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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 15:51

 

Avec sa carte Club 2000, le patron de la CFDT s'envoie luxueusement en l'air toutes prestations comprises

 

Un vol aller retour Paris Nouméa effectué en partie en classe Première pour le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, voilà de quoi hérisser les plumes du Canard Enchaîné. « Pendant que le syndicat de base négociait pied à pied une réduction du nombre de suppressions d'emplois (…) Laurent Berger présentait, lui une revendication d'une autre nature: un surclassement de son vol pour la Nouvelle-Calédonie », a ainsi révélé l'hebdomadaire satirique dans son édition du 3 novembre.
 

Une différence de traitement qui a un prix. Normalement un vol coûte environ 2 800 euros en classe économique, 6 500 euros en classe affaires et près de 12 000 euros en classe appelée La Première. Selon le Canard enchaîné, c'est une intervention du PDG d'Air France, Alexandre de Juniac qui a permis au leader syndical de voyager dans cette classe très haut de gamme. Une faveur que le journal relie à la présence de Laurent Berger à une table ronde en janvier 2015 aux cotés du patron d'Air France. Une bonne compagnie entre un PDG qui dénonce le progrès social après plusieurs digestifs (voir ici) et un syndicaliste qui déplore que ses troupes ne soient pas « plus souples » sur la question du travail du dimanche et de nuit (lire ici).

 

Sommé de se justifier, Laurent Berger a expliqué à l'AFP qu'à son escale de Tokyo, sa carte d'embarquement avait « sonné rouge » à cause d'un problème de surbooking (?). « Au guichet la seule option proposée pour rejoindre Paris était le surclassement », a-t-il précisé, qualifiant les informations de Canard enchaîné « d'archi-fausses ». « ll n'y a eu aucun surcoût pour la CFDT ou pour la compagnie », a-t-il ajouté. Le patron de la CFDT, qui avoue bien voyager au frais de la princesse, nous explique donc que se retrouver par le plus grand des hasard dans un palace volant avec des prestations de première, c'est gratos ! Une défense qui rappelle par bien des écarts celle de Thierry Lepaon pour qui les frais engagés par la CGT pour assurer son train de vie l'avaient été à l'insu de son plein gré.

 

Surtout que le patron de la CFDT, comme son ancien camarade de Montreuil, a lui aussi vite été rattrapé par la patrouille. En effet, selon le Figaro, qui a eu accès aux fichiers d'enregistrements des passagers, Laurent Berger a bien été surclassé en place deluxe car heureux possesseur d'une carte Club 2000, « un cercle de voyageurs fréquents choyés par la compagnie » précisent les connaisseurs. Bref, Laurent Berger apparemment détenteur de nombreuses cartes de fidélité pour VIP aime lui aussi faire le paon.

 

La CFDT qui est l'un des rares syndicats a ne pas prendre part à l'intersyndicale dans le conflit d'Air France, et défend au niveau national des positions régulièrement jugées trop favorables envers le patronat par ses détracteurs semble donc dans cette histoire fidèle à sa célèbre devise : des choix, des actes.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Laurent Berger fait le paon (lui aussi)

                                                    - A moi tout seul !

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 14:29

 

Il fallait au moins ça pour que la mairie de Paris de Paris vende son âme aux diables qui bien que numériques n’en sont pas moins capitalistes

 

Suite au scandale de la location des Catacombes de Paris pour une vulgaire opération publicitaire au profit de la société Airbnb, l’équipe d’Anne Hidalgo a été contrainte de proposer qu’une charte encadrant le recours au mécénat ou à la privatisation temporaire de son patrimoine « soit présentée et discutée » lors d’une prochaine séance du Conseil de Paris. Il faut dire que les élus de la Capitale avaient dénoncé dans la presse une décision « arbitraire et opaque » et avaient jugé « anormal » que cette location ait été décidée « sans discussion et sans vote préalable ».

 

Toutefois, si le Conseil de Paris a été squeezé pour cette location, que dire du Conseil d’Administration de Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale et des Catacombes, lequel a lui été carrément enfoui six pieds sous terre avant d’être jeté directement dans l’ossuaire municipal situé à Denfert-Rochereau (XIVe).

