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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 12:55

 

Le Parisien : le 24 juin 2014

 

La nouvelle médiathèque Françoise-Sagan (Xe) n’a ouvert ses portes au public que le 16 mai dernier,mais déjà de larges panneaux siglés de la mairie de Paris ont fleuri sur les vitres de l’établissement pour dénoncer le pillage des rayons et appelant le public au civisme

 

« Nous déplorons de nombreux vols de DVD : coût moyen 45 € et 100 € pour un coffret. Nous ne serons donc pas en mesure de les racheter ». La nouvelle médiathèque Françoise-Sagan (Xe) n’a ouvert ses portes au public que le 16 mai dernier, au Carré Saint-Lazare, près de la gare de l’Est, mais déjà de larges panneaux siglés de la mairie de Paris ont fleuri sur les vitres de l’établissement pour dénoncer le pillage des rayons et appelant le public au civisme. « Soyez vigilants, aidez-nous à protéger vos collections », peut-on lire, au-dessus d’une exposition de jaquettes de DVD vides portant toutes la mention « n’est plus empruntable car il a été volé ».

 

Les larcins en série ont été pointés ce mardi sur le site d’informations sociales, syndicales et culturelles de la Ville, Social Nec Mergitur, qui dénonce, en outre, l’efficacité très relative des étiquettes électroniques. « Des failles technologiques connues », insiste le site, qui rappelle d’autres mésaventures de même nature, survenues ces dernières années dans les bibliothèques parisiennes. Cibles des voleurs, là encore, les DVD.

 

En 2013, notamment, sept établissements parisiens (sur une soixantaine), et particulièrement la bibliothèque Clignancourt (XVIIIe), avaient été victimes de plusieurs centaines de larcins du même type, sans que les portails électroniques ne fonctionnent.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

Paris : vol de DVD en série à la médiathèque Françoise-Sagan
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 17:01

 

Métronews : le 24 juin 2015

 

Depuis 2001, les musées de la Ville de Paris sont gratuits. Mais depuis quelques mois, les agents d’accueil sont fortement invités à demander des dons aux visiteurs. « La gratuité n’est pas remise en cause pour l’instant. Mais chaque année est une aventure », précise néanmoins Paris-Musées

 

« C’est gratuit, mais on demande aux visiteurs de payer… C’est très gênant ». Du gratuit payant ? Dans les musées de la Ville de Paris, les caissiers et agents sont invités, depuis quelques mois, à demander une petite participation aux visiteurs. Quelques euros, pas plus, pour profiter de la visite des collections municipales. L’appel à contribution prend notamment la forme d’un « ticket coupon» d’un montant minimum de 5 euros, proposé à la caisse quand le visiteur prend sa place.

 

Depuis 2001, l’accès aux collections permanentes de ces douze musées, comme le musée Carnavalet, le Musée d'Art moderne, le Petit Palais, ou encore le Musée de la vie romantique, est gratuit toute l’année. « Mais depuis quelques mois, on nous explique qu’il faut placer des produits, orienter les gens vers les boutiques, et les inciter à donner de l’argent », raconte une agente d’accueil. Une autre, qui travaille dans un autre établissement, va dans le même sens : « Il y a un an, des corbeilles ont été installées pour ceux qui veulent mettre des sous. Mais au moins les gens ont la liberté de le faire ou non. Le fait de demander de l’argent alors que c’est censé être gratuit, ça nous met mal à l’aise parce que ce n’est pas clair, et les visiteurs ne comprennent pas ».

 

La CGT Culture, elle, met en cause Paris Musées, établissement public qui depuis deux ans est chargé de gérer les musées parisiens. « Ils sont dans une logique de rentabilité. De la même manière, ils multiplient les événements privés, pour louer des espaces à des sociétés qui ont de l’argent. » Surtout, le syndicat craint que cette mesure « ne soit une façon insidieuse de sortir de la gratuité. » La mention « accès gratuit » a même été retirée dans certains musées.

