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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 11:28

 

Le Parisien : le 25 juillet

 

Cet incident apporte de l’eau au moulin de la CGT qui pointe depuis plusieurs mois les pannes informatiques, électriques ou les problèmes immobiliers des bibliothèques municipales parisiennes.

 

Mauvaise surprise ce vendredi pour les habitués de la bibliothèque Marguerite-Yourcenar, rue d’Alleray (XVe), qui ont trouvé porte close pour cause de panne électrique générale. L’incident a également mis hors service la ligne téléphonique de l’établissement, qui restera inaccessible encore ce samedi.

 

Cet incident apporte de l’eau au moulin de la CGT de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. Le syndicat pointe depuis plusieurs mois les pannes informatiques, électriques ou les problèmes immobiliers des bibliothèques municipales parisiennes. « Ces perturbations sont récurrentes et les explications données souvent nébuleuses. », dénonce la CGT (lire ici).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Paris : la bibliothèque Yourcenar, victime d’une panne électrique, ferme ses portes en urgence
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 12:16

 

Le Parisien: le 24 juillet 2015

 

Il est possible qu’il y ait des disparitions plus anciennes qui n’ont pas encore été découvertes reconnaît la direction

 

Comment des vols d’une telle ampleur ont-ils pu avoir lieu et surtout passer quasi inaperçus ? Le butin est pourtant conséquent : 43 gravures des XVIe et XVIIe siècles, inspirées par Brueghel l’Ancien, le peintre flamand, évaluées à plus de 130 000 €, se sont volatilisées des réserves de la Bibliothèque nationale de France (BNF), rue Richelieu (IIe), sorte de caverne d’Ali Baba où sont stockés 40 millions de documents et œuvres anciens.

L’institution attend toujours les résultats de l’audit. « Nous allons voir ce qu’il préconise pour renforcer la sécurité », souligne Sylviane Tarsot-Gillery, sa directrice. D’ores et déjà, la BNF s’est équipée de 15 caméras supplémentaires. « Nous avons également changé des serrures, mis des badges électroniques. Nous procédons aussi désormais à des contrôles aléatoires sur les sacs, tant auprès du public que du personnel ».

 

Révélé mercredi par le Canard enchaîné, le vol a été découvert en février par hasard, après qu’un chercheur a demandé à consulter ces gravures. Les bibliothécaires ont alors ramené le fascicule qui les contenait, vide, lacéré au cutter. La BNF a déposé plainte le mois suivant et le 3 juillet un employé a été arrêté. Les policiers sont remontés jusqu’à lui en retrouvant un marchand néerlandais qui lui avait acheté des gravures, avant de les revendre à un Belge.

 

Lors de sa garde à vue, cet agent qui travaillait au magasinage a reconnu les faits. Il a été mis en examen, placé en détention provisoire et son domicile placé sous scellés. L’enquête, toujours en cours, a été confiée au « groupe broc » de la brigade de répression du banditisme (BRB). Ces spécialistes du marché de l’art s’intéressent également à 21 cartes d’atlas, certaines vieilles de 300 ans, estimées à plus de 100 000 €, qui elles aussi ont disparu sans que la BNF ne s’en aperçoive. Le suspect a nié être l’auteur du vol de ces documents précieux, entreposés au même endroit que les gravures.

 

La CGT de la BNF est montée au créneau ce jeudi pour dénoncer « la faiblesse des effectifs », « la fragilité des collections patrimoniales » et « une accumulation de contenus référencés sans précision » qui fait qu’il est « quasiment impossible de repérer les documents volés ». A la BNF, on peine à parler d’inventaire et à dater la disparition des œuvres. Sylviane Tarsot-Gillery reconnaît qu’« il est possible qu’il y ait des disparitions plus anciennes », qui n’ont pas encore été découvertes.

