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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 16:49

 

ActuaLitté : Le 20 octobre 2015

 

« Nous considérons que les agents de la ville ne peuvent s’exprimer sur les réseaux sociaux que seulement dans les limites du raisonnable » affirme le cabinet de Bruno Julliard

 

Ce vendredi 16 octobre, l’Association des Bibliothécaires de France (ABF) nous faisait parvenir, et publiait dans la foulée, une tribune baptisée « L’ABF alerte sur le dispositif Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) ». Comme son nom l’indique, le billet remet en cause sur certains points le système de prêt numérique prévu par l’espace bibliothèque numérique de la Ville de Paris. Selon la CGT, plusieurs bibliothécaires parisiens ayant relayé l’information sur les réseaux sociaux se seraient vus contraints de le retirer dans l’heure, sur ordre du cabinet de Bruno Julliard, Premier adjoint à la maire de Paris, chargé de la culture. Une manœuvre démentie par la Mairie de Paris qui a une tout autre version des faits. 

 

Dès vendredi dernier, peu de temps après la diffusion du communiqué de l'ABF, la CGT Culture dénonçait ce qu’elle appelle une « censure des bibliothécaires parisiens » par Bruno Julliard. « La mise en place de la bibliothèque numérique de la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs », annonce le syndicat. 

 

Selon l’organisation, certains bibliothécaires parisiens auraient retweeté, dans la journée de vendredi, la tribune de l’ABF remettant en cause le PNB et donc l’espace bibliothèque numérique de la Ville de Paris, ouvert le 13 octobre. « Un an après le début de l’expérimentation de PNB, l’ABF s’inquiète du manque de transparence concernant cette expérimentation », peut-on lire dès les premières lignes du communiqué. Dans son papier, l’ABF s’inquiète également « d’un risque de fracture territoriale que risque de provoquer PNB à l’échelle du territoire » ou encore de la complexité d’un « modèle conditionné par la présence de DRM ».

 

Toujours selon la CGT Culture, la reprise de ce billet n’aurait ainsi pas plu à la mairie de Paris qui aurait « sommé les bibliothécaires de la capitale de retire in petto leurs tweets trop critiques ». Dans un communiqué publié aujourd’hui, la CFDT embraye et dénonce des bibliothécaires « muselés ».  « L’information nous vient directement des bibliothécaires. La mairie a appelé l’administration qui a refait passer l’information aux bibliothécaires parisiens », explique à ActuaLitté la CGT Culture. « C’est l’histoire de l’arroseur arrosé : c’est la mairie de Paris qui a insisté pour que les bibliothèques soient sur Twitter, et aient des comptes officiels ». Pour le syndicat, « le fait qu’il n’y ait pas eu de démenti dans l’heure, contrairement à leur habitude, prouve que la mairie est fautive ».

 

Contacté par ActuaLitté, le cabinet de Bruno Julliard nous a expliqué sa version des faits. « Bruno Julliard n’est pas intervenu ni directement ni indirectement pour censurer quoi que ce soit », nous a précisé la mairie. « En réalité, il s’agit seulement d’une bibliothécaire et d’une directrice dans un seul établissement. La première a retweeté le billet de l’ABF sur le compte officiel de la bibliothèque. Ce qui a suscité l’envoi d’un mail par la directrice de l’établissement à l’ensemble des agents leur sommant de ne pas s’exprimer sur le sujet. Nous n’allons pas l’accabler, mais en effet, elle a eu une erreur d’appréciation, elle a exagéré surtout pour le papier de l’ABF qui expose ses arguments de manière raisonnable. Nous l’avons alors rappelé à l’ordre et expliqué que ce n’était pas dans la ligne de la municipalité. Les bibliothécaires peuvent parfaitement s’exprimer à ce sujet sur leur compte personnel », nous explique la mairie de Paris. 

 

« Nous considérons qu’à titre personnel et dans les limites du raisonnable les agents de la ville peuvent s’exprimer sur les réseaux sociaux ou ailleurs sur tel ou tel aspect du secteur dans lequel ils évoluent. Cependant, sur le compte officiel de la bibliothèque, cela relève de l’obligation de réserve étant donné qu’il est destiné au grand public et non pas aux bibliothécaires » rajoute quand même le cabinet de l'adjoint en charge de la culture.

