Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 19:18

 

Ils ont obtenu des embauches supplémentaires et le paiement d'une partie des jours de grève. De son côté, la direction de la BnF s’est engagée à mettre en place une charte sociale avec son prestataire.

 

Après deux semaines de conflit, les personnels de la société Onet, en charge du nettoyage à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) sur le site de Tolbiac dans le XIIIeme arrondissement de Paris, ont finalement décidé de mettre fin à leur mouvement, une partie de leurs revendications ayant été satisfaite. « La mise en place d’un dialogue constructif avec l’employeur a été compliquée, mais notre détermination aura permis de satisfaire plusieurs revendications essentielles » a ainsi déclaré le syndicat SUD Culture dans un communiqué.

 

Le protocole de fin de grève signé par la direction d’Onet et les délégués du personnel prévoit en effet l’embauche de trois salariés supplémentaires en CDI. Autres points d''accords : le paiement de trois jours de grève ainsi que l’attribution d’un volume de 100 heures complémentaires à répartir entre les agents.

 

Par ailleurs, la direction de la BnF s’est engagée à étudier les modalités de mise en place d’une charte sociale avec son prestataire. Pour le syndicat SUD Culture BnF « cette charte sociale doit permettre entre autre de garantir tous les droits des salariés et leurs acquis sociaux ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Fin de la grève des agents de nettoyage à la BNF après la signature d'un protocole d'accord

                                      BNF : Après 15 jours, les grévistes ont enfin trouvé une issue au conflit

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 09:20

 

Les grévistes ont lancé une initiative des plus originales avec la création d’une caisse de grève en ligne, un pot commun 2.0. Une initiative qui ravira la ministre de la culture, Fleur Pellerin, également en charge du numérique

 

La ministre de la culture, Fleur Pellerin était pourtant venue fêter en grande pompe son vingtième anniversaire. Mais voilà qu’un mois après les poubelles débordent dans ce temple qu’est la Bibliothèque Nationale de France (BNF) installée sur le site de Tolbiac dans le XIIIe arrondissement de Paris, depuis deux décennies.

 

En effet, depuis près de deux semaines la quasi-totalité des employés de la société Onet qui assure la prestation de nettoyage en sous-traitance pour la BNF est en grève reconductible. Principale revendication, l’embauche de renforts suite à une très forte augmentation de la charge de travail depuis deux ans.

 

La BnF est jonchée de détritus. « C’est pas beau à voir. Tout le monde en parle ici, et veut savoir quand on va reprendre le travail » a déclaré une gréviste au quotidien l’Humanité. Une situation qui n’a pourtant pas l’air de vraiment émouvoir ni la direction, ni le ministère, lesquels, par leur silence, sont d’une pudeur de vierge depuis le début du mouvement. « Mais la direction de la BnF est aussi concernée par cette grève » affirment les syndicats CGT, CFDT, FSU et SUD de l'établissement public.

 

Bien qu'ils ne soient pas directement partie prenante du mouvement car ONET en tant que société privée se trouve hors de leur champs de compétence syndical, ils n’en remettent pas moins Bruno Racine, président de la BnF et Fleur Pellerin, sa ministre de tutelle à leur juste place. « En tant que donneurs d’ordre, ils ont la responsabilité sociale d’assurer de bonnes conditions de travail et le respect de leurs droits aux salariés des sociétés sous-traitantes qui interviennent au sein de la BnF » affirment-ils.

 

« Nous demandons à la direction de la BnF d’intervenir pleinement auprès de la société ONET pour aboutir à une résolution favorable de cette grève et de prendre les mesures nécessaires pour garantir de bonnes conditions de travail aux salariés des sociétés sous-traitantes » ont-ils réaffirmé dans un communiqué commun.

 

En tout cas, si les pouvoirs publics pariaient sur un essoufflement du mouvement faute de combattants et d’argent, c’est loupé. En effet, les grévistes comptent installer leur mouvement dans la durée pour obtenir satisfaction sur des revendications somme toute légitimes. C’est pourquoi, ils ont une lancé une initiative originale avec la création d’une caisse de grève en ligne, un pot commun 2.0, une initiative qui ravira la ministre de la culture également en charge du numérique. C'est ici. Fleur Pellerin (et Bruno Racine, président de la BnF) peuvent même régler via Paypal.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

BNF : La grève des agents de nettoyage s’inscrit dans la durée

                                                   Une grève numérique, mais c'est formidable !