 

Lire l'article du Parisien

 

Vol de 44 gravures anciennes : la BNF ne s’était rendu compte de rien
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 11:25

 

Ils ne leur restent plus qu'à espérer pouvoir être « amis » sur la page Facebook de la maire de Paris

 

«Rien ». C'est ainsi que l'UCP, le syndicat des cadres parisiens, a résumé sa rencontre avec Anne Hidalgo, la maire de la capitale. Le terme est cinglant venant de la part d'une organisation généralement mesurée. Un vide dans le dialogue social qui semble partagé par tous les partenaires sociaux de la première collectivité du pays qui ont tour à tour rencontré l'ancienne inspectrice du travail, devenue leur première magistrate.

 

Pourtant, ces échanges auraient pu être l'occasion de s'expliquer dans un contexte social très très tendu, puisque après avoir connu le plus long conflit de son histoire, dans les équipements sportifs ( plus de 18 mois) entaché de multiples atteintes au droit de grève (lire ici), l'administration parisienne, dans la foulée, a essuyé un nombre considérable de boycotts des réunions statutaires (Comité Hygiène et Sécurité, Comité Technique ou Commission Paritaire).par les partenaires sociaux de toutes tendances (lire ici).

 

Ces réunions bilatérales voulues par la maire ont vite tourné à vide car selon les observateurs présents, Anne Hidalgo s'est contentée de renvoyer les syndicats dans leurs cordes, essuyant d'un revers de main toute demande un peu revendicative « Seule la Ville de Paris a maintenu les services et les emplois qui vont avec » a-t-elle ainsi martelé dans un véritable auto satisfecit. Et pour bien marquer l'outrecuidance des demandes syndicales, elle n'a pas hésité à évoquer le « maintient du niveau de prime des agents ». Sous entendu un niveau élevé.

 

Anne Hidalgo ne reconnaît qu'une seule faiblesse à sa gestion mais précisant illico que c'est uniquement de la faute le Gouvernement, lequel en baissant ses dotations en faveur des collectivité locales a encore creusé un trou dans le prochain budget de la Ville. Ce fut sans doute le seul moment où la maire de Paris a retrouvé son esprit frondeur. Bref, en matière de dialogue social, les syndicats ont été priés d'aller faire un tour chez Audika.

 

 

Dans la vraie vie, Anne Hidalgo ne « like » pas les syndicats

D'ailleurs, pour ne pas déprimer un peu plus les agents municipaux parisiens les syndicats ont préféré, pour la plupart, ne pas communiquer sur la mascarade qu'a été cette rencontre avec leur maire. Car hormis l'UCP, pour qui l'échange s'est, on le rappelle, résumé à un « rien », seul le Supap-FSU a fait un tract pour déclarer en substance que « cette réunion d’une heure a été négative ». On ne peut pas faire plus mergitur.

 

De son côté, la CGT a juste exprimé son désarrois à quelques adhérents en interne. Quand à FO et la CFDT, ils ont probablement estimé par leur silence que cette « entrevue » n'avait pas existé. Un résultat qui à posteriori a validé la stratégie de l'UNSA qui avait fluctuat décidé de boycotter purement et simplement ce rendez vous même pas au sommet (lire ici). Les autres auront au moins vu les lambris de l'Hôtel de Ville.

 

En fait, ces rencontres illustrent le peu de considération qu Anne Hidalgo a des corps intermédiaires souvent considérés comme des parasites de la communication municipale. Une situation dont ne souffrent pas seulement les syndicats mais aussi les associations voire les élus du conseil municipal, y compris membres de la majorité.