 

À ce jour, le communiqué de l’ABF a été retweeté, à partir de son compte officiel, une vingtaine de fois, notamment par les comptes officiels de la bibliothèque patrimoniale de Dijon et la Bibliothèque départementale de la Meuse.

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

 

                           Censure sur Twitter : Bruno Julliard, l'arroseur arrosé

À Paris, le prêt numérique parasite les relations entre les bibliothécaires et la mairie

                           - Bon je crois qu'il va faloir me télécharger un parapluie

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 15:23

 

A tel point qu'il censure même les bibliothécaires parisiens qui relayent le communiqué de l'ABF. Une faute politique dénoncée par la CGT puis par la CFDT

 

La Ville de Paris n'avait sûrement pas prévu ça, mais en démarrant il y a quelques jours avec force trompettes, sa bibliothèque numérique basée sur l’offre de PNB  (prêt numérique en bibliothèque) elle a relancé un débat sur la pertinence de ce dispositif dans les établissements de lecture publique. De quoi rendre fou Bruno Julliard qui voit les critiques s’accumuler contre son bébé.

 

Le débat existait pourtant depuis plus d'un an, au moment où la ministre de la culture, Fleur Pèlerin, annonçait avec enthousiasme un accord sur l'avenir du livre numérique et des service publics culturels. Un enthousiasme vite douché par le site spécialisé dans l'univers du livre, ActuaLitté et le collectif SavoirCom1, composé d'universitaires, de bibliothécaires et de juristes en droit d’auteur, lesquels avaient dénoncé un modèle économique hors de prix pour les bibliothèques (lire ici). Une alerte qui n'a apparemment pas atteint les décideurs politiques, en principe soucieux des deniers publics, notamment à la Ville de Paris qui a décidé coûte que coûte de mettre en place ce projet alors qu'il n’existe « aucune évaluation qualitative de ce modèle » selon les termes de l'association des bibliothécaires de France (ABF).

 

Oui, mais voilà tout ce qui se passe dans la capitale fait immédiatement caisse de résonance. C'est d’abord, la CGT culture, qui s'est émue de l’indigence tant du système que du modèle limitant le nombre de prêt pour chaque livre numérique à 30 emprunts, au terme desquels la bibliothèque devra racheter l'ouvrage.

 

Et le syndicat d’expliquer : « Le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d’une cession de licence, à la fois limitée dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnée au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement. Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêts », commente la CGT Culture (lire ici). 

 

De son côté Savoir Com1, encore lui, a décidé de se saisir du lancement parisien pour dénoncer ce système absurde et mettre la ville de Paris face à ses contradictions en appelant à  télécharger jusqu'à épuisement des stocks tout les fichiers disponibles à travers une campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons. « N’hésitez pas à l’utiliser et à la tester, elle va probablement être rapidement inutilisable avec le merveilleux système de jetons que PNB propose. Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunts de livre numérique et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer! Plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas formidable ? Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et le dire sur twitter, la #chasseauxjetons est lancée! » ont déclaré les membres du collectif dans un communiqué. Savoircom1 a par ailleurs développé sa position dans une tribune très argumentée publiée sur Rue 89 (lire ici).

 

Contacté par Rue89 justement, le cabinet de Bruno Julliard, premier adjoint chargé de la Culture à la mairie de Paris, qui « regrette la campagne lancée par SavoirsCom1 » se défend comme il peut « Certes, le nombre de prêts est limité, ainsi que sa durée. Mais c’est parce qu’il a fallu mettre en confiance les éditeurs, secoués par le changement de leur modèle d’affaires » précise l'élu. Et d'annoncer, incantatoire, que « l’idée est bien d’obtenir des conditions plus avantageuses ».

 

 

                             Prêt numérique : Bruno Julliard, incantatoire, s'adresse aux éditeurs

Les critiques contre les conditions du Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) rendent fou Bruno Julliard

                         - Allez, soyez sympas quoi, accordez-moi des conditions plus avantageuses

 

 

C'est alors que l'ABF, l'association des bibliothécaires de France s'est, à son tour, invitée dans le débat à travers un communiqué des plus cinglants. L'ABF s'inquiète ainsi du manque de transparence autour du PNB : « il n'y a pour l'heure aucune évaluation qualitative de ce service »

 

L'association pointe également « le risque de fracture territoriale » qui pourrait advenir entre les grandes collectivités qui bénéficient de ressources financières suffisantes et les petites et moyennes bibliothèques qui sont dans l'impossibilité d'accéder à un service onéreux. « Nous déplorons le fait que PNB crée une inégalité d'accès à la lecture pour les usagers sur l'ensemble du territoire français » souligne l'ABF. D'ailleurs dans un entretien accordé à Archimag, Lionel Dujol, secrétaire adjoint chargé du  numérique à l'ABF, précisait que « le coût unitaire d’un prêt de livre numérique par rapport à un livre papier est jusqu’à quatre fois plus élevé ! ».

