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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 08:56

Archimag : le 2 juin 2015

 

Cinq syndicats appellent à la grève samedi 6 juin à la suite du « départ brutal » de la directrice de la bibliothèque André Malraux.

 

Les bibliothécaires de l'établissement André Malraux, dans le sixième arrondissement de Paris, ont déposé un préavis de grève à la suite du « départ brutal » de leur directrice. Cet appel à la grève porte sur la journée du samedi 6 juin et pourrait toucher tout le réseau parisien de bibliothèques. Il a été signé par cinq syndicats qui dénoncent par ailleurs leurs conditions de travail.

 

Selon le site Actualitté, le départ de la directrice de la bibliothèque André Malraux trouve son origine dans « les mauvaises relations entre la responsable de la bibliothèque, le marie du VI​ème arrondissement Jean-Pierre Lecoq et Philippe Queulin, le directeur général des services ».

 

Dans une lettre collective, les personnels de l'établissement de disent « submergés de questions » et dénoncent « la gestion du bureau des bibliothèques (BBL) envers les responsables d'établissement, laquelle génère de nombreux risques psycho-sociaux préjudiciables à de bonnes conditions de travail » (lire ici).

 

Un précédent appel à la grève dans les bibliothèques parisiennes avait été lancé au mois de mars 2014 pour réclamer des moyens supplémentaires.

 

Lire l'article de « Archimag »

 

Grève dans les bibliothèques parisiennes le 6 juin

                                                                             La bibliothèque André Malraux (Paris VIe)

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 13:52

 

Le Parisien : Le 2 juin 2015

 

Un mouvement décidé après le « départ brutal » de la directrice de la bibliothèque André-Malraux (VIe).

 

Cinq syndicats appellent à la grève ce samedi dans les bibliothèques parisiennes pour dénoncer leurs conditions de travail. Un mouvement décidé après le « départ brutal » de la directrice de la bibliothèque André-Malraux (VIe).

 

Dans une lettre reproduite par le site ActuaLitté, ses collègues se disent choqués par la « violence de cet événement » et laissent entendre qu’il aurait été provoqué par des relations houleuses avec le maire (Républicains) du VIe Jean Pierre Lecoq (lire ici).

 

Contactée par ActuaLitté, la Ville confirme que la directrice a fait remonter à sa hiérarchie il y a quelques semaines des relations difficiles avec le maire. Le directeur des affaires culturelles a rappelé à l’élu « qu’il n’était pas son supérieur hiérarchique ». De son côté, l’intersyndicale appelle les bibliothécaires à manifester le samedi 6 juin devant la nouvelle médiathèque Françoise Sagan (Xe).

 

Lire l’article du Parisien.

 

 

                                                              Jean-Pierre Lecoq rappelé à l'ordre par la mairie de Paris

Les bibliothécaires parisiens en grève samedi prochain

                                                   - Puisque c'est comme ça, je vais leur balancer une bonne grève

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:34

 

ActuaLitté : Le 1er juin 2015

 

Les équipes, choquées, ont immédiatement déposé un préavis de grève pour tout le réseau, le samedi 6 juin prochain. Cinq syndicats participeront à ce mouvement qui dénoncera plus largement les conditions de travail au sein des bibliothèques parisiennes. 

 

Les bibliothécaires de l'établissement André Malraux, dans le VIe arrondissement de Paris, ont déposé un préavis de grève pour le 6 juin prochain, suite au « départ brutal » de leur directrice. Celui-ci serait dû à de mauvaises relations entre la responsable de la bibliothèque, le maire du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq et Philippe Queulin, le directeur général des services.

 

D'après un bibliothécaire de l'établissement, les conflits entre la mairie UMP du VIe arrondissement, la mairie de Paris et la direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris ne remontent pas à hier. Vendredi dernier, lors d'une réunion d'équipe, la directrice de la bibliothèque André Malraux a annoncé son départ imminent, (pour un congé parental) car ne supportant plus cette situation.

