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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:46

 

Le projet de nouvelle médiathèque à la Place des Fêtes est désormais renvoyé aux calendes grecques. Une histoire qui remonte à plus de dix ans puisque à l’origine elle devait être implantée à la Porte des Lilas

 

C’était il y a pile un an : Quelques semaines à peine après les élections municipales, les élus du XIXème arrondissement de Paris soutenus par leur maire nouvellement réélu, François Dagnaud, réclamaient la construction d’une médiathèque dans l’arrondissement. « L’offre municipale de service public culturel dans le XIXe n’est pas à la hauteur des ambitions que porte Paris en faveur de ses quartiers populaires. Ce déficit est d’autant plus injustifiable que la fréquentation des bibliothèques et la richesse de leur programmation témoignent de l’attachement des habitants de l’arrondissement au service de proximité qu’elles rendent » pouvait-on lire dans le vœu adopté par le conseil municipal de l’arrondissement.

 

D’ailleurs les élus de ces quartiers du nord-est parisien avaient même trouvé l'endroit idéal pour ériger cette nouvelle médiathèque : les terrains autrefois occupés par l’ancien lycée hôtelier Jean Quarré, vidé de ses élèves depuis plusieurs années et qui offrait une surface disponible de pas moins 7 000 mètres carrés. Située à quelques pas de la Place des Fêtes, cette  zone est, de surcroit, une des plus habitée de l’arrondissement.

 

Un emplacement qui n’a que des avantages pour les élus : « la Place des Fêtes bénéficie d’une position centrale à la convergence de deux arrondissements (XIXe et XXe), elle offre un bassin de population important et l’emprise proposée réduirait considérablement les coûts d’investissement et de fonctionnement. Par ailleurs, la concertation actuellement menée sur l’aménagement de la Place des Fêtes fait ressortir entre autres souhaits, une demande forte d’équipement culturel innovant ». Une demande à laquelle la mairie centrale ne voyait aucune objection. « Cette demande sera prise en compte dans le cadre de la préparation du programme d’investissements proposé prochainement » avait promis l’équipe d’Anne Hidalgo en échange du retrait du vœux des élus du XIXeme au conseil de Paris (lire ici). Visiblement un an plus tard les plans de la mairie ont changé si l'on en croit les derniers événements.

 

 

               François Dagnaud, le maire du XIXe et Anne HIdalgo

La Mairie de Paris va-telle enterrer le rêve « de service public culturel en faveur des quartiers populaires » des élus du XIXème arrondissement ?

            - Anne, je compte sur toi pour tenir ta promesse pour notre bibliothèque

             - Ouch !

 

 

En effet, depuis le 31 juillet, des centaines de migrants ont investi l’ancien lycée hôtelier. Après avoir plus ou moins toléré l'occupation du lieu, la mairie de Paris annonce désormais que le bâtiment sera officiellement transformé en centre d'hébergement. Une situation semble-t-il prise un peu dans la précipitaion dont personne toutefois ne sait quand elle prendra fin. « Probablement quelques années, en tous cas moins de dix ans », indiquait tout de même Bruno Julliard, le premier adjoint (également en charge de la culture) au journal Le Figaro sans toutefois être « en mesure de donner un calendrier plus précis » précisait le quotidien (lire ici).

 

Mais alors quid de la future médiathèque réclamée à cor et à cri par les élus de l’arrondissement ? « Avant que les études et les travaux soient engagés, nous avons du temps devant nous » veut croire Bruno Julliard. Nous voulions lui trouver à ce lieu une fonction provisoire. Cet établissement faisait partie des bâtiments que la ville pensait offrir à l'État pour en faire un centre d'accueil. Son occupation, illégale pour le moment, ne change pas nos plans », assène néanmoins l’adjoint à la culture. Un discours loin de rassurer les habitants, lesquels commencent à s'inquiéter de la situation (lire ici).

 

On peut donc présager que le projet de médiathèque à la Place des Fêtes a désormais du plomb dans l’aile. Reste à savoir où se situera ce « service public culturel ». Une histoire qui remonte à plus de dix ans puisque à l’origine, cette médiathèque devait être implantée à la Porte des Lilas dans le cadre d’une opération urbaine qui recouvrirait le périphérique (lire ici). Un feuilleton qui pourrait donc s’étirer sur près de deux décennies. Restera plus aux élus de l’arrondissement et son maire, François Dagnaud qu’à présenter leur vœu directement au Conseil de Paris cette fois et ainsi porter haut et fort le projet d’une « offre municipale  culturelle dans le XIXe à la hauteur des ambitions que porte Paris en faveur de ses quartiers populaires ».