 

Pour l'Association des Bibliothécaires de France,la critique ne s'arrête pas là puisque avec les mesures techniques de protection insérées dans le système PNB : « beaucoup d'usagers ne seront pas en mesure d'accéder à ce service qui nécessite un certain niveau d'aisance avec l'ordinateur ». et L'ABF de demander au ministère de la Culture de « diligenter une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d'évaluation » (lire ici). 

 

Une évaluation qui visiblement ne sera surtout pas faite par la mairie de Paris. Il est vrai que l’équipe qui entoure Anne Hidalgo n'aime pas beaucoup la critique. Les premières victimes ont été les bibliothécaires de la capitale qui ont eu l'audace de relayer le communiqué de l'ABF sur les comptes twitter officiels de leur bibliothèque respective. Une initiative qui n'a pas vraiment été du goût du cabinet de Bruno Julliard qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets comme l'a révélé la CGT culture (lire ici).

 

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » ont ainsi affirmés de nombreux bibliothécaires parisiens qui n'ont pourtant fait que travail de veille documentaire dans cette histoire. D'ailleurs quelques jours après, c'est au tour de la CFDT de dénoncer la censure municipale (lire ici). Comme quoi Bruno Julliard a peut être bien commis ce que l'on appelle une faute politique. Et comme le résume si bien la CGT « La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs ».

 

 

          Prêt numérique: Bruno Julliard tente de mettre au pas les bibliothécaires parisiens

Les critiques contre les conditions du Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) rendent fou Bruno Julliard

                   - Pour la formation - comment être autoritaire - , suivez-moi, c'est par là !

                        - Y aura aussi un module " comment faire une faute politique" ?

                          

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 13:21

 

TVFil78 : le 19 octobre 2015

 

Près de 100% des agents ont manifesté ce week-end selon les syndicats

 

Samedi, le personnel des huit médiathèques de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines était en grève. Distribution de tracts, informations aux usagers… Près de 100% des agents ont manifesté ce week-end selon les syndicats.

 

Devant la médiathèque de Magny-les-Hameaux, ils étaient une trentaine à se mobiliser. En ligne de mire : les réductions d’effectif du réseau des médiathèques.  « On est moins pour les ouvertures, pour le service public, pour les médiations. C’est difficile de faire toujours autant d’animations, autant de services, avec beaucoup moins de personnel » affirme Denise Sejournet, agent CASY réseau des médiathèques.

 

Le personnel demande aussi le remplacement des 14 postes vacants, manquant aux agents du réseau. Pour continuer leur mobilisation, les agents ont mis en ligne une pétition. Elle a déjà recueilli une centaine de signatures depuis ce week-end.

 

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:53

 

Le Parisien Yvelines: le 18 octobre 2015

 

L'intersyndicale CGT-CFDT demande le remplacement des agents qui manquent toujours à l’effectif en charge du réseau de Saint-Quentin-en- Yvelines.

 

Une quinzaine de bibliothécaires s'est rassemblée ce samedi toute la journée devant le centre commercial Sqy Ouest. Les grévistes portant des panneaux blancs et armés de papiers et de stylos ont fait signer une pétition afin d’obtenir le soutien du public.

 

L’accueil dans les huit médiathèques de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines était hier fortement perturbé. L’intersyndicale CGT-CFDT demande le remplacement de 14 personnes qui manquent toujours à l’effectif des 138 agents, en charge de ce réseau. « Nous avons rencontré notre direction vendredi, précise une syndicaliste. Ils nous ont écoutés mais certainement pas entendus ».

 

Dans les rangs des agents en grève, la saturation est palpable. « Nous passons beaucoup de temps à mettre en place des animations pour les enfants, les personnes âgées. Mais aussi à gérer les réservations et les retours de prêts. Ce manque de personnel pèse sur notre charge de travail. Les grévistes demandent l’ouverture de nouvelles négociations avec la direction.