 

Les équipes, choquées, ont immédiatement déposé un préavis de grève pour tout le réseau parisien, le samedi 6 juin prochain. Les syndicats Force Ouvrière, Supap-FSU, UCP, UNSA et CGT participeront à ce mouvement qui dénoncera plus largement les conditions de travail au sein des bibliothèques parisiennes (lire ici). 

 

Nous avons contacté la mairie du VIe arrondissement et la mairie de Paris, qui n'ont, pour l'instant, pas donné suite à nos demandes de réactions. L'équipe de la bibliothèque André Malraux a rédigé une lettre pour avertir leurs collègues, que nous reproduisons ici :

 

 

Grève des bibliothécaires parisiens après le « départ brutal » d'une directrice d'établissement

                          Bibliothèque André Malraux, angle de la rue de Rennes et du Bd Raspail (VIe)

 

 

« Chers collègues, Nous, l’Équipe de la Bibliothèque André Malraux (VIe), tenons à faire connaître ce que nous venons d’apprendre avec désarroi, surprise et consternation, à savoir le départ brutal de notre responsable. Cette dernière, dont l’implication et le professionnalisme sont reconnus par tous, avait pris ses fonctions il y a trois ans, et avait la volonté de se consacrer plus longuement à notre établissement.

 

Nous, l’Équipe de la Bibliothèque André Malraux, sommes submergés de questions. Nous nous trouvons face à quelque chose qui visiblement nous dépasse car impliquant le Maire de l’arrondissement, la Direction des Affaires Culturelles et nos élus de tutelle. Mais surtout la violence de cet événement nous choque profondément. Nous ne saurions nous taire et nous dénonçons de telles pratiques.

 

Nous avons demandé à un de nos collègues représentant syndical de déposer un préavis de grève pour samedi prochain, le samedi 6 juin 2015. Nous lui avons proposé de l’étendre à tous le réseau au cas où, chers collègues, vous partageriez la même colère et incompréhension. Toutes les organisations syndicales représentatives à la DAC vont être contactées pour qu’elles appuient notre action.

 

L’émotion qui nous étreint n’altère cependant pas notre lucidité ; si nous dénonçons les conditions du départ de notre responsable, c’est désormais une clarification qu’il faut exiger concernant la gestion de toutes les bibliothèques entre la Direction des Affaires Culturelles, son Adjoint de tutelle et les maires d’arrondissement.

 

Nous voulons aussi demander une explication sur le processus qui a amené l’administration à prendre une décision (ou laisser faire une situation) qui nous a profondément heurtés. Enfin par notre action nous voulons surtout dénoncer la gestion du bureau des bibliothèques (BBL) envers les responsables d’établissement ou de leurs adjoints, laquelle génère de nombreux risques psycho-sociaux (RPS) préjudiciables à de bonnes conditions de travail qui sont pour nous l’affaire de tous. Nous apportons évidemment notre soutien unanime à notre conservatrice. L’Équipe de la Bibliothèque André Malraux. »

 

Lire l'article de  ActuaLitté

 

 

                                                              Jean-Pierre Lecoq, maire du VIème arrondissement

Grève des bibliothécaires parisiens après le « départ brutal » d'une directrice d'établissement

                                                  - Grr, mes turpitudes sont maintenant révélées au grand jour !

 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 16:41

 

Métronews : le 28 mai 2015

 

A l'appel de la CGT, une partie des agents des crèches municipales parisiennes a décidé de reconduire le mouvement de grève lancé ce jeudi.

 

Un certain nombre de familles parisiennes devrait à nouveau trouver porte close demain, vendredi 29 mai, en se rendant à la crèche municipale de leur quartier. Le mouvement de grève initié ce jeudi par la CGT, syndicat majoritaire au sein de la Petite Enfance à la Ville de Paris, qui dénonce la dégradation des conditions de travail des agents due au manque d'effectifs, s'étendra jusqu'au week end au moins. Les personnels ont en effet décidé de reconduire leur mobilisation.