 

En effet, alors que l’accord entre la mairie de Paris et Airbnb pour cette privatisation nocturne avait été dévoilée dès le 7 octobre par la Tribune de l’Art, le conseil d’administration de l'établissement public n’a été convoqué…. que dix jours plus tard. Et encore probablement suite aux protestations qui venaient aussi bien de la majorité que de l’opposition municipale. Alors que d’aucuns croyaient que cette institution composée d’élus et de personnalités « qualifiées » avait pour but de décider des grandes orientations stratégiques des musées municipaux parisiens, l’épisode Airbnb a mis en lumière qu’elle n’était finalement qu’une simple chambre d’enregistrement. 

 

Un sort funeste qui n’a pas été du goût de tous les participants. « Ce vote est une mauvaise plaisanterie, on nous demande de nous prononcer sur un dossier déjà plié depuis des semaines. Je voterai contre cette décision arbitraire et opaque » avait ainsi déclaré dans un communiqué, Sandrine Mées, Conseillère de Paris représentant les écologistes au Conseil d’administration de Paris-Musées. Mais plus que le lieu, c’est le prix qui interroge les Verts parisiens. « 350.000 euros, c’est trop peu, estime David Belliard, coprésident du groupe au journal 20 Minutes. Ce n’est pas tant la somme qu’il faut regarder mais à qui on la demande. Airbnb est une entreprise qui pratique l’optimisation fiscale et qui paie très peu d’impôts en France. L’opération nous laisse perplexe, mais quitte à la faire, la ville de Paris aurait dû demander bien plus ». D'autant que Airbnb devrait engranger quelque 900 millions de dollars de chiffre d’affaires cette année. Une pudeur municipale pour ne pas effrayer les morts sans doute.

 

Si bien que la CGT Culture de la Ville de Paris a émis, elle aussi, une hypothèse. Et le syndicat de s’interroger ainsi sur les relations de la Ville avec Airbnb, cette société qui met en ligne des annonces de location d’appartements et qui pendant un temps était accusé par la mairie non seulement de vider la capitale de ses habitants au profit des touristes mais aussi de retirer du marché locatif de nombreux appartements. Mais les relations semblent s’être apaisées. « Cela tient peut-être au fait qu’Airbnb a choisi Paris pour y tenir, en novembre prochain, son événement annuel, un raout qui devrait attirer plus de 6 000 participants », notait, acide, la CGT sur son site (lire ici).

 

Finalement cette histoire de Catacombes révèle au monde des vivants le visage de la majorité socialiste qui est aux affaires à la mairie de Paris : celui de vendre son âme aux diables qui bien que numériques n’en sont pas moins capitalistes.

 

 

Anne HIdalgo et Bruno Julliard devant le cadavre du Conseil d'Administration de Paris-musées

Affaire Catacombes-Airbnb : Le conseil d’administration de Paris-Musées n’a pas fait de vieux os

  - Je crois qu'il reste encore de la place du côté de Denfert-Rochereau

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 12:18

 

L'adjoint en charge de l'urbanisme « a même réussi à vendre de l’air », s’amuse-t-on du côté de l'Hôtel de Ville

 

Allez hop, on liquide tout dans la capitale. Entre 500 et 800 millions d’euros, voire plus : c’est ce que pourrait rapporter à la Mairie de Paris la vente de 23 de ses sites, dont l’immeuble du boulevard Morland, l’hôtel de Coulanges rue des Francs-Bourgeois ou encore l’hôtel particulier de la rue de la Bûcherie. «.De quoi apporter un bol d’oxygène pour les finances tendues de la capitale, tout en redonnant un coup de jeune à l’aménagement parisien.» commente Les Échos.

 

Selon le quotidien économique, l’immeuble du boulevard Morland serait avec ses 40 000 mètres carrés de surface valorisée plus de 130 millions d’euros. Pour Les Échos, «.installé entre l’île Saint-Louis et le Marais, le site a une vocation hôtelière naturelle.». Un peu comme la Samaritaine quoi.

 

Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme, semble en tout cas avoir bien rempli son rôle de promoteur immobilier. Ainsi, des acheteurs ont proposé entre 50 et 60 millions d’euros pour une parcelle de 2 200 mètres carrés située dans le quartier Clichy-Batignolles alors que la ZAC l’avait estimée seulement à 30 millions d’euros dans son bilan. Xavier Niel, fondateur de Free et principal actionnaire du journal Le Monde, proposerait quant à lui 12 millions d’euros pour une petite parcelle située aux alentours de la porte de Clichy : le double des propositions des autres acheteurs !