 

Pour preuve, la maire de Paris adore communiquer sur son succès sur les réseaux sociaux, même si ce succès est un peu bidonné (lire ici). Une communication virtuelle qui lui permet certes de n'avoir affaire qu'à des flagorneurs mais qui sont au moins de vrais amis (lire ici). Les syndicats savent donc ce qui leur reste à faire pour dialoguer avec Anne Hidalgo : demander à être « amis » sur la page Facebook de la maire de Paris.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Dans la vraie vie, Anne Hidalgo ne « like » pas les syndicats
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 07:43

 

Le larcin, révélé par Le Canard enchaîné, a été découvert après qu'une personne extérieure à la bibliothèque a demandé à consulter des estampes

 

Quarante-trois gravures reproduisant des dessins du peintre flamand Brueghel l'Ancien conservées à la Bibliothèque nationale de France (BNF) à Paris et datant des XVIe et XVIIe siècles ont été volées, a indiqué mercredi l'institution. Vingt-et-une cartes, dont l'époque n'a pas été précisée, ont également été dérobées.

 

Le larcin, révélé par Le Canard enchaîné, a été découvert après qu'une personne extérieure à la bibliothèque a demandé à consulter des estampes reproduisant des dessins du peintre flamand Brueghel l'Ancien, conservées dans la réserve de la bibliothèque, rue Richelieu (IIe arrondissement). Le personnel de l'institution constate alors que le fascicule comportant les œuvres a été découpé au cutter. Selon la directrice générale de la BnF, Sylviane Tarsot-Gillery, ces pièces valent entre 3000 et 4000 euros pièce.

 

L'institution a déposé plainte en mars et les enquêteurs ont pu identifier l'agent fautif grâce à un marchand néerlandais qui lui avait acheté les gravures, avant de les revendre à un acheteur belge. Cet agent, qui travaillait dans les magasins et a reconnu les faits, a été arrêté le 3 juillet avant d'être mis en examen et son domicile a été placé sous scellés, une interpellation confirmée par la police.

 

Une autre disparition, donnant lieu à une plainte, a également été constatée rue Richelieu depuis. Elle concerne 21 cartes d'atlas dont l'époque n'a pas été précisée. « On n'a pas d'éléments pour le moment permettant de penser que c'est lié, mais l'enquête est en cours », a indiqué la directrice générale. 

 

Pour le syndicat CGT de la BNF, qui a rapidement réagi, ces vols ont un coupable commun : le ministère de la Culture. « Il faut dire que Richelieu, malgré l’énorme chantier de rénovation commencé il y a plusieurs années, reste une bibliothèque du XXe siècle, si ce n’est du XIXe siècle, avec ses fichiers et catalogues papiers, ses collections non référencées dans les catalogues informatiques, ses demandes de communication sur bulletins papiers, ses fonds non signalés qui s’accumulent faute de personnels », rappelle tout d'abord le syndicat.

 

D'après la CGT, les coupes budgétaires à répétition et la disparition d'effectifs ont rendu extrêmement difficile la mission de conservation de l'établissement. « Il est certain qu’avec la diminution historique de la subvention du Ministère de la Culture (moins 10 millions d’euros en 5 ans), la BnF et ses personnels ne parviendront pas à faire ce bond qualitatif, à savoir inscrire Richelieu et ses fabuleuses collections dans notre XXI siècle. Il en va, désormais, de la responsabilité du Ministère de la Culture », termine le syndicat, qui rappelle que 260 emplois ont été supprimés depuis 2009 (lire ici).

 

Vol à la BnF : un employé interpellé et mis en examen
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:54

 

Contre la numérisation à marche forcée — à laquelle les pouvoirs publics se plient d'ailleurs sans rechigner —, Virgile Stark, auteur-bibliothécaire, publie un essai vivifiant.

 

C’est un petit livre qui devrait intéresser tous ceux « qui ne se résignent pas à l'engloutissement de la pensée par la technique » nous annonce l’hebdomadaire Marianne à propos du livre de Virgile Stark intitulé, prophétiquement, Crépuscule des bibliothèques. Cet auteur, bibliothécaire de son état, il a passé plus de dix ans à la Bibliothèque nationale de France, au cœur des grandes mutations du livre et du projet numérique nous décrit « l'autodafé symbolique » des lieux de culture et de réflexion voués à la lecture et à la concentration qui se déploie, selon lui, sans résistance.