 

A Paris, des musées municipaux gratuits pas si gratuits ? Voire même plus gratuits du tout !
A Paris, des musées municipaux gratuits pas si gratuits ? Voire même plus gratuits du tout !
A Paris, des musées municipaux gratuits pas si gratuits ? Voire même plus gratuits du tout !

                                    La mention « accès gratuit » a même été retirée dans certains musées.

 

 

Donner de l’argent, même si c’est gratuit ? Delphine Lévy, directrice générale de Paris musées assume totalement. « Dans tous les musées du monde, la gratuité est systématiquement couplée avec une politique d’incitation au don. La Tate Gallery de Londres, le MET de New York, tout le monde le fait », explique-t-elle. « Celui qui ne veut pas donner reste le bienvenu, il n’y a aucune volonté de stigmatiser. Mais on propose ».

 

Et pour inciter au don, différents moyens sont déployés : les urnes, déjà présentes mais peu efficaces (20.000 euros collectés par an, pour un budget des musées de 80 millions d’euros), les vestiaires, services annexes ou audio guides payants. Mais ce démarchage plus « rentre-dedans » des agents a été validé en septembre dernier, et est mis en place peu à peu dans les douze musées. « Il faut former des agents, modifier la signalétique pour expliquer aux visiteurs à quel point c’est important de donner pour l’enrichissement des collections et pour préserver la gratuité », indique Delphine Lévy.

 

Car plus globalement, Paris-Musées cherche à développer son autofinancement, dans un contexte de très forte baisse des dépenses publiques : « Par rapport aux musées nationaux, qui s'autofinancent à 50 voire 100%, nous sommes encore trop fortement subventionnés. Ce n'est pas illogique de chercher à avoir nos fonds propres pour développer de vrais projets de service public ».

 

Au final, elle voit cette « incitation au don » comme une « mobilisation pour préserver la gratuité ». Mais qui ne préserve pas pour autant l'avenir : « La gratuité n’est pas remise en cause pour l’instant. Mais chaque année est une aventure », précise-t-elle énigmatiquement. Même si elle se dit « très attachée à la simplicité, la facilité d’accès que permet ce système ».

 

Lire l'article de « Métronews »

 

A Paris, des musées municipaux gratuits pas si gratuits ? Voire même plus gratuits du tout !

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                                    Gratuité :  A Paris-Musée, chaque année est une aventure

 

 

 

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 10:39

 

Apparemment les automates n'ont rien vu

 

« Nous déplorons de nombreux vols de DVD depuis l'ouverture de la médiathèque le 16 mai dernier » c'est par cette affichette que sont cueillis les usagers de la nouvelle médiathèque Françoise Sagan située dans le quartier de la gare de l'Est (Xe). Un phénomène qui ne peut qu'étonner pour un établissement qui a été inauguré il y a un mois à peine.

 

Preuve de l'ampleur des larcins, une vitrine expose les preuves des délits : « Ces boîtiers ont été retrouvés vides en rayons. Coût moyen : 45 euros pour un DVD simple et 100 euros pour un coffret » Un prix d'achat qui peut surprendre mais il faut préciser que ce genre de support coûte plus cher pour les bibliothèques publiques car il prend en compte le droit de prêt.

 

Des objets subtilisés qui ne seront pas remplacés faute de budget. « Nous ne serons pas en mesure de les racheter » précise la direction de la bibliothèque qui conclue dans une supplique aux usagers « soyez vigilants, aidez-nous à protéger vos collections ».

 

Paris : la nouvelle médiathèque Françoise Sagan (Xe) victime de vols en série dès son inauguration

 

Toutefois cette série de vols ne surprend pas les spécialistes car les objets volés étaient en fait équipés de puces RFID. Et si les DVD n’ont pas sonné aux portiques antivol c'est que les malfaiteurs connaissaient bien les failles de sécurité de cette technologie. Des failles pourtant bien connues de la Ville de Paris car dans un passé récent de nombreuses bibliothèques ont subi la même mésaventure que Françoise Sagan.