 

S'ils assurent avoir obtenu des « clarifications concernant le respect des droits des agents », les délégués syndicaux, reçus par le service des ressources humaines de la Ville, regrettent de ne pas avoir pu s'entretenir avec des élus de la Ville et dénoncent en particulier le manque de créations de postes. Au-delà de la grève vendredi, les agents ont décidé de manifester devant l'Hôtel de Ville.

 

Contactée par metronews, Christine Derval, de la CGT Petite Enfance, nous expliquait mardi que les agents « travaillent à flux tendu en raison du manque criant de personnel » et soulignait le problème de l'augmentation du nombre d'arrêts de travail non remplacés par manque d'effectifs.

 

Lire l’article de Métronews

 

 

Crèches parisiennes : la grève reconduite pour le vendredi 29 mai
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 12:49

 

Le plombier est toujours maudit car cette fois c’est pour « une période indéterminée » 

 

La bibliothèque Saint Eloi située entre la rue de Reuilly et le boulevard Diderot dans le XIIème arrondissement de Paris est vraiment touchée de malédiction car elle vient de subir, de nouveau, un grave dégât des eaux. Une inondation qui non seulement a rendu le bâtiment inaccessible pour un bout de temps mais a également coupé toutes les voies de communication.

 

Le communiqué envoyé par un autre établissement, situé lui aussi dans l’arrondissement, aux autres bibliothécaires parisiens est on ne peut plus clair : « Nous vous informons de la fermeture de la bibliothèque Saint-Eloi, ce jour, mardi 26 mai, et ceci pour une période indéterminée, suite à un important dégât des eaux. Le bâtiment n’est pas accessible. Téléphone et mails sont indisponibles. Merci d’avertir vos usagers ». Y a des fois où tout va vraiment à vau-l'eaux.

 

Le problème est que cette bibliothèque avait déjà connu la même mésaventure il y a…. un mois à peine ! C’était, encore et toujours, pour des problèmes de plomberie. Un épisode pas très fluctuat qui l’avait alors contrainte à cesser toute activité pendant près de dix jours, le temps de remettre les locaux en état (lire ici). Pire, une inondation similaire s’était également produite l’année dernière à la même période (lire ici). Du pur mergitur !

 

La bibliothèque Saint-Eloi est logée dans un ensemble d’immeubles, géré par la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), construit au tout début des années soixante-dix. Visiblement le bâtiment a mal vieilli, comme beaucoup datant de cette époque, puisque un équipement public est désormais contraint de fermer régulièrement pour des problèmes d’étanchéité. Bref, il n'y a pas que les eaux qui sont usées. Et à ce compte les inondations ne sont pas prêtes de s’arrêter. A moins que la Ville de Paris ne s’en remette à un miracle. Resterait plus alors à la bibliothèque Saint Eloi de se rebaptiser en Saint Vincent Ferrier, …saint patron des plombiers !

 

 

Une bibliothèque parisienne encore fermée pour cause d’inondation
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:38

 

Les bibliothécaires brestois ont déposé un nouveau préavis de grève. Selon eux, les moyens alloués à la future médiathèque des Capucins sont insuffisants.

 

Les bibliothécaires de Brest étaient de nouveau en grève ce mercredi après-midi. La rencontre avec Marc Coatanéa, vice-président de la métropole en charge du personnel, ayant été jugée « sans résultats ».

 

Comme ils l’avaient déjà fait lors du précédent mouvement très suivi du 28 avril dernier, les bibliothécaires brestois entendent dénoncer le manque de moyens accordés pour la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » a ainsi pointé l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO au quotidien Ouest France.

 

Car à Brest comme ailleurs les finances sont à sec et l’ouverture de ce nouvel équipement se fera « à moyens constant » selon la Métropole. Conséquence immédiate : la fermeture de deux structures du centre-ville, la bibliothèque Neptune et la bibliothèque centrale dite d'études. Néanmoins même avec la fermeture de ces deux établissements, la nouvelle médiathèque des Capucins devra ponctionner dans les effectifs des autres bibliothèques de la capitale du Finistère pour fonctionner un tant soi peu. Tonnerre de Brest !