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 08:10

 

« Anne Hidalgo n’a pas évoqué la question sur le divan de Marc-Olivier Fogiel. Certes, les règles du show-biz dans lesquelles elle s’est moulée avec délice s’accommodent mal avec les thèmes arides du droit du travail » persiflent-ils après avoir regardé ce qui est devenu un des plus gros bide du PAF.

 

C’est une véritable attaque au vitriol qu’on fait les attachés d’administration de la Ville de Paris, personnels de catégorie A, affiliés au syndicat UNSA. En cause, les multiples atteintes au droit de grève perpétrés par l’équipe d’Anne Hidalgo. La réplique du syndicat ne devrait pas plaire au plus haut niveau de l’administration tant la charge est au canon. Florilège..

 

« Anne Hidalgo n’a pas évoqué la question du droit de grève sur le divan de Marc-Olivier Fogiel lors de son émission diffusée le soir du mardi 7 avril sur France 3, et c’est bien dommage. Certes, les règles du show-business dans lesquelles la Maire de Paris s’est moulée avec délice à l’occasion du premier anniversaire de son mandat s’accommodent mal (au sens culinaire du terme) avec des thèmes arides issus du droit du travail. Mais on aurait malgré tout pu espérer que l’inspectrice du travail retraitée devenue première magistrate de la Capitale n’aurait pas totalement oublié les éléments juridiques concernant la protection des salariés du secteur public comme du secteur privé. Hélas !  Le star-system a des raisons que la raison ne connaît pas ». Fine analyse psychologique des attachés de l'UNSA qui n'ont à l'évidence pas besoin de divan. Pas suffisant toutefois, vu le taux d’audience, pour sauver cette émission, devenue un des plus gros bides du PAF.

 

Les syndicalistes ont plutôt préféré jeter un œil sur l’audimat social, lequel n'est, il est vrai, pas non plus à la hausse  « La crise que connaît la Direction de la jeunesse et des sports depuis plus d’un an au niveau des stades et des piscines empoisonne pourtant le climat social de l’administration parisienne » remarque l’UNSA « mais la Mairie y a tout d’abord répondu par la procrastination (« On verra ça après les élections professionnelles »….). Le scrutin évoqué s’est bien tenu (il y a quatre mois désormais) et la nouvelle Municipalité a alors tout fait pour que le conflit s’enlise en refusant un dialogue réel avec les représentants syndicaux. L’origine du problème se situe au niveau d’une prime dominicale de 44 € créée en 2002 et dont il n’est pas totalement illégitime de demander la revalorisation au bout de douze ans… ». D’autant que les grévistes en demandent juste l'alignement sur celle de leurs collègues bibliothécaires.

 

 

                                                    Anne Hidalgo chez Fogiel : Un des plus gros bide du PAF

Les attachés d’administration de l’UNSA dénoncent eux aussi les atteintes au droit de grève de la Mairie de Paris

                                                       - Tudiou, avec Anne même les téléspectareurs sont en grève..

 

 

Mais les attachés parisiens n’en restent pas là et pointent les graves manquements de la municipalité en matière de droit du travail. « La Mairie est passée récemment à la vitesse supérieure en voulant réglementer le droit de grève à elle toute seule et en n’hésitant pas à faire appel à des vacataires et à des agents d’une société privée pour briser la grève. Face à la fronde d’une grande partie des élus du Conseil de Paris, Anne Hidalgo a alors quelque peu perdu ses repères en accusant avec violence lors du dernier Comité technique central les syndicats de « prendre les Parisiens en otage ». Vocabulaire étrange selon l’UNSA qui rappelle qu’il est plus couramment utilisé par un bord politique qui n’est (théoriquement) pas celui de la dauphine de Bertrand Delanöe. A moins que ce ne soit l’épais nuage généré par la pollution parisienne qui fasse perdre tout les repères droite- gauche ?

 

« L’affaire a été portée devant la justice. La Maire de Paris continue quant à elle d’agir dans le seul domaine où elle se sent vraiment à l’aise – la communication – et a fait publier une affichette  évoquant « un protocole de sortie de grève avantageux » (lire ici) raillent les attachés de l’UNSA qui décident d’apporter « leur entier soutien aux grévistes » et à leurs revendications (lire ici).