 

Parmi les autres sites historiques de la Mairie figurent l’hôtel de Coulanges rue des Francs-Bourgeois, un hôtel particulier avenue de Villiers, la gare Massena, des bains-douches dans le XVe arrondissement. S’y ajoutent un ancien conservatoire de l’Est parisien et une petite dent creuse en friche dans le XXe arrondissement. Sans oublier l’hôtel particulier de la rue de la Bûcherie (.hôtel Colbert.), monument classé construit au XVe siècle pour accueillir la faculté de médecine et situé à proximité de la cathédrale Notre-Dame

 

Deux sites poussent très loin l’opportunisme de la mairie. Près du Palais des Congrès, porte Maillot, l’hôtel de ville invite à construire deux immeubles-ponts enjambant le périphérique. « Un volume cessible au-dessus du périphérique », indique le règlement de l’appel à projets. « Missika a même réussi à vendre de l’air », s’amuse-t-on à la mairie.  (voir ici les 23 sites mis à le vente sur le site de la mairie... écrit en anglais)

 

Au niveau politique, le groupe Les Républicains souligne la contradiction de la Mairie qui a signé cet été une charte contre la spéculation immobilière et qui désormais spécule à tout va sur ses bijoux de famille (lire ici). Du côté de la gauche municipale, Danièle Simonnet (Front de gauche.) dénonce la privatisation de l’urbanisme parisien, alors que les communistes regrettent eux la place trop limitée des logements sociaux dans les différentes propositions.

 

Toutefois tout ces immeubles municipaux sont actuellement occupées par des agents de la Ville et ces derniers devront de toutes façons êtres relogés. Des déménagements toujours très coûteux pour les finances publiques. Pas sûr donc que la mairie fasse des économies. Mais peut être que le but de l'opération n'est autre que donner les plus beaux emplacements de la capitale aux milliardaires de tout poil.

 

 

 

 

    Paris :Jean-Louis Missika (à gauche) vend les bijoux de famille et cherche un point de chute

La mairie de Paris joue les spéculateurs immobiliers pour remplir ses caisses

                 - Personnels de la ville de Paris, bienvenue dans le neuf-trois

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 10:13

 

Livres-Hebdo : le 22 octobre 2015

 

Le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines remportait en 2013 le Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques. Visiblement en 2015 il l'a perdu !

 

Les bibliothécaires de la communauté d’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines dénoncent la paupérisation et la dégradation du service des huit médiathèques de l'agglomération, et appellent à la grève générale samedi 24 octobre, après une première très suivie le 17 octobre, à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, qui avait eu pour conséquence la fermeture de tous les établissements.
 

Les bibliothécaires réitèrent leurs revendications et demandent à Michel Laugier, président de la communauté d'agglomération, le recrutement de 14 professionnels sur les postes vacants et en remplacement des arrêts maladie longue durée, ainsi que la titularisation des 13 contractuels occupant des postes permanents. Un pétition est lancée sur le site change.org pour soutenir les exigences des bibliothécaires.


La baisse des effectifs de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a affecté le réseau des médiathèques, avec la fermeture de la Maison de la Poésie, de la Maison de l'Environnement et de la médiathèque Jean-Jaurès, rappelle l’intersyndicale CGT-CFDT sur la pétition mise en ligne.


Le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines remportait en 2013 le 4e Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques, qui distingue chaque année depuis 2010 les établissements proposant des services particulièrement novateurs et efficaces pour prendre en compte la diversité des publics desservis et développer la fréquentation des bibliothèques (visiblement en 2015, ce prix n'est plus d'actualité NdR).

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

 

 

Michel Laugier (2ème à gauche), le président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines

Les bibliothécaires de la communauté d’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines seront, de nouveau, en grève pour dénoncer la dégradation de leur condition de travail

  - Je vous présente mon prix Livres-Hebdo 2015

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 14:15

 

Après une grève très suivie le 17 octobre à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, les bibliothécaires remettent ça ce samedi

 

Les bibliothèques municipales vont mal. Très mal même malgré les annonces de François Hollande promettant un soutien financier aux bibliothèques... mais seulement pour celles qui décideront d'ouvrir le dimanche. Une annonce évidemment pleine de démagogie car pour le reste de la semaine...