 

En effet, la ville de Brest prévoit seulement une équipe de 33 équivalents temps plein (ETP) pour faire tourner la nouvelle médiathèque et ses 6 500 m2 de surface utile alors que les syndicats et les agents estiment qu'il en faudrait beaucoup plus. « Il faudrait au minimum 44 équivalents temps plein, vu le dimensionnement de l'équipement et l'afflux de public que va générer son ouverture », assure ainsi Erwan Rivoalen, bibliothécaire et délégué CGT au Télégramme de Brest.
 

Mais même avec cet effectif minimal il faudra redéployer. « Pour atteindre les 33 agents, chaque bibliothèque de quartier devra tout de même donner l’équivalent d’un agent à temps plein » affirment les grévistes.  « Un redéploiement inacceptable car il fragiliserait les autres équipements et mettrait en danger les actions menées depuis plusieurs années en direction de divers publics et cela pourrait remettre en cause tout le travail effectué par le réseau auprès des crèches, des associations... » a d’ailleurs prévenu Erwan Rivolan. Bref dans le domaine culturel et social, la rade risque de connaitre bientôt un avis de tempête. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition auprès des usagers (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                                  Plus de bibliothèques au centre ville, affaiblissement du réseau...

Mouvement de protestation dans les bibliothèques de Brest

 

 

Lire aussi la rubrique BM nec mergitur

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 10:58

 

ActuaLitté : Le 5 mai 2015

 

L’ancien guitariste de Marquis de Sade démonte quelques idées reçues, et propose des pistes pour l'avenir.

 

Le Bureau des bibliothèques et de la lecture de la ville de Paris, afin de guider sa politique en matière de musique au sein de ses établissements de prêt, avait commandé l'année dernière une étude à Gilles Rettel. Ce dernier est formateur en bibliothèque, chargé d'enseignement en université, et professeur à l'École supérieure de réalisation audiovisuelle de Rennes. Il a aussi été dans sa jeunesse guitariste et compositeur pour les groupes Marquis de Sade et Marc Seberg... Son rapport démonte quelques idées reçues, et propose des pistes pour l'avenir.

 

La constitution d'un rapport sur l'avenir de la musique au sein des médiathèques de la capitale visait à « s'interroger sur les perspectives des bibliothèques de Paris, mais aussi celle de la médiathèque musicale de Paris », nous explique Gilles Rettel. L'accent est évidemment porté sur la médiation des bibliothécaires et discothécaires, et la valeur ajoutée qu'ils peuvent apporter quand l'accès aux œuvres est, dans certains cas, beaucoup plus simple qu'auparavant.

 

« Ce que nous sommes en train de vivre, actuellement, est clairement une révolution », souligne le spécialiste. « Et si nous ne changeons pas de cadre explicatif, nous allons reproduire des schémas qui ne fonctionnent plus : il ne s'agit pas de fournir un catalogue d'améliorations, mais d'avoir une vision globale ». 

 

Il est une donnée avec laquelle il faut d'ores et déjà travailler : « Augmenter l'accès aux œuvres en bibliothèque n'a plus trop de sens, car Internet dispose déjà d'une offre importante en la matière », souligne Gilles Rettel. Néanmoins, les ressources numériques ne sont pas à délaisser, par le biais de la médiation, de la formation des agents et de la réorganisation entre les services. 

 

 

La musique a toute sa place dans les bibliothèques, confirme Gilles Rettel dans un rapport commandé par la ville de Paris

 

« Ce qui serait le pire, c'est de penser qu'un service sous forme de borne va fonctionner. S'il n'est pas suivi d'un accompagnement, d'une appropriation des ressources, il restera peu attractif ». Le retard sur l'exploitation des ressources numériques se trouverait plus au niveau de la valorisation des fichiers déjà existants, et disponibles. Par exemple, des 78 tours numérisés au sein d'une bibliothèque seront peu mis en valeur auprès de l'usager : « Si personne ne sait que cette ressource existe, il est difficile pour l'usager de s'en emparer ».