 

Allons, ne soyons pas trop sévère avec l’ancienne chef de cabinet de Martine Aubry au ministère du travail car elle pourrait, mine de rien, marquer de son empreinte un fait majeur dans l’histoire sociale de la municipalité parisienne : l’alliance des attachés d’administration et des personnels ouvriers des équipements sportifs de la capitale alors qu'ils ont rarement l’occasion de revendiquer ensemble. Un front de classe on ne peut plus fluctuat. Et même une prouesse carrément mergitur !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                             15 mois de grève à Paris :  Anne Hidalgo se confie à un célèbre psy

Les attachés d’administration de l’UNSA dénoncent eux aussi les atteintes au droit de grève de la Mairie de Paris

                                                           - Docteur, je veux marquer l'histoire sociale de la capitale

                                                                          - C'est bien, je vois qu'on progresse

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 17:33

 

Street Press : Le 17 avril 2015

 

Les agents d’entretien de la société Onet, prestataire de la BNF, sont en grève depuis dix jours maintenant. Pendant ce temps, la plupart des étudiants révisent... et n'en ont pas grand-chose à faire.

 

A la Bibliothèque Nationale de France (Paris, XIIIe)), madame Agoudil, la cinquantaine dans un corps longiligne, nous livre ses secrets pour entretenir sa silhouette. Le programme minceur de l’agent d’entretien à la BNF ? Nettoyer 12 étages de la bibliothèque, 6 jours par semaine et 5 heures d’affilée : « Je me lève à 4 h du matin pour être sur place à 6 h 15 ». Employée à temps partiel, madame Agoudjil rêve de « faire 2 heures de plus chaque jour, pour faire tout bien ». Son salaire : 850 euros par mois.

 

Avec madame Agoudil, ils sont une dizaine d’employés d’Onet dans le local sans fenêtres du syndicat Sud de la Bibliothèque Nationale de France. Cela fait une semaine que les agents d’entretien, employés de la société prestataire de services, ont débranché leurs aspirateurs. En trois ans, leur équipe est passée de 63 à 44 employés, qui se retrouvent à faire des heures sup’ non payées et à s’auto-remplacer au pied levé. Surtout, pour les messieurs et mesdames propre de la BNF, impossible de faire tout briller dans ces conditions. Gaoiad Dhabé, 63 ans, s’en veut de devoir bâcler son boulot : « Avant on était 4 sur l’autolaveuse. Maintenant, je suis tout seul et en plus d’avoir mal aux bras, je n’ai pas le temps d’aller dans les coins ».

 

Chaque matin, les grévistes se posent dans le hall d’entrée de la BNF. Ils distribuent des tracts, puis tournent dans les couloirs et offrent du café aux lecteurs. Joyce est en deuxième année de droit. Installée dans un fauteuil à quelques mètres du stand des grévistes, elle prend une pause entre deux fiches : « Je suis passée devant eux ce matin, je n’ai pas pris de café parce qu’il y avait une petite caisse devant et je n’ai pas donné. Je ne voulais pas faire crevarde ». Mercredi, les grévistes ont récolté 514 euros dans leur petite caisse. Le soutien reste plutôt discret. Il passe principalement par la cagnotte et une pétition en ligne.

 

 

A la BNF, les agents d’entretien sont en grève et les étudiants « s’en foutent »

 

« Les étudiants sont un peu mous », regrette Boris Mellow, secrétaire à la BNF et militant à Sud culture. Voire pas solidaires pour un clou. Carl, 23 ans, révise d’un air sérieux, impossible de voir le bois de la table sous les papiers et les livres. L’étudiant en éco/finance à la Sorbonne s’agace du bruit fait par les grévistes : « Quand ils passent et font du bruit, ça dérange. Franchement, je m’en fous de la grève. Tout le monde veut être payé plus et travailler moins. C’est toujours la même chose ! » ; Nicolas, en 1ere année de médecine, joue aux cartes avec ses potes. C’est la pause et il a pu lire les revendications des grévistes : « Ils en demandent beaucoup quand même ». Son camarade Sébastien, 18 ans, lâche qu’il est venu « pour travailler » et que « la grève, ça n’est pas son problème ». Pour Nicolas, c’est « l’éternel problème des patrons et salariés ».