 

Lire l'article du Parisien-Yvelines

 

 

Montigny-Le-Bretonneux : les bibliothécaires au bord de la crise de nerfs
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 16:47

 

Livres-Hebdo : le 16 octobre 2015

 

L’Association des bibliothécaires de France s’inquiète du manque de clarté concernant ce dispositif, adopté par une vingtaine de villes en France, dont tout récemment Paris, et demande au ministère de la Culture et de la Communication une étude quantitative et qualitative.

 

Dans un communiqué publié vendredi 16 octobre, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) s’inquiète du manque de transparence concernant le dispositif Prêt numérique en Bibliothèque (PNB).

 

Mis en œuvre en 2014 avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, PNB est aujourd’hui en service dans une vingtaine de réseaux de bibliothèques publiques en France. Mais, relève l’ABF « excepté quelques retours chiffrés, il n’y a pour l’heure aucune évaluation qualitative de ce service. Ce qui devait être au départ un test réalisé à huis clos avec quelques bibliothèques participantes est devenu une véritable offre pour les bibliothèques. […] De fait, PNB est devenu le seul système en matière de livres numériques recommandé par le ministère de la Culture et de la Communication. Ce choix de la part du MCC entre en contradiction avec les Accords interprofessionnels du 8 décembre 2014 signé lors des Assises des bibliothèques qui appelait à une diversité des modèles […] ».

 

L’ABF estime que cette situation risque de provoquer des inégalités sur le territoire pour les petites bibliothèques qui n’auraient pas les moyens financiers de souscrire à l’offre PNB. Elle invite le ministère de la Culture à mener « une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d’évaluation ».

 

Le 13 octobre, à l'occasion de l'adoption du dispositif PNB par la Ville de Paris, le collectif de bibliothécaires SavoirsCom1 a publié un billet dans lequel il critique le système de « jetons » qui autorise un nombre limité de prêts pour chaque livre numérique (6 par titre à Paris).

 

Lire l'article de Livre Hebdo

 

 

 

                              Prêt numérique : l'ABF dénonce un manque de transparence

L’ABF réclame une évaluation de Prêt numérique en bibliothèque
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 16:22

 

Archimag : le 16 octobre 2015

 

L'Association des Bibliothécaires de France critique un dispositif accusé de provoquer « un risque de fracture territoriale » et demande « plus de transparence sur le PNB »

 

Un an près son lancement, le dispositif de Prêt Numérique en Bibliothèque  (PNB) ne convainc toujours pas les bibliothécaires. Déjà critiqué par plusieurs collectifs (Réseau Carrel, Savoirs Com1...), c'est aujourd'hui l'Association des Bibliothécaires de France (ABF) qui joint sa voix au concert de critiques. Dans un courrier adressé au ministère de la Culture, l'ABF s'inquiète du manque de transparence autour du PNB : « il n'y a pour l'heure aucune évaluation qualitative de ce service.  De fait, PNB est devenu le seul système en matière de livres numériques recommandé par le Ministère de la Culture et de la Communication ».

 

L'association pointe en particulier « le risque de fracture territoriale » qui pourrait advenir entre les grandes collectivités qui bénéficient de ressources financières suffisantes et les petites et moyennes bibliothèques qui sont dans l'impossibilité d'accéder à un service onéreux. « Nous déplorons le fait que PNB crée une inégalité d'accès à la lecture pour les usagers sur l'ensemble du territoire français » souligne l'ABF. Dans un entretien qu'il avait accordé à Archimag au mois de mars dernier, Lionel Dujol, secrétaire adjoint chargé du  numérique à l'ABF, précisait que « le coût unitaire d’un prêt de livre numérique par rapport à un livre papier est jusqu’à quatre fois plus élevé ! ».

 

L'Association des Bibliothécaires de France critique également les mesures techniques de protection insérées dans le système PNB : « beaucoup d'usagers ne seront pas en mesure d'accéder à ce service qui nécessite un certain niveau d'aisance avec l'ordinateur ». L'ABF demande au ministère de la Culture de « diligenter une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d'évaluation ». 

 

Du côté de la rue de Valois, Fleur Pellerin déclarait au mois de décembre dernier suivre activement le projet PNB : « le cadre contractuel peut offrir une voie intéressante si tous les acteurs du livre y participent. Je suis confiante ». Une confiance qui n'est manifestement pas partagée par les bibliothécaires.