 

 

François Dagnaud, le maire du XIXe, aura-t-il enfin la bibliothèque qu'il réclame à cor et à cri ?

La Mairie de Paris va-telle enterrer le rêve « de service public culturel en faveur des quartiers populaires » des élus du XIXème arrondissement ?

    - Si on me joue un sale tour, je rends mon tablier

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 16:37

 

ActuaLitté : le 13 août 2015

 

« Je vous avoue qu’avec les membres du bureau national de l’ABF, nous avons été particulièrement surpris par votre démarche » a répondu  Anne Verneuil, présidente de l'Association des Bibliothécaires de France

 

C'est l'histoire surréaliste de cet été : en juin dernier, à l'occasion de son congrès annuel, l'Association des Bibliothécaires de France publiait sa Charte du droit fondamental des citoyens à accéder à l'information et aux savoirs par les bibliothèques. Un document assez consensuel, mais qui allait permettre un meilleur suivi des établissements, en période de restrictions budgétaires, présentée avec un label, Bib'lib. Ce dernier a mis les avocats de la Ville de Paris sur les dents, qui y voient une dangereuse menace pour les Vélib' et autres Autolib'.  

 

Le courrier de la Ville de Paris est arrivé aux alentours de la mi-juillet sur les bureaux de l'Association des Bibliothécaires de France, qui a donc désormais tout le loisir d'en rire, une fois la mauvaise surprise passée. Comme nous précise l'ABF, le courrier explique que le terme « Lib » est une marque déposée par la Mairie de Paris, « et que Bib'lib pourrait donc porter à confusion ».

 

Bib'lib, c'est donc ce label, associé à la Charte, qui viendra saluer les établissements qui mettent le mieux en application les différents préceptes énoncés par le document. L'objectif final étant de défendre « les droits culturels des citoyens », comme nous l'expliquions en juin dernier. Grands seigneurs, les avocats de la Ville de Paris précisent dans le courrier que la municipalité donne l'autorisation d'utiliser le terme, mais se réserve le droit de l'utiliser plus tard pour une éventuelle action nommée « Bib'lib ».

 

La surprise passée, Anne Verneuil, présidente de l'Association des Bibliothécaires de France, a répondu à la Mairie de Paris : « J’ai pris connaissance de votre courrier, dans lequel vous relevez la similitude du nom de notre Charte, Bib’lib, avec la marque que vous avez déposée pour votre service de location de vélos et de voitures. Je vous avoue qu’avec les membres du bureau national de l’ABF, nous avons été particulièrement surpris par votre démarche » , cite Social Nec Mergitur.

 

« Vous nous parlez de marque, alors que Bib’lib est une charte émise par une association d’intérêt public, énonçant des principes de liberté et d’égalité d’accès à l’information », poursuit la présidente de l'association à but non lucratif. « L’ABF n’a jamais eu l’intention d’en faire une marque, ce qui serait assez contraire à l’esprit de la charte. Il existe 158 marques déposées à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) contenant le terme « LIB », mais l’usage que nous faisons de Bib’Lib reste tout à fait hors de la vie des affaires et le risque de confusion dans l’esprit du public est très loin d’être avéré dans ce cas. » En guise de conclusion, l'ABF invite Paris à adhérer à cette charte... 

 

Dans une réponse envoyée par mail, la Mairie de Paris a assuré que l'affaire n'irait pas plus loin. Contactée par ActuaLitté, l'administration n'a pas réagi. « Ce qui est incroyable, c'est d'avoir mobilisé des équipes juridiques pour ça », s'étonne-t-on à l'ABF.  Certains diraient qu'on nage en plein dé'lib...