 

Du côté du café de la bibli, Steve prête son cours à une amie pour qu’elle le recopie et attend patiemment qu’elle termine. En 4e année de compta, il se sent du côté des grévistes : « On sait tous qu’ils font un travail indispensable. Jeudi matin, je passerai vers 11 heures, pour gueuler et repartir bosser. Par solidarité. » Et d’ajouter : « Les tracts sont bien passés mais si ça puait dans les toilettes ça aurait pu accentuer l’impact. Les revendications me semblent justes » ;

 

Car dans la bibli, ça continue à sentir… bon. Madame Agoudil nous explique comment les cadres de sa société sont venus casser la grève : « Vendredi dernier, deux chefs d’Onet ont quand même nettoyé le hall et les toilettes. Alors que c’est pas leur boulot ! Et la BNF demande à ses employés d’ajouter le papier toilette. Faudrait que ce soit plus crade pour que les gens voient qu’on ne travaille plus. Et se mobilisent ».

 

Difficile du coup, pour les grévistes de se faire entendre. Ce vendredi 17 avril, ils ont reconduit leur mouvement jusqu’à lundi. La direction d’Onet propose pour l’instant de faire un effort sur le matériel et de débloquer 50 heures sup’ par mois. Et de généreusement payer… les jours de grève. En dix jours de grève, les grévistes n’ont pas encore eu de contacts avec la direction de la BNF. La partie n’est pas encore gagnée pour madame Agoudil…

 

Lire l'article de Street Press

 

 

A la BNF, les agents d’entretien sont en grève et les étudiants « s’en foutent »
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse Actualité sociale
commenter cet article
15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 18:22

 

« La seule chance que ça se débloque, c’est que les villes concurrentes de Paris, c’est à dire Boston, Rome ou Hambourg, s’intéressent d’un peu prés à cette mascarade » suggère un journaliste du Nouvel Obs.

 

« J’aime la compétition, j’aime le sport » C’est par cette déclaration qu’Anne Hidalgo a demandé à son conseil municipal d’approuver la candidature de Paris pour l’organisation des jeux olympiques de 2024. Pourtant les équipements sportifs de la capitale, touchés par la plus grande grève de leur histoire, sont dans un bien triste état selon Guillaume Malaurie, journaliste au Nouvel Observateur.

 

Ce qui donne même lieu à « des scènes surréalistes » si l’on en croit le journaliste : « des grappes de jeunes  grimpent sur les grilles  (plus de deux mètres de hauteur)  en risquant de se casser les os pour accéder aux stades. Les tennismen forcent les portes en bois verrouillées des courts de tennis couverts pour se frayer un passage en cassant généralement le matériel, les terrains synthétiques sont livrés  à eux–mêmes et il n’est pas rare d’y retrouver en semaine des tessons de bouteille et des tas de mégots ». Un tableau édifiant de la part d’un journal dont les orientations sont pourtant généralement proches de celles de l’équipe d’Anne Hidalgo.

 

Il faut dire que les équipements sportifs de la capitale (stades, gymnases, piscines, terrains de tennis…) sont au cœur d’un des plus longs conflits sociaux qu’a connu la municipalité dans son histoire depuis qu’elle s’est dotée à nouveau d’un maire en 1977.

 

Paris perdra-t-il les Jeux Olympiques à cause de la longue grève des équipements sportifs municipaux ?

                     - Et ben, je vois qu'à l'Hôtel de Ville c'est devenu sportif

 

 

Une grève qui a commencé en février … de l’année dernière ! On se dirige allégrement vers le quinzième mois de conflit. La revendication des grévistes est pourtant simple et guère extravagante. Obtenir une revalorisation de leur prime dominicale, actuellement de 45 euros, qui soit alignée sur celle de leurs collègues bibliothécaires qui perçoivent actuellement 100 euros. Pour toute réponse, la mairie, après avoir joué le pourrissement, brandit désormais des menaces de sanctions envers les récalcitrants tout en essayant de casser le mouvement en embauchant des vacataires pour remplacer les grévistes (lire ici).

 

« Ce qui est affligeant, c’est le niveau zéro du dialogue social. Si la Mairie pense pouvoir se la jouer Thatcher pendant la grève des mineurs en faisant intervenir  cette semaine des vacataires d’autres services municipaux, c’est déjà  raté. » observe finement le journaliste du Nouvel Obs puisque « l’intersyndicale (CGT, FO, Supap-FSU, SUD-CT) a déposé aussitôt  un référé-liberté devant le tribunal administratif de Paris et ne reviendra pas à la table des négos tant que la justice de première instance ou d’appel ne se sera pas exprimée ».