 

Lire l'article de Archimag

 

 

 

                               PNB : l'ABF pointe un risque de fracture territoriale

Pour les bibliothécaires, le Prêt numérique (PNB) doit être revu et corrigé
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 16:13

 

Le Parisien : le 15 octobre 2015

 

« La mairie n’avait plus connu de mouvement intersyndical unitaire depuis 2009 », précise le représentant de la CGT

 

Usagers de la Ville de Paris, attention ! Certains services municipaux pourraient tourner au ralenti ce jeudi. Les quelque 50 000 agents municipaux sont en effet appelés par l’ensemble de leurs syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, Unsa et UCP) à une journée de grève pour obtenir des revalorisations salariales.

 

Les syndicats réclament notamment une multiplication des promotions pour les agents de la fonction territoriale dont le point d’indice est gelé depuis 2010. « Les négociations en cours pour définir les ratios de promotion sur la période 2016-2018 se déroulent sur fond d’austérité. Les propositions de la mairie ne sont pas à la hauteur. Le dialogue social se durcit », prévient Pascal Muller, secrétaire général de la CGT.

 

« La mairie n’avait plus connu de mouvement intersyndical unitaire depuis 2009 », précise le représentant de la CGT en pronostiquant une grève très suivie. Si toutes les directions de la mairie sont concernées par l’appel à la grève, les services de la propreté — où une grève de quatre jours vient de s’achever —, des affaires scolaires et de la petite enfance pourraient être les plus impactés.

 

A la mairie, on se montre pourtant rassurant. « Les conséquences de la grève devraient être limitées dans tous les secteurs. Dans les crèches, le taux de grévistes est estimé à moins de 10 %. Elles devraient ouvrir normalement », indiquait-on ce mercredi soir en mairie.

 

Selon la Ville, les négociations sur l’avancement des agents se poursuivent. Pas question d’accepter l’automaticité des promotions sur critère d’ancienneté réclamée par les syndicats. « C’est apparemment non négociable », confirme le représentant CGT qui a été reçu, mardi soir, avec les autres syndicats par l’adjoint chargé du personnel.

 

« Le nombre de promotions va quand même augmenter. Il y en a eu 8 000 sur la période 2010-2012, 10 700 les deux années suivantes et nous en proposons 12 000 pour les deux années à venir », rappelle-t-on dans l’entourage d’Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris. « Je n’accepterai pas que les contraintes très fortes qui pèsent sur les collectivités me condamnent à toucher aux conditions sociales des agents », a également pris soin de préciser l’élue dans une interview accordée aux Échos à la veille de la grève.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

 

                 La mairie n’avait plus connu de mouvement intersyndical unitaire depuis 2009

Tous les syndicats de la Ville de Paris appellent à la grève ce jeudi
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 19:14

 

ActuaLitté : le 13 octobre 2015

 

A peine ouverte, la bibliothèque numérique de Paris bientôt fermée ?

 

Ce 13 octobre, la Ville de Paris vient de lancer sa bibliothèque numérique, basée sur l’offre de PNB (prêt numérique en bibliothèque). L’objet est simple : emprunter en ligne jusqu’à trois ouvrages chaque mois, pour charger son appareil de lecture favori. Le tout est lancé avec un catalogue de 1200 titres classiques et « des milliers de livres, des nouveautés, des essais, des romans, récemment parus », assure la Ville. Dans les faits...

 

Dans les faits, la réalité est légèrement différente : on parle en effet de 2250 ouvrages – soit 1000 titres contemporains, et le reste émanant du domaine public. Autrement dit, des livres que l’on peut trouver partout ailleurs, gratuitement et légalement, parce qu’entrés dans le domaine public. 

 

Le lancement, opéré sans trop de promotions, va pourtant se heurter à un petit souci. D’abord, la CGT culture, qui s’émeut de l’indigence tant du système que du modèle. Rappelons que si c’est avec PNB que la bibliothèque numérique est lancée, cela limite le nombre de prêts pour l’établissement à 30 emprunts, au terme desquels il faudra que la bibliothèque rachète les ouvrages.

 

Et le syndicat d’expliquer : « Car le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d’une cession de licences, à la fois limitées dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnées au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement. Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêts », commente la CGT Culture (lire ici). 