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 Les avocats de la Ville de Paris contre des bibliothécaires, pour une simple marque
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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 15:39

 

Archimag : le 13 août 2015

 

La municipalité parisienne reproche à l'Association des bibliothécaires de France d'utiliser le nom « Bib'lib »

 

Au mois de juin dernier, l'Association des bibliothécaires de France (ABF) présentait sa Charte du droit fondamental des citoyens à accéder à l'information et aux savoirs par les bibliothèques. Mais pour faire plus court, l'ABF a donné le nom de « Bib'Lib » à ce texte qui vise à réaffirmer le rôle des bibliothèques dans l'accès aux connaissances. 

 

Cette initiative n'est malheureusement pas du goût de la mairie de Paris qui s'en est plaint auprès de l'ABF. « Au point de lui envoyer ses avocats » souligne le blog syndical Social Nec Mergitur...

 

​Pour Anne Verneuil, présidente de l'ABF, les reproches de la ville de Paris sont disproportionnés : « J’ai pris connaissance de votre courrier, dans lequel vous relevez la similitude du nom de notre Charte, Bib’lib, avec la marque que vous avez déposée pour votre service de location de vélos et de voitures (Vélib' et Autolib'). Je vous avoue qu’avec les membres du bureau national de l’ABF, nous avons été particulièrement surpris par votre démarche ».

 

L'association souligne en effet qu'elle « n’a jamais eu l’intention d’en faire une marque, ce qui serait assez contraire à l’esprit de la charte (...) Vous nous parlez de marque, alors que Bib’lib est une charte émise par une association d’intérêt public, énonçant des principes de liberté et d’égalité d’accès à l’information ».

 

Selon l'ABF, il existe 158 marques déposées à l'INPI (Institut national de la propriété industrielle) contenant le terme « Lib ». « Mais l’usage que nous faisons de Bib’Lib reste tout à fait hors de la vie des affaires et le risque de confusion dans l’esprit du public est très loin d’être avéré dans ce cas » souligne l'Association des bibliothécaires de France.

 

Lire l’article de Archimag

 

                                                                        Anne Hidalgo et Vincent Bolloré le patron d'Autolib'

La mairie de Paris cherche des poux dans la tête de l'ABF

                           - Promis Vincent, je ne chercherais des poux qu'à l'ABF

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 13:04

 

Le nom de sa charte pour « le droit fondamental des citoyens à accéder aux savoirs » n'était pas du goût de l’équipe d’Anne Hidalgo

 

L’ABF, l’Association des Bibliothécaires de France, pensait bien faire en dénommant du doux nom de Bib’lib sa charte pour le « droit fondamental des citoyens à accéder à l'information et aux savoirs par les bibliothèques » (lire ici). Mais cette appellation n’était pas vraiment du goût de la Ville de Paris. Au point de lui envoyer ses avocats. Un courrier qui a amené en retour une réponse cinglante de la part de la présidente de l’ABF, Anne Verneuil.

 

« J’ai pris connaissance de votre courrier, dans lequel vous relevez la similitude du nom de notre Charte, Bib’lib, avec la marque que vous avez déposée pour votre service de location de vélos et de voitures. Je vous avoue qu’avec les membres du bureau national de l’ABF, nous avons été particulièrement surpris par votre démarche ». On le serait à moins. Surtout venant d’une mairie qui s’autoproclame progressiste.

 

Et l’ABF de renvoyer la municipalité parisienne dans ses cordes. « Vous nous parlez de marque, alors que Bib’lib est une charte émise par une association d’intérêt public, énonçant des principes de liberté et d’égalité d’accès à l’information » Une notion qui visiblement dépasse l’équipe dirigée par Anne Hidalgo.

 

« L’ABF n’a jamais eu l’intention d’en faire une marque, ce qui serait assez contraire à l’esprit de la charte. Il existe 158 marques déposées à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) contenant le terme « LIB », mais l’usage que nous faisons de Bib’Lib reste tout à fait hors de la vie des affaires et le risque de confusion dans l’esprit du public est très loin d’être avéré dans ce cas » précise en plein dans le lib l’association.

 

Une ironie qui se glisse même dans son lancer de carton d'invitation « Je me permets d’ailleurs d’inviter la ville de Paris, avec qui nous conduisons régulièrement des actions en partenariat, à adhérer à cette charte pour son réseau de bibliothèques, ce qui soulignerait sa volonté politique d’encourager cette égalité d’accès à l’information si chère à l’ABF ».