 

Pour Virgil Stark, « le destin des bibliothèques et les progrès de la liberté ont longtemps été étroitement liés ». Une assertion que partage le critique littéraire de l’hebdomadaire, Alexis Lacroix, pour qui « l'humanisme, l'encyclopédisme et la diffusion de la connaissance et des Lumières auraient été impossibles sans l'existence de ces lieux séparés ». Selon Alexis Lacroix, l'auteur  publie un essai vivifiant sur ce processus qui emporte nos sociétés : la numérisation à marche forcée. Avec pour funeste conséquence  « cette injonction de remplacer partout les vieux grimoires par les liseuses et les e-books — un commandement auquel se soumettent sans discussion les pouvoirs publics ».

 

Tellement sans discussions d’ailleurs que certains s’étonnent que les mêmes pouvoirs publics en pleine austérité budgétaire acceptent le coût prohibitif du prêt des livres numériques dans les bibliothèques de lecture publique. Des e-book qu’il faut en plus racheter tout les trente emprunts (lire ici).  « Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des livres numériques qu’en en fin de compte nous ne possédons même pas » déclare dépitée une directrice de bibliothèque qui a expérimenté ce système. Avec une telle politique, c’est bien des bibliothèques qu’on est en train d’abattre.

 

 

Ces bibliothèques qu'on veut abattre
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 10:42

 

Le Parisien : le 8 juillet 2015

 

Le vote unanime et intersyndical du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de la Direction des affaires culturelles de Paris ranime le débat

 

Les bibliothèques municipales parisiennes vont-elles devoir revenir au bon vieux « filaire » et aux câbles de connexion, pour permettre aux usagers de surfer sur la toile Internet, sur les tablettes ou même leur téléphone portable ?

 

Loin s’en faut, mais à l’heure du wi-fi généralisé et de la cité hyper-connectée, le vote unanime et intersyndical du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la Direction des affaires culturelles de Paris, vendredi dernier, ranime le débat sur les effets potentiellement néfastes des ondes électromagnétiques : le CHSCT demande l’application de la « loi Abeille » qui préconise « la sobriété et la transparence » en matière d’exposition aux ondes dans toutes les bibliothèques jeunesse de la Ville (lire ici).

 

Les élus du personnel réclament que ces espaces dédiés aux enfants, mais où le personnel de bibliothèque est aussi exposé, deviennent en quelque sorte des « zones blanches » préservées des ondes. « Nous ne réclamons par l’interdiction et la fin du wi-fi mais la sobriété, telle que la prône cette loi en matière d’ondes magnétiques », défend Agnès Dutrévis, secrétaire du CHSCT des affaires culturelles.

 

« Cela devrait passer par l’équipement filaire partout où cela est possible, par l’installation préalable de logiciels pédagogiques dans les tablettes des enfants, pour mieux les protéger, mettre les agents à l’abri et permettre aux personnes électro-hypersensibles de fréquenter ou de travailler dans ces bibliothèques », insiste la représentante du personnel. « Nous baignons déjà dans un grand bain d’ondes, inutile d’en surajouter… ».

 

La Mairie de Paris a deux mois pour répondre à cette demande du CHSCT, mais sa position ne fait pas mystère : « La Direction des affaires culturelles respecte déjà la loi, puisqu’il a été décidé, depuis plusieurs années, de ne pas déployer les bornes wi-fi dans les espaces jeunesse des bibliothèques », souligne un collaborateur de l’adjoint à la culture, Bruno Julliard. « Toutefois on peu difficilement éviter l’intrusion d’ondes wi-fi par d’autres sources, ou dans ces petits espaces ! Nous sommes conscients des inquiétudes. L’idée n’est pas du tout d’amplifier le phénomène des ondes, mais le principe est d’appliquer la loi. Celle-ci ne demande pas de faire de nos bibliothèques des zones blanches ! »