 

Guillaume Malaurie pointe, avec chagrin, un des plus gros défauts de sa profession « les médias, qui se contre fichent de ce sport amateur sans camera ni breloques. Ça n’intéresse personne depuis treize mois et ça peut continuer treize  autres mois ». Le journaliste du Nouvel Obs est un peu sévère avec ses confrères car Le Parisien, Métro, 20 Minutes ou encore l’AFP ont couvert régulièrement le mouvement. Mais c’est vrai… pas l’Obs. Ni Le Monde, Libération ou les Échos d’ailleurs. Lesquels, il est vrai, parlent assez peu de social. La dernière fois où ils se sont intéressés un tant soit peu à l’actualité syndicale, c’était pour évoquer l’appartement du, désormais ex, secrétaire de la CGT. Depuis plus rien.

 

Paris perdra-t-il les Jeux Olympiques à cause de la longue grève des équipements sportifs municipaux ?

              - Faut reconnaitre qu'ils sont pas très curieux nos collègues français

                  - Surtout chez l'Obs, le Monde et Libé

 

 

Pourtant, qu’une figure de la gauche parisienne proche de Martine Aubry, ancienne inspectrice du travail de surcroît, applique les méthodes digne d’un patronat archaïque (au hasard, le secteur de l’automobile jusque dans les années 80) devrait faire les choux gras de la presse nationale. En tout cas, Guillaume Malaurie ne compte visiblement pas sur le réveil des consciences progressistes au Parti Socialiste ou ailleurs mais sur les effets collatéraux que pourraient avoir cette grève …sur la candidature de Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques.

 

« La seule chance que ça se débloque, la seule, c’est par l’extérieur. Si les villes concurrentes de Paris dans le marathon olympique, c’est à dire Boston, Rome ou Hambourg, s’intéressent d’un peu prés à cette mascarade. Et commencent à dauber sur les JT, dans les journaux et les réseaux sociaux, sur les « No play zones olympiques » de Paris, et bien  réelles celles-là. Comme solution, désolé, on ne voit  que ça » remarque amer Guillaume Malaurie

 

Et le journaliste du Nouvel Obs de conclure : « Alors, sportifs, mes frères, sportives mes sœurs, si vous avez des relations à Rome, Hambourg ou Boston, caftez auprès de la Presse, des conseils municipaux et des lobbys locaux… ». Pas très fair play ? Après tout, c’est un peu comme les relations sociales à la ville de Paris.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Paris perdra-t-il les Jeux Olympiques à cause de la longue grève des équipements sportifs municipaux ?

        - Grrr, j'ai l'impression que l'important ça va être encore de participer

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 16:48

 

Les personnels sont en grève, la direction a fermé les salles de classe, les étudiants occupent l’établissement…. et organisent eux même les cours.

 

Y a comme un parfum de mai 68 du côté de l’École Spéciale d’Architecture (ESA). L’établissement situé au 254 Boulevard Raspail (VIe), juste en en face de la fondation Cartier et à deux pas de la place Denfert-Rochereau, est en pleine ébullition. La cause ? La suppression de neuf postes qui vont impacter dès la rentrée prochaine le fonctionnement de  la bibliothèque mais aussi du service informatique ou reprographie. « Des licenciements secs » d’après les étudiants et les enseignants qui ont décidé d’entamer un bras de fer avec la direction de l’école.

 

Pour la bibliothèque, c’est rien moins qu’une mise à mort programmée puisque sur les trois bibliothécaires, deux doivent être licenciés d’ici les vacances. Une bibliothèque qui est pourtant une référence dans son domaine avec un fonds patrimonial de 1 600 titres et de périodiques publiés entre 1820 et 1860 et un fonds contemporain de plus de 10 000 ouvrages publiés de 1968 à nos jours. Sans parler de nombreux documents audiovisuels, de milliers de mémoire d’étudiant et de centaines de collections de revues internationales.