 

Humm, vu la paupérisation du réseau municipal parisien (diminution d’horaire, état des bâtiments, baisse des effectifs et des budgets d’acquisition) il faudra sûrement faire appel à quelques mécènes comme Decaux ou Boloré, les capitaines d’industrie en charge de Vélib’ et Autolib’. Restera alors à trouver une appellation à ces futures bibliothèques de la capitale. On aurait bien un petit nom en tête.

 

 

 

 

 

                                                                            Quai des marques : Hidalgo attaque tout azimut

La mairie de Paris envoie ses avocats à l'Association des Bibliothécaires de France

                                                                                                     - Mince, j'ai plus de freins !

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 14:31

 

L’établissement est fermé depuis plusieurs jours car « l’air y est devenu irrespirable » selon la direction

 

La bibliothèque Jean-Pierre Melville, située dans le XIIIème arrondissement de Paris est fermée au public depuis la fin de la semaine dernière suite à une panne de son système de ventilation.

 

« L’air est devenu irrespirable (pour ne pas dire inexistant) au sein de l’établissement, tant dans les espaces publics que dans les bureaux » a ainsi déclaré la direction de l’établissement dans un communiqué envoyé dès samedi dernier aux bibliothécaires du réseau parisien.

 

La bibliothèque est toujours fermée ce mardi 11 août. « Il n’y a plus du tout d’air dans l’établissement » a d’ailleurs tenu à préciser la direction toujours dans l’attente de l’intervention d’un technicien pour une réouverture éventuelle. Le système de ventilation de la bibliothèque est pourtant neuf car le moteur a été entièrement changé il y a huit mois à peine suite à des pannes répétées qui avaient alors (déjà) contraint l'établissement à fermer (lire ici) !

 

La médiathèque Jean-Pierre Melville, inaugurée en 1983, semble victime de son architecture faite de verre et d’acier car quand ce n’est pas la ventilation qui tombe en carafe c’est son système de climatisation qui tombe en rideau. Résultat : l’été, par fortes chaleurs ou l’hiver, lorsque le thermomètre descend en dessous des dix degrés, le bâtiment est, là aussi, obligé de fermer ses portes au public.

 

 

La bibliothèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) se fait pomper l’air
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 17:22

 

Une fonction guère prenante car elle ne prend qu'une journée de travail par semaine, en moyenne, à l'ancienne directrice des affaires culturelles de la ville de Paris.

 

La commission d'enquête du Sénat chargée de contrôler le gouvernement, s'est intéressée aux conditions de la création du poste de médiatrice du livre. Une fonction attribuée à Laurence Engel quatre mois après qu'elle a été débarquée du poste de directrice de cabinet de la ministre de la Culture de l'époque, Aurélie Filippetti. La même ministre qui a crée la même fonction de médiatrice du livre et dont l'attribution interpelle plus d'un parlementaire

 

« La loi [instituant la fonction de médiateur] date du 17 mars 2014, à un moment où vous dirigiez le cabinet de la ministre de la Culture, c'est quand même quelque chose qui m'interpelle, surtout au niveau de la notion d'indépendance », souligne ainsi le sénateur du Cantal (Parti radical de gauche), Jacques Mézard, rapporteur de la commission dans un article du site ActuaLitté (lire ici).

 

En effet, les parlementaires peuvent s’interroger sur la création d'un poste taillé sur mesure pour la directrice de cabinet, obligée de démissionner de son poste prise dans la tourmente de l'affaire Acquilino Morelle, son mari qui se faisait cirer les pompes à l'Elysée. Celle ci ne s'est toutefois pas retrouvée à la rue car elle est retournée pantoufler tranquillement à la cour des comptes (lire ici).

 

 

                                                                Laurence Engel sous le feu des questions du Sénat

Médiatrice du livre, un boulot à temps très partiel pour Laurence Engel

                                                   - Si vous voulez je peux vous montrer mes pantoufles

 

 

Elle devait néanmoins s’ennuyer ferme sous les ors et les lambris de la rue Cambon car à peine quatre mois après sa réintégration dans son corps d'origine, la voilà donc nommée... médiatrice du livre sur proposition de son ancienne supérieure hiérarchique, Aurélie Fillipéti ! Pure coïncidence sans doute, mais qui, hélas, peut prêter le flanc à toutes les rumeurs de connivence.