 

Cette fois, c'est au tour des bibliothécaires de Saint-Quentin-en-Yvelines de dénoncer la paupérisation des huit médiathèques de l'agglomération (Elancourt, Trappes, Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux...). Après une grève très suivie, à près de 95%, le 17 octobre à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT avec pour conséquence la fermeture de tous les établissements, les bibliothécaires remettent ça ce samedi 24 octobre.

 

« Nous protestons contre le non-remplacement de 14 agents qui sont partis en retraite ou étaient en fin de contrat, a déclaré au Parisien, Sandra Tahot, représentante de l’intersyndicale. Cela a augmenté la charge de travail et l’accueil du public ne se fait pas dans des conditions optimales. » Les syndicats réclament également la titularisation de 13 contractuels et l’abandon du projet de réduction du nombre de jours de congés. Le président de la communauté de communes, Michel Laugier (DVD) voulant en effet sucrer 13 jours aux agents dans le cadre de la nouvelle reconfiguration de l'agglomération, avec l'absortion de quatre nouvelles communes, qui doit être effective au 1er janvier 2016.

 

Lors du mouvement du samedi 17 octobre la saturation était palpable parmi les bibliothécaires. « Nous passons beaucoup de temps à mettre en place des animations pour les enfants, les personnes âgées. Mais aussi à gérer les réservations et les retours de prêts. Ce manque de personnel pèse sur notre charge de travail » ont déclaré des agents au Parisien. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition papier « contre la dégradation du service des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines » qui a circulé dès la fin de matinée lors du rassemblement de certains grévistes devant le centre commercial Sqy Ouest à Montigny-le-Bretonneux ou par ceux qui sont restés aux abords de leurs propres bibliothèques fermées ce jour là. Une action qui a fait mouche auprès des usagers puisque elle a atteint le résultat remarquable de 852 signatures en quelques heures.

 

Pour les défenseurs de la lecture publique qui n'étaient pas présents ce jour là, une version de cette pétition a également été mise en ligne. Pour la signer c'est ici. Nul doute que tous les élus de France et de Navarre qui sur tout les tons clament « adorer les bibliothèques » devraient apposer leur signature fissa.

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

             Saint-Quentin-en-Yvelines : Pour les syndicats, le réseaux des médiathèques se fissure

Les médiathèques de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines seront encore en grève le samedi 24 octobre

 

 

 

 

Lire aussi

Ouvrons mieux les bibliothèques

 

 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 16:49

 

ActuaLitté : Le 20 octobre 2015

 

« Nous considérons que les agents de la ville ne peuvent s’exprimer sur les réseaux sociaux que seulement dans les limites du raisonnable » affirme le cabinet de Bruno Julliard

 

Ce vendredi 16 octobre, l’Association des Bibliothécaires de France (ABF) nous faisait parvenir, et publiait dans la foulée, une tribune baptisée « L’ABF alerte sur le dispositif Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) ». Comme son nom l’indique, le billet remet en cause sur certains points le système de prêt numérique prévu par l’espace bibliothèque numérique de la Ville de Paris. Selon la CGT, plusieurs bibliothécaires parisiens ayant relayé l’information sur les réseaux sociaux se seraient vus contraints de le retirer dans l’heure, sur ordre du cabinet de Bruno Julliard, Premier adjoint à la maire de Paris, chargé de la culture. Une manœuvre démentie par la Mairie de Paris qui a une tout autre version des faits. 

 

Dès vendredi dernier, peu de temps après la diffusion du communiqué de l'ABF, la CGT Culture dénonçait ce qu’elle appelle une « censure des bibliothécaires parisiens » par Bruno Julliard. « La mise en place de la bibliothèque numérique de la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs », annonce le syndicat. 

 

Selon l’organisation, certains bibliothécaires parisiens auraient retweeté, dans la journée de vendredi, la tribune de l’ABF remettant en cause le PNB et donc l’espace bibliothèque numérique de la Ville de Paris, ouvert le 13 octobre. « Un an après le début de l’expérimentation de PNB, l’ABF s’inquiète du manque de transparence concernant cette expérimentation », peut-on lire dès les premières lignes du communiqué. Dans son papier, l’ABF s’inquiète également « d’un risque de fracture territoriale que risque de provoquer PNB à l’échelle du territoire » ou encore de la complexité d’un « modèle conditionné par la présence de DRM ».