 

« Depuis plusieurs semaines les rayons des DVD des bibliothèques de la Ville de Paris sont victimes d’un ou de plusieurs aigrefins » révélait ainsi il y a deux ans le syndicat CGT des affaires culturelles. « Les bibliothécaires ont régulièrement la surprise de retrouver des centaines de boîtiers vides dans leurs rayonnages. Un phénomène constaté, entre autre, à la bibliothèque Clignancourt (XVIIIe), François Villon (Xe), Flandre (XIXe) ou encore Chaptal (IXe) ». Précisait le syndicat sur son site (lire ici). « Sept bibliothèques ont effectivement été victimes ces dernières semaines de vols de DVD », confirmait alors la mairie de Paris. Un fait divers qui avait fait les choux gras de la presse de l'époque comme « Le Parisien » ou encore « Livres-Hebdo ».

 

De plus, ce qui ne gâte rien, la médiathèque Sagan a remplacé les bibliothécaires par des automates de prêt : « La RFID avec nos automates permet de se débarrasser des tâches un peu lourdes, comme l'enregistrement des sorties et des retours, pour consacrer plus de temps à l'accueil ou aux animations », se félicitait alors Yannick Jacquemin, responsable commercial de Bibliotheca, le fournisseur de cette technologie à la ville de Paris, auprès du site « ActuaLitté.com ». Apparemment il permettrait aussi de se débarrasser des collections. En tout cas, les automates n'ont rien vus.

 

 

Paris : la nouvelle médiathèque Françoise Sagan (Xe) victime de vols en série dès son inauguration

                           A Françoise Sagan « ces DVD ne sont plus empruntables car ils ont été volés »

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:46

 

Le Parisien : le 22 juin 2015

 

Pour la ville, dirigée par Patrick Balkany (LR), la médiathèque n’est plus aux normes et les travaux coûtent trop cher. L’opposition suggère que le judoka Teddy Riner « prenne à sa charge les travaux nécessaires » et que la médiathèque soit ensuite « rebaptisée à son nom ».

 

Élus, bibliothécaires et habitants de Levallois ont décidé de faire entendre leur mécontentement suite à l’annonce de la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri. Pour la ville, dirigée par Patrick Balkany (LR), la médiathèque n’est plus aux normes et les travaux coûtent trop cher.

 

« Quand on a de l’argent pour le superflus, on en a également pour l’essentiel », estime la conseillère municipale d’opposition Anne-Eugénie Faure (PS), faisant référence à la polémique levalloisienne de la semaine à savoir le salaire du champion de judo Teddy Riner, payé par le Levallois Sporting Club (LSC). « Une fois de plus il n’y a eu aucune concertation sur le sujet et nous sommes mis devant le fait accompli », ajoute le conseiller départemental Arnaud de Courson (DVD) qui suggère que le judoka « prenne à sa charge les travaux nécessaires » et que la médiathèque soit ensuite « rebaptisée à son nom ».

 

Au-delà de la mauvaise concordance des deux actualités, les bibliothécaires s’interrogent sur l’avenir des quelques 40 000 ouvrages de cette médiathèque située à deux pas de la mairie. « Il y a ici des livres destinés aux personnes souffrant de problèmes de vue, explique une salariée. Que vont-ils devenir sachant que les deux autres médiathèques sont déjà saturées ? Quant à l’espace musique, il n’y a de la place nulle part pour l’accueillir ». Coté personnel, huit titulaires seront transférés dans les deux autres médiathèques de la villes, deux départs en retraite sont prévus et les trois contractuels ne verront pas leur CDD renouvelés.

 

Sollicitée sur ce dossier, qui sera abordé lundi soir en conseil municipal avec un vœu du groupe PS-EELV, la municipalité répond en expliquant que la mise aux normes pour les personnes à mobilité réduite est « un gros problème compte tenu de la configuration du bâtiment ». Mais la ville se veut rassurante sur l’avenir des ouvrages qui seront répartis dans les autres médiathèques. Et justifie sa décision en mettant en avant les spécificités de Levallois. « La ville ne fait que 2 km2 et aujourd’hui le catalogue entier est disponible sur internet. On peut même se faire livrer ses bouquins chez soi », explique Isabelle Balkany, première adjointe au maire.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

                                                      Fermeture de bibliothèqueLes Balkany ont l'art de l'esquive

Levallois : ils ont manifesté pour sauver la médiathèque Gabriel-Péri

                                                                        - Teddy Riner nous a tout appris

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 13:29

 

Archimag : le 19 juin 2015

 

Les bibliothécaires de Levallois-Perret et de Brest dénoncent la fermeture et le manque de moyens accordés aux médiathèques. 