 

Ceci dit, que l'on se rassure, le poste de médiatrice du livre accepté par Laurence Engel n'est pas vraiment le bagne si l'on en croit ActuaLitté et la commission du Sénat car il suffirait d'une journée de travail par semaine pour satisfaire à la fiche de poste. Et encore une journée en moyenne. On comprend que cela lui laisse assez de temps libre pour rester membre de la Cour des Comptes et même d'être... présidente de la commission financière de l'AFP ! On ignore toutefois si c'est à titre bénévole.

 

En tout cas, une chose est sûre. Ce mélange des genres, où les hauts fonctionnaires occupent des postes qu'ils ont contribué à créer, nommés par ceux là même qu'ils connaissent depuis les bancs de l'ENA ou des fauteuils en cuir des différents cabinets auxquels ils ont été attachés, explique la défiance des français envers nos élites, ces marquis (et marquises) de la République. D'ailleurs pour ce qui concerne notre cumularde, Laurence Engel a d'abord été membre du cabinet de Bertrand Delanoë avant d'être ensuite nommée par le même...directrice des affaires culturelles de la ville de Paris !

 

Une pratique habituelle du côté de l'Hôtel de Ville puisqu'elle a servi de la même façon la carrière de Delphine Levy chargée dans un premier temps par le même Delanoë d'une mission sur les musées municipaux de la capitale alors qu'elle était, elle aussi, membre de son cabinet. La fine analyste a proposé la mise en place d'un établissement public, Paris-Musées, dont elle est devenue illico la présidente. Pas très fluctuat au niveau de l'éthique. Et même plutôt mergitur.

 

 

 

                                                                            Aurélie Filippetti et sa directrice de cabinet

Médiatrice du livre, un boulot à temps très partiel pour Laurence Engel

                                                     - Bon Laurence il va falloir te trouver un job

               - D'accord Aurélie, mais pas plus d'une journée par semaine et seulement en moyenne

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 11:28

 

Le Parisien : le 25 juillet

 

Cet incident apporte de l’eau au moulin de la CGT qui pointe depuis plusieurs mois les pannes informatiques, électriques ou les problèmes immobiliers des bibliothèques municipales parisiennes.

 

Mauvaise surprise ce vendredi pour les habitués de la bibliothèque Marguerite-Yourcenar, rue d’Alleray (XVe), qui ont trouvé porte close pour cause de panne électrique générale. L’incident a également mis hors service la ligne téléphonique de l’établissement, qui restera inaccessible encore ce samedi.

 

Cet incident apporte de l’eau au moulin de la CGT de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. Le syndicat pointe depuis plusieurs mois les pannes informatiques, électriques ou les problèmes immobiliers des bibliothèques municipales parisiennes. « Ces perturbations sont récurrentes et les explications données souvent nébuleuses. », dénonce la CGT (lire ici).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Paris : la bibliothèque Yourcenar, victime d’une panne électrique, ferme ses portes en urgence
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 12:16

 

Le Parisien: le 24 juillet 2015

 

Il est possible qu’il y ait des disparitions plus anciennes qui n’ont pas encore été découvertes reconnaît la direction

 

Comment des vols d’une telle ampleur ont-ils pu avoir lieu et surtout passer quasi inaperçus ? Le butin est pourtant conséquent : 43 gravures des XVIe et XVIIe siècles, inspirées par Brueghel l’Ancien, le peintre flamand, évaluées à plus de 130 000 €, se sont volatilisées des réserves de la Bibliothèque nationale de France (BNF), rue Richelieu (IIe), sorte de caverne d’Ali Baba où sont stockés 40 millions de documents et œuvres anciens.

L’institution attend toujours les résultats de l’audit. « Nous allons voir ce qu’il préconise pour renforcer la sécurité », souligne Sylviane Tarsot-Gillery, sa directrice. D’ores et déjà, la BNF s’est équipée de 15 caméras supplémentaires. « Nous avons également changé des serrures, mis des badges électroniques. Nous procédons aussi désormais à des contrôles aléatoires sur les sacs, tant auprès du public que du personnel ».

