véritable mal-être au travail : « la survenue de pathologies psychiques graves que les médecins reconnaissent désormais comme suicidaires »  rapporte  le syndicat pour qui « les mots figurant dans les rapports des médecins sont lourds de conséquence ».

 

En réponse, la direction de la BnF a déclaré « vouloir se saisir des différentes problématiques soulevées par le CHSCT telles que le vieillissement, l’évolution des activités, le handicap » et « mener une réflexion afin de dégager des solutions en y associant les organisations syndicales ». Une déclaration qui a, semble-t-il, laissé les partenaires sociaux de marbre.  « Nous demeurons cependant sceptiques face à une telle déclaration de bonnes intentions quand cette même administration joue au pompier-pyromane» rétorque ainsi la FSU de la BnF.

 

En effet, le syndicat constate que « les contrats de performance successifs commencent à porter leurs fruits empoisonnés : l’abaissement délibéré de l’effectif, sa précarisation, sa fragilisation, son épuisement et, en même temps, le refus catégorique de réduire le paramètres de communication et l’amplitude d’ouverture des salles – c’est même l’inverse avec la tentative heureusement avortée de la direction de créer des nocturnes – constituent un garrot qui étrangle et asphyxie progressivement les personnels ».

 

En tout cas, la BnF se retrouve face à ses responsabilités après le signal d’alarme tiré par les médecins et va devoir revoir son organisation du travail. Une obligation légale qui lui incombe en tant qu’employeur. Dura lex sed lex.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

           Santé au travail : La BnF face a ses responsabillités

BnF : les médecins dressent un bilan alarmant sur la santé des personnels
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 14:57

 

Rue 89 : le 30 juin 2015

 

« Au doigt mouillé, je pense pourtant que le coût de fonctionnement de la bibliothèque est équivalent au salaire de Teddy Riner », s’indigne Arnaud de Courson, conseiller municipal d’opposition (DVD) et conseiller départemental.

 

Ce mardi 30 juin, à 19 heures, l’une des trois médiathèques de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), située 57 rue Gabriel-Péri, sera définitivement fermée. Raison invoquée par la municipalité, dans les colonnes du Parisien : le coût d’aménagement et de mise aux normes, trop élevé. L’heure est aux économies.

 

Hasard malheureux : l’annonce de la fermeture coïncide avec la publication mi-juin d’un rapport de la chambre régionale des comptes qui épingle la gestion du Levallois Sporting Club, un grand club omnisports essentiellement financé par la ville. Les magistrats s’interrogent notamment sur le très généreux salaire accordé au judoka Teddy Riner pour la promotion du club : en 2013, celui-ci a touché la bagatelle de 429 293 euros brut. « Au doigt mouillé, je pense que le coût de fonctionnement de la bibliothèque est équivalent au salaire de Teddy Riner », jauge Arnaud de Courson, conseiller municipal d’opposition (DVD) et conseiller départemental.

 

L’annonce de la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri s’est faite dans la plus extrême discrétion : cinq mots sur le papier glacé de la gazette municipale, Info Levallois, au milieu d’une double page consacrée aux dates de fermeture et aux horaires d’été de plusieurs services municipaux. Sous le nom et l’adresse de la médiathèque Gabriel-Péri, une ligne en gras : « Fermeture définitive le 30 juin ».

 

Une petite explication a bien été publiée le 10 juin sur la page Facebook des médiathèques de Levallois. Mais sur la façade vitrée du bâtiment, fermé le lundi, pas une pancarte ne donne l’information. Si bien que des usagers de passage font les yeux ronds quand on leur apprend la nouvelle. « Donc elle va fermer ? ». Alain, qui utilise régulièrement le point internet, pose une seconde fois la question. Danièle lui montre avec le pouce et l’index la place consacrée à l’annonce dans le bulletin municipal. Pour en connaître les raisons, la Levalloisienne est elle-même allée à la pêche aux infos, auprès des bibliothécaires : « [La municipalité] ne s’en vante pas. Mercredi matin, les gens vont à mon avis tomber des nues ».

 

 

                                                                Balkany ferme une bibliothèque pour manque d'argent

A Levallois, Balkany ferme (en douce) une médiathèque pour pouvoir faire des économies

                                                                                                   -  Ben faut dire que j'ai des frais !

 

 

Alain, qui a toujours connu cette bibliothèque, la plus ancienne de Levallois, se désole de la disparition d’un point culturel au centre-ville. « A chaque fois que je viens, il y a toujours du monde ». Ce mardi, 1 930 internautes ont soutenu la pétition en ligne; 1 800 habitants ont signé celle en papier, qui a circulé dans les rues de Levallois. Après la fermeture, les titulaires qui y travaillaient seront transférés dans les deux autres établissements mais trois contractuels ne seront pas renouvelés.