 

« C’est tout les services dédiés aux étudiants qui vont être supprimés » protestent les élèves de cette institution prestigieuse, la plus ancienne école d’architecture en France, fondée en 1865 et reconnue d’utilité publique depuis 1870. Car outre la bibliothèque, ce sont les services informatiques, l’atelier dédié à la construction des maquettes ou encore l’atelier de reprographie qui sont dans le viseur de la direction

 

Pour étouffer la contestation, la direction, de son côté, a décidé de se faire une « Sorbonne » en….  fermant toutes les salles de classe dès ce mardi matin  ! En riposte, les étudiants ont décidé d’occuper… la cour de l’école où se tiennent désormais les cours avec les enseignants visiblement eux aussi en conflit avec le management de l’ESA.

 

« La gestion défaillante de la direction actuelle a mené à l’aggravation de la situation financière » dénoncent  les étudiants et  la communauté enseignante qui refuse cette situation. En attendant les élèves occupent l’école. Joli mois de mai ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année
La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année
La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année

                                                                    A l'école d'architecture, y a comme un parfum de mai

 

 

 

 

Repost 0
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 13:22

 

Politis : Le 10 avril 2015

 

Les agents d’entretien payent cash les mesures d’économie des entreprises publiques. Après Radio France et le ministère des Finances, ils se mobilisent à la Bibliothèque nationale de France.

 

Les cadences qui s’accélèrent, Sirifa Bamide les éprouve au coeur et aux lombaires. Chaque matin, de 6 h à 11 h 30, elle monte aux étages d’une des quatre tours de la Bibliothèque nationale de France (BNF), lave les toilettes et dépoussière les bureaux. Ils étaient trois pour ce travail il y a trois ans. Deux aujourd’hui. « On n’a plus le temps de faire notre boulot. On court tout le temps. Mon cœur ne suit plus », raconte la quinquagénaire, fatiguée mais loin d’être abattue. Comme la plupart de ses collègues, Sirifa Bamide travaille à temps partiel. À trente heures par semaines, payées 950 euros. Pas de quoi vivre sereinement avec un enfant de 17 ans à charge.

 

Comme elle, quarante-deux agents de nettoyage de la BNF, sur quarante-quatre au total, se sont mis jeudi en grève reconductible. Ils réclament une augmentation de leur temps de travail pour pallier les départs non remplacés de vingt agents en trois ans, la revalorisation de leur prime de fin d’année à hauteur d’un treizième mois et des hausses de salaire.

 

L’entretien est sous-traité par la BNF depuis son ouverture et soumise à un nouvel appel d’offres tous les quatre ans, comme prévu par la loi des marchés publics. En dix-neuf ans d’existence, l’institution a changé quatre fois de prestataire. Chaque fois, comme l’exige la loi, le nouveau sous-traitant conserve les salariés du chantier. Mais la BNF a profité en 2012 de l’appel d’offres pour revoir son contrat à la baisse (-15 %). Onet, la multinationale des services qui a remporté le marché cette année là, a donc répercuté la chasse aux coûts sur une de ses seules variables d’ajustement, la masse salariale. Les salariés ont sauvé leur prime de fin d’année par la grève et ont empêché un premier plan de dix licenciements, mais ils n’ont pas pu freiner la réduction progressive de l’équipe, par succession de départs négociés.

 

La BNF tente de réduire la mobilisation à « un conflit interne à Onet » et assure que le périmètre de son contrat a été réduit, ce qui ne devrait entraîner aucune surcharge de travail pour les salariés restés en poste. Une version contredite par les grévistes, qui assurent que, passant moins souvent dans les bureaux, leur charge de ménage s’en retrouve décuplée et que la pression de la hiérarchie suit crescendo. Réponse du directeur des services techniques de la BNF, Pierre-Henry Colombier : « Je ne suis pas certain que ce raisonnement puisse s’appliquer, mis à part pour les sanitaires, qui n’ont pas été touchés » par les baisses de moyens.

 

 

        Esclavage moderne à la BNF: Bruno Racine et Fleur Pellerin s'en lave les mains

Grève à la BNF : une mobilisation contre la loi des « marchands d’esclaves »

- Vous m'excuserez chère madame mais à cause de cette grève on a plus que ça pour les essuyer

 

 

C’est un schéma classique dans le secteur. Les frais de ménage sont tirés à la baisse pour ajuster des budgets toujours plus serrés dans les entreprises publiques. Chaque appel d’offres ouvre une concurrence au moins-disant sur les conditions de travail et de salaire. « Ces entreprises de nettoyage sont des marchands d’esclaves, tranche Pascal Bakalarz, syndicaliste à Solidaires finances publiques. Les salariés n’ont aucune garantie, ils sont mal traités et le travail effectué ne rentre bien souvent même pas dans le cahier des charges ».