 

Deux semaines après une grève qui avait mobilisé plus de 300 agents dans les bibliothèques parisiennes, c'est au tour des bibliothécaires de Levallois-Perret et de Brest de lancer un appel à la cessation du travail. A Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), la CFDT a déposé un préavis de grève pour les samedis 20 et 27 juin. Le syndicat dénonce la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri, l'un des trois établissements du réseau de lecture municipal : « il s'agit d'un établissement très fréquenté, dont les collections comportent des spécificités comme les livres audio ou en gros caractères qui n'ont pas d'équivalent dans les deux autres bibliothèques » souligne la CFDT.

 

​ Pour la mairie, la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri est justifiée par le coût de la rénovation et de la mise aux normes du bâtiment de 800 m². La municipalité invoque également son projet d'extension des horaires d'ouverture des deux autres bibliothèques de la ville afin de répondre à une demande des usagers. Ces explications n'ont guère convaincu la CFDT qui déplore la méthode employée : « les élargissements d'horaires évoqués par la municipalité se font sans aucune concertation ».

 

A Brest, les bibliothécaires dénoncent le manque de moyens alloués à la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » explique l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO. En cause, les 33 équivalents temps plein jugés insuffisants pour animer un établissement de 6 500 m². « Il faudrait au minimum 44 équivalents temps plein, vu le dimensionnement de l'équipement et l'afflux de public que va générer son ouverture », souligne Erwan Rivoalen, bibliothécaire et délégué CGT.

 

Depuis le 28 avril dernier, les bibliothécaires brestois ont observé plusieurs jours de grève et déposé un nouveau préavis. A ce jour, les rencontres avec les responsables en charge du dossier ont été jugées « sans résultat » par l'intersyndicale.

 

Lire l’article de « Archimag »

 

 

Les grèves de bibliothèques se généralisent en France
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 11:22

 

Le Parisien : le 19 juin 2015

 

La municipalité a décidé de fermer la médiathèque Gabriel-Péri le 30 juin. Il ne restera plus que deux équipements de lecture sur le territoire. Pour protester, usagers, élus et syndicats manifestent ce samedi.

 

Les restrictions budgétaires touchent toutes les villes. Même Levallois ! Alors que la Chambre régionale des comptes s’interroge dans un récent rapport consacré au Levallois Sporting Club sur le salaire exponentiel du champion de judo Teddy Riner, la ville vient d’annoncer la fermeture au 30 juin de l’une de ses trois médiathèques, celle située rue Gabriel-Péri.

 

Le motif invoqué par le maire (LR) Patrick Balkany : le coût trop élevé de la remise aux normes de cet équipement culturel. « La médiathèque souffre des maux inhérents à son âge, justifie la municipalité. La structure du bâtiment qui l’abrite, comme son aménagement intérieur, sont désormais totalement obsolètes ». La ville promet en contrepartie d’élargir les horaires d’ouverture sur les deux établissements (Albert-Camus et Gustave-Eiffel), afin de répondre à la demande des habitants.

 

Pas de quoi satisfaire les usagers qui ont décidé de lancer une pétition, déjà signée par 1400 personnes. De son côté la CFTD a déposé un préavis de grève pour ce samedi et le suivant pour les trois équipements de lecture de la commune. Un rassemblement est également prévu à partir de 15 heures devant Gabriel-Péri. « Il s’agit d’un établissement très fréquenté, dont les collections comportent des spécificités comme les livres audio ou en gros caractères qui n’ont pas d’équivalent dans les deux autres bibliothèques, souligne la CFDT. Les bibliothécaires sont inquiets quant à l’avenir de ces collections, et donc de la qualité du service rendu ».