 

Deux samedis de suite, le 20 et le 27 juin, des employés des médiathèques ont fait grève en signe de protestation contre la décision de fermeture. « Péri n’est pas périmé », pouvait-on lire sur la façade, d’après Le Parisien. Des habitants et quelques élus se sont joints aux grévistes. « Deux jours de grève à la bibliothèque, c’est inédit : jamais ce n’était arrivé à Levallois », souligne Frédéric Léger, un habitant à l’origine de la pétition, bibliothécaire de métier.  Sur deux étages, la médiathèque Gabriel-Péri, rénovée en 1991, propose un espace de lecture, de travail, une collection de CD, d’ouvrages audio ou encore des livres en gros caractères.

 

Combien aurait coûté la rénovation et remise aux normes de Gabriel-Péri ? Aucun chiffre n’a été communiqué aux élus de l’opposition interrogés par Rue89. A la fin du dernier conseil municipal (animé) de Levallois, lundi 22 juin, Arnaud de Courson a bien tenté d’en savoir plus en posant une question au maire. Une élue EELV a également soulevé le sujet. Alors que Patrick Balkany (Républicains) abordait la fermeture de la médiathèque, l’édile a fini par lever la séance et quitter théâtralement le conseil (la scène a été capturée par les caméras du « Petit journal » (à partir de 14’).

 

 

                                                                      Balkany quitte thétralement son conseil municipal

A Levallois, Balkany ferme (en douce) une médiathèque pour pouvoir faire des économies

                                                                               - Heu, j'ai rendez vous chez mon ORL

 

Pour l’adjoint à la Culture Stéphane Decreps, les dommages liés aux dégâts des eaux et la construction d’un ascenseur pour la mise en conformité avec la loi handicap aurait coûté à la ville « 3 ou 4 millions d’euros » : « On aurait été obligés de tout casser ». Une simple estimation, en fait : les élus n’ont pas pris la peine de chiffrer précisément de montant. Ce qui fait penser à certains qu’il y a embrouille et que le projet n’a pas été véritablement considéré. Au téléphone, Stéphane Decreps explique que les collections de la médiathèque Gabriel-Péri seront réparties sur les deux autres établissements. Et que la mairie s’est engagée à étendre leurs heures d’ouvertures, une demande de la population :  « On s’oriente vers la journée continue et on souhaite expérimenter une nocturne. Si ça marche, on pérennisera ».

 

Frédéric Léger soupçonne l’adjoint de vouloir dématérialiser, tendre vers le tout-numérique. Sur le site des médiathèques de la ville, il y a un service de vidéos à la demande, les abonnés peuvent aussi télécharger des romans : Levallois participe au programme national de PNB (prêt numérique en bibliothèque). « Absurde », répond Stéphane Decreps à la critique : « On développe l’offre sans pour autant sacrifier nos équipements culturels ».

 

La fermeture de Gabriel-Péri diminuera pourtant les espaces de lecture proposés aux habitants. La surface ne correspondra d’ailleurs pas aux recommandations du ministère de la Culture en la matière : une commune de 65 000 habitants devrait être dotée de 4 500 m2 de bibliothèques, contre 3 000 m2 au 1er juillet 2015 à Levallois.

 

 « On préfère ne pas garder un équipement utilisé par tous et verser un salaire à Teddy Riner, qui fait parfois de la pub pour Levallois », expose Frédéric Léger, dépité. « Nul n’est contre Teddy Riner, qui est un grand champion. Le problème, c’est qu’on nous dit en même temps qu’on n’a pas d’argent pour des choses essentielles. A mon sens, sauvegarder une bibliothèque est prioritaire ». Pour l’adjoint à la Culture, la polémique sur le salaire de Teddy Riner ou la fermeture de la médiathèque relève d’une seule et même chose : « Du Balkany-bashing ». Bon visiblement à Levallois, y en a qu'on pas peur du ridicule !

 

Lire l’article de Rue 89

 

 

 

                                                                                                Du Balkany Bashing à Levallois ?

A Levallois, Balkany ferme (en douce) une médiathèque pour pouvoir faire des économies

                                                                   -  Franchement,  là il pousse un peu le petit Stéphane

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:13

 

Les bibliothécaires pointent un « management délétère et toxique » au sein du réseau

 

Après Brest, Nantes, Rennes ou encore Saint Joachim près de Saint Nazaire, c’est au tour de Saint Herblin (Loire Atlantique) de connaitre, sur le front social, les turbulences qui frappent régulièrement le grand ouest. Cette fois ce sont les organisations CFDT et Sud qui dénoncent un mal-être des agents au sein de la médiathèque Hermeland. Un préavis de grève vient d'être déposé pour le 1er juillet.