 

Toujours selon la CGT Culture, la reprise de ce billet n’aurait ainsi pas plu à la mairie de Paris qui aurait « sommé les bibliothécaires de la capitale de retire in petto leurs tweets trop critiques ». Dans un communiqué publié aujourd’hui, la CFDT embraye et dénonce des bibliothécaires « muselés ».  « L’information nous vient directement des bibliothécaires. La mairie a appelé l’administration qui a refait passer l’information aux bibliothécaires parisiens », explique à ActuaLitté la CGT Culture. « C’est l’histoire de l’arroseur arrosé : c’est la mairie de Paris qui a insisté pour que les bibliothèques soient sur Twitter, et aient des comptes officiels ». Pour le syndicat, « le fait qu’il n’y ait pas eu de démenti dans l’heure, contrairement à leur habitude, prouve que la mairie est fautive ».

 

Contacté par ActuaLitté, le cabinet de Bruno Julliard nous a expliqué sa version des faits. « Bruno Julliard n’est pas intervenu ni directement ni indirectement pour censurer quoi que ce soit », nous a précisé la mairie. « En réalité, il s’agit seulement d’une bibliothécaire et d’une directrice dans un seul établissement. La première a retweeté le billet de l’ABF sur le compte officiel de la bibliothèque. Ce qui a suscité l’envoi d’un mail par la directrice de l’établissement à l’ensemble des agents leur sommant de ne pas s’exprimer sur le sujet. Nous n’allons pas l’accabler, mais en effet, elle a eu une erreur d’appréciation, elle a exagéré surtout pour le papier de l’ABF qui expose ses arguments de manière raisonnable. Nous l’avons alors rappelé à l’ordre et expliqué que ce n’était pas dans la ligne de la municipalité. Les bibliothécaires peuvent parfaitement s’exprimer à ce sujet sur leur compte personnel », nous explique la mairie de Paris. 

 

« Nous considérons qu’à titre personnel et dans les limites du raisonnable les agents de la ville peuvent s’exprimer sur les réseaux sociaux ou ailleurs sur tel ou tel aspect du secteur dans lequel ils évoluent. Cependant, sur le compte officiel de la bibliothèque, cela relève de l’obligation de réserve étant donné qu’il est destiné au grand public et non pas aux bibliothécaires » rajoute quand même le cabinet de l'adjoint en charge de la culture.

 

À ce jour, le communiqué de l’ABF a été retweeté, à partir de son compte officiel, une vingtaine de fois, notamment par les comptes officiels de la bibliothèque patrimoniale de Dijon et la Bibliothèque départementale de la Meuse.

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

 

                           Censure sur Twitter : Bruno Julliard, l'arroseur arrosé

À Paris, le prêt numérique parasite les relations entre les bibliothécaires et la mairie

                           - Bon je crois qu'il va faloir me télécharger un parapluie

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 15:23

 

A tel point qu'il censure même les bibliothécaires parisiens qui relayent le communiqué de l'ABF. Une faute politique dénoncée par la CGT puis par la CFDT

 

La Ville de Paris n'avait sûrement pas prévu ça, mais en démarrant il y a quelques jours avec force trompettes, sa bibliothèque numérique basée sur l’offre de PNB  (prêt numérique en bibliothèque) elle a relancé un débat sur la pertinence de ce dispositif dans les établissements de lecture publique. De quoi rendre fou Bruno Julliard qui voit les critiques s’accumuler contre son bébé.

 

Le débat existait pourtant depuis plus d'un an, au moment où la ministre de la culture, Fleur Pèlerin, annonçait avec enthousiasme un accord sur l'avenir du livre numérique et des service publics culturels. Un enthousiasme vite douché par le site spécialisé dans l'univers du livre, ActuaLitté et le collectif SavoirCom1, composé d'universitaires, de bibliothécaires et de juristes en droit d’auteur, lesquels avaient dénoncé un modèle économique hors de prix pour les bibliothèques (lire ici). Une alerte qui n'a apparemment pas atteint les décideurs politiques, en principe soucieux des deniers publics, notamment à la Ville de Paris qui a décidé coûte que coûte de mettre en place ce projet alors qu'il n’existe « aucune évaluation qualitative de ce modèle » selon les termes de l'association des bibliothécaires de France (ABF).

 

Oui, mais voilà tout ce qui se passe dans la capitale fait immédiatement caisse de résonance. C'est d’abord, la CGT culture, qui s'est émue de l’indigence tant du système que du modèle limitant le nombre de prêt pour chaque livre numérique à 30 emprunts, au terme desquels la bibliothèque devra racheter l'ouvrage.