 

 

                                                   Prêt numérique: la ville de Paris laisse les clefs aux éditeurs

Le collectif SavoirCom1 conteste les conditions de la mise en place du prêt numérique en bibliothèque

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appelons également aux possesseurs de Kindle qu’ils pourront attendre les prochaines Calendes grecques : aucun fichier n’est proposé en KINDLE, le format propriétaire de la firme américaine. Il en va de même pour les possesseurs d’iPad de première génération : aucun support de la machine d’Apple. En soi, ne pas cautionner les écosystèmes propriétaires n’est pas un mal – on pourrait même parler de geste citoyen, voire, osons les gros mots, politique. Dans les faits... c’est plus discutable. 

 

Mais le problème ne vient pas que de là : le collectif SavoirCom1 a décidé de mettre son bit de sel dans cette belle machinerie. « Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunt de livres numériques et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer… », expliquent-ils. Et d’ajouter : « Autrement dit, plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas une formidable manière de construire des politiques publiques culturelles ? »

 

Il est ainsi proposé à tout un chacun de se lancer dans le téléchargement des livres numériques disponibles.  « PNB en deux mots c’est une offre de livre numériques chronodégradables pour les bibliothèques, les usagers accèdent à des livres sous droits avec des DRM mission impossible : le livre s’autodétruit au bout d’une durée de prêt. Et c’est pire que ça, puisque les bibliothèques n’achètent jamais le fichier, mais uniquement un droit temporaire d’accès par titre qui expire au bout d’un certain temps. Question enclosures, on fait difficilement pire ! Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et à le dire sur twitter la #chasseauxjetons est lancée ! » [NdR : Par jeton, on entend le nombre de prêts accordés par un éditeur à qui un établissement a acheté une licence d'utilisation.] Et de faire référence à une étude que ActuaLitté avait copubliée, en décembre 2014, avec le collectif, démontrant toute la fragilité de cette structure économique. Car, dans son ensemble, PNB, pour les bibliothèques, représente « un coût prohibitif », expliquait-on.

 

L’investissement en argent public, pour un pareil déploiement, ne saurait avoir été mal conçu. Sauf que l'on ignore quel est le budget consacré par la ville au fameux achat de jetons, qui équivalent à un prêt, personne ne sait quand la campagne de SavoirsCom1 s’achèvera. Ni même si elle n’est pas déjà finie. 

 

Lire l'article de « ActuaLitté »

 

 

 

            Avec des DRM, le livre s’autodétruit au bout d’une durée de prêt.

Le collectif SavoirCom1 conteste les conditions de la mise en place du prêt numérique en bibliothèque
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 17:35

 

Livre Hebdo : le 13 octobre 2015

 

Un système de prêt qui ne fait toujours pas l’unanimité dans la profession

 

A partir du 13 octobre, les quelque 300 000 usagers inscrits dans les bibliothèques municipales parisiennes auront accès gratuitement à 2250 livres électroniques, dont 1000 sous droit et 1250 libres de droit. La Ville de Paris vient en effet de rejoindre le dispositif Prêt numérique en bibliothèque. Cette initiative s’inscrit dans la politique de développement de l’offre numérique entamée avec la mise en place du prêt de 1200 liseuses dans le réseau de lecture publique de la capitale à partir de 2014.

 

« L’émergence du livre numérique présente des perspectives de développement particulièrement intéressantes pour le réseau de bibliothèques de la Ville de Paris, confie à Livres Hebdo Bruno Julliard, adjoint au maire chargé de la culture. Notre ambition est de développer une offre de lecture publique en ligne, complémentaire de l'offre physique, afin de répondre à l’évolution des pratiques culturelles des Parisiens, et d'attirer de nouveaux publics ». Dès janvier prochain, la plateforme devrait s’enrichir de 4000 livres électroniques supplémentaires. Les usagers peuvent emprunter deux ebooks simultanément pendant 3 semaines.

 

L’investissement pour l’abonnement à PNB et l’achat de liseuses se chiffre à un million d’euros. Un montant que la section culture de la CGT à Paris considère comme trop élevé. « Le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, à la fois limitées dans le temps, six ans pour Paris, et plafonnées dans le nombre d’emprunts. Avec le PNB, la ville n’aura le droit de prêter un livre numérique que 30 fois maximum. Après, il disparaîtra des bases de données », déplore le syndicat dans un message posté sur son blog lundi 12 octobre.