 

Révélé mercredi par le Canard enchaîné, le vol a été découvert en février par hasard, après qu’un chercheur a demandé à consulter ces gravures. Les bibliothécaires ont alors ramené le fascicule qui les contenait, vide, lacéré au cutter. La BNF a déposé plainte le mois suivant et le 3 juillet un employé a été arrêté. Les policiers sont remontés jusqu’à lui en retrouvant un marchand néerlandais qui lui avait acheté des gravures, avant de les revendre à un Belge.

 

Lors de sa garde à vue, cet agent qui travaillait au magasinage a reconnu les faits. Il a été mis en examen, placé en détention provisoire et son domicile placé sous scellés. L’enquête, toujours en cours, a été confiée au « groupe broc » de la brigade de répression du banditisme (BRB). Ces spécialistes du marché de l’art s’intéressent également à 21 cartes d’atlas, certaines vieilles de 300 ans, estimées à plus de 100 000 €, qui elles aussi ont disparu sans que la BNF ne s’en aperçoive. Le suspect a nié être l’auteur du vol de ces documents précieux, entreposés au même endroit que les gravures.

 

La CGT de la BNF est montée au créneau ce jeudi pour dénoncer « la faiblesse des effectifs », « la fragilité des collections patrimoniales » et « une accumulation de contenus référencés sans précision » qui fait qu’il est « quasiment impossible de repérer les documents volés ». A la BNF, on peine à parler d’inventaire et à dater la disparition des œuvres. Sylviane Tarsot-Gillery reconnaît qu’« il est possible qu’il y ait des disparitions plus anciennes », qui n’ont pas encore été découvertes.

 

Lire l'article du Parisien

 

Vol de 44 gravures anciennes : la BNF ne s’était rendu compte de rien
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 11:25

 

Ils ne leur restent plus qu'à espérer pouvoir être « amis » sur la page Facebook de la maire de Paris

 

«Rien ». C'est ainsi que l'UCP, le syndicat des cadres parisiens, a résumé sa rencontre avec Anne Hidalgo, la maire de la capitale. Le terme est cinglant venant de la part d'une organisation généralement mesurée. Un vide dans le dialogue social qui semble partagé par tous les partenaires sociaux de la première collectivité du pays qui ont tour à tour rencontré l'ancienne inspectrice du travail, devenue leur première magistrate.

 

Pourtant, ces échanges auraient pu être l'occasion de s'expliquer dans un contexte social très très tendu, puisque après avoir connu le plus long conflit de son histoire, dans les équipements sportifs ( plus de 18 mois) entaché de multiples atteintes au droit de grève (lire ici), l'administration parisienne, dans la foulée, a essuyé un nombre considérable de boycotts des réunions statutaires (Comité Hygiène et Sécurité, Comité Technique ou Commission Paritaire).par les partenaires sociaux de toutes tendances (lire ici).

 

Ces réunions bilatérales voulues par la maire ont vite tourné à vide car selon les observateurs présents, Anne Hidalgo s'est contentée de renvoyer les syndicats dans leurs cordes, essuyant d'un revers de main toute demande un peu revendicative « Seule la Ville de Paris a maintenu les services et les emplois qui vont avec » a-t-elle ainsi martelé dans un véritable auto satisfecit. Et pour bien marquer l'outrecuidance des demandes syndicales, elle n'a pas hésité à évoquer le « maintient du niveau de prime des agents ». Sous entendu un niveau élevé.

 

Anne Hidalgo ne reconnaît qu'une seule faiblesse à sa gestion mais précisant illico que c'est uniquement de la faute le Gouvernement, lequel en baissant ses dotations en faveur des collectivité locales a encore creusé un trou dans le prochain budget de la Ville. Ce fut sans doute le seul moment où la maire de Paris a retrouvé son esprit frondeur. Bref, en matière de dialogue social, les syndicats ont été priés d'aller faire un tour chez Audika.

 

 

Dans la vraie vie, Anne Hidalgo ne « like » pas les syndicats

D'ailleurs, pour ne pas déprimer un peu plus les agents municipaux parisiens les syndicats ont préféré, pour la plupart, ne pas communiquer sur la mascarade qu'a été cette rencontre avec leur maire. Car hormis l'UCP, pour qui l'échange s'est, on le rappelle, résumé à un « rien », seul le Supap-FSU a fait un tract pour déclarer en substance que « cette réunion d’une heure a été négative ». On ne peut pas faire plus mergitur.