 

Et le syndicat d’expliquer : « Le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d’une cession de licence, à la fois limitée dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnée au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement. Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêts », commente la CGT Culture (lire ici). 

 

De son côté Savoir Com1, encore lui, a décidé de se saisir du lancement parisien pour dénoncer ce système absurde et mettre la ville de Paris face à ses contradictions en appelant à  télécharger jusqu'à épuisement des stocks tout les fichiers disponibles à travers une campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons. « N’hésitez pas à l’utiliser et à la tester, elle va probablement être rapidement inutilisable avec le merveilleux système de jetons que PNB propose. Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunts de livre numérique et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer! Plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas formidable ? Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et le dire sur twitter, la #chasseauxjetons est lancée! » ont déclaré les membres du collectif dans un communiqué. Savoircom1 a par ailleurs développé sa position dans une tribune très argumentée publiée sur Rue 89 (lire ici).

 

Contacté par Rue89 justement, le cabinet de Bruno Julliard, premier adjoint chargé de la Culture à la mairie de Paris, qui « regrette la campagne lancée par SavoirsCom1 » se défend comme il peut « Certes, le nombre de prêts est limité, ainsi que sa durée. Mais c’est parce qu’il a fallu mettre en confiance les éditeurs, secoués par le changement de leur modèle d’affaires » précise l'élu. Et d'annoncer, incantatoire, que « l’idée est bien d’obtenir des conditions plus avantageuses ».

 

 

                             Prêt numérique : Bruno Julliard, incantatoire, s'adresse aux éditeurs

Les critiques contre les conditions du Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) rendent fou Bruno Julliard

                         - Allez, soyez sympas quoi, accordez-moi des conditions plus avantageuses

 

 

C'est alors que l'ABF, l'association des bibliothécaires de France s'est, à son tour, invitée dans le débat à travers un communiqué des plus cinglants. L'ABF s'inquiète ainsi du manque de transparence autour du PNB : « il n'y a pour l'heure aucune évaluation qualitative de ce service »

 

L'association pointe également « le risque de fracture territoriale » qui pourrait advenir entre les grandes collectivités qui bénéficient de ressources financières suffisantes et les petites et moyennes bibliothèques qui sont dans l'impossibilité d'accéder à un service onéreux. « Nous déplorons le fait que PNB crée une inégalité d'accès à la lecture pour les usagers sur l'ensemble du territoire français » souligne l'ABF. D'ailleurs dans un entretien accordé à Archimag, Lionel Dujol, secrétaire adjoint chargé du  numérique à l'ABF, précisait que « le coût unitaire d’un prêt de livre numérique par rapport à un livre papier est jusqu’à quatre fois plus élevé ! ».

 

Pour l'Association des Bibliothécaires de France,la critique ne s'arrête pas là puisque avec les mesures techniques de protection insérées dans le système PNB : « beaucoup d'usagers ne seront pas en mesure d'accéder à ce service qui nécessite un certain niveau d'aisance avec l'ordinateur ». et L'ABF de demander au ministère de la Culture de « diligenter une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d'évaluation » (lire ici). 

 

Une évaluation qui visiblement ne sera surtout pas faite par la mairie de Paris. Il est vrai que l’équipe qui entoure Anne Hidalgo n'aime pas beaucoup la critique. Les premières victimes ont été les bibliothécaires de la capitale qui ont eu l'audace de relayer le communiqué de l'ABF sur les comptes twitter officiels de leur bibliothèque respective. Une initiative qui n'a pas vraiment été du goût du cabinet de Bruno Julliard qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets comme l'a révélé la CGT culture (lire ici).

 

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » ont ainsi affirmés de nombreux bibliothécaires parisiens qui n'ont pourtant fait que travail de veille documentaire dans cette histoire. D'ailleurs quelques jours après, c'est au tour de la CFDT de dénoncer la censure municipale (lire ici). Comme quoi Bruno Julliard a peut être bien commis ce que l'on appelle une faute politique. Et comme le résume si bien la CGT « La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs ».

 

 

          Prêt numérique: Bruno Julliard tente de mettre au pas les bibliothécaires parisiens

Les critiques contre les conditions du Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) rendent fou Bruno Julliard

                   - Pour la formation - comment être autoritaire - , suivez-moi, c'est par là !

                        - Y aura aussi un module " comment faire une faute politique" ?