 

Inspiré du modèle québécois qui permet de garder dans le numérique la même chaîne commerciale que pour le livre imprimé, PNB, déjà adopté par une quinzaine de réseaux de bibliothèques en France, ne fait toujours pas l’unanimité dans la profession mais constitue, à ce jour, l’offre de livres numériques pour les bibliothèques la plus importante en nombre de références.

 

Lire l'article de « Livre Hebdo »

 

 

                      PNB:  Après 30 emprunts il disparaîtra des bases de données 

Les usagers des bibliothèques municipales de la capitale ont désormais accès à 2250 livres électroniques sous droit ou du domaine public.
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 17:14

 

Métronews : le 13 octobre 2015

 

« Mais comment la mairie de Paris peut-elle dévoyer à ce point le domaine public ? » interroge la CGT Culture. « Peut-on, pour se faire du fric, laisser faire n’importe quoi ? », questionne, de son côté, La Tribune de l'Art.

 

Qui a dit qu’Halloween était has been ? Pas Airbnb en tout cas. Pour fêter la fête des morts, le site de location d’appartements entre particuliers s’offre un beau coup de pub. Il lance un jeu concours permettant de gagner… une soirée et une nuit dans les Catacombes de Paris, 20 mètres sous terre, au milieu de crânes et d’ossements. Le tout agrémenté d’une « expérience culinaire hors du commun », et d’un concert privé dans cet endroit « à l’acoustique remarquable », ainsi qu’un réveil « en compagnie des morts ». Bref, Airbnb vous garantit « un vrai cauchemar ». Ce qui, pour Halloween, est tout de même la moindre des choses.

 

Reste que cette privatisation - le site est loué à la Ville de Paris - fait tiquer. « Mais comment la mairie de Paris peut-elle dévoyer à ce point le domaine public ? » interroge la CGT Culture qui accuse la municipalité de transformer l’ossuaire en « vulgaire chambre d’hôtel » et « dénonce cette privatisation rampante du patrimoine municipal ». Le syndicat s’interroge aussi sur les relations de la Ville avec Airbnb : pendant longtemps, le site, accusé de vider la capitale de ses habitants au profit des touristes, et de retirer du marché locatif de nombreux appartements, n’était pas en odeur de sainteté dans la Ville lumière. Mais les relations semblent s’être apaisées.  « Cela tient peut-être au fait qu’Airbnb a choisi la Paris pour y tenir, en novembre prochain, son événement annuel, un raout qui devrait attirer plus de 6 000 participants », note, acide, le syndicat. En tout cas, la promo est belle pour la capitale française.

 

Le parti Les Républicains s’engouffre lui aussi dans la brèche. Dans un communiqué intitulé de l'atrait des Catacombes à la profanation ils déplorent le fait que le sujet n’ait pas été porté devant le Conseil de Paris. « Nous sommes conscients que les catacombes attirent, qu’elles se visitent », écrivent-ils. Mais « une telle décision aurait dû être prise par les élus en Conseil de Paris afin que tout ne soit pas monétisé et commercialisé comme un produit de consommation, que cela ne soit pas le 'client' qui décide de tout cela sans que des règles aient été fixées ». « Peut-on, pour financer un aménagement culturel, laisser faire n’importe quoi ? », questionne, de son côté, le site spécialisé La Tribune de l'Art, qui rappelle les épisodes de vandalisme passés, le plus grave datant de 2009.

 

Sur tous les points, la municipalité assume, et se veut rassurante. « Pour nous, c’est une privatisation parmi d’autres. La Ville est propriétaire de beaucoup d’établissements publics, ce type de fait est courant », indique-t-elle à metronews. Elle reconnaît que « c’est un peu plus rare pour les Catacombes, mais ça arrive. Il y a eu des autorisations de tournage, un petit défilé de mode ». La privatisation des lieux culturels publics est en fait tout à fait encouragée : « Notre démarche aujourd’hui est de dire que ces établissements publics sont financés par des fonds publics, mais ils doivent aussi développer leurs fonds propres », explique la Ville. « Cela passe par du mécénat, mais aussi des solutions de privatisation, à condition que cela ne desserve pas l’accès du public, et que cela se fasse dans le respect du lieu ».

 

Surtout, cette privatisation va apporter un beau petit chèque à la Ville, aux alentours de 350 000 euros. « Cela va générer des retombées financières importantes, qui permettront la restauration et le réaménagement des lieux »

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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