 

Autre conséquence de cette fermeture : le nombre de m² de bibliothèque ne correspondrait plus aux recommandations du ministère la Culture. Avec ses 65 000 habitants, Levallois devrait offrir au moins 4500 m2 d’espaces de lecture à ses administrés. Or les deux médiathèques restantes, Albert-Camus et Gustave-Eiffel, ne totaliseront que 3000 m2.

 

L’opposition a évidemment décidé de s’emparer du dossier. Et lundi soir, à l’occasion du conseil municipal, Dominique Cloarec (EELV) déposera un vœu pour demander à la majorité de revenir sur sa décision. Et de mettre en place une commission consultative extra-municipale « sur l’avenir de la lecture publique et sur l’avenir des bibliothèques publiques de la commune ».

 

Lire l’article du « Parisien »

 

  Levallois : Patrick Balkany présente son programme culturel

Levallois : Patrick Balkany veut fermer une médiathèque pour faire des économies

- Voici mes deux bibliothèques

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 17:27

 

Livre-Hebdo : le 19 juin 2015

 

En consacrant son 61e congrès aux tensions qui traversent la profession, l’Association des bibliothécaires de France a offert aux participants, l’occasion  d’échanger sur les aspects les plus problématiques de leur métier. C'est pas gagné

 

« Inventer pour surmonter, bibliothèques en tensions »  : pour son 61e congrès qui se déroulait à Strasbourg du 11 au 13 juin, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) avait choisi d’aborder de front les nombreuses difficultés auxquelles les professionnels se trouvent confrontés aujourd’hui et, une fois n’est pas coutume, de donner aux participants la possibilité de parler de ce qui fait mal. Les bibliothécaires se sont largement reconnus dans ce thème, comme le montre le nombre important d’inscrits - plus de 700.

 

Ce congrès à l’ambiance détendue a eu un effet visiblement libérateur. « Les problématiques abordées concernent tout le monde. Pas seulement les chefs d’établissement, mais tous les agents, quel que soit leur grade, relève la directrice d’une grande bibliothèque. Jusqu’à récemment, notre profession avait du mal à parler de ce qui ne va pas. Or, cela ouvre la possibilité de trouver des solutions ». Les organisateurs avaient même prévu, parmi les animations ludiques, un espace baptisé "Biblio-divan", dans lequel des bibliothérapeuthes aux méthodes non homologuées, à base de poudre magique, de bonbons et de prescriptions de lecture, accueillaient les congressistes désireux de confier leurs soucis.

 

C’est un état d’esprit très pragmatique qui a présidé aux échanges autour des nombreux sujets de crispation abordés, qui n’ont pas toujours suscité les débats enflammés auxquels on aurait pu s’attendre. « Il n’y a pas de prises de position forte, déplore un congressiste croisé dans le salon des exposants. On continue de débattre des tensions entre nous. Chaque bibliothèque cherche à préserver son propre équilibre, alors qu’il faudrait réfléchir à comment être en mouvement dans la société ». Dominique Arot, inspecteur général des bibliothèques, y voit un signe des temps : « Cela montre que certains sujets, comme le travail du dimanche, sont entrés dans les mentalités. C’est aussi une question de génération. Les jeunes professionnels s’expriment sur Facebook, dans des blogs, plutôt que dans le militantisme politique comme il y a trente ans ».

 

Congrès de l’ABF : la parole libérée ?

 

La question des relations, souvent complexes, entre les professionnels de la lecture publique et leurs élus a occupé plusieurs tables rondes qui ont souligné l’absolue nécessité de parler le même langage que l’élu et de se placer sur son terrain, plutôt que de s’accrocher au jargon professionnel. « Il est de notre responsabilité de rendre compréhensible en termes politiques ce qu’est une bibliothèque et à quoi ça sert, a martelé Dominique Lahary, bibliothécaire retraité, mais toujours très actif dans la communauté professionnelle. En cas de problème budgétaire, tout ce qui n’a pas été perçu comme un enjeu important risque de passer à la trappe ». Le bibliothécaire doit faire œuvre de pédagogie, a rappelé Carol Knoll, directrice générale adjointe en détachement à la Mutualité française : « Les dernières élections municipales ont conduit à l’arrivée de nombreux nouveaux élus qui ne connaissent pas encore leur rôle, les procédures, les enjeux de la lecture publique. Les bibliothécaires doivent leur donner des éléments d’aide à la décision ».