 

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’aggrave dans plusieurs entreprises et a donné lieu à plusieurs mouvements de grève : Les agents d’entretien de Radio France étaient à l’initiative du mouvement de grève qui dure depuis la mi-mars. 20 % du ménage est encore assuré par des salariés de Radio France. La direction du groupe voulait les faire descendre au sous-sol, pour attribuer le nettoyage des bureaux à un sous-traitant. La grève a fait reculer la direction. Les vingt-huit agents restent aujourd’hui grévistes en solidarité avec les autres salariés de Radio France.


 

Vingt-cinq agents d’entretien du ministère des Finances se sont mis en grève le 11 mars pour des revendications similaires à celles de la BNF. L’entreprise prestataire, TFN Atalian, n’a pas fait de geste significatif pour améliorer la situation des salariés, qui travaillent deux à trois heures par jour. « En baissant sans cesse les contrats de nettoyage sur les marchés publics, le donneur d’ordre exerce une pression continue sur les employés  », dénonce Danielle Cheuton, militante CGT finances publiques, engagée aux côtés des salariés grévistes. En septembre 2014, les femmes de chambre de deux prestigieux hôtels parisiens obtenaient une augmentation de salaire au prix de plusieurs jours de grève, sur fond d’augmentation des cadences de travail. Là encore, elles ont affaire à un sous-traitant.


 

Ces mobilisations restent pourtant marginales, car les salariés des entreprises sous-traitantes se retrouvent souvent sur des chantiers de petite taille, incapables de faire valoir leurs droits. Il faut bien souvent la rencontre avec des salariés du site, embauchés par le donneur d’ordre sur d’autres métiers, pour faire éclore une mobilisation syndicale. C’est le cas à la BNF, où Sud Culture appuie les salariés d’Onet, ou avec la CGT Finances publiques pour la grève au ministère des Finances.

 

La direction d’Onet n’a, pour l’heure, rien proposé aux salariés et ne souhaite pas répondre à nos questions. Les salariés se disent prêts à tenir et espèrent entamer lundi un véritable dialogue avec leur employeur.

 

Lire l’article de « Politis »

 

Grève à la BNF : une mobilisation contre la loi des « marchands d’esclaves »
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse Actualité sociale
commenter cet article
10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 13:43

 

Ils entament une grève reconductible pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et la baisse des effectifs.

 

Les agents de nettoyage de la société Onet, en charge du nettoyage de la Bibliothèque nationale de France (BNF), ont entamé ce jeudi une grève « reconductible » pour dénoncer la « dégradation de leurs conditions de travail » et « la baisse des effectifs » a-on appris dans Le Parisien.

 

« Ce conflit est interne à la société prestataire Onet et concerne les relations de cette société avec ses salariés et leurs représentants », a aussitôt rétorqué la BNF qui visiblement s'en lave les mains. Selon la direction de la bibliothèque, 42 des 44 employés de l’entreprise sont en grève. Un chiffre considérable.

 

D'autant que les employés avaient prévenu. « Avant d’entrer en grève, nous avons à plusieurs reprises, depuis des mois, alerté notre employeur et la BnF, donneuse d’ordre, concernant la dégradation flagrante de nos conditions de travail. Nous avons adressé une pétition le 13 Mars dernier à ONET pour tenter une nouvelle fois d’ouvrir une discussion sur les effectifs. Aucune réponse n’a été donnée aux salarié-es et ce mépris ne peut plus durer » ont déclaré les grévistes dans un communiqué (lire ici).

 

Parmi les revendications des salariés figurent notamment « l’attribution d’heures complémentaires pour les agents qui en ont fait la demande et des embauches à la hauteur des besoins », « du matériel et des tenues de travail adaptées » ainsi que l’attribution d’une prime de fin d’année équivalente à un 13e mois. Des revendication reprises dans une pétition mise en ligne à destination de leur employeur (voir ici). Enfin last but nos least les grévistes réclament la mise en place d’une charte sociale entre le prestataire Onet et la BnF.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

A la BNF, le climat social c'est vraiment pas du propre pour les agents de nettoyage

                                            La BNF va-t-elle mettre la charte sociale sous le tapis ?