 

L'éditorialisation et la mise en avant de ces différents contenus, disponibles mais confidentiels, doivent aussi passer par une présence plus importante : « Est-ce que chaque bibliothèque doit avoir son propre blog, ou faut-il construire une plateforme plus transversale ? Ces solutions n'ont pas été assez développées, ou l'ont été individuellement ».

 

Autre point souligné par ce rapport: le prix de l'abonnement dans les médiathèques parisiennes. Actuellement, celui-ci est de 30,50 € chaque année pour pouvoir emprunter les disques compacts. Demander aux usagers de payer un forfait semble constituer un frein à l'exploitation des fonds musicaux.  En effet, selon les statistiques du ministère de la Culture, en 2012, la moyenne des emprunts de CD tourne autour de 3,5 emprunts par an, par usagers. Autrement dit, « le fait de faire payer 30,5 € par an ramène le prix à 8,71 € par CD emprunté, d'après la moyenne. Autant l'acheter », assure Gilles Rettel. « Cette politique tarifaire profite surtout aux grands emprunteurs ».

 

Outre la médiation, qui constitue le principal levier d'action, Gilles Rettel évoque également « l'impact sensitif » de la musique : « Écouter de la musique en streaming au casque, dans Paris, peut provoquer une belle émotion artistique, mais le nombre de neurones mobilisés en entrée est beaucoup moins grand que lors d'un concert, par exemple », détaille-t-il. Se concentrer sur l'impact sensitif que la médiathèque peut proposer, notamment avec l'organisation de concerts, serait un autre moyen de mettre en avant une valeur ajoutée des établissements de prêt peut-on aussi lire dans ce rapport qui est consultable ici dans son intégralité.

 

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

La musique a toute sa place dans les bibliothèques, confirme Gilles Rettel dans un rapport commandé par la ville de Paris
La musique a toute sa place dans les bibliothèques, confirme Gilles Rettel dans un rapport commandé par la ville de Paris
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 14:45

 

Ils invoquent une décision du Conseil d’État qui considère que les agents des établissements accueillant des usagers domiciliés en Zone Urbaine Sensibles (ZUS) peuvent prétendre à la même prime que leurs collègues des ZUS.

 

Plus de cent bibliothécaires parisiens ont déposé fin avril un dossier au Tribunal administratif afin d’obtenir une prime « NBI » (Nouvelle bonification indiciaire) a annoncé la CGT des affaires culturelles dans un communiqué (lire ici). 

 

Cette prime était, jusque dernièrement, destinée exclusivement aux agents dont l’établissement se situait en zone urbaine sensible (ZUS) mais une décision du Conseil d’État a ouvert une brèche juridique dans laquelle s’est engouffrée le syndicat.

 

En effet, la plus haute juridiction administrative de ce pays a considéré dans un jugement de 2013 que les agents des établissements accueillant des usagers domiciliés en ZUS, peuvent prétendre à la même prime que leurs collègues des ZUS. Une décision qui, à Paris, devait avoir des conséquences importantes car la capitale abrite une dizaine de ces zones urbaines. Certaines sont dans des quartiers périphériques (XVIIe, XVIIIe, XIX et XXe), mais une grande partie est située dans le Xème et le XIe arrondissement soit à un jet de pierre de la Bastille, voire carrément à proximité de la Place de la République. Bref au cœur de la ville.

 

 

 

L'emplacement des ZUS à Paris (en orange)

Paris : Des bibliothécaires saisissent le Tribunal Administratif pour obtenir la même prime que leurs collègues.
Paris : Des bibliothécaires saisissent le Tribunal Administratif pour obtenir la même prime que leurs collègues.

 

Actuellement, seuls les personnels de sept bibliothèques parisiennes* bénéficient de cette prime, d’un montant compris entre 45 et 90 euros en fonction de leur grade. Mais si la CGT arrive à faire appliquer la jurisprudence du Conseil d’État, les choses pourraient changer en profondeur tant la situation géographique des établissements municipaux parisiens est favorable aux plaignants.