 

Les échanges avec Marie-Paule Lehmann, élue au conseil départemental du Bas-Rhin, ont permis de faire entendre le point de vue d’en face. « A part dans les grandes villes, les élus ne font pas de politique politicienne, a assuré la conseillère départementale. Ils cherchent à satisfaire leurs administrés. Quand on doit couper dans le budget de la culture, comme c’est le cas dans le Bas-Rhin, on le fait dans la douleur. Il faut arrêter d’essayer de faire autant avec moins, et avoir le courage d’expliquer aux gens les services qu’on peut maintenir et ceux que l’on doit supprimer ».

 

Dans le même sens, la table ronde intitulée « Faire plus avec moins » a elle aussi très vite tordu le coup à l’affirmation de son titre. Deux intervenants, Olivier Ploux, directeur du réseau des médiathèques du Beauvaisis, et Julien Barthe, secrétaire général adjoint à l’université de Lorraine, ont décrit très concrètement les conséquences des restrictions financières et la façon dont chacun essaie de gérer cette situation en limitant les dégâts. Dans le Beauvaisis, la perte de 10 % du budget de fonctionnement, soit 240 000 euros, s’est traduite par la baisse des budgets d’acquisition, la fermeture d’un point lecture peu actif, l’abandon de la manifestation « Bibliothèque à la plage ». L’équipe fournit des efforts de créativité en faisant vivre son espace multimédia - qui a perdu son médiateur - grâce à des partenariats avec des associations, en proposant une artothèque constituée des réalisations des étudiants de l’école d’art voisine. Un effort de tous les instants : « La recherche d’économie est une préoccupation quotidienne, confie Olivier Ploux. Le personnel est sous tension ».

 

A l’université de Lorraine, Julien Barthe joue également sur tous les leviers à sa disposition : externalisation de certaines tâches, report de l’achat de documents très spécifiques sur les laboratoires eux-mêmes, recours aux licences nationales pour les ressources électroniques, et « dépyramidage » des postes, c’est-à-dire le remplacement d’un agent par un autre d’un grade inférieur, donc moins coûteux. Une solution qui a beaucoup frappé l’assistance, même si Julien Barthe a plaidé qu’il s’agissait du seul moyen de ne pas diminuer les effectifs. « Je me sens réduit à une marchandise », s’est indigné un participant. Mais la recette est connue de tous les chefs d’établissement. « On y a recours aussi, avoue à mi-voix la directrice d’une bibliothèque de la région parisienne. Ce n’est pas idéal, mais quand on voit que même les catégories C ont bac + 3, on hésite moins ».

 

Pour Anne Verneuil, présidente de l’ABF, ce congrès n’aura pas forcément apporté des solutions aux difficultés, mais aura suscité des échanges intenses : « les gens se sont reconnus dans les témoignages des intervenants ». Le prochain congrès de l’ABF aura lieu du 9 au 11 juin 2016 à Clermont-Ferrand et sera consacré aux innovations technologiques et sociétales des bibliothèques.

 

Lire l’article de Livre-Hebdo

 

 

 

Congrès de l’ABF : la parole libérée ?
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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 17:11

 

Livres-Hebdo : le 18 juin 2015

 

Suite à l’annonce de la fermeture de l’un des trois établissements du réseau de lecture publique municipal le 30 juin, la CFDT a déposé un préavis de grève pour les samedis 20 et 27 juin.

 

Les trois bibliothèques municipales de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, seront touchées par un mouvement de grève les samedis 20 et 27 juin, à l’appel de la CFDT, syndicat majoritaire.
 