 

 

 

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 13:33

 

Le Parisien : Le 9 avril 2015

 

Finies les longues queues dès le petit matin devant les conservatoires. Écarté aussi le risque de saturation du central téléphonique comme l’an dernier

 

Après l’échec retentissant du central téléphonique mis en place l’an dernier pour enregistrer les inscriptions des enfants en première année de conservatoire de musique, la mairie de Paris va mettre en place un système de tirage au sort pour la rentrée prochaine. « C’est plus transparent, plus juste et plus égalitaire », estime Bruno Julliard, le premier adjoint (PS) chargé de la culture.

 

Finies les longues queues dès le petit matin devant les conservatoires. Écarté aussi le risque de saturation du central téléphonique. Les dossiers d’inscription devront être déposés sur Internet ou dans les conservatoires entre le 1er et le 15 juin. Le tirage au sort sera effectué la semaine suivante sous le contrôle d’un huissier. Les familles seront informées du résultat à la fin du mois de juin. Chaque année, seules 3 000 places se libèrent sur les 20 000 existantes. Les candidats sont trois fois plus nombreux !

 

Ce projet de réforme suscite des grincements de dents dans les rangs de la droite. « Le développement musical d’un enfant ne se joue pas sur un coup de dé. Recaler un enfant motivé et doué parce qu’il n’a pas eu la chance d’être tiré au sort, c’est du gâchis. Le problème de fond, c’est le manque de places dans les conservatoires parisiens », critique Thierry Hodent, conseiller UMP de Paris et adjoint chargé de la culture dans le VIIe arrondissement.

 

La Ville promet d’en créer 2 000 supplémentaires d’ici 2020. Bruno Julliard veut aussi attirer les enfants issus de familles moins aisées en proposant des cours collectifs de musiques actuelles et en créant des classes passerelles pour permettre aux élèves qui ont débuté l’apprentissage de la musique tardivement de rejoindre le cursus du conservatoire en cours de route. Enfin, la réforme des conservatoires prévoit des cours de musique hors les murs dans les centres sociaux, les centres d’animation et les associations. Ces dispositifs seront testés dans certains arrondissements dès l’année prochaine en vue d’être généralisés à la rentrée 2016.

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

Les inscriptions dans les conservatoires municipaux parisiens seront bientôt attribuées par tirage au sort
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
commenter cet article
8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 11:11

 

Le Parisien : le 8 avril 2015

 

L’intersyndicale va déposer un référé-suspension et une requête en excès de pouvoir alors que la mairie de Paris multiplie les entorses au droit de grève

 

Le match entre la mairie et les agents des stades est loin d’être terminé. Les grévistes du service municipal des sports, qui cessent le travail tous les dimanches depuis plus d’un an pour réclamer une revalorisation des primes dominicales et dont le mouvement s’étend désormais aux samedis et aux mercredis, vont à nouveau saisir le tribunal administratif ce mercredi matin.

 

L’intersyndicale va déposer deux procédures afin d’obtenir l’annulation d’une note municipale obligeant les grévistes à se déclarer 48 heures à l’avance : un référé-suspension et une requête en excès de pouvoir. Les déclarations préalables sont censées permettre à la Ville de redéployer des agents non grévistes et recourir à des vacataires pour ouvrir le maximum d’équipements sportifs.

 

Les grévistes rappellent que la notion de service minimum ne peut pas s’appliquer à des établissements de loisirs comme les gymnases ou les piscines (lire ici) et invitent leurs collègues à ne pas se déclarer 48 heures à l’avance. Mais ceux qui ont suivi le mot d’ordre ont reçu un courrier les menaçant de sanctions disciplinaires.

 

C’est dans ce contexte tendu que les élus UMP de la capitale viennent d’écrire à Anne Hidalgo pour dénoncer « l’enlisement » du dossier et pour demander à la maire (PS) de Paris « de tout mettre en œuvre pour que ce conflit s’achève rapidement ».

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

Paris : Nouvelle action en justice des grévistes des stades et piscines

                                          Atteinte au droit de grève: La mairie de Paris sur le banc des accusés

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse Actualité sociale
commenter cet article

Pages