 

L'intersyndicale pointe ainsi un « management délétère et toxique » au sein du réseau La Bibliothèque, qui comprend les médiathèques Hermeland, de Bellevue et de l'Angevinière, la bibliothèque du Bourg et trois ludothèques.

 

Sur la cinquantaine d'agents, six se trouvent être en arrêt maladie du fait de « difficultés liées à l'encadrement et les risques psychosociaux qui en découlent » affirment les syndicats au quotidien régional Ouest France. Pour Yoann Breheret (CFDT), les « injonctions contradictoires », « consignes pas claires », « remarques blessantes » et autre « manque de valorisation du travail » sont la cause de ces arrêt de travail. « Une vingtaine d'agents nous ont sollicités », affirme de sob côté David Jannin du syndicat Sud.

 

Les deux organisations reprochent surtout à leur employeur de ne pas prendre la mesure du malaise et  exigent de la municipalité herblinoise une « reconnaissance des risques psychosociaux » auxquels sont confrontés les agents, faute de quoi ils menacent d'arrêter le travail. Ils ont indiqué avoir déposé en mairie un préavis de grève pour le mercredi 1er juillet.« Nous ne prenons rien à la légère », affirme au contraire, toujours dans Ouest France, Jean-François Tallio, l'adoint au personnel. 

 

Pour l'élu herblinois, « la question n'est pas seulement celle des risques psychosociaux mais avant tout du processus organisationnel » qui pourrait en être la cause. « Nous avons engagé un travail minutieux à ce sujet », se justifie même Jean-François Tallio visiblement sans convaincre les partenaires sociaux. Les syndicats exigent en effet une « reconnaissance » des risques comme préalable à la levée du préavis. Les négociations s'annoncent donc aussi caniculaires que la météo.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

    Bertrand Affilé, maire (PS) de Saint Heblain se prend une grève avant les vacances

Bibliothèques de Saint-Herblain : Les syndicats ont déposé un préavis de grève avant les vacances

         - Grr; me voilà moi aussi coincé dans le grand ouest pour affronter une turbulence sociale !

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:40

 

Bah, juste une erreur de calcul de un à sept. Apparemment Franck Montaugé ne maîtrise pas encore les subtilités du boulier chinois

 

Depuis le 30 mai, le personnel de la bibliothèque du Grand Auch dans le département du Gers est en grève. Un mouvement qui est appelé à durer car un préavis court … jusqu'au à la fin de l'année ! En cause, la suppression de deux postes, dont un qui sera redéployé vers le service de communication. Un service qui, on le sait, est bien plus utile aux usagers qu'une bibliothèque.

 

A peine revenu d'un voyage d'étude en Chine, Franck Montaugé, le président (PS) de l'agglomération du grand Auch a rencontré les syndicalistes. « Le travail et la qualité du service du personnel de la bibliothèque ne sont pas en cause, assure l'élu au quotidien régional La Dépêche du Midi.Mais c'était la décision à prendre ».

 

Mettant en avant son « devoir de responsable d'adapter en permanence les services à la demande du public », le président du Grand Auch minimise les conséquences pour la bibliothèque. « Cela représente 1,6 % des effectifs de la bibliothèque qui compte 21 salariés et 18,5 équivalents temps plein. Problème Franck Montaugé semble confondre les chiffres ou bien ne maîtrise pas encore les subtilités du boulier chinois. Car deux postes en moins sur 18 temps plein, ça fait en réalité une baisse de 10% des effectifs et 1,6%. Bon après tout, c'est juste une erreur de calcul de un à sept.

 

« Avec un chiffre si faible, j'ai du mal à penser que cela aura un impact tel qu'il entraîne la fermeture de salles ou une baisse de la qualité» croyait savoir l'élu. Avec une saignée de 10% des effectifs, il va peut être devoir revoir ses prévisions. En tout cas le maire de Auch semble avoir attrapé les habitudes autoritaires en vigueur dans l'empire du milieu puisque la rencontre avec les syndicats n'avait d'ailleurs rien d'une négociation. « La décision est prise, bien avant que je me rende en Chine. Il n'y aura pas de négociations là-dessus ». Du pur Ma Auch Tsé Toung !

 

Et Franck Montaugé de trouver une parade pour échapper à la colère des bibliothécaires « Je souhaite à titre personnel qu'on se pose la question de l'accès à la lecture et à l'écriture des élèves, en premier lieu les écoliers, mais les plus grands aussi.Cela va entraîner des déplacements pour aller voir les expériences menées dans des villes comparables, pour établir des comparatifs…. » Hmm, ça sent encore le voyage en Chine tout ça.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                        Le président du Grand Auch retourne en Chine pour visiter des bibliothèques

Suppression de poste à la bibliothèque de Auch : Le maire (PS), Franck Montaugé ne sait visiblement pas compter !

                                                 - Je comprends pas camarades, on a pas les même chiffres

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