Cette action fait suite à l’annonce de la fermeture au 30 juin de la médiathèque Gabriel-Péri située en centre-ville (
lire ici). « Il s’agit d’un établissement très fréquenté, dont les collections comportent des spécificités comme les livres audio ou en gros caractères qui n’ont pas d’équivalent dans les deux autres bibliothèques, alerte le communiqué de la CFDT publié le 18 juin. Les bibliothécaires sont inquiets quant à l’avenir de ces collections, et donc de la qualité du service rendu ».
 
De son côté, la mairie justifie sa décision en invoquant le coût trop élevé que représenterait la rénovation et la mise aux normes du bâtiment de 800 m2 qui abrite la médiathèque. Elle invoque aussi le projet d’élargir les horaires d’ouverture sur les deux établissements qui resteront (Albert-Camus et Gustave-Eiffel), afin de répondre à une forte demande des habitants, et le coût que cela entraînera. Une perspective qui inquiète la CFDT : « Les élargissements d’horaires évoqués par la municipalité se font sans aucune concertation », déplore le syndicat.
 
Avec une ouverture hebdomadaire de 36h30 ou 40h30 quand s’y ajoute l’ouverture dominicale (22 dimanches de septembre à juin) à la médiathèque Eiffel, un bel équipement moderne datant de 2011, et de 30h30 hebdomadaires du mardi au samedi pour les deux autres bibliothèques, le réseau levalloisien se situe aujourd'hui  dans la moyenne nationale pour une ville de cette taille.
 
Avec la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri, le réseau sera en revanche sous-dimensionné en terme de surface. Selon les recommandations du ministère la Culture et de la communication, Levallois-Perret, qui compte près de 65 000 habitants, devrait offrir au moins 4500 m2 de bibliothèque. Or les deux médiathèques restantes, Albert-Camus et Gustave-Eiffel, ne totaliseront que 3000 m2.

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

 

  Levallois: Patrick Balkany essuie sa première grève depuis très longtemps

Les bibliothèques de Levallois-Perret en grève les 20 et 27 juin
Les bibliothèques de Levallois-Perret en grève les 20 et 27 juin
Les bibliothèques de Levallois-Perret en grève les 20 et 27 juin
Les bibliothèques de Levallois-Perret en grève les 20 et 27 juin

 Rrrr, ces bibliothécaires je les maudis et on passera pas nos vacances ensemble

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 10:49

 

Livres-Hebdo : le 19 juin 2015

 

L’Association des bibliothécaires de France (ABF) lance vendredi 19 juin un appel à responsabilité dans lequel elle enjoint les décideurs à préserver les moyens de fonctionnement de leurs réseaux de lecture publique.

 

Ces derniers mois, plusieurs villes, parmi lesquelles Brest, Clermont Communauté, Paris ou encore Levallois-Perret sont touchées par des mouvements de grève, suivis par des salariés qui dénoncent une diminution des moyens humains et financiers à leur disposition et une perte de la qualité de service et des conditions de travail.

 

Préoccupée par ces situations qui risquent de se multiplier, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) a publié vendredi 19 juin un communiqué dans lequel elle interpelle les élus et les décideurs. « Dans une période où les moyens financiers de nombreuses collectivités territoriales s’amenuisent, l’ABF fait appel à l’esprit de responsabilité des décideurs pour ne pas sacrifier un service public essentiel », souligne le communiqué (lire ici).
 
« Nous tenons à rappeler les principes fondamentaux de la lecture publique, le niveau de qualité élémentaire à ne pas sacrifier et le rôle essentiel que jouent les bibliothèques dans leur territoire, souligne Anne Verneuil, présidente de l’ABF, jointe par Livres Hebdo. Nous sommes inquiets de voir ici et là des élus tentés par la restriction des ouvertures et des services ou par le retour à l’inscription payante ».

 
Le récent congrès de l’ABF, organisé à Strasbourg du 11 au 13 juin, avait largement débattu des difficultés que connaissent aujourd’hui les bibliothèques.