 

Un des meilleurs exemples est que les agents de la bibliothèque Benjamin Rabier, au 141, avenue de Flandre (XIXe), perçoivent cette prime « NBI ZUS » alors que leurs collègues de Lévi-Strauss, au 35, avenue de Flandre (XIXe), à quelques pas de là, n’en bénéficient pas, remarque ainsi Le Parisien. Enfin pas encore ?

 

Mieux, la mairie de Paris a récemment rendu publique une cartographie des lecteurs inscrits dans les bibliothèques Marguerite Yourcenar (XVe) et Marguerite Duras (XXe). Ce document montre que ceux-ci proviennent de tous les quartiers de la capitale, et même de banlieue. « C’est probablement le cas pour quasiment toutes les bibliothèques, estime la CGT dans Livre Hebdo. « L’ensemble des personnels peut donc être potentiellement concerné » affirme même, confiant, le syndicat (lire ici).

 

La CGT a demandé à être reçue sur ce dossier par l’administration parisienne afin de parvenir à un accord. « Dans le cas contraire, nous demanderions le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière » n’hésite pas à rappeler le syndicat. Montant de la douloureuse pour la Ville de Paris ? Pas loin de 500 000 euros selon les estimations. Ouille !

 

Publié également sur Miroir social

 

 

       Les plaignants demandent un rappel qui ira jusqu'à l'ancienne mandature

Paris : Des bibliothécaires saisissent le Tribunal Administratif pour obtenir la même prime que leurs collègues.
Paris : Des bibliothécaires saisissent le Tribunal Administratif pour obtenir la même prime que leurs collègues.

     -  Je te préviens Bertrand, si on perd je t'envoie la facture

* Les sept bibliothèques parisiennes qui sont géographiquement installées dans une ZUS sont : Chateau d'Eau, Lancry (Xe), Goutte d'Or, Porte Montmartre (XVIIIe),  Benjamin Rabier (XIXe), Couronnes et St Fargeau (XXe).

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 11:21

 

Livre-Hebdo : Le 5 mai 2015

 

Plus de cent bibliothécaires parisiens, dont ceux de la médiathèque Marguerite Yourcenar dans le XVe arrondissement, demandent à bénéficier des mêmes primes que leurs collègues travaillant en « zones urbaines sensibles ».

 

Plus de cent bibliothécaires parisiens ont déposé fin avril un dossier au Tribunal administratif afin d’obtenir la prime « NBI » (Nouvelle bonification indiciaire), destinée aux agents desservant les habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) a annoncé la CGT des affaires culturelles dans un communiqué (lire ici). 

 

Ces agents en poste dans les bibliothèques de la capitale réclament l’application d’une décision du Conseil d’Etat qui a statué que la prime pour les personnels travaillant dans les « zones urbaines sensibles » pouvait être attribuée à ceux qui exercent à proximité et desservent potentiellement les mêmes publics.

 

Actuellement seuls les personnels de cinq bibliothèques parisiennes bénéficient de cette prime, d’un montant compris entre 45 et 90 euros en fonction de leur grade. Mais le Conseil d’État a récemment rendu une décision statuant que les établissements qui sont installés à proximité d’une ZUS, avec pour conséquence qu’ils sont fréquentés par les mêmes usagers, peuvent également prétendre à la NBI.

 

Une cartographie des lecteurs inscrits dans les bibliothèques Marguerite Yourcenar, dans le 15e arrondissement de la capitale, et Marguerite Duras dans le 20e arrondissement, montre que ceux-ci proviennent de tous les quartiers de la capitale, et même de banlieue. « C’est probablement le cas pour quasiment toutes les bibliothèques, estime Bertrand Piéri, délégué du syndicat CGT, qui coordonne l’action en justice. L’ensemble des personnels peut donc être potentiellement concerné ».

 

La CGT a demandé à être reçue sur ce dossier par l’administration parisienne afin de parvenir à un accord. « Dans le cas contraire, nous demanderions le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière », menace le syndicat.