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

   Ondes électromagnétiques : la position de la ville ne fait pas mystère

Paris : Ils veulent la fin du « tout wi-fi » dans les bibliothèques jeunesse
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 16:14

 

ActuaLitté : Le 6  juillet 2015

 

Des « zones blanches », préservées des ondes, pourront également être mises en place au sein de l'administration parisienne selon l’avis voté à l’unanimité

 

Le Comité d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Direction des Affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris s’est déclaré à l’unanimité en faveur de la déclinaison de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques de la capitale. La loi Abeille, qui tire son nom de la députée du Val de Marne Laurence Abeille, a été adoptée en février dernier, et vise à modérer l’exposition du public aux ondes électromagnétiques, dont le Wi-Fi.

 

La technologie sans fil a rapidement intégré les espaces privés comme publics, mais des interrogations — et des polémiques — persistent quant aux effets des ondes radio qui permettent de relier plusieurs appareils entre eux, ou d'accéder à Internet. Les personnes qui présentent une électro-hypersensibilité, notamment, sont particulièrement exposées, et des effets secondaires peuvent également se faire sentir chez les autres usagers, comme des maux de tête ou des troubles de la concentration.

 

Adolescents et enfants sont plus sensibles aux ondes électromagnétiques, et la loi Abeille vise donc à prévenir tout problème sanitaire : l'interdiction du Wi-Fi dans les crèches et sa limitation dans les écoles faisait partie des mesures de la loi Abeille. 

 

Les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes ont adopté cette mesure de précaution, et le filaire sera donc préféré aux connexions sans fil dans les espaces accueillant des bambins, dans un souci de « baisse générale de l’exposition aux ondes ». L'avis adopté lors du CHSCT précise que « tant pour le personnel que pour les usagers doivent exister des lieux publics et des lieux de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale ». Des « zones blanches », préservées des ondes, pourront également être mises en place au sein de l'administration parisienne (lire ici).

 

La question d'une protection des usagers avait été évoquée en février dernier par la Bibliothèque nationale de France, qui évoquait la mise en place du Wi-Fi dans certains espaces de travail, pour relancer une fréquentation moribonde. Les organisations syndicales de l'établissement ont toutes voté contre l'installation du WiFi, et l'établissement devrait prochainement présenter des solutions intermédiaires, pour offrir ce service aux usagers tout en préservant la santé des agents, exposés toute la journée aux ondes.

 

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

Le Wi-Fi banni des espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes par le CHSCT
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 16:42

 

Le deuxième syndicat de la ville de Paris refuse de rencontrer Anne Hidalgo « compte tenu du climat social qui sévit à la Mairie de Paris »

 

La dégradation du climat social s’accélère à la Mairie de Paris. Alors que la grève qui a touché les équipements sportifs durant 18 mois, vient à peine de s’achever, c’est désormais une série de boycotts qui touche l’administration parisienne. En effet, depuis quelques semaines, plusieurs CHSCT de direction ont été annulés faute de participants. Pire, les élus de la CAP des attachés d’administration parisienne ont quitté la salle avant la fin de la séance. Du jamais vu parmi ces représentants du personnel de catégorie A et preuve d’un véritable malaise.

 

Une défiance qui ne fait que s’accentuer car après les instances du dialogue social, c’est désormais au tour de la maire de Paris, Anne Hidalgo de se prendre un camouflet syndical puisque le syndicat UNSA, le deuxième en terme de représentativité à la ville, a décidé de boycotter l’ancienne inspectrice du travail. « Anne Hidalgo souhaite rencontrer un à un tous les syndicats représentatifs de la Ville. Invitée le 7 juillet, l’UNSA refuse de se rendre à cette rencontre compte tenu du climat social qui sévit à la Mairie de Paris » a ainsi déclaré l’organisation dans un communiqué.