                          

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 13:21

 

TVFil78 : le 19 octobre 2015

 

Près de 100% des agents ont manifesté ce week-end selon les syndicats

 

Samedi, le personnel des huit médiathèques de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines était en grève. Distribution de tracts, informations aux usagers… Près de 100% des agents ont manifesté ce week-end selon les syndicats.

 

Devant la médiathèque de Magny-les-Hameaux, ils étaient une trentaine à se mobiliser. En ligne de mire : les réductions d’effectif du réseau des médiathèques.  « On est moins pour les ouvertures, pour le service public, pour les médiations. C’est difficile de faire toujours autant d’animations, autant de services, avec beaucoup moins de personnel » affirme Denise Sejournet, agent CASY réseau des médiathèques.

 

Le personnel demande aussi le remplacement des 14 postes vacants, manquant aux agents du réseau. Pour continuer leur mobilisation, les agents ont mis en ligne une pétition. Elle a déjà recueilli une centaine de signatures depuis ce week-end.

 

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:53

 

Le Parisien Yvelines: le 18 octobre 2015

 

L'intersyndicale CGT-CFDT demande le remplacement des agents qui manquent toujours à l’effectif en charge du réseau de Saint-Quentin-en- Yvelines.

 

Une quinzaine de bibliothécaires s'est rassemblée ce samedi toute la journée devant le centre commercial Sqy Ouest. Les grévistes portant des panneaux blancs et armés de papiers et de stylos ont fait signer une pétition afin d’obtenir le soutien du public.

 

L’accueil dans les huit médiathèques de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines était hier fortement perturbé. L’intersyndicale CGT-CFDT demande le remplacement de 14 personnes qui manquent toujours à l’effectif des 138 agents, en charge de ce réseau. « Nous avons rencontré notre direction vendredi, précise une syndicaliste. Ils nous ont écoutés mais certainement pas entendus ».

 

Dans les rangs des agents en grève, la saturation est palpable. « Nous passons beaucoup de temps à mettre en place des animations pour les enfants, les personnes âgées. Mais aussi à gérer les réservations et les retours de prêts. Ce manque de personnel pèse sur notre charge de travail. Les grévistes demandent l’ouverture de nouvelles négociations avec la direction.

 

Lire l'article du Parisien-Yvelines

 

 

Montigny-Le-Bretonneux : les bibliothécaires au bord de la crise de nerfs
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 16:47

 

Livres-Hebdo : le 16 octobre 2015

 

L’Association des bibliothécaires de France s’inquiète du manque de clarté concernant ce dispositif, adopté par une vingtaine de villes en France, dont tout récemment Paris, et demande au ministère de la Culture et de la Communication une étude quantitative et qualitative.

 

Dans un communiqué publié vendredi 16 octobre, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) s’inquiète du manque de transparence concernant le dispositif Prêt numérique en Bibliothèque (PNB).

 

Mis en œuvre en 2014 avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, PNB est aujourd’hui en service dans une vingtaine de réseaux de bibliothèques publiques en France. Mais, relève l’ABF « excepté quelques retours chiffrés, il n’y a pour l’heure aucune évaluation qualitative de ce service. Ce qui devait être au départ un test réalisé à huis clos avec quelques bibliothèques participantes est devenu une véritable offre pour les bibliothèques. […] De fait, PNB est devenu le seul système en matière de livres numériques recommandé par le ministère de la Culture et de la Communication. Ce choix de la part du MCC entre en contradiction avec les Accords interprofessionnels du 8 décembre 2014 signé lors des Assises des bibliothèques qui appelait à une diversité des modèles […] ».

 

L’ABF estime que cette situation risque de provoquer des inégalités sur le territoire pour les petites bibliothèques qui n’auraient pas les moyens financiers de souscrire à l’offre PNB. Elle invite le ministère de la Culture à mener « une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d’évaluation ».

 

Le 13 octobre, à l'occasion de l'adoption du dispositif PNB par la Ville de Paris, le collectif de bibliothécaires SavoirsCom1 a publié un billet dans lequel il critique le système de « jetons » qui autorise un nombre limité de prêts pour chaque livre numérique (6 par titre à Paris).

 

Lire l'article de Livre Hebdo

 

 

 

                              Prêt numérique : l'ABF dénonce un manque de transparence

L’ABF réclame une évaluation de Prêt numérique en bibliothèque
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