 

Lire l'article de « Livre-Hebdo »

 

Des bibliothécaires parisiens saisissent le tribunal administratif
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 12:19

 

« Le réseau des bibliothèques est mis à mal, certaines doivent même réduire leurs horaires d’ouverture. C’est quand même un comble de parler d’ouverture du dimanche dans ce contexte-là » ont taclé plusieurs conseillers de Paris.

 

Cela à beau être une des obsessions de la maire de Paris, Anne Hidalgo et de Bruno Julliard, son premier adjoint en charge de la culture, mais le projet d’ouvrir deux nouvelles bibliothèques municipales le dimanche dans la capitale est loin de faire l’unanimité, y compris au sein de leur propre majorité. Et les débats ont été vifs lors du dernier Conseil de Paris. Les élus du groupe Communistes-Front de Gauche ainsi que ceux du groupe écologiste ont été très critiques sur les propositions de l’exécutif surtout dans un contexte où la municipalité parisienne réduit, année après année, les moyens de ses bibliothèques.

 

« Le réseau des bibliothèques est mis à mal. Les plus petits établissements ont du mal à fonctionner correctement avec des moyens très contraints, certaines doivent même réduire leurs horaires d’ouverture. Les budgets d’animation des établissements et d’acquisition des documents sont en baisse. C’est quand même un comble de parler d’ouverture du dimanche dans ce contexte-là ! » n’ont pas hésité à déclarer les communistes par la voix d’Emmanuelle Becker, jeune élue du XIIIème arrondissement.

 

Une critique reprise par les écologistes parisiens. « Ouvrir nos bibliothèques le dimanche nécessite une réflexion d’ensemble, plus générale, sur les ambitions de notre Ville sur l'accès à la lecture. Il s'agit, en premier lieu, pour nos établissements de disposer d'effectifs suffisants. Nous devons pouvoir nous appuyer sur des bibliothécaires professionnels pour que la qualité d'accueil soit au rendez-vous » ont-ils finement observé avant de lancer un petit scud à l’endroit d’Anne Hidalgo et de son premier adjoint. « Quelle cohérence portons-nous quand nous baissons les dotations, quand nous diminuons les postes ? » ont-ils lancé en plein hémicycle. Une vraie volée de bois (vert).

 

 

Ouverture des bibliothèques le dimanche à Paris : Bruno Julliard renvoyé à ses chères études par sa propre majorité municipale

  - Gloups...

 

 

Des élus qui emboitent le pas aux syndicats lesquels avaient déjà dénoncé quelques jours avant, au Comité technique de la Direction des Affaires Culturelles, la politique de la mairie. « L'augmentation des horaires (et notamment le dimanche) peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse et le non remplacement de fonctionnaires comme l’applique avec zèle la municipalité parisienne depuis plusieurs années dans ses bibliothèques.. . Certaines, malgré la réduction de leurs horaires, faute de personnels suffisant, sont même considérées par l’administration …comme encore en sureffectif ! On marche vraiment sur la tête ». Résultat, une réunion houleuse où les syndicats, pour protester contre le passage en force de Bruno Julliard, ont alors renvoyé l’ancien leader étudiant à ses chères études.

 

Mais au-delà des moyens, c’est la pertinence même de l’ouverture du dimanche qui fait débat parmi les élus. « Demandons-nous d’abord à quel besoin répond l’ouverture des bibliothèques le dimanche ? D’une certaine manière, elle répond à la dérégulation des modes de vie : toujours plus de personnes travaillent le samedi et même le dimanche. Mais souhaitons nous vraiment accompagner ces évolutions ? Souhaitons-nous permettre aux employeurs de toujours plus déréguler le travail en adaptant le service public aux exigences du secteur privé ? Si l’on poursuit la logique de la loi Macron qui veut généraliser le travail du dimanche, pourquoi ne pas plutôt ouvrir le lundi, jour de repos en devenir pour beaucoup de salariés ! » une question on ne peut plus pertinente à laquelle s’est apparemment  bien gardé de répondre Bruno Julliard. A moins que le lundi ce soit seulement ravioli ?