 

Car l’UNSA y va franco pour justifier ce boycott : « Depuis maintenant de longs mois, la Maire de Paris a mis en place une politique de casse du service public et refuse toute légitimité aux syndicats. Elle s’est lancée dans une opération de grande ampleur visant à restructurer toutes les Directions de la Ville. Ces restructurations n’ont qu’un but : augmenter considérablement la masse de travail tout en diminuant de façon très sensible le nombre de fonctionnaires. Elles visent également à externaliser un certain nombre d’activités, c’est-à-dire à privatiser le service public ».

 

Un discours que ne renierais pas Jean Marc Germain, un des chefs de file des frondeurs contre le Gouvernement Hollande à l’Assemblée Nationale et par ailleurs..... conjoint d’Anne Hidalgo. Les discussions autour de la table familiale doivent sans doute être animées (lire ici).

 

 

                        L'UNSA oblige Anne Hidalgo à chercher du réconfort auprès de Marc Olivier

Social : Anne Hidalgo se prend un camouflet syndical de la part de l'UNSA

 - Franchement docteur, me faire ça à moi !

 

 

Mais ce qui oppose les syndicats, et pas seulement l’UNSA, et la mairie de Paris, c’est la notion même de dialogue social et la façon dont sont considérés les corps intermédiaires par l’équipe dirigée par Anne Hidalgo. Pour la Municipalité qui a une vision étroite de la démocratie, seuls les élus issus du suffrage universel disposeraient d’un pouvoir légitime. Les autres qui voudraient avoir leur mot à dire devenant très vite des parasites. Une situation dont ne souffrent pas seulement les syndicats mais aussi les associations voire les élus du conseil municipal, y compris membres de la majorité.

 

Pour l’équipe d'Anne Hidalgo, les syndicats n’ont même plus aucun rôle à jouer, au motif qu’ils n’ont recueilli au total que 38 % des suffrages des personnels inscrits aux dernières élections professionnelles. Un argument pas très fluctuat que le syndicat renvoie dare-dare directement dans les dents d' Anne Hidalgo en rappelant avec justesse « qu'elle a été élue Maire de Paris au printemps 2014 avec moins de 25.% des inscrits  ». L'arroseuse arrosée (lire ici). L'UNSA aurait même pu ajouter que la maire de Paris a été battue dans son propre arrondissement par Philippe Goujon. Du pur mergitur.

 

Selon de nombreuses sources, la rentrée sociale pourrait être très mouvementée dans la capitale car plusieurs syndicats réfléchissent à des actions communes. Il est certain que depuis plusieurs mois, on ne compte plus les mouvements sociaux qui touchent pêle-mêle les crèches, les bibliothèques, les personnels de l'aide sociale jusqu'aux ingénieurs et architectes en charge des bâtiments municipaux.

 

En décembre 2009, tous les syndicats sans exception, CGT, CFDT, CFTC, SUPAP, FO, UNSA et UCP avaient mis sur pied une intersyndicale historique pour protester contre la politique sociale de Bertrand Delanoë, le prédécesseur d'Anne Hidalgo. Quelques semaines plus tard le maire de Paris se faisait hué par un grand nombre d'agents lors de ses vœux aux personnels comme en témoigna le journal Le Parisien (lire ici et voir la vidéo là). Six ans après, le climat semble être encore plus dégradé. Quasiment un exploit de la part des socialistes parisiens.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 Frondeurs : Anne Hidalgo et Jean-Marc Germain votent quand même en famille

Social : Anne Hidalgo se prend un camouflet syndical de la part de l'UNSA

                 - Et hop, deux voix en plus pour atteindre les 25 %

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 09:14

 

On pensait qu'elle rouvrirait avant l'été, finalement ce sera pour fin septembre. Reste plus alors à la bibliothèque Saint Eloi de se rebaptiser en Saint Vincent Ferrier, …saint patron des plombiers !