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

 

 

 L’ABF alerte les élus sur la situation des bibliothèques

L’ABF alerte les élus sur la situation des bibliothèques
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:10

 

Le maire socialiste est critiqué de toutes parts pour sa gestion de l'ouverture de la future médiathèque des Capucins.

 

C'est la fronde dans la rade de Brest. A tel point que les bibliothécaires ont fait irruption la semaine dernière dans la salle du conseil municipal entraînant la suspension de la séance afin qu'ils puissent faire leur déclaration.Les bibliothécaires, qui ont entamés plusieurs mouvements de grève depuis le mois d'avril, entendaient ainsi dénoncer le manque de moyens accordés à la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » a ainsi pointé l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO (lire ici).

 

Ils ne sont visiblement pas les seuls à le penser, car d'après le quotidien Ouest France, la majorité de François Cuillandre le maire (PS) de Brest semble en tout cas tiraillé sur ce dossier. De fait, Gaëlle Abilly, l’adjointe (PC) chargée de la culture semble avoir du mal à convaincre. Car si les élus socialistes ou communistes, même s'ils n'en pensent pas moins, restent pour le moment silencieux ce n'est pas le cas d' autres élus brestois. En effet, qu'ils soient élus de « L'Autre Gauche », écologistes ou bien régionalistes de l'UDB (Union démocratique Bretonne) tous ont apporté leur soutien aux personnels et critiqué publiquement les orientions municipales sur l'avenir du réseau des bibliothèques brestoises (lire ici).

 

Même l'opposition de droite n'est pas en reste puisque dans une lettre ouverte adressée au maire, la conseillère municipale Claudine Péron, s'exprimant au nom du groupe Rassemblement pour Brest, critique vertement le projet de médiathèque des Capucins pointant notamment une « gestion de l’espace et des personnels approximative » avec pour conséquence « un mode de fonctionnement mal estimé avec une ouverture les dimanches sans les moyens qu’une telle décision impliqueLes personnels s’en sont émus en démontrant que vos décisions vont impacter considérablement l’ensemble des bibliothèques de quartier de notre Ville par le redéploiement de personnel. Vous prenez ainsi le risque d’affaiblir le réseau existant et la qualité du service public dans nos quartiers ». Une charge qui sonne comme un véritable coup de tonnerre dans le landernau.

 

 

 

                       Le maire de Brest, François Cuillandre (en gilet jaune) cerné de toutes parts

Les bibliothécaires Brestois, en grève depuis trois mois, perturbent la politique municipale

- Monsieur le maire, je crois qu'il est temps de mettre un casque

 

 

Et l'élue d'en rajouter une couche sur l'improvisation municipale qui n'a même pas été capable d'informer les usagers concernés « En l'état, la fermeture des bibliothèques serait prévue début juillet 2015 pour la bibliothèque de prêt dite « Neptune » et en décembre 2015 s'agissant de la bibliothèque d'étude (rue Traverse), alors même que le public continue à s'inscrire sur le site Neptune sans être informé de la fermeture ... » Un vrai sabordage.

 

De leur côté, les bibliothécaires Brestois ont ouvert un compte Facebook de Soutien aux bibliothèques de Brest et ont également publié une lettre ouverte, outre l’exécutif municipal elle s'adresse également aux maires des quartiers de Quatre Moulins, Bellevue, Lambézellec, Saint-Marc, Centre et Europe ainsi qu'aux élus du Comité Technique de Brest Métropole. Une lettre qui démonte point par point les arguments de la Ville sur le fonctionnement et l'avenir des bibliothèques (lire ici).

 

Bref, dans le domaine culturel et social, la rade est désormais en pleine tempête. On peut même parler d'un véritable avis de très grand vent car l'intersyndicale a déposé un préavis de grève reconductible à partir du 23 juin soit mardi prochain. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition auprès des usagers (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                    Médiathèque des Capucins: Le maire de Brest en pleine tempête

Les bibliothécaires Brestois, en grève depuis trois mois, perturbent la politique municipale

                           - A mon avis cher François, vous n'allez pas tardé à être décoiffé !

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