 

Car la question des modes de vie et des horaires atypiques est un sujet qui concerne aussi, et depuis longtemps, les …bibliothécaires, comme le rappelle au passage les élus de la capitale. « Attention au passage en force auprès de ces professionnels. Leurs horaires sont déjà atypiques, avec des week-ends les dimanches et lundis, des fins de journée à 19h. Pour beaucoup d'entre eux, d'entre elles, par exemple, ce ne sont pas des emplois du temps faciles à combiner avec une vie de famille » pointe avec justesse l’élue verte, Aurélie Solans (lire ici)

 

De plus, comme tout ceux qui veulent ouvrir les services publics le dimanche (sans y travailler soi même toutefois), la ville de Paris peine à justifier pourquoi elle veut ouvrir des bibliothèques ce jour là en dehors de quelques phrases creuses comme « l’adaptation aux rythmes de vie des parisiens » suivie, invariablement, « d’une demande croissante des usagers ». Antienne habituelle depuis plus de dix ans et que contestent formellement ceux qui ont eu accès aux chiffres de fréquentation des trois bibliothèques parisiennes déjà ouvertes ce jour là.

 

 

     Bibliothèques : Culture sur place ou à emporter ? (voir ici)

Ouverture des bibliothèques le dimanche à Paris : Bruno Julliard renvoyé à ses chères études par sa propre majorité municipale

  - Anne, je viens d'avoir une idée pour le prochain visuel des bibliothèques

 

 

« Il n’y a pas de "demande croissante" des usagers pour l’ouverture du dimanche » prévient la CGT Culture. « Bien sûr, il y a du monde le dimanche, mais ce sont souvent les mêmes usagers qui viennent déjà en semaine. Une observation faite par de nombreux bibliothécaires (lire ici). D'ailleurs, selon les chiffres même de la mairie de Paris, seul 5% des inscrits dans ces bibliothèques ouvertes le dimanche ne viennent que ce jour là. Loin d'une demande croissante » peut-on ainsi lire sur le site de ce syndicat.

 

Une analyse reprise également par la CFDT qui de son côté rappelle que « le bilan des ouvertures dominicales montre une fréquentation élevée de public non inscrit ». C'est-à-dire des étudiants « Un public qui n’emprunte pas. Cela n’est pas satisfaisant » conclut le syndicat désormais critique sur l’ouverture du septième jour (lire ici).

 

C’est un fait. C’est en effet la misère estudiantine en cours, notamment dans la capitale, qui explique la fréquentation des bibliothèques le dimanche  « La situation des jeunes et des étudiants qui n’ont pas d’espaces de travail adaptés à leur domicile est souvent mise en avant, cela est d’autant plus vrai à Paris. Dans ce cas-là, la réponse à ce besoin passe-t-elle nécessairement par l’ouverture des bibliothèques municipales le dimanche ? Nous n’en sommes pas persuadés » explique Emmanuelle Becker, elle-même ancienne étudiante (lire ici).

 

« Plusieurs bibliothèques nationales sont déjà ouvertes ce jour-là. Et s’il faut multiplier les ouvertures, pourquoi ne pas ouvrir les bibliothèques universitaires le dimanche ? Elles sont bien plus adaptées pour répondre à ce besoin. Mais surtout, est ce que nous allons ouvrir nos bibliothèques le dimanche pour les étudiants ou grâce aux étudiants embauchés comme vacataires ? Posons-nous la question du salariat étudiant et de son impact dévastateur sur la réussite des études comme le font les grands syndicats étudiants comme l’UNEF ». Et bim, dans les dents de Bruno Julliard justement ancien secrétaire de l’UNEF. Voilà l’ancien leader étudiant de nouveau, renvoyé à ses chères études. Par les élus de sa propre majorité cette fois.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Ouverture des bibliothèques le dimanche : Julliard renvoyé à ses chères études

Ouverture des bibliothèques le dimanche à Paris : Bruno Julliard renvoyé à ses chères études par sa propre majorité municipale
Ouverture des bibliothèques le dimanche à Paris : Bruno Julliard renvoyé à ses chères études par sa propre majorité municipale

         - Mince, il va faloir que je reprenne un prêt étudiant

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