 

« Suite à un important dégât des eaux, des travaux ont lieu à la bibliothèque Saint -Eloi qui sera fermée tout l’été ». Voire même au delà. Les usagers de cette bibliothèque, située entre la rue de Reuilly et le boulevard Diderot dans le XIIème arrondissement de Paris, viennent de recevoir en urgence cette alerte par le biais de la newsletter de l'établissement. Pas très fluctuat.

 

En réalité, les usagers ne sont guère surpris par cette annonce car la bibliothèque Saint Eloi est en fait fermée.... depuis déjà cinq semaines pour le même dégât des eaux ! L’événement qui date du 26 mai dernier avait non seulement rendu le bâtiment inaccessible pour un bout de temps et avait également coupé toutes les voies de communication (lire ici). On pensait que le site rouvrirait avant l'été, finalement ce sera pour la fin septembre. Au mieux. Du pur mergitur.

 

La bibliothèque Saint-Eloi est logée dans un ensemble d’immeubles, géré par la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), construit au tout début des années soixante-dix. Visiblement, le bâtiment a mal vieilli, comme beaucoup datant de cette époque, puisque un équipement public est désormais contraint de fermer plusieurs mois pour des problèmes d’étanchéité. Bref, il n'y a pas que les eaux qui sont usées. Reste plus alors à la bibliothèque Saint Eloi de se rebaptiser en Saint Vincent Ferrier, …saint patron des plombiers !

 

La bibliothèque Saint Eloi (XIIe) fermée plus de quatre mois pour cause d’inondation
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 20:39

 

Le syndicat FSU de la bibliothèque Nationale de France parle même de « travail malmené »

 

C’est une véritable douche froide qui s’est abattue sur le dernier Comité Hygiène,Sécurité et Conditions de Travail (CHS-Ct) de la bibliothèque Nationale de France (BnF), l’établissement public qui chapeaute notamment la grande bibliothèque François-Mitterrand dans le XIIIème arrondissement de Paris et le site historique de la rue de Richelieu (IIe).

 

Il faut dire que le rapport présenté en séance par le service médical de prévention est on ne peut plus accablant si l’on en croit le compte rendu fait par syndicat FSU sur son site. Les médecins font clairement état « d’une augmentation de la souffrance au travail » et dénoncent notamment la situation des agents en situation de handicap. Des personnels qui ne semblent guère considérés par la direction de la BnF puisque les médecins pointent « le délaissement, le rejet et la relégation ». Autre symptôme de ce véritable mal-être au travail : « la survenue de pathologies psychiques graves que les médecins reconnaissent désormais comme suicidaires »  rapporte  le syndicat pour qui « les mots figurant dans les rapports des médecins sont lourds de conséquence ».

 

En réponse, la direction de la BnF a déclaré « vouloir se saisir des différentes problématiques soulevées par le CHSCT telles que le vieillissement, l’évolution des activités, le handicap » et « mener une réflexion afin de dégager des solutions en y associant les organisations syndicales ». Une déclaration qui a, semble-t-il, laissé les partenaires sociaux de marbre.  « Nous demeurons cependant sceptiques face à une telle déclaration de bonnes intentions quand cette même administration joue au pompier-pyromane» rétorque ainsi la FSU de la BnF.

 

En effet, le syndicat constate que « les contrats de performance successifs commencent à porter leurs fruits empoisonnés : l’abaissement délibéré de l’effectif, sa précarisation, sa fragilisation, son épuisement et, en même temps, le refus catégorique de réduire le paramètres de communication et l’amplitude d’ouverture des salles – c’est même l’inverse avec la tentative heureusement avortée de la direction de créer des nocturnes – constituent un garrot qui étrangle et asphyxie progressivement les personnels ».

 

En tout cas, la BnF se retrouve face à ses responsabilités après le signal d’alarme tiré par les médecins et va devoir revoir son organisation du travail. Une obligation légale qui lui incombe en tant qu’employeur. Dura lex sed lex.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

           Santé au travail : La BnF face a ses responsabillités

BnF : les médecins dressent un bilan alarmant sur la santé des personnels
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