 

De son côté, la CGT a juste exprimé son désarrois à quelques adhérents en interne. Quand à FO et la CFDT, ils ont probablement estimé par leur silence que cette « entrevue » n'avait pas existé. Un résultat qui à posteriori a validé la stratégie de l'UNSA qui avait fluctuat décidé de boycotter purement et simplement ce rendez vous même pas au sommet (lire ici). Les autres auront au moins vu les lambris de l'Hôtel de Ville.

 

En fait, ces rencontres illustrent le peu de considération qu Anne Hidalgo a des corps intermédiaires souvent considérés comme des parasites de la communication municipale. Une situation dont ne souffrent pas seulement les syndicats mais aussi les associations voire les élus du conseil municipal, y compris membres de la majorité.

 

Pour preuve, la maire de Paris adore communiquer sur son succès sur les réseaux sociaux, même si ce succès est un peu bidonné (lire ici). Une communication virtuelle qui lui permet certes de n'avoir affaire qu'à des flagorneurs mais qui sont au moins de vrais amis (lire ici). Les syndicats savent donc ce qui leur reste à faire pour dialoguer avec Anne Hidalgo : demander à être « amis » sur la page Facebook de la maire de Paris.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Dans la vraie vie, Anne Hidalgo ne « like » pas les syndicats
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 07:43

 

Le larcin, révélé par Le Canard enchaîné, a été découvert après qu'une personne extérieure à la bibliothèque a demandé à consulter des estampes

 

Quarante-trois gravures reproduisant des dessins du peintre flamand Brueghel l'Ancien conservées à la Bibliothèque nationale de France (BNF) à Paris et datant des XVIe et XVIIe siècles ont été volées, a indiqué mercredi l'institution. Vingt-et-une cartes, dont l'époque n'a pas été précisée, ont également été dérobées.

 

Le larcin, révélé par Le Canard enchaîné, a été découvert après qu'une personne extérieure à la bibliothèque a demandé à consulter des estampes reproduisant des dessins du peintre flamand Brueghel l'Ancien, conservées dans la réserve de la bibliothèque, rue Richelieu (IIe arrondissement). Le personnel de l'institution constate alors que le fascicule comportant les œuvres a été découpé au cutter. Selon la directrice générale de la BnF, Sylviane Tarsot-Gillery, ces pièces valent entre 3000 et 4000 euros pièce.

 

L'institution a déposé plainte en mars et les enquêteurs ont pu identifier l'agent fautif grâce à un marchand néerlandais qui lui avait acheté les gravures, avant de les revendre à un acheteur belge. Cet agent, qui travaillait dans les magasins et a reconnu les faits, a été arrêté le 3 juillet avant d'être mis en examen et son domicile a été placé sous scellés, une interpellation confirmée par la police.

 

Une autre disparition, donnant lieu à une plainte, a également été constatée rue Richelieu depuis. Elle concerne 21 cartes d'atlas dont l'époque n'a pas été précisée. « On n'a pas d'éléments pour le moment permettant de penser que c'est lié, mais l'enquête est en cours », a indiqué la directrice générale. 

 

Pour le syndicat CGT de la BNF, qui a rapidement réagi, ces vols ont un coupable commun : le ministère de la Culture. « Il faut dire que Richelieu, malgré l’énorme chantier de rénovation commencé il y a plusieurs années, reste une bibliothèque du XXe siècle, si ce n’est du XIXe siècle, avec ses fichiers et catalogues papiers, ses collections non référencées dans les catalogues informatiques, ses demandes de communication sur bulletins papiers, ses fonds non signalés qui s’accumulent faute de personnels », rappelle tout d'abord le syndicat.

 

D'après la CGT, les coupes budgétaires à répétition et la disparition d'effectifs ont rendu extrêmement difficile la mission de conservation de l'établissement. « Il est certain qu’avec la diminution historique de la subvention du Ministère de la Culture (moins 10 millions d’euros en 5 ans), la BnF et ses personnels ne parviendront pas à faire ce bond qualitatif, à savoir inscrire Richelieu et ses fabuleuses collections dans notre XXI siècle. Il en va, désormais, de la responsabilité du Ministère de la Culture », termine le syndicat, qui rappelle que 260 emplois ont été supprimés depuis 2009 (lire ici).

 

Vol à la BnF : un employé interpellé et